QCM : Pathologies musculosquelettiques (67 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle propriété caractérise le muscle en tant que structure contractile ?

Il se déforme par compression grâce surtout au collagène et à l’élastine.
Il reste à longueur constante grâce principalement au cartilage et aux ligaments.
Il produit un mouvement en s’allongeant sans interaction entre protéines contractiles.
Il peut s’allonger et se raccourcir grâce notamment à l’actine et à la myosine.

Il peut s’allonger et se raccourcir grâce notamment à l’actine et à la myosine.

Explication

Le muscle contient notamment de l’actine et de la myosine, ce qui lui permet de modifier sa longueur. Les autres réponses attribuent à tort la fonction contractile à des tissus ou à des mécanismes qui ne correspondent pas à cette définition.

2. Lorsqu’un muscle s’allonge tout en restant sous tension, de quel type de contraction s’agit-il ?

D’une contraction isométrique
D’une contraction réflexe sans tension
D’une contraction concentrique
D’une contraction excentrique

D’une contraction excentrique

Explication

Une contraction excentrique associe une tension musculaire à un allongement du muscle. Une contraction concentrique raccourcit le muscle, tandis qu’une contraction isométrique conserve sa longueur.

3. Quelle contraction musculaire présente le risque lésionnel le plus élevé malgré sa forte production de force ?

La contraction isométrique
La contraction excentrique
La contraction concentrique
La contraction passive après l’effort

La contraction excentrique

Explication

La contraction excentrique produit la plus grande force et comporte aussi le risque lésionnel le plus élevé. Les autres formes ne réunissent pas simultanément ces deux caractéristiques selon les données fournies.

4. Chez un enfant, pourquoi une traction importante peut-elle provoquer un arrachement osseux ?

Parce que le cartilage de croissance est plus fragile que les muscles et les tendons.
Parce que les muscles enfantins se rompent avant les structures osseuses.
Parce que la croissance osseuse empêche les muscles de transmettre la force.
Parce que les tendons de l’enfant sont moins résistants que son cartilage de croissance.

Parce que le cartilage de croissance est plus fragile que les muscles et les tendons.

Explication

Chez l’enfant, les muscles et les tendons sont plus solides que le cartilage de croissance ; la traction peut donc arracher une zone osseuse. Les autres réponses inversent la résistance relative de ces structures ou proposent un mécanisme non indiqué.

5. Quel enchaînement décrit correctement les phases de la rééducation musculaire ?

Phase de remodelage de J0 à J3, réparation jusqu’à J4, puis phase aiguë.
Phase de réparation de J0 à J3, phase aiguë jusqu’à six semaines, puis remodelage.
Phase aiguë de J0 à J3, réparation de J4 à six semaines, puis remodelage.
Phase aiguë de J0 à six semaines, réparation après six semaines, puis remodelage.

Phase aiguë de J0 à J3, réparation de J4 à six semaines, puis remodelage.

Explication

La rééducation commence par une phase aiguë de J0 à J3, suivie d’une réparation jusqu’à la sixième semaine, puis d’un remodelage. Les autres séquences inversent l’ordre ou les durées des phases.

6. Quel objectif appartient à la phase aiguë de la rééducation musculaire ?

Augmenter la résistance musculaire avant de limiter l’extension de la lésion.
Contrôler l’hémorragie et l’œdème tout en traitant la douleur et le spasme.
Récupérer la puissance maximale avant toute diminution de la douleur.
Éviter la récidive en reprenant immédiatement les activités physiques habituelles.

Contrôler l’hémorragie et l’œdème tout en traitant la douleur et le spasme.

Explication

La phase aiguë vise à limiter la lésion, contrôler l’hémorragie et l’œdème, puis réduire la douleur et le spasme. La récupération complète de la puissance et la prévention de la récidive relèvent de phases ultérieures.

7. Quelle caractéristique distingue le protocole POLICE du protocole RICE ?

POLICE privilégie l’immobilisation complète jusqu’à la disparition de toute douleur.
POLICE remplace la glace par des exercices de renforcement immédiatement après la lésion.
POLICE supprime la compression et l’élévation pour favoriser le mouvement articulaire.
POLICE remplace le repos complet par une protection et une mise en charge optimale.

