QCM : Biophysique des membranes et diffusions (44 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans quelle situation observe-t-on une sommation temporelle ?

Un potentiel d’action devient plus ample lorsqu’un courant est renforcé
Un potentiel postsynaptique se régénère à chaque nœud de Ranvier
Des potentiels postsynaptiques provenant de plusieurs synapses se combinent sur les dendrites
Plusieurs potentiels postsynaptiques d’une même synapse se chevauchent dans le temps

Plusieurs potentiels postsynaptiques d’une même synapse se chevauchent dans le temps

Explication

La sommation temporelle résulte de potentiels d’action présynaptiques suffisamment rapprochés pour que plusieurs potentiels postsynaptiques d’une même synapse se chevauchent. La combinaison de signaux provenant de synapses distinctes correspond à la sommation spatiale.

2. Que se passe-t-il lors de la propagation saltatoire dans un axone myélinisé ?

Le potentiel d’action progresse dans les dendrites avant d’atteindre les nœuds
Le courant se propage entre les nœuds et le potentiel d’action se régénère à chaque nœud
Le courant se déplace de synapse en synapse sans régénération membranaire
Le potentiel d’action se régénère continûment sous toute la gaine de myéline

Le courant se propage entre les nœuds et le potentiel d’action se régénère à chaque nœud

Explication

La propagation saltatoire combine une propagation électrique continue entre les nœuds et une régénération du potentiel d’action à chaque nœud de Ranvier. La gaine de myéline recouvre les segments inter-nodaux plutôt que les zones nodales.

3. Pourquoi la molécule d’eau adopte-t-elle un tétraèdre imparfait avec un angle de 104°30′ ?

Parce que les répulsions entre doublets électroniques ne sont pas identiques
Parce que la molécule possède une structure linéaire déformée
Parce que les liaisons hydrogène imposent un angle de 109°28′
Parce que ses atomes sont disposés selon un tétraèdre parfait

Parce que les répulsions entre doublets électroniques ne sont pas identiques

Explication

Les répulsions inégales entre les doublets électroniques déforment la géométrie tétraédrique et produisent un angle de 104°30′. Un tétraèdre parfait présenterait plutôt un angle de 109°28′.

4. Quelle situation illustre une sommation spatiale ?

Un seul potentiel postsynaptique augmente progressivement pendant sa durée
Un potentiel d’action se régénère successivement aux nœuds de Ranvier
Des potentiels postsynaptiques provenant d’au moins deux synapses distinctes se combinent
Des potentiels postsynaptiques successifs provenant d’une même synapse se chevauchent

Des potentiels postsynaptiques provenant d’au moins deux synapses distinctes se combinent

Explication

La sommation spatiale correspond à la combinaison de potentiels postsynaptiques issus d’au moins deux synapses distinctes situées le long des dendrites. Le chevauchement de signaux issus d’une même synapse définit plutôt la sommation temporelle.

5. Quel échange ionique réalise la pompe Na⁺/K⁺ lors de l’hydrolyse d’un ATP ?

Elle fait entrer trois ions Na⁺ et expulse deux ions K⁺
Elle échange deux ions Na⁺ contre deux ions K⁺
Elle expulse deux ions Na⁺ et fait entrer trois ions K⁺
Elle expulse trois ions Na⁺ et fait entrer deux ions K⁺

Elle expulse trois ions Na⁺ et fait entrer deux ions K⁺

Explication

La pompe Na⁺/K⁺ utilise l’énergie de l’ATP pour expulser trois ions Na⁺ et importer deux ions K⁺. L’échange inverse des flux ou un rapport équivalent entre les deux ions ne correspond pas à son fonctionnement.

6. Dans quel sens s’effectue une diffusion passive selon la première loi de Fick ?

Des régions au potentiel électrique faible vers celles au potentiel élevé
Des régions les moins concentrées vers les régions les plus concentrées
Des régions à faible volume vers celles à volume plus élevé
Des régions les plus concentrées vers les régions les moins concentrées

Des régions les plus concentrées vers les régions les moins concentrées

Explication

La première loi de Fick relie le flux diffusif au gradient de concentration et décrit un déplacement vers les régions moins concentrées. Un déplacement vers une concentration plus élevée ne correspond pas à une diffusion passive spontanée.

7. Une solution contient 0,5 mole de soluté dans 2 L de solution. Quelle est sa molarité ?

1 mol·L⁻¹
2,5 mol·L⁻¹
0,25 mol·L⁻¹
4 mol·L⁻¹

0,25 mol·L⁻¹

Explication

La molarité est le nombre de moles de soluté divisé par le volume de solution : M=0,52=0,25 mol⋅L−1M=\frac{0,5}{2}=0,25\ \text{mol·L}^{-1}. Multiplier les deux données ou inverser leur rapport ne donne pas une molarité correcte.

8. Quelle description de la myéline est correcte ?

C’est une série de noyaux gliaux alignés dans l’axone
C’est une couche protéique fine et continue entourant l’axone
C’est une couche lipidique épaisse et discontinue entourant l’axone
C’est une membrane aqueuse qui recouvre les dendrites voisines

C’est une couche lipidique épaisse et discontinue entourant l’axone

Explication

La myéline forme une couche lipidique épaisse, mais discontinue, autour de l’axone. Elle est produite par les cellules de Schwann dans les nerfs périphériques et par certaines cellules gliales du système nerveux central.

9. Quel ordre de perméabilité membranaire aux principaux ions est correct ?

PCl≫PNa≫PKP_{Cl}\gg P_{Na}\gg P_K
PNa≫PK≫PClP_{Na}\gg P_K\gg P_{Cl}
PCl≫PK≫PNaP_{Cl}\gg P_K\gg P_{Na}
PK≫PCl≫PNaP_K\gg P_{Cl}\gg P_{Na}

$$P_{Cl}\gg P_K\gg P_{Na}$$

Explication

La perméabilité suit l’ordre PCl≫PK≫PNaP_{Cl}\gg P_K\gg P_{Na} : le chlore est le plus perméant et le sodium le moins perméant parmi ces trois ions. L’ordre qui place le potassium en tête ou le sodium au-dessus du potassium contredit cette hiérarchie.

10. Une solution contient une variation d’énergie libre de 240 J associée à 3 moles de soluté ; quelle est la valeur du potentiel chimique selon μ=ΔGn\mu=\frac{\Delta G}{n} ?

120 J·mol⁻¹
80 J·mol⁻¹
240 J·mol⁻¹
720 J·mol⁻¹

80 J·mol⁻¹

Explication

Le calcul donne μ=2403=80 J⋅mol−1\mu=\frac{240}{3}=80\ \text{J·mol}^{-1}. La valeur de ΔG\Delta G correspond à l’énergie totale considérée, tandis que le potentiel chimique la rapporte au nombre de moles.

11. Quel effet quantitatif la myéline exerce-t-elle sur la vitesse de conduction du potentiel d’action ?

Elle maintient cette vitesse à un niveau comparable aux fibres amyéliniques
Elle peut multiplier cette vitesse par un facteur inférieur à 2
Elle peut réduire cette vitesse par un facteur de 15 à 100
Elle peut multiplier cette vitesse par un facteur de 15 à 100

Elle peut multiplier cette vitesse par un facteur de 15 à 100

Explication

La myéline augmente fortement la vitesse de conduction, avec un facteur compris entre 15 et 100 par rapport aux fibres amyéliniques. Elle ne ralentit donc pas la propagation et ne la laisse pas comparable à celle des fibres non myélinisées.

12. Une membrane possède une résistance membranaire de 4 MΩ4\ \text{M}\Omega et une capacité de 5 nF5\ \text{nF} ; quelle est sa constante de temps ?

0,8 ms0{,}8\ \text{ms}
9 ms9\ \text{ms}
20 ms20\ \text{ms}
1,25 ms1{,}25\ \text{ms}

$$20\ \text{ms}$$

Explication

La constante de temps vérifie τm=RmCm\tau_m=R_mC_m, donc 4×106 Ω×5×10−9 F=20×10−3 s=20 ms4\times10^6\ \Omega\times5\times10^{-9}\ \text{F}=20\times10^{-3}\ \text{s}=20\ \text{ms}. Une division de la résistance par la capacité ne correspond pas à cette relation.

13. Une solution contient 12 g de soluté dans 3 L de solution. Quelle est sa concentration pondérale ?

0,25 g·L⁻¹
4 g·L⁻¹
36 g·L⁻¹
9 g·L⁻¹

4 g·L⁻¹

Explication

La concentration pondérale se calcule en divisant la masse de soluté par le volume de solution : Cpondeˊrale=12 g3 L=4 g⋅L−1C_{pondérale}=\frac{12\ \text{g}}{3\ \text{L}}=4\ \text{g·L}^{-1}. Les autres valeurs correspondent à des opérations incorrectes sur la masse et le volume.

14. Vers quel type d’état un système évolue-t-il spontanément lorsqu’il n’est pas contraint par une transformation imposée ?

Vers un état où les particules sont ordonnées et l’énergie localisée
Vers un état d’énergie interne nulle, quelle que soit sa température
Vers un état d’entropie maximale, où l’énergie est davantage dispersée
Vers un état d’entropie minimale, où l’énergie reste concentrée

Vers un état d’entropie maximale, où l’énergie est davantage dispersée

Explication

Les systèmes tendent spontanément vers un état d’entropie maximale, associé à une dispersion accrue de l’énergie et à une augmentation du désordre. Un état plus ordonné et énergétiquement concentré correspond plutôt à une entropie plus faible.

15. Que mesure la constante spatiale λ\lambda dans une propagation électrotonique ?

La quantité d’ATP consommée pour maintenir les gradients ioniques
La vitesse de déplacement d’un potentiel d’action le long de la membrane
La durée nécessaire pour atteindre la moitié de l’amplitude initiale
L’atténuation d’une variation du potentiel au cours de sa propagation dans l’espace

L’atténuation d’une variation du potentiel au cours de sa propagation dans l’espace

Explication

La constante spatiale λ\lambda caractérise l’atténuation d’une variation du potentiel lorsqu’elle se propage dans l’espace. Elle ne mesure ni une durée temporelle, ni une vitesse de potentiel d’action, ni une dépense énergétique.

16. Quelle proportion approximative du poids de l’organisme correspond à l’eau ?

30 à 40 %
75 à 85 %
45 à 55 %
60 à 70 %

60 à 70 %

Explication

L’eau représente environ 60 à 70 % du poids de l’organisme. Les autres proportions proposées s’écartent de cette estimation globale, même si certains compartiments contiennent des fractions d’eau différentes.

17. Quelle caractéristique de l’eau explique à la fois sa capacité à former des liaisons hydrogène et son interaction avec la bicouche phospholipidique ?

Son caractère dipolaire, associé à un moment de 6,2 × 10⁻³⁰ C·m
Sa chaleur massique élevée, égale à 4,18 J·K⁻¹·g⁻¹
Sa structure solide, qui comporte quatre liaisons hydrogène par molécule
Son état liquide, qui forme un pseudo-cristal comportant 3,4 liaisons hydrogène

Son caractère dipolaire, associé à un moment de 6,2 × 10⁻³⁰ C·m

Explication

Le dipôle de l’eau résulte d’une asymétrie de charge et favorise ses interactions avec les molécules polaires ainsi que la formation de liaisons hydrogène. Une liaison hydrogène décrit une interaction entre atomes, tandis que le dipôle décrit une répartition asymétrique des charges.

18. Quelle caractéristique distingue le potentiel d’action d’une réponse électrotonique ?

Il est régénératif et conserve son amplitude le long de la membrane
Il dépend directement de la distance parcourue dans l’axone
Il correspond à une hyperpolarisation lente sans inversion membranaire
Il est décrémentiel et perd progressivement son amplitude

Il est régénératif et conserve son amplitude le long de la membrane

Explication

Le potentiel d’action est une dépolarisation ample, régénérative et accompagnée d’une inversion transitoire du potentiel de membrane. La réponse électrotonique, au contraire, est décrémentielle et diminue avec la distance.

19. Pourquoi l’enthalpie est-elle particulièrement utile pour étudier une transformation à pression constante ?

Parce qu’elle remplace la chaleur et le travail dans toute transformation
Parce qu’elle intègre l’énergie interne et le terme de pression-volume selon H=U+PVH=U+PV
Parce qu’elle mesure directement l’entropie créée par la transformation
Parce qu’elle dépend uniquement du volume initial du système

Parce qu’elle intègre l’énergie interne et le terme de pression-volume selon $$H=U+PV$$

Explication

L’enthalpie combine l’énergie interne et le terme pression-volume : H=U+PVH=U+PV, ce qui la rend adaptée à l’analyse des variations énergétiques à pression constante. Elle ne mesure pas directement l’entropie et ne dépend pas uniquement du volume initial.

20. Quelle propriété thermique de l’eau contribue à limiter les variations rapides de température de l’organisme ?

Une chaleur de vaporisation faible de 2245 J·g⁻¹
Une chaleur de vaporisation inférieure à celle des autres liquides
Une chaleur massique élevée de 4,18 J·K⁻¹·g⁻¹
Une chaleur massique proche de 1 J·K⁻¹·g⁻¹

Une chaleur massique élevée de 4,18 J·K⁻¹·g⁻¹

Explication

La chaleur massique élevée de l’eau, égale à 4,18 J·K⁻¹·g⁻¹, lui permet d’absorber beaucoup d’énergie avec une variation thermique modérée. La valeur de 2245 J·g⁻¹ concerne sa chaleur de vaporisation et non sa chaleur massique.

21. Quelle distinction entre une solution iso-osmotique et une solution isotonique est correcte ?

La première a la même concentration de solutés, la seconde n’entraîne aucun flux net d’eau
La première contient moins de solutés, la seconde contient davantage d’eau
La première provoque une sortie d’eau, la seconde provoque une entrée d’eau
La première n’entraîne aucun flux net d’eau, la seconde a la même concentration de solutés

La première a la même concentration de solutés, la seconde n’entraîne aucun flux net d’eau

Explication

Une solution iso-osmotique possède la même concentration de solutés dissous qu’une autre solution, alors qu’une solution isotonique se définit par l’absence de flux net d’eau à travers une membrane. Ces propriétés peuvent différer lorsque la perméabilité membranaire aux solutés varie.

22. Pour calculer le potentiel de Donnan avec la loi de Nernst, quelles données faut-il principalement utiliser ?

La pression osmotique globale et la masse de la membrane
La concentration de l’ion non diffusible et le volume cellulaire
La quantité totale de protéines et la température du milieu
Les concentrations des ions diffusibles et leur valence

Les concentrations des ions diffusibles et leur valence

Explication

Le potentiel de Donnan se calcule avec la loi de Nernst à partir des concentrations des ions diffusibles situés de part et d’autre des compartiments ainsi que de leur valence. L’ion non diffusible est indispensable à la formation de la différence de potentiel, mais il n’est pas la donnée directement utilisée dans cette formule.

23. Lorsqu’un courant déclenchant devient plus intense après l’atteinte du seuil, quelle propriété du potentiel d’action est observée ?

Sa durée augmente tandis que son amplitude diminue
Son amplitude et sa durée augmentent avec l’intensité du courant
Son amplitude et sa durée restent indépendantes de l’intensité du courant
Son amplitude augmente tandis que sa durée reste constante

Son amplitude et sa durée restent indépendantes de l’intensité du courant

Explication

Le phénomène du tout ou rien signifie que l’amplitude et la durée du potentiel d’action ne dépendent pas de l’intensité du courant déclenchant. Une intensité plus forte peut toutefois réduire le délai d’apparition, ce qui ne modifie pas l’amplitude.

24. Une cellule présente Vint=−70 mVV_{int}=-70\ \text{mV} et Vext=0 mVV_{ext}=0\ \text{mV} ; quelle est sa valeur de EmE_m ?

−70 mV-70\ \text{mV}
0 mV0\ \text{mV}
−140 mV-140\ \text{mV}
+70 mV+70\ \text{mV}

$$-70\ \text{mV}$$

Explication

La relation Em=Vint−VextE_m=V_{int}-V_{ext} donne ici −70−0=−70 mV-70-0=-70\ \text{mV}. Une valeur de repos désigne cette différence dans des conditions basales stables, tandis que la formule définit directement le calcul du potentiel de membrane.

25. Quelle association entre le type de potentiel postsynaptique et son effet est correcte ?

Un PPSE dépolarise la membrane et un PPSI l’hyperpolarise
Un PPSE et un PPSI dépolarisent tous deux la membrane
Un PPSE et un PPSI hyperpolarisent tous deux la membrane
Un PPSE hyperpolarise la membrane et un PPSI la dépolarise

Un PPSE dépolarise la membrane et un PPSI l’hyperpolarise

Explication

Le PPSE est un potentiel postsynaptique excitateur associé à une dépolarisation, tandis que le PPSI est inhibiteur et associé à une hyperpolarisation. Inverser ces effets revient à confondre les deux types de signaux.

26. Quel déplacement caractérise l’osmose à travers une membrane sélective ?

Le déplacement de l’eau à travers une membrane imperméable aux solutés
Le déplacement d’un soluté à travers une membrane imperméable à l’eau
Le déplacement simultané de tous les solutés vers le compartiment le moins concentré
Le déplacement d’eau et de solutés à travers une membrane parfaitement imperméable

Le déplacement de l’eau à travers une membrane imperméable aux solutés

Explication

L’osmose correspond au déplacement de l’eau à travers une membrane qui laisse passer l’eau mais retient les solutés. La diffusion simple concerne directement le déplacement d’un soluté selon son gradient.

27. Quelle affirmation décrit correctement l’énergie interne UU d’un système ?

C’est un travail fourni par le système lors d’une transformation
C’est une forme de chaleur mesurée pendant un échange avec l’extérieur
C’est une variable d’état dont les variations entre deux états sont observables
C’est une grandeur définie uniquement par l’état final du système

C’est une variable d’état dont les variations entre deux états sont observables

Explication

L’énergie interne est une variable d’état, et l’observable thermodynamique est sa variation entre un état initial et un état final. La chaleur et le travail décrivent des échanges, et ne constituent pas l’énergie interne elle-même.

28. Dans quelles conditions la variation d’énergie libre peut-elle s’écrire ΔG=ΔU+PΔV−TΔS\Delta G=\Delta U+P\Delta V-T\Delta S ?

À pression et volume constants
À pression et température constantes
À température et énergie interne constantes
À volume et entropie constantes

À pression et température constantes

Explication

Cette forme de l’expression de l’énergie libre suppose que la pression et la température restent constantes. L’expression générale de l’énergie libre ne repose pas sur cette même restriction simultanée.

29. Que représente le potentiel chimique μ\mu d’un soluté dans une solution ?

La quantité totale de soluté présente dans la solution
La contribution molaire du soluté à l’énergie libre totale
La concentration globale de tous les solutés présents
La variation de volume produite par le soluté dissous

La contribution molaire du soluté à l’énergie libre totale

Explication

Le potentiel chimique est l’énergie libre molaire partielle : il mesure la contribution d’une mole de soluté à l’énergie libre de la solution. L’énergie libre totale concerne l’ensemble du système et ne se confond donc pas avec cette contribution molaire.

30. Quelle situation décrit correctement la période réfractaire relative ?

Aucun nouveau potentiel d’action ne peut apparaître, quelle que soit l’intensité
Le potentiel d’action en cours est déclenché par une stimulation supplémentaire
Un nouveau potentiel d’action peut apparaître avec un courant plus intense
Un nouveau potentiel d’action apparaît avec un courant plus faible que le seuil

Un nouveau potentiel d’action peut apparaître avec un courant plus intense

Explication

Pendant la période réfractaire relative, un nouveau potentiel d’action reste possible, mais il faut appliquer un courant plus intense. La période réfractaire absolue interdit, elle, tout nouveau potentiel d’action.

31. Quelle association décrit correctement la cryoscopie et l’ébulliométrie ?

La cryoscopie concerne la congélation et l’ébulliométrie concerne l’ébullition
La cryoscopie mesure la pression et l’ébulliométrie mesure le volume
La cryoscopie concerne l’ébullition et l’ébulliométrie concerne la congélation
La cryoscopie mesure la concentration et l’ébulliométrie mesure la masse

La cryoscopie concerne la congélation et l’ébulliométrie concerne l’ébullition

Explication

La cryoscopie relie l’osmolalité à une variation de température de congélation, tandis que l’ébulliométrie l’associe à une variation de température d’ébullition. Les deux méthodes utilisent les relations Δθ′=K′m\Delta\theta'=K'm et Δθ=Km\Delta\theta=Km, mais pour des changements thermiques différents.

32. Selon la convention ΔU=q−w\Delta U=q-w, que se passe-t-il lorsqu’un système reçoit 80 J de chaleur et effectue 30 J de travail ?

Son énergie interne diminue de 50 J
Son énergie interne reste inchangée
Son énergie interne augmente de 50 J
Son énergie interne augmente de 110 J

Son énergie interne augmente de 50 J

Explication

En appliquant la convention donnée, ΔU=80−30=50 J\Delta U=80-30=50\ \text{J} : la chaleur reçue augmente l’énergie interne, tandis que le travail effectué par le système la diminue. Additionner les deux échanges conduirait à une convention différente.

33. Pour une molécule de soluté qui ne se dissocie pas en solution, quelle relation existe entre son osmolarité et sa molarité ?

Son osmolarité est égale à sa molarité
Son osmolarité est le carré de sa molarité
Son osmolarité est indépendante de sa molarité
Son osmolarité est la moitié de sa molarité

Son osmolarité est égale à sa molarité

Explication

Une molécule non dissociable produit une seule particule de soluté par mole, donc Osm=MOsm=M. La dissociation modifierait le nombre de particules et pourrait rendre l’osmolarité supérieure à la molarité.

34. Que signifie l’équilibre électrochimique pour un ion diffusible ?

Son déplacement est déterminé par la concentration sans effet du potentiel
Son flux diffusif augmente en même temps que son flux de migration électrique
Son gradient de concentration disparaît avant toute variation électrique
Son flux diffusif est compensé par son flux de migration électrique

Son flux diffusif est compensé par son flux de migration électrique

Explication

À l’équilibre électrochimique, le flux dû au gradient de concentration compense le flux dû au gradient de potentiel, de sorte que le flux net est nul. Un gradient de concentration peut donc subsister malgré l’absence de déplacement net.

35. Quelle distinction oppose correctement les propriétés électrotoniques et régénératives ?

Les propriétés régénératives sont communes aux cellules, tandis que les propriétés électrotoniques concernent les cellules excitables
Les propriétés électrotoniques sont communes aux cellules, tandis que les propriétés régénératives s’ajoutent dans les cellules excitables
Les deux propriétés sont présentes avec la même fonction dans toutes les cellules
Les propriétés électrotoniques produisent des potentiels d’action, tandis que les propriétés régénératives amortissent les signaux

Les propriétés électrotoniques sont communes aux cellules, tandis que les propriétés régénératives s’ajoutent dans les cellules excitables

Explication

Toutes les cellules possèdent des propriétés électriques électrotoniques, tandis que les cellules excitables disposent en plus de propriétés régénératives. Les propriétés régénératives ne sont donc pas générales, et l’électrotonie n’est pas définie par la production d’un potentiel d’action.

36. Comment appelle-t-on les interruptions régulières de la gaine de myéline ?

Les nœuds de Ranvier, séparés par des intervalles de 1 à 3 mm
Les boutons synaptiques, séparés par des intervalles de 10 à 20 mm
Les plaques motrices, séparées par des intervalles de 10 à 20 mm
Les segments inter-nodaux, séparés par des intervalles de 1 à 3 mm

Les nœuds de Ranvier, séparés par des intervalles de 1 à 3 mm

Explication

Les interruptions de la myéline sont les nœuds de Ranvier, généralement séparés par des intervalles de 1 à 3 mm selon le type de fibre. Les segments inter-nodaux correspondent au contraire aux portions recouvertes de myéline.

37. Quelle définition décrit correctement le potentiel de membrane ?

La capacité de la membrane à laisser passer certains ions selon leur charge
La variation brève du potentiel observée lors d’une excitation cellulaire
La différence de potentiel entre l’intérieur et l’extérieur de la cellule
La différence de concentration ionique entre le cytoplasme et le milieu extérieur

La différence de potentiel entre l’intérieur et l’extérieur de la cellule

Explication

Le potentiel de membrane correspond à la différence de potentiel entre les compartiments intérieur et extérieur, l’intérieur étant généralement négatif. Les variations amples et brèves concernent surtout les cellules excitables et ne définissent pas le potentiel de membrane de toutes les cellules.

38. Quel enchaînement de conductances explique les principales phases du potentiel d’action ?

Une conductance sodique précoce, puis une conductance potassique tardive
Une conductance calcique précoce, puis une conductance sodique tardive
Une diminution sodique précoce, puis une diminution potassique tardive
Une conductance potassique précoce, puis une conductance sodique tardive

Une conductance sodique précoce, puis une conductance potassique tardive

Explication

Le potentiel d’action commence par une augmentation brève de la conductance sodique, suivie d’une augmentation tardive de la conductance potassique. Cette dernière contribue notamment à l’hyperpolarisation transitoire.

39. Dans une solution aqueuse, comment distingue-t-on le solvant du soluté ?

Le soluté est le constituant qui détermine le volume final de la solution
Le solvant est le constituant abondant qui dissout le soluté
Le soluté est le constituant abondant qui dissout le solvant
Le solvant est nécessairement solide et le soluté nécessairement liquide

Le solvant est le constituant abondant qui dissout le soluté

Explication

Le solvant est généralement liquide et présent en plus grande quantité ; il dissout le soluté, qui peut être solide, liquide ou gazeux. L’abondance ne caractérise donc pas le soluté, mais le solvant.

40. Que devient un globule rouge placé dans une solution hypotonique ?

Il tend à perdre de l’eau et à diminuer de volume
Il tend à gagner de l’eau et à augmenter de volume
Il perd ses solutés sans modification notable de son volume
Sa taille reste stable en raison d’un flux d’eau équilibré

Il tend à gagner de l’eau et à augmenter de volume

Explication

Dans une solution hypotonique, l’eau tend à entrer dans le globule rouge, ce qui augmente son volume. La stabilité de la taille correspond à une solution isotonique, tandis que la sortie d’eau caractérise une solution hypertonique.

41. Comment les principaux constituants de la membrane interviennent-ils dans le circuit électrique membranaire ?

La bicouche lipidique isole et se comporte comme un condensateur, tandis que les protéines conduisent les ions avec une résistance
La bicouche lipidique conduit les ions, tandis que les protéines forment une isolation électrique sans passage ionique
La bicouche lipidique et les protéines conduisent les ions selon des mécanismes électriques identiques
La bicouche lipidique fournit une résistance nulle, tandis que les protéines stockent les charges comme un condensateur

La bicouche lipidique isole et se comporte comme un condensateur, tandis que les protéines conduisent les ions avec une résistance

Explication

La bicouche lipidique hydrophobe joue un rôle d’isolant et de condensateur, alors que les protéines membranaires permettent le passage ionique et présentent une résistance. Les autres propositions inversent ou suppriment ces rôles complémentaires.

42. Quelle condition distingue l’équilibre de Donnan d’une simple diffusion ionique ?

La présence de deux compartiments contenant des ions tous diffusibles
L’absence de toute différence de potentiel entre les compartiments
L’égalisation complète des concentrations de chaque ion mobile
La présence d’ions diffusibles et d’au moins un ion non diffusible

La présence d’ions diffusibles et d’au moins un ion non diffusible

Explication

L’équilibre de Donnan implique des ions diffusibles ainsi qu’au moins un ion non diffusible, ce qui contribue à créer une différence de potentiel entre les compartiments. Une simple diffusion ionique ne requiert pas cette présence d’un ion non diffusible.

43. Dans un câble, une variation initiale de potentiel V0V_0 se propage électrotoniquement ; quelle expression décrit son amplitude à la distance XX ?

V=V0λexp⁡(−X)V=V_0\lambda\exp(-X)
V=V0exp⁡(X/λ)V=V_0\exp(X/\lambda)
V=V0exp⁡(−X/λ)V=V_0\exp(-X/\lambda)
V=V0−XλV=V_0-X\lambda

$$V=V_0\exp(-X/\lambda)$$

Explication

La propagation électrotonique suit la relation V=V0exp⁡(−X/λ)V=V_0\exp(-X/\lambda), ce qui traduit une diminution de l’amplitude avec la distance. Une exponentielle croissante ou une décroissance linéaire ne décrit pas cette atténuation électrotonique.

44. Quelle plage décrit le mieux le potentiel de repos observé selon les types cellulaires ?

Des valeurs nulles ou positives variant entre 0 mV et +60 mV
Des valeurs positives comprises approximativement entre +10 mV et +100 mV
Des valeurs négatives comprises approximativement entre −10 mV et −100 mV
Une valeur fixe proche de 0 mV pour toutes les cellules

Des valeurs négatives comprises approximativement entre −10 mV et −100 mV

Explication

Le potentiel de repos est négatif et peut varier d’environ −10 mV à −100 mV, avec une moyenne proche de −60 mV pour les cellules excitables. Il n’est donc ni positif ni identique dans toutes les cellules.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 82 flashcards sur Biophysique des membranes et diffusions.

Quel pourcentage du poids corporel représente l'eau dans l'organisme ?

60 à 70 % du poids de l’organisme.

Quelle est la répartition de l'eau dans le milieu intracellulaire ?

70 % de l'eau totale est dans le milieu intracellulaire.

Quelle est la chaleur massique de l'eau en J·K⁻¹·g⁻¹ ?

4,18 J·K⁻¹·g⁻¹.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Biophysique des membranes et diffusions.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM