QCM : Biodiversité et évolution du vivant — 15 questions

Questions et réponses du QCM

1. Comment la biodiversité est-elle définie à l’échelle du vivant ?

Comme le nombre d’espèces présentes dans un milieu donné
Comme l’ensemble des interactions entre organismes d’un écosystème
Comme la variation des caractères observables au sein d’une population
Comme la diversité du vivant et sa dynamique à plusieurs échelles

Comme la diversité du vivant et sa dynamique à plusieurs échelles

Explication

La biodiversité englobe la diversité du vivant et sa dynamique, depuis les variations entre individus d’une même espèce jusqu’aux espèces et aux écosystèmes. La richesse spécifique correspond plutôt au nombre d’espèces présentes dans un milieu.

2. Deux individus d’une même espèce peuvent-ils posséder les mêmes gènes tout en présentant des différences héréditaires ?

Oui, car ils possèdent des espèces différentes dans leur génome
Oui, car ils peuvent avoir des allèles différents pour des gènes communs
Non, car des allèles différents impliquent des gènes entièrement différents
Non, car les individus d’une même espèce ont un patrimoine génétique identique

Oui, car ils peuvent avoir des allèles différents pour des gènes communs

Explication

Les individus d’une même espèce partagent des gènes hérités de leurs ancêtres, mais leurs allèles peuvent différer. Des allèles différents ne signifient donc pas que les gènes eux-mêmes sont entièrement différents.

3. Quelle association décrit correctement un écosystème ?

Un milieu de vie et les organismes qui y vivent
Un groupe d’organismes partageant des allèles similaires
Une région contenant plusieurs espèces sans leur milieu
Un ensemble d’individus appartenant à une même espèce

Un milieu de vie et les organismes qui y vivent

Explication

Un écosystème réunit un milieu de vie et les organismes vivants qui l’occupent. Une population, en revanche, désigne des individus d’une même espèce dans un espace donné.

4. Quelle caractéristique distingue la sélection naturelle de la dérive génétique ?

La sélection naturelle modifie les fréquences alléliques de façon non aléatoire
La sélection naturelle agit lorsque l’effectif de la population est réduit
La sélection naturelle modifie les fréquences alléliques par des fluctuations au hasard
La sélection naturelle concerne les individus sans modifier les allèles

La sélection naturelle modifie les fréquences alléliques de façon non aléatoire

Explication

La sélection naturelle entraîne une variation non aléatoire de la fréquence des allèles sous l’effet des caractéristiques du milieu. Les fluctuations aléatoires des fréquences alléliques caractérisent plutôt la dérive génétique.

5. Dans une population, pourquoi certaines formes deviennent-elles plus fréquentes lorsque le milieu exerce une pression particulière ?

Parce que leur fréquence augmente par des fluctuations indépendantes de leur reproduction
Parce qu’elles se reproduisent davantage et laissent une descendance plus nombreuse
Parce qu’elles apparaissent nécessairement chez tous les individus exposés
Parce que la pression du milieu élimine les différences entre les organismes

Parce qu’elles se reproduisent davantage et laissent une descendance plus nombreuse

Explication

La sélection naturelle favorise les formes aptes à se reproduire dans certaines conditions, ce qui augmente leur contribution à la descendance. Une hausse due à des fluctuations indépendantes de la reproduction relève plutôt de la dérive génétique.

6. Quel processus correspond à une variation aléatoire de la fréquence des allèles au fil des générations ?

La sélection naturelle
La dérive génétique
La pression du milieu
La reproduction différentielle

La dérive génétique

Explication

La dérive génétique est une variation aléatoire de la fréquence des allèles dans une population au cours des générations. La sélection naturelle produit, elle, une variation liée aux caractéristiques du milieu et non au hasard.

7. Que mesure la richesse spécifique d’un milieu ?

Le nombre d’espèces présentes dans ce milieu
Le nombre total d’individus présents dans ce milieu
La proportion d’individus appartenant à une espèce
La surface occupée par chaque espèce du milieu

Le nombre d’espèces présentes dans ce milieu

Explication

La richesse spécifique correspond au nombre d’espèces présentes dans un milieu donné. Elle ne compte pas directement les individus, contrairement aux mesures d’abondance.

8. Comment déterminer l’abondance relative d’une espèce dans un milieu ?

En additionnant les milieux où cette espèce a été observée
En comparant la taille moyenne de ses individus à celle des autres espèces
En rapportant ses individus à la surface ou au volume et à l’effectif total
En comptant le nombre d’espèces présentes dans la surface ou le volume étudié

En rapportant ses individus à la surface ou au volume et à l’effectif total

Explication

L’abondance relative prend en compte le nombre d’individus d’une espèce par unité de surface ou de volume par rapport à l’effectif total. Le simple nombre d’espèces mesure plutôt la richesse spécifique.

9. À quoi servent les techniques d’échantillonnage de spécimens ou d’ADN pour étudier la biodiversité ?

À déterminer directement la fréquence des allèles dans chaque organisme observé
À remplacer l’observation des milieux par une mesure de leur superficie
À estimer le nombre d’espèces et à mesurer la biodiversité de différents milieux
À établir la taille exacte de toutes les populations d’un territoire

À estimer le nombre d’espèces et à mesurer la biodiversité de différents milieux

Explication

L’échantillonnage de spécimens ou d’ADN permet d’estimer le nombre d’espèces et de mesurer la biodiversité dans différents milieux. Il ne fournit pas nécessairement la taille exacte de toutes les populations ni la fréquence de chaque allèle.

10. Quel critère distingue le mieux une espèce d’un simple groupe d’organismes qui se ressemblent ?

La capacité à se reproduire et à avoir une descendance fertile et viable
La présence dans un même milieu écologique pendant plusieurs générations
L’appartenance à une population composée d’individus de même taille
La possession de caractères communs liés à une parenté évolutive

La capacité à se reproduire et à avoir une descendance fertile et viable

Explication

Une espèce rassemble des organismes pouvant se reproduire entre eux et produire une descendance fertile et viable. Un groupe fondé sur la ressemblance ou la parenté ne suffit donc pas à définir une espèce.

11. Dans une étude écologique, quel ensemble correspond à une population ?

Des individus présentant des caractères communs associés à leur parenté
Des organismes ressemblants provenant de milieux écologiques différents
Des organismes de plusieurs espèces partageant une même fonction dans un écosystème
Des individus d’une même espèce vivant dans un milieu donné et se reproduisant entre eux

Des individus d’une même espèce vivant dans un milieu donné et se reproduisant entre eux

Explication

Une population regroupe des individus de la même espèce qui vivent dans un milieu écologique donné et se reproduisent entre eux. Des organismes de plusieurs espèces constituent plutôt une communauté ou un autre niveau d’organisation.

12. Pourquoi la fragmentation d’une population en petits groupes peut-elle réduire sa diversité génétique ?

Elle favorise la dérive génétique dans des groupes à faibles effectifs
Elle empêche les mutations de se produire dans les chromosomes homologues
Elle transforme progressivement les individus en organismes d’espèces différentes
Elle augmente les échanges de gènes entre tous les groupes séparés

Elle favorise la dérive génétique dans des groupes à faibles effectifs

Explication

Des groupes de faible effectif sont davantage soumis à la dérive génétique, ce qui peut entraîner un appauvrissement de leur diversité génétique. La fragmentation ne renforce pas les échanges de gènes entre les groupes.

13. Quelle situation peut modifier la biodiversité et l’abondance des populations dans un écosystème ?

La reproduction d’individus d’une même espèce dans leur milieu naturel
La coexistence de populations présentant des caractères héréditaires différents
La présence d’organismes appartenant à plusieurs niveaux trophiques
La combinaison de pollutions, de destructions d’habitats et de surexploitation

La combinaison de pollutions, de destructions d’habitats et de surexploitation

Explication

La pollution, la destruction des écosystèmes forestiers, les combustions et la surexploitation d’espèces peuvent modifier la biodiversité et l’abondance des populations. Les autres situations décrivent des caractéristiques biologiques qui ne constituent pas, en elles-mêmes, des pressions humaines.

14. Quel est l’objectif principal d’une gestion fondée sur la connaissance d’un écosystème ?

Préserver la biodiversité en adaptant les actions aux caractéristiques de l’écosystème
Réduire les interactions entre les organismes afin de simplifier le fonctionnement du milieu
Remplacer les espèces présentes par des espèces jugées plus résistantes aux perturbations
Accroître l’exploitation des ressources en favorisant les activités les plus productives

Préserver la biodiversité en adaptant les actions aux caractéristiques de l’écosystème

Explication

La connaissance et la gestion d’un écosystème permettent de préserver sa biodiversité. Une exploitation non maîtrisée peut au contraire appauvrir cette biodiversité, ce qui rend les autres objectifs incompatibles avec une gestion durable.

15. Quelle information la métagénomique peut-elle fournir lors de l’étude d’un milieu donné ?

L’identité des espèces présentes, leur abondance et leur diversité grâce à l’analyse de plusieurs ADN
L’ordre des nucléotides d’un seul fragment d’ADN isolé provenant d’un organisme identifié
La capacité de reproduction des espèces à partir de leurs caractères observables dans le milieu
La quantité de ressources consommées par chaque population sans analyser son matériel génétique

L’identité des espèces présentes, leur abondance et leur diversité grâce à l’analyse de plusieurs ADN

Explication

La métagénomique séquence et analyse l’ADN de plusieurs individus présents dans un milieu afin d’identifier les espèces, leurs abondances et leurs diversités. Le séquençage d’un fragment isolé détermine l’ordre de ses nucléotides, mais ne fournit pas à lui seul une description de l’ensemble des organismes du milieu.

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Que désigne la biodiversité à différentes échelles ?

La diversité du vivant et sa dynamique.

Quelles variations inclut la biodiversité entre membres d'une même espèce ?

Les variations génétiques entre individus.

Quelles sont les échelles couvertes par la biodiversité ?

Des variations entre individus aux écosystèmes de la biosphère.

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