POLICE remplace le repos complet par une protection et une mise en charge optimale.

Explication

POLICE conserve la glace, la compression et l’élévation, mais remplace le repos complet par une protection et une mise en charge optimale. L’immobilisation complète correspond davantage à la logique du repos mise en avant par RICE.

8. Lors de la reprise du renforcement musculaire, quelle progression est recommandée ?

Augmenter d’abord la vitesse, puis la résistance.
Développer d’abord la souplesse, puis supprimer les exercices rapides.
Augmenter d’abord la résistance, puis la vitesse.
Commencer par l’endurance maximale, puis réduire progressivement la charge.

Augmenter d’abord la vitesse, puis la résistance.

Explication

La reprise du renforcement augmente d’abord la vitesse, puis la résistance. Commencer par une résistance élevée ou par une charge maximale ne respecte pas la progression indiquée.

9. Quel délai et quelle durée caractérisent généralement les courbatures, ou DOMS ?

Elles surviennent pendant l’effort et disparaissent généralement en quelques minutes.
Elles apparaissent 12 à 24 heures après l’effort et durent 5 à 7 jours.
Elles commencent immédiatement après l’effort et durent habituellement moins d’une heure.
Elles apparaissent après six semaines et persistent pendant plusieurs mois.

Elles apparaissent 12 à 24 heures après l’effort et durent 5 à 7 jours.

Explication

Les DOMS sont des douleurs diffuses retardées, apparaissant 12 à 24 heures après l’effort et durant généralement 5 à 7 jours. La douleur immédiate pendant ou juste après l’exercice correspond à un autre phénomène.

10. Dans quelle situation les courbatures, ou DOMS, sont-elles particulièrement fréquentes ?

Après une reprise sportive ou un travail musculaire excentrique.
Après une accumulation durable d’acide lactique dans les muscles.
Après une activité régulière sans changement notable de charge.
Après une immobilisation complète sans sollicitation musculaire.

Après une reprise sportive ou un travail musculaire excentrique.

Explication

Les DOMS sont surtout associées à la reprise sportive et au travail excentrique. Elles ne s’expliquent pas par une accumulation persistante d’acide lactique, contrairement à une confusion fréquente.

11. Quelle définition correspond à une contracture musculaire ?

Une contraction brève et douloureuse qui cesse spontanément en peu de temps.
Une contraction involontaire, douloureuse et permanente d’un muscle ou d’un faisceau.
Une douleur diffuse retardée apparaissant le lendemain d’un effort inhabituel.
Une déchirure de quelques myofibrilles sans impotence fonctionnelle majeure.

Une contraction involontaire, douloureuse et permanente d’un muscle ou d’un faisceau.

Explication

La contracture est une contraction involontaire, douloureuse et permanente, localisée à un muscle ou à un faisceau musculaire après l’effort. La contraction brève décrit plutôt une crampe, tandis que les autres réponses correspondent aux DOMS ou à l’élongation.

12. Quelle conséquence distingue une déchirure musculaire de stade 3 d’une élongation ?

Elle apparaît après l’effort et disparaît généralement avant la fin de la journée.
Elle correspond à une contraction permanente sans lésion des fibres musculaires.
Elle provoque une impotence fonctionnelle immédiate et impose l’arrêt de l’effort.
Elle entraîne quelques douleurs retardées sans gêner la poursuite de l’activité.

Elle provoque une impotence fonctionnelle immédiate et impose l’arrêt de l’effort.

Explication

La déchirure de stade 3 entraîne une impotence fonctionnelle immédiate et nécessite l’arrêt de l’effort. L’élongation correspond à une atteinte moins sévère de quelques myofibrilles, sans impotence majeure.

13. Dans quelle situation une tendinopathie apparaît-elle le plus vraisemblablement ?

Lorsque la longueur du tendon diminue sous l’effet d’une contraction
Lorsque la vascularisation du tendon augmente après un effort modéré
Lorsque la charge mécanique dépasse la tolérance du tendon
Lorsque l’inflammation aiguë détruit directement les fibres tendineuses

Lorsque la charge mécanique dépasse la tolérance du tendon

Explication

La tendinopathie correspond à une lésion de surcharge qui survient lorsque la charge mécanique excède la capacité de tolérance du tendon. Elle n’est pas nécessairement provoquée par une inflammation, ce qui rend l’explication inflammatoire moins appropriée.

14. Pour une même force appliquée, quelle combinaison décrit correctement l’effet de la géométrie du tendon ?

Un tendon épais s’allonge davantage et un tendon long résiste davantage
Un tendon épais et un tendon long présentent le même allongement
Un tendon épais résiste davantage et un tendon long s’allonge davantage
Un tendon épais résiste moins et un tendon long s’allonge moins

Un tendon épais résiste davantage et un tendon long s’allonge davantage

Explication

L’épaisseur augmente la résistance du tendon, tandis que la longueur favorise un allongement plus important pour une force donnée. Confondre ces deux effets revient à attribuer à la longueur un rôle dans la résistance et à l’épaisseur un rôle dans l’allongement.

15. Quel exemple correspond à une tendinopathie extrinsèque plutôt qu’intrinsèque ?

Une lésion due à un déséquilibre entre la charge et la résistance
Une lésion apparaissant malgré l’absence de contrainte provenant du milieu
Une lésion liée à une charge excessive sans agression extérieure
Une lésion provoquée par le frottement répété d’une structure voisine

Une lésion provoquée par le frottement répété d’une structure voisine

Explication

La tendinopathie extrinsèque implique une contrainte provenant de l’environnement extérieur, comme un frottement. Les autres situations décrivent un déséquilibre interne entre la charge et la résistance, caractéristique d’une tendinopathie intrinsèque.

16. Quel enchaînement correspond au continuum de Cook des tendinopathies ?

Réactive, échec de réparation ou délabrement, puis dégénérative
Inflammatoire, infectieuse, mécanique, puis dégénérative
Dégénérative, réactive, rupture complète, puis réparation tissulaire
Échec de réparation, réactive, inflammatoire, puis récupération complète

Réactive, échec de réparation ou délabrement, puis dégénérative

Explication

Le continuum décrit par Cook commence par une tendinopathie réactive, évolue vers un échec de réparation ou un délabrement, puis vers une forme dégénérative. L’inflammation et la rupture complète ne constituent pas les étapes principales de cette classification.

17. Quelle caractéristique distingue la tendinopathie réactive de la tendinopathie par échec de guérison ?

Elle correspond à une réponse inflammatoire aiguë avec destruction des ténocytes
Elle présente une désorganisation importante du collagène avec des zones acellulaires
Elle conserve l’organisation du collagène malgré un épaississement douloureux
Elle se caractérise par une disparition presque complète de la matrice tendineuse

Elle conserve l’organisation du collagène malgré un épaississement douloureux

Explication

La tendinopathie réactive est une réponse proliférative non inflammatoire à une augmentation excessive de charge, avec un collagène encore conservé. La désorganisation du collagène correspond plutôt à l’échec de guérison ou aux stades dégénératifs.

18. Quelle association décrit le mieux la tendinopathie dégénérative ?

Matrice bien organisée, forte cellularité, collagène abondant et guérison spontanée
Inflammation aiguë, vascularisation normale, fibres intactes et récupération immédiate
Zones acellulaires, matrice désorganisée, faible quantité de collagène et irréversibilité structurelle
Tendon épaissi, collagène conservé, prolifération cellulaire et réversibilité rapide

Zones acellulaires, matrice désorganisée, faible quantité de collagène et irréversibilité structurelle

Explication

La forme dégénérative associe des zones dépourvues de cellules, une matrice désorganisée et une faible quantité de collagène, avec une irréversibilité structurelle. Le tendon épaissi avec collagène conservé correspond plutôt à la tendinopathie réactive.

19. Comment faut-il interpréter une douleur très intense chez une personne présentant une tendinopathie ?

Elle confirme que la tendinopathie est nécessairement de type réactif
Elle prouve que la structure tendineuse est plus altérée que la fonction
Elle ne permet pas à elle seule d’estimer la sévérité de la dégénérescence
Elle indique généralement que la dégénérescence est au stade le plus avancé

Elle ne permet pas à elle seule d’estimer la sévérité de la dégénérescence

Explication

L’intensité douloureuse n’est pas corrélée de manière fiable à la sévérité de la dégénérescence ni au stade de la tendinopathie. Une douleur importante ne suffit donc pas pour conclure à une atteinte structurelle plus avancée.

20. Quelle prise en charge constitue le premier choix pour une tendinopathie ?

Une immobilisation prolongée associée à des mobilisations passives répétées
Une infiltration systématique avant toute reprise des exercices musculaires
Une kinésithérapie active avec réduction puis progression de la charge
Un traitement passif exclusif jusqu’à disparition complète de la douleur

Une kinésithérapie active avec réduction puis progression de la charge

Explication

La kinésithérapie active est prioritaire et associe une réduction de la charge suivie d’une remise en charge progressive, avec des exercices isométriques, concentriques et excentriques. Les traitements passifs peuvent compléter la prise en charge, mais ils ne constituent pas son approche principale.

21. Quelle description correspond à une rupture de la coiffe des rotateurs ?

Une rupture partielle ou complète, souvent liée à une tendinopathie dégénérative chronique chez le sujet âgé
Une lésion musculaire récente provoquée principalement par une contraction isolée chez le jeune sportif
Une atteinte nerveuse périphérique entraînant une perte complète de la sensibilité de l’épaule
Une inflammation aiguë de la capsule responsable d’une limitation systématique des mouvements passifs

Une rupture partielle ou complète, souvent liée à une tendinopathie dégénérative chronique chez le sujet âgé

Explication

La rupture de coiffe est généralement une rupture partielle ou complète liée à une tendinopathie dégénérative chronique, particulièrement fréquente avec l’avancée en âge. Une capsulite concerne surtout la capsule et se manifeste par une limitation des amplitudes actives et passives, ce qui ne définit pas une rupture de coiffe.

22. Quelle séquence décrit la progression habituelle d’une rupture étendue de la coiffe des rotateurs ?

Dégénérescence osseuse, rupture capsulaire, puis extension secondaire vers le supra-épineux
Atteinte initiale du long biceps, rupture musculaire, puis récupération de la coiffe par immobilisation
Rupture immédiate du subscapulaire, inflammation capsulaire, puis guérison spontanée du supra-épineux
Tendinopathie chronique, rupture du supra-épineux, extension aux autres tendons, puis ascension de la tête humérale

Tendinopathie chronique, rupture du supra-épineux, extension aux autres tendons, puis ascension de la tête humérale

Explication

L’évolution habituelle commence par une tendinopathie chronique, puis une rupture partielle du supra-épineux qui peut s’étendre à l’infra-épineux et au subscapulaire, avant de provoquer une ascension de la tête humérale lorsque toute la coiffe est rompue. Les autres séquences ne respectent pas cette progression tendineuse.

23. Quel signe fonctionnel est caractéristique d’une rupture de la coiffe des rotateurs lors de l’abduction ?

Une rotation cervicale douloureuse accompagnée d’une amplitude scapulaire normale
Une dépression du moignon avec conservation complète du rythme scapulo-huméral
Une limitation passive isolée du coude sans modification des mouvements scapulaires
Une élévation du moignon de l’épaule liée à une perte du rythme scapulo-huméral

Une élévation du moignon de l’épaule liée à une perte du rythme scapulo-huméral

Explication

La rupture de coiffe perturbe le rythme scapulo-huméral et entraîne une élévation du moignon de l’épaule pendant l’abduction. La faiblesse peut être antalgique ou liée à une neuropathie du nerf sus-scapulaire, mais elle ne se manifeste pas par une atteinte cervicale ou du coude.

24. Après une suture de la coiffe des rotateurs, quand les mobilisations actives et le renforcement débutent-ils généralement ?

Les mobilisations actives commencent après six mois et le renforcement après un an
Les mobilisations actives commencent après trois mois et le renforcement après six mois
Les mobilisations actives commencent immédiatement et le renforcement après deux semaines
Les mobilisations actives commencent après six semaines et le renforcement après trois mois

Les mobilisations actives commencent après six semaines et le renforcement après trois mois

Explication

La rééducation débute par des mobilisations passives, puis les mobilisations actives aidées et actives sont introduites après six semaines, tandis que le renforcement commence après trois mois. Un début immédiat des mouvements actifs augmenterait la contrainte exercée sur la réparation récente.

25. Quel mécanisme provoque habituellement une luxation antéro-interne de l’épaule ?

Un mouvement de flexion associé à une rotation interne
Un mouvement d’adduction associé à une rotation externe
Un mouvement d’extension associé à une pronation de l’avant-bras
Un mouvement forcé d’abduction associé à une rotation externe

Un mouvement forcé d’abduction associé à une rotation externe

Explication

La luxation antéro-interne survient habituellement lorsque l’abduction forcée s’associe à une rotation externe, ce qui fait passer la tête humérale en avant de la glène. Une simple douleur avec sensation d’instabilité ne suffit pas à caractériser une luxation vraie.

26. Quel ensemble de signes évoque le plus fortement une luxation de l’épaule ?

Douleur modérée, mobilité conservée, épaule souple et gonflement diffus
Douleur localisée, ecchymose limitée, mobilité presque normale et crépitation légère
Douleur intense, impotence totale, épaule fixée et perte du galbe deltoïdien
Douleur nocturne, faiblesse progressive, mobilité passive conservée et fonte du biceps

Douleur intense, impotence totale, épaule fixée et perte du galbe deltoïdien

Explication

Une luxation s’accompagne notamment d’une douleur intense, d’une impotence totale, d’une épaule fixée et d’une perte du galbe deltoïdien. La conservation d’une mobilité importante orienterait davantage vers une autre atteinte que vers une luxation constituée.

27. Quelle séquence de prise en charge correspond à une luxation de l’épaule ?

Application de glace, renforcement musculaire, puis réduction si la douleur persiste
Rééducation immédiate, mobilisation forcée, puis immobilisation par bandage de Dujarier
Réduction, immobilisation par bandage de Dujarier pendant trois semaines, puis rééducation
Immobilisation prolongée, chirurgie systématique, puis reprise spontanée des mouvements

Réduction, immobilisation par bandage de Dujarier pendant trois semaines, puis rééducation

Explication

La prise en charge associe la réduction, une immobilisation par bandage de type Dujarier pendant trois semaines, puis la rééducation. La mobilisation forcée avant stabilisation de l’épaule ne correspond pas à cette séquence thérapeutique.

28. Quelle distinction décrit correctement les opérations de Bankart et de Latarjet ?

Bankart retend la capsule et le subscapulaire, tandis que Latarjet crée une butée osseuse par transfert de la coracoïde
Bankart stabilise par une prothèse, tandis que Latarjet restaure la mobilité par libération capsulaire
Bankart transfère la coracoïde, tandis que Latarjet retend la capsule et le subscapulaire
Bankart répare principalement l’os glénoïdien, tandis que Latarjet renforce les tendons de la coiffe

Bankart retend la capsule et le subscapulaire, tandis que Latarjet crée une butée osseuse par transfert de la coracoïde

Explication

L’intervention de Bankart agit sur les structures capsulo-ligamentaires antérieures et le subscapulaire, alors que Latarjet transpose la coracoïde pour former une butée osseuse. La confusion fréquente consiste à attribuer à Bankart le transfert osseux réalisé dans l’intervention de Latarjet.

29. Quel signe permet de distinguer une entorse acromio-claviculaire de stade III d’un stade II ?

La présence d’un tiroir claviculaire avec touche de piano à zéro et à 90 degrés d’abduction
La présence d’une douleur isolée avec mobilité complète de l’articulation acromio-claviculaire
La présence d’une capsule étirée sans touche de piano ni tiroir claviculaire
La présence d’une touche de piano à zéro degré d’abduction sans rupture ligamentaire

La présence d’un tiroir claviculaire avec touche de piano à zéro et à 90 degrés d’abduction

Explication

Au stade III, les ligaments acromio-claviculaire et coraco-claviculaire sont rompus, avec touche de piano à zéro et à 90 degrés ainsi qu’un tiroir claviculaire. Le stade II comporte une rupture acromio-claviculaire et une touche de piano à zéro degré, mais pas de tiroir.

30. Quelle caractéristique définit le mieux la capsulite rétractile ?

Une rupture tendineuse conservant les amplitudes passives mais diminuant les mouvements actifs
Une arthrose osseuse provoquant une douleur mécanique sans raideur multidirectionnelle
Une rétraction capsulo-ligamentaire inflammatoire limitant les amplitudes actives et passives
Une atteinte nerveuse entraînant une faiblesse musculaire sans raccourcissement capsulaire

Une rétraction capsulo-ligamentaire inflammatoire limitant les amplitudes actives et passives

Explication

La capsulite rétractile correspond à une inflammation avec rétraction capsulo-ligamentaire, responsable d’une raideur douloureuse qui limite les amplitudes actives et passives. Dans une rupture de coiffe, l’amplitude passive est généralement mieux conservée, ce qui constitue une distinction importante.

31. Quelle succession correspond aux trois phases d’évolution d’une capsulite rétractile ?

Phase douloureuse avec perte progressive, phase de raideur, puis récupération progressive
Phase de récupération, phase douloureuse intense, puis phase de raideur persistante
Phase inflammatoire brève, phase de luxation, puis phase de récupération musculaire
Phase de raideur immédiate, phase de récupération rapide, puis phase inflammatoire

Phase douloureuse avec perte progressive, phase de raideur, puis récupération progressive

Explication

La capsulite évolue d’abord par une phase douloureuse avec diminution progressive de la mobilité, puis par une phase de raideur aux douleurs moindres, avant une récupération progressive. La récupération ne constitue donc pas la première phase de l’évolution.

32. Quelle conduite de rééducation est adaptée à la phase douloureuse d’une capsulite rétractile ?

Imposer des mobilisations forcées et des étirements intenses pour récupérer rapidement l’amplitude
Commencer par un renforcement maximal de la coiffe malgré la douleur et la limitation articulaire
Maintenir l’épaule au repos complet jusqu’à disparition totale de toute douleur
Privilégier l’éducation, les mobilisations passives douces et les mouvements pendulaires en respectant l’irritabilité

Privilégier l’éducation, les mobilisations passives douces et les mouvements pendulaires en respectant l’irritabilité

Explication

Pendant la phase douloureuse, la rééducation repose sur l’éducation thérapeutique, les mobilisations douces, les mouvements pendulaires et des mobilisations gléno-humérales de faible grade. Les mobilisations forcées risquent d’augmenter l’irritabilité et ne respectent pas les principes de cette phase.

33. Quel tableau clinique évoque une neuropathie sus-scapulaire ?

Faiblesse du biceps, diminution du réflexe stylo-radial et douleur cervicale irradiée
Amyotrophie du supra-épineux et de l’infra-épineux, faiblesse des rotateurs externes et douleur postéro-externe
Décollement de l’omoplate, faiblesse du grand dentelé et douleur principalement antérieure
Paralysie du deltoïde, perte de sensibilité latérale et impossibilité d’abduction

Amyotrophie du supra-épineux et de l’infra-épineux, faiblesse des rotateurs externes et douleur postéro-externe

Explication

La neuropathie sus-scapulaire peut entraîner une amyotrophie du supra-épineux et de l’infra-épineux, une faiblesse des rotateurs externes et une douleur postéro-externe. Le décollement de l’omoplate évoque plutôt une atteinte du nerf thoracique long.

34. Quelle manifestation caractérise une neuropathie du dentelé antérieur ?

Une faiblesse des rotateurs externes avec amyotrophie du supra-épineux et de l’infra-épineux
Une faiblesse du grand dentelé avec décollement de l’omoplate appelé épaule d’ange
Une limitation passive de l’épaule avec rétraction progressive de la capsule
Une paralysie du deltoïde avec perte de sensibilité sur la face latérale du bras

Une faiblesse du grand dentelé avec décollement de l’omoplate appelé épaule d’ange

Explication

La neuropathie du dentelé antérieur résulte d’une atteinte du nerf thoracique long et provoque une faiblesse du grand dentelé avec décollement de l’omoplate, appelé épaule d’ange. La faiblesse des rotateurs externes et l’amyotrophie des muscles sus- et sous-épineux orientent plutôt vers une neuropathie sus-scapulaire.

35. Quelle fonction biomécanique caractérise le ménisque dans l’articulation du genou ?

Il produit le liquide synovial, guide la rotule et limite la flexion
Il améliore la congruence, stabilise l’articulation et amortit les chocs
Il relie directement le fémur à la patella et empêche sa rotation
Il vascularise le cartilage, bloque l’extension et renforce le quadriceps

Il améliore la congruence, stabilise l’articulation et amortit les chocs

Explication

Le ménisque augmente la congruence entre le fémur et le tibia, participe à la stabilité et absorbe les contraintes. Il ne produit pas le liquide synovial et n’a pas pour fonction principale de relier le fémur à la patella.

36. Quel mécanisme évoque le plus une lésion méniscale traumatique chez un sujet jeune ?

Une rotation brutale associée à une flexion ou une extension
Une douleur apparaissant progressivement après une immobilisation
Une compression progressive du genou maintenu en position accroupie
Une surcharge répétée sans événement mécanique identifiable

Une rotation brutale associée à une flexion ou une extension

Explication

Chez le sujet jeune, la lésion traumatique survient classiquement lors d’une rotation brutale combinée à une flexion ou une extension. La compression en position accroupie correspond plutôt au contexte d’une lésion dégénérative chez un sujet âgé.

37. Quel tableau clinique est le plus évocateur d’une lésion méniscale ?

Un gonflement immédiat, une douleur diffuse et une limitation isolée de la hanche
Une douleur antérieure, une crépitation et une instabilité de la cheville
Une ecchymose persistante, une anesthésie locale et une hypermobilité rotulienne
Un gonflement retardé, des blocages et une douleur des interlignes articulaires

Un gonflement retardé, des blocages et une douleur des interlignes articulaires

Explication

Une lésion méniscale peut provoquer un gonflement retardé de 6 à 24 heures, des blocages ou des lâchages et une douleur des interlignes fémoro-tibiaux. Le gonflement immédiat et les signes centrés sur la hanche ou la cheville orientent vers d’autres atteintes.

38. Quel examen constitue l’examen de référence pour explorer une lésion méniscale ?

La radiographie standard, avec une spécificité d’environ 94 %
L’arthrographie, avec une sensibilité d’environ 97 %
L’échographie, avec une sensibilité d’environ 86 %
L’imagerie par résonance magnétique, avec une sensibilité d’environ 97 %

L’imagerie par résonance magnétique, avec une sensibilité d’environ 97 %

Explication

L’IRM est l’examen de référence des lésions méniscales et présente une sensibilité d’environ 97 %. L’arthrographie possède une spécificité élevée, mais sa sensibilité indiquée est de 86 %, ce qui ne la place pas comme examen de référence.

39. Quel ensemble correspond aux facteurs de risque du syndrome fémoro-patellaire ?

Une inflammation synoviale, une luxation tibiale, un genu recurvatum et une bursite
Une faiblesse musculaire, des rétractions, une laxité et un valgus augmenté
Une fracture patellaire, une infection articulaire, un varus et une ankylose
Une rupture méniscale, une amyotrophie du mollet, un équin et une scoliose

Une faiblesse musculaire, des rétractions, une laxité et un valgus augmenté

Explication

Le syndrome fémoro-patellaire est favorisé par des facteurs musculaires et d’alignement, notamment la faiblesse, les rétractions, la laxité ligamentaire et le valgus avec augmentation de l’angle Q. Il ne correspond pas à une lésion isolée du cartilage ni à une fracture patellaire.

40. Quelle intervention peut contribuer à rompre le cercle de la douleur du syndrome fémoro-patellaire ?

Immobiliser durablement la rotule et réduire les contractions musculaires
Renforcer principalement les ischio-jambiers sans corriger le contrôle du genou
Augmenter les contraintes fémoro-patellaires pour stimuler le cartilage
Renforcer le vaste médial et améliorer le contrôle dynamique du genou

Renforcer le vaste médial et améliorer le contrôle dynamique du genou

Explication

Le renforcement du vaste médial et l’optimisation du contrôle du genou diminuent les facteurs entretenant le cercle douleur-inhibition-déséquilibre. Une immobilisