QCM : Biomécanique musculaire et tissulaire — 36 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que cherche principalement à étudier la biomécanique neuromusculaire ?

Les échanges métaboliques de l’organisme et les conditions externes qui modifient la température
Les propriétés osseuses et les facteurs nutritionnels qui déterminent la croissance du squelette
Les signaux nerveux centraux et les facteurs psychologiques qui influencent la perception de l’effort
Les éléments intrinsèques du muscle et les conditions externes qui déterminent la production de force

Les éléments intrinsèques du muscle et les conditions externes qui déterminent la production de force

Explication

La biomécanique neuromusculaire relie les propriétés internes du muscle aux conditions extérieures qui influencent la force produite. Les autres propositions portent sur des aspects métaboliques, osseux ou psychologiques qui ne définissent pas ce champ.

2. Quelle relation exprime le lien entre les contraintes appliquées à un muscle et les déformations observées au cours du temps ?

σ=f(ε,t)\sigma = f(\varepsilon,t)
t=f(σ,ε)t = f(\sigma,\varepsilon)
σ=f(ε)+t\sigma = f(\varepsilon) + t
ε=f(σ,t)\varepsilon = f(\sigma,t)

$$\sigma = f(\varepsilon,t)$$

Explication

La relation donnée représente la contrainte σ\sigma comme une fonction de la déformation ε\varepsilon et du temps tt. Une relation où la déformation ou le temps constitue la variable dépendante ne correspond pas à cette formulation.

3. Lequel de ces ensembles regroupe les principaux déterminants de la force musculaire maximale ?

La longueur du muscle, la durée de récupération, le nombre de nerfs et l’amplitude articulaire
La longueur du muscle, la vitesse de raccourcissement, les fibres en parallèle et l’angle de pennation
La longueur du tendon, la vitesse de conduction, les fibres en série et l’angle articulaire
La masse corporelle, la fréquence cardiaque, les fibres en parallèle et la température musculaire

La longueur du muscle, la vitesse de raccourcissement, les fibres en parallèle et l’angle de pennation

Explication

La force maximale dépend notamment de la longueur musculaire, de la vitesse de raccourcissement, du nombre de fibres en parallèle et de l’angle de pennation. Les autres ensembles remplacent plusieurs de ces déterminants par des paramètres cardiovasculaires, nerveux ou articulaires.

4. Pourquoi les fibres musculaires longues permettent-elles généralement une vitesse maximale de raccourcissement plus élevée ?

Parce qu’elles produisent une concentration supérieure de calcium au repos
Parce qu’elles possèdent davantage de sarcomères disposés en série
Parce qu’elles transmettent directement la force au tendon sans composante élastique
Parce qu’elles présentent davantage de fibres disposées en parallèle

Parce qu’elles possèdent davantage de sarcomères disposés en série

Explication

Les fibres longues contiennent généralement davantage de sarcomères en série, ce qui favorise une vitesse de raccourcissement plus élevée. Les fibres disposées en parallèle contribuent plutôt au potentiel de force, et les autres propositions ne décrivent pas le mécanisme indiqué.

5. Un athlète augmente progressivement la force d’une contraction en recrutant davantage d’unités motrices puis en accélérant leur stimulation ; quels mécanismes utilise-t-il ?

La sommation spatiale puis la relaxation temporelle
Le recrutement temporel puis l’inhibition spatiale
La facilitation réflexe puis la contraction excentrique
Le recrutement spatial puis le recrutement temporel

Le recrutement spatial puis le recrutement temporel

Explication

Le recrutement spatial augmente le nombre d’unités motrices actives, tandis que le recrutement temporel augmente leur fréquence de stimulation et la concentration de calcium. Les autres associations ne correspondent pas aux deux mécanismes de gradation décrits.

6. Quelles composantes sont réunies dans le modèle mécanique de Hill pour décrire le comportement global du muscle ?

Une composante élastique active, une composante contractile en série et une composante osseuse parallèle
Une composante contractile, une composante rigide en série et une composante nerveuse parallèle
Une composante nerveuse, une composante osseuse en série et une composante tendineuse parallèle
Une composante contractile, une composante élastique en série et une composante élastique parallèle

Une composante contractile, une composante élastique en série et une composante élastique parallèle

Explication

Le modèle de Hill associe une composante contractile aux deux composantes élastiques, l’une en série et l’autre en parallèle. Les autres propositions introduisent des éléments nerveux ou osseux qui ne font pas partie de ce modèle mécanique.

7. Quelle association décrit correctement le rôle des trois composantes du modèle de Hill ?

La composante contractile transmet la force, celle en série est sollicitée lors de l’étirement et celle en parallèle la produit
La composante contractile stocke la force, celle en série la produit et celle en parallèle la transmet pendant la contraction
La composante contractile produit la force, celle en série est sollicitée lors de l’étirement et celle en parallèle la transmet
La composante contractile produit la force, celle en série la transmet et celle en parallèle est sollicitée lors de l’étirement

La composante contractile produit la force, celle en série la transmet et celle en parallèle est sollicitée lors de l’étirement

Explication

L’interaction actine-myosine dans la composante contractile produit activement la force ; la composante en série la transmet et la composante parallèle intervient lorsque le muscle est étiré. Attribuer la production active ou la fonction d’étirement aux composantes élastiques inverse leurs rôles.

8. À quelle longueur du sarcomère la force maximale est-elle généralement obtenue ?

À la longueur de repos, qui réduit les interactions actine-myosine
À la longueur minimale, qui empêche le chevauchement des filaments
À la longueur optimale, qui maximise les interactions actine-myosine
À la longueur maximale, qui sépare complètement les filaments contractiles

À la longueur optimale, qui maximise les interactions actine-myosine

Explication

La longueur optimale du sarcomère permet le plus grand nombre d’interactions entre l’actine et la myosine, ce qui maximise la force. La longueur de repos n’est pas nécessairement celle qui produit le plus grand nombre de ponts actine-myosine.

9. Quelle relation décrit la vitesse de raccourcissement d’un muscle en fonction de la force produite ?

V=aF−F0F+bV = a\frac{F-F_0}{F+b}
V=bF+aF0−FV = b\frac{F+a}{F_0-F}
V=bF0−FF+aV = b\frac{F_0-F}{F+a}
V=bF0+FF−aV = b\frac{F_0+F}{F-a}

$$V = b\frac{F_0-F}{F+a}$$

Explication

La relation force-vitesse est décrite par V=bF0−FF+aV = b\frac{F_0-F}{F+a}, où la vitesse dépend de la force produite et de paramètres musculaires. Une expression qui inverse les différences ou les rapports ne correspond pas à cette relation.

10. Quelle distinction caractérise correctement les contractions concentrique et excentrique ?

La contraction concentrique maintient la longueur, tandis que l’excentrique supprime la production de force
La contraction concentrique allonge le muscle, tandis que l’excentrique le raccourcit sans tension
La contraction concentrique raccourcit le muscle, tandis que l’excentrique l’allonge sous tension
La contraction concentrique relâche le muscle, tandis que l’excentrique bloque les interactions actine-myosine

La contraction concentrique raccourcit le muscle, tandis que l’excentrique l’allonge sous tension

Explication

Une contraction concentrique produit une force pendant que le muscle se raccourcit, alors qu’une contraction excentrique maintient une tension pendant son allongement. L’allongement sous tension est donc associé à la contraction excentrique, et non à la concentrique.

11. Lors d’une stimulation musculaire, comment la force atteint-elle progressivement le squelette ?

La composante contractile transmet instantanément toute sa force, sans intervention des éléments élastiques
La composante contractile étire la composante élastique en série, qui transmet progressivement la force
La composante parallèle produit la force active, puis la composante contractile la stocke dans le muscle
La composante élastique en série bloque le mouvement, tandis que la composante parallèle transmet la tension

La composante contractile étire la composante élastique en série, qui transmet progressivement la force

Explication

La composante contractile active étire d’abord la composante élastique en série, qui transmet ensuite progressivement la force au squelette. La composante parallèle intervient surtout dans le comportement passif lors de l’étirement et ne remplace pas ce mécanisme de transmission.

12. Dans quelle situation la composante élastique parallèle commence-t-elle à fournir une force de rappel ?

Lorsque le muscle est étiré au-delà de sa longueur de repos
Lorsque le muscle raccourcit sous l’action de la composante contractile
Lorsque le muscle se contracte sans modification de longueur
Lorsque le muscle atteint exactement sa longueur de repos

Lorsque le muscle est étiré au-delà de sa longueur de repos

Explication

La composante élastique parallèle ne produit pas de force active, mais elle fournit une force de rappel lorsque le muscle est étiré au-delà de sa longueur de repos. À la longueur de repos, cette force passive de rappel n’est pas encore déclenchée de manière significative.

13. Quel muscle présente la plus grande raideur passive parmi deux muscles de même longueur ?

Le muscle dont les fibres sont les plus longues
Le muscle dont la contraction active est la plus rapide
Le muscle fusiforme
Le muscle penné

Le muscle penné

Explication

À longueur égale, un muscle penné présente une raideur passive plus importante qu’un muscle fusiforme. La vitesse de contraction active ne définit pas directement la raideur passive, qui concerne la résistance à l’étirement.

14. Comment l’angle de pennation influence-t-il la force transmise au tendon par une fibre pennée ?

La force tendineuse vérifie Ftendon=Ffibre+αF_{tendon}=F_{fibre}+\alpha
La force tendineuse vérifie Ftendon=Ffibrecos⁡(α)F_{tendon}=F_{fibre}\cos(\alpha)
La force tendineuse vérifie Ftendon=Ffibre÷cos⁡(α)F_{tendon}=F_{fibre}\div\cos(\alpha)
La force tendineuse vérifie Ftendon=Ffibresin⁡(α)F_{tendon}=F_{fibre}\sin(\alpha)

La force tendineuse vérifie $$F_{tendon}=F_{fibre}\cos(\alpha)$$

Explication

Seule la composante de la force de la fibre orientée selon l’axe du tendon est transmise, d’où Ftendon=Ffibrecos⁡(α)F_{tendon}=F_{fibre}\cos(\alpha). Utiliser le sinus ou une addition ne représente pas la projection de la force sur l’axe tendineux.

15. Que représente principalement la surface de section transversale physiologique, ou PCSA, d’un muscle ?

Son angle de pennation, déterminé par la direction des tendons internes
Sa capacité de raccourcissement, généralement liée à la longueur totale de ses fibres
Sa capacité à produire de la force, généralement plus élevée dans un muscle penné de même volume
Son bras de levier, déterminé par la distance entre le muscle et l’articulation

Sa capacité à produire de la force, généralement plus élevée dans un muscle penné de même volume

Explication

La PCSA est proportionnelle à la capacité de production de force et tend à être plus élevée dans un muscle penné de volume équivalent. La longueur des fibres reflète davantage la capacité de raccourcissement que la PCSA.

16. Quel moment de force produit un muscle exerçant une force de 80 N avec un bras de levier de 0,05 m ?

M=16 N⋅mM=16\ \text{N·m}
M=4 N⋅mM=4\ \text{N·m}
M=80,05 N⋅mM=80,05\ \text{N·m}
M=1 600 N⋅mM=1\,600\ \text{N·m}

$$M=4\ \text{N·m}$$

Explication

Le moment de force se calcule par M=F×dM=F\times d, donc M=80×0,05=4 N⋅mM=80\times0,05=4\ \text{N·m}. Diviser la force par le bras de levier ou additionner les deux grandeurs ne donne pas le moment mécanique.

17. Quelle combinaison de caractéristiques prédispose principalement un muscle à produire une force élevée ?

Des fibres courtes, une pennation importante et une PCSA élevée
Des fibres courtes, une pennation limitée et une PCSA faible
Des fibres longues, une pennation importante et peu de sarcomères en série
Des fibres longues, une pennation limitée et peu de sarcomères en série

Des fibres courtes, une pennation importante et une PCSA élevée

Explication

Les fibres courtes, les angles de pennation importants et une PCSA élevée sont associés à une meilleure capacité de production de force. À l’inverse, les fibres longues et de nombreux sarcomères en série favorisent davantage la vitesse et l’amplitude du raccourcissement.

18. Que représente le signal électromyographique de surface après son acquisition ?

La vitesse de raccourcissement musculaire après mesure de la tension produite
La composition des fibres musculaires après analyse des tissus contractiles
La force mécanique musculaire après correction des artefacts de mouvement
L’activité bioélectrique musculaire après les filtrages physiologique et lié aux électrodes

L’activité bioélectrique musculaire après les filtrages physiologique et lié aux électrodes

Explication

Le signal électromyographique de surface correspond à l’activité bioélectrique musculaire telle qu’elle subsiste après les filtrages physiologique et lié aux électrodes. La force mécanique ne constitue pas le signal EMG lui-même, car elle doit être mesurée par une autre méthode.

19. Quelle association entre indicateur EMG et information mesurée est correcte ?

La RMS quantifie la quantité de signal, tandis que la MPF caractérise ses fréquences
La RMS mesure la propagation, tandis que la MPF indique la distance entre électrodes
La RMS caractérise les fréquences, tandis que la MPF quantifie la quantité de signal
La RMS indique la fatigue, tandis que la MPF mesure directement la force musculaire

La RMS quantifie la quantité de signal, tandis que la MPF caractérise ses fréquences

Explication

L’analyse temporelle utilise notamment la RMS pour quantifier la quantité de signal, alors que l’analyse spectrale utilise la MPF pour caractériser les fréquences de décharge. La propagation des potentiels d’action relève plutôt de la VCPA.

20. Lors d’un effort isométrique progressivement fatigant, quelle évolution du signal EMG est attendue ?

L’amplitude diminue et le pic de fréquence se déplace vers les hautes fréquences
L’amplitude augmente et le pic de fréquence se déplace vers les hautes fréquences
L’amplitude reste stable et le pic de fréquence demeure dans la même zone
L’amplitude augmente et le pic de fréquence se déplace vers les basses fréquences

L’amplitude augmente et le pic de fréquence se déplace vers les basses fréquences

Explication

La fatigue isométrique s’accompagne d’une augmentation de l’amplitude EMG et d’un déplacement du pic de fréquence vers les basses fréquences. Une hausse vers les hautes fréquences ne correspond donc pas à l’évolution décrite.

21. Quelle description de la matrice osseuse est correcte ?

Elle représente 90 à 95 % du tissu osseux et associe collagène de type I et éléments minéraux
Elle représente 50 à 60 % du tissu osseux et associe collagène de type II et éléments minéraux
Elle représente 90 à 95 % du tissu osseux et contient principalement des cellules osseuses
Elle représente 10 à 15 % du tissu osseux et comprend surtout des fibres élastiques

Elle représente 90 à 95 % du tissu osseux et associe collagène de type I et éléments minéraux

Explication

La matrice osseuse constitue 90 à 95 % du tissu osseux et comprend une composante organique principalement faite de collagène de type I ainsi qu’une composante minérale. Les cellules osseuses ne constituent donc pas la majeure partie de cette matrice.

22. Quelle est la formule chimique des cristaux d’hydroxyapatite du tissu osseux ?

Ca10(PO4)6(OH)2Ca_{10}(PO_4)_6(OH)_2
Ca3(PO4)2(OH)6Ca_3(PO_4)_2(OH)_6
Ca10(PO4)2(OH)6Ca_{10}(PO_4)_2(OH)_6
Ca6(PO4)10(OH)2Ca_6(PO_4)_{10}(OH)_2

$$Ca_{10}(PO_4)_6(OH)_2$$

Explication

Les cristaux d’hydroxyapatite osseuse ont pour formule Ca10(PO4)6(OH)2Ca_{10}(PO_4)_6(OH)_2. Les autres formules modifient les proportions entre calcium, phosphate et hydroxyle, et ne correspondent pas à l’hydroxyapatite décrite.

23. Quelle attribution des fonctions cellulaires osseuses est exacte ?

Les ostéoblastes forment les travées, les ostéoclastes produisent le collagène et les ostéocytes détruisent les minéraux
Les ostéoblastes contrôlent les nerfs, les ostéoclastes forment les ostéons et les ostéocytes sécrètent les cristaux minéraux
Les ostéoblastes résorbent la matrice, les ostéoclastes la fabriquent et les ostéocytes restent libres en dehors du tissu osseux
Les ostéoblastes fabriquent la matrice, les ostéoclastes la résorbent et les ostéocytes sont des ostéoblastes adultes inclus dans l’os

Les ostéoblastes fabriquent la matrice, les ostéoclastes la résorbent et les ostéocytes sont des ostéoblastes adultes inclus dans l’os

Explication

Les ostéoblastes construisent la matrice osseuse, les ostéoclastes la résorbent, et les ostéocytes correspondent à des ostéoblastes adultes enfermés dans le tissu osseux. Inverser les rôles des ostéoblastes et des ostéoclastes constitue la confusion principale.

24. Quelle différence architecturale distingue l’os compact de l’os spongieux ?

L’os compact forme des travées orientées selon les contraintes, tandis que l’os spongieux contient des ostéons autour de canaux centraux
L’os compact contient des cellules isolées, tandis que l’os spongieux forme des lamelles sans orientation mécanique
L’os compact contient des ostéons autour de canaux centraux, tandis que l’os spongieux forme des travées orientées selon les contraintes
L’os compact forme des cavités médullaires, tandis que l’os spongieux possède des canaux centraux entourés d’ostéons

L’os compact contient des ostéons autour de canaux centraux, tandis que l’os spongieux forme des travées orientées selon les contraintes

Explication

L’os compact est organisé en ostéons constitués de lamelles concentriques autour d’un canal vasculaire central, alors que l’os spongieux est formé de travées orientées selon les contraintes. Les travées ne caractérisent donc pas l’organisation principale de l’os compact.

25. Quelle distinction décrit correctement les fractures de surcharge et de fatigue ?

La fracture de surcharge résulte d’une déformation élastique, tandis que la fracture de fatigue résulte d’une déformation plastique unique
La fracture de surcharge apparaît lors d’une compression modérée, tandis que la fracture de fatigue apparaît après une traction brève
La fracture de surcharge vient de contraintes répétées inférieures à la résistance, tandis que la fracture de fatigue vient d’une contrainte excessive
La fracture de surcharge vient d’une contrainte excessive, tandis que la fracture de fatigue vient de contraintes répétées inférieures à la résistance

La fracture de surcharge vient d’une contrainte excessive, tandis que la fracture de fatigue vient de contraintes répétées inférieures à la résistance

Explication

Une fracture de surcharge survient lorsqu’une contrainte dépasse la résistance de l’os, tandis qu’une fracture de fatigue résulte de contraintes moins élevées mais répétées de nombreuses fois. La répétition des sollicitations caractérise donc la fatigue plutôt que la surcharge.

26. Un os soumis à une contrainte normale σ\sigma présente une déformation ε\varepsilon ; comment calcule-t-on son module d’élasticité ?

E=εσE=\frac{\varepsilon}{\sigma}
E=σ×εE=\sigma\times\varepsilon
E=σ+εE=\sigma+\varepsilon
E=σεE=\frac{\sigma}{\varepsilon}

$$E=\frac{\sigma}{\varepsilon}$$

Explication

Le module d’élasticité est défini comme le rapport entre la contrainte et la déformation, soit E=σεE=\frac{\sigma}{\varepsilon}. Le rapport inverse décrit une grandeur différente et ne correspond pas à la définition du module.

27. Quelle déformation géométrique produit une traction longitudinale sur un os ?

Elle raccourcit l’os et diminue son diamètre transversal
Elle allonge l’os et diminue son diamètre transversal
Elle raccourcit l’os et augmente son diamètre transversal
Elle allonge l’os et augmente son diamètre transversal

Elle allonge l’os et diminue son diamètre transversal

Explication

La traction étire l’os dans sa longueur et entraîne une diminution de son diamètre. Le raccourcissement associé à une augmentation du diamètre correspond plutôt à la compression.

28. Chez un adulte sain, quelle situation maintient globalement constante la masse osseuse au cours du remodelage ?

La formation osseuse cesse lorsque la résorption par les ostéoclastes commence
Le dépôt par les ostéoblastes équilibre la résorption par les ostéoclastes
La résorption par les ostéoblastes dépasse le dépôt par les ostéoclastes
Le dépôt par les ostéoclastes équilibre la résorption par les ostéoblastes

Le dépôt par les ostéoblastes équilibre la résorption par les ostéoclastes

Explication

La masse osseuse reste globalement stable lorsque l’activité de dépôt des ostéoblastes compense celle de résorption des ostéoclastes. La confusion fréquente consiste à attribuer le dépôt aux ostéoclastes, alors qu’ils assurent la résorption.

29. Quelle association décrit correctement l’action de la calcitonine et de la parathormone sur l’os ?

Les deux hormones stimulent les ostéoblastes et favorisent le dépôt osseux
Les deux hormones stimulent les ostéoclastes et favorisent la libération de calcium
La calcitonine stimule les ostéoclastes, tandis que la parathormone stimule les ostéoblastes
La calcitonine stimule les ostéoblastes, tandis que la parathormone stimule les ostéoclastes

La calcitonine stimule les ostéoblastes, tandis que la parathormone stimule les ostéoclastes

Explication

La calcitonine favorise le dépôt osseux par stimulation des ostéoblastes, tandis que la parathormone favorise la résorption et la libération de calcium sanguin par stimulation des ostéoclastes. Inverser les cellules cibles des deux hormones conduit donc à une association incorrecte.

30. Dans quel ordre les étapes d’une consolidation simple d’une fracture se déroulent-elles ?

Hématome, cal fibrocartilagineux, cal osseux, remodelage osseux
Cal fibrocartilagineux, hématome, cal osseux, remodelage osseux
Hématome, cal osseux, cal fibrocartilagineux, remodelage osseux
Cal osseux, hématome, remodelage osseux, cal fibrocartilagineux

Hématome, cal fibrocartilagineux, cal osseux, remodelage osseux

Explication

La consolidation commence par un hématome, suivi d’un cal fibrocartilagineux, puis d’un cal osseux et enfin du remodelage. Le cal osseux apparaît donc après le cal fibrocartilagineux, et non avant lui.

31. Quelle caractéristique décrit le mieux la structure générale des tendons et des ligaments ?

Ce sont des tissus conjonctifs denses, faiblement vascularisés et riches en collagène de type I
Ce sont des tissus conjonctifs lâches, très vascularisés et riches en collagène de type III
Ce sont des tissus musculaires très vascularisés, riches en collagène de type II
Ce sont des tissus épithéliaux denses, faiblement vascularisés et riches en élastine

Ce sont des tissus conjonctifs denses, faiblement vascularisés et riches en collagène de type I

Explication

Les tendons et les ligaments sont des tissus conjonctifs denses, faiblement vascularisés, dont les fibres sont principalement constituées de collagène de type I. Les qualifier de tissus musculaires ou épithéliaux confond leur nature avec celle d’autres tissus.

32. Pourquoi les liaisons covalentes transversales du collagène de type I renforcent-elles les tendons et les ligaments ?

Elles réduisent la résistance du collagène afin de faciliter son étirement
Elles transforment les trois chaînes en une seule chaîne polypeptidique
Elles augmentent la résistance du collagène aux forces de tension
Elles remplacent la triple hélice par une structure dépourvue de chaînes associées

Elles augmentent la résistance du collagène aux forces de tension

Explication

Le collagène de type I possède trois chaînes polypeptidiques organisées en triple hélice, et ses liaisons covalentes transversales accroissent sa résistance à la tension. Elles ne suppriment donc pas la triple hélice et ne rendent pas la structure plus facilement extensible.

33. Quelle propriété caractérise la phase plastique de la relation contrainte-déformation des tendons et des ligaments ?

Elle apparaît jusqu’à 1,5 % de déformation et correspond au redressement initial des fibres
Elle se situe vers 6 à 8,5 % de déformation et s’accompagne de microlésions irréversibles
Elle se situe vers 1,5 à 4,8 % de déformation et reste entièrement réversible
Elle commence après 8,5 % de déformation et correspond à une déformation sans lésion

Elle se situe vers 6 à 8,5 % de déformation et s’accompagne de microlésions irréversibles

Explication

La phase plastique se situe approximativement entre 6 et 8,5 % de déformation et comporte des microlésions irréversibles. La phase linéaire élastique, située plus tôt, est au contraire réversible dans les limites décrites.

34. Lors d’une activité normale, quelle combinaison décrit la charge et la déformation maximales habituelles des tendons et des ligaments ?

Une charge d’environ la moitié de la contrainte maximale et une déformation de 6 à 8,5 %
Une charge proche de la contrainte maximale et une déformation inférieure à 1 %
Une charge d’environ un quart à un tiers de la contrainte maximale et une déformation de 2 à 5 %
Une charge très faible et une déformation dépassant généralement 8,5 %

Une charge d’environ un quart à un tiers de la contrainte maximale et une déformation de 2 à 5 %

Explication

En activité normale, la charge atteint au maximum environ un quart à un tiers de la contrainte maximale, avec une déformation maximale de 2 à 5 %. Les valeurs correspondant à la phase plastique ou à la rupture décrivent des sollicitations supérieures à celles de l’activité habituelle.

35. Que provoque une augmentation de la vitesse de mise en charge des tendons et des ligaments ?

Une diminution de la raideur avec une augmentation de l’hystérésis
Une augmentation de la raideur avec une diminution de l’hystérésis
Une augmentation simultanée de la raideur et de l’hystérésis
Une diminution simultanée de la raideur et de l’hystérésis

Une augmentation simultanée de la raideur et de l’hystérésis

Explication

Une mise en charge plus rapide augmente à la fois la raideur et l’hystérésis, ce qui révèle des propriétés élastiques et visqueuses accrues. La raideur correspond à la pente de la relation contrainte-déformation, tandis que l’hystérésis traduit la dissipation visqueuse.

36. Quelle adaptation peut résulter d’une augmentation progressive de l’activité des tendons ?

Une augmentation immédiate de leur masse, sans modification de leur résistance ni de leur raideur
Une réduction de leur raideur et de leur masse, malgré une augmentation progressive des sollicitations
Une diminution de leur résistance, de leur raideur et de leur masse, avec une adaptation plus rapide que celle des muscles
Une augmentation de leur résistance, de leur raideur et de leur masse, avec une adaptation plus lente que celle des muscles

Une augmentation de leur résistance, de leur raideur et de leur masse, avec une adaptation plus lente que celle des muscles

Explication

Les tendons s’adaptent plus lentement que les muscles, mais une activité progressivement accrue peut augmenter leur résistance, leur raideur et leur masse. L’adaptation tendineuse n’est donc pas immédiate et ne se traduit pas par une diminution systématique de ces propriétés.

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Qu'étudie la biomécanique neuromusculaire ?

Les éléments intrinsèques du muscle et les conditions externes qui déterminent la production de force.

Quelle est la formule liant contraintes, déformations et temps ?

σ=f(ε,t)\sigma = f(\varepsilon,t)

Que permet de comprendre l'analyse biomécanique ?

Le fonctionnement du système musculo-squelettique.

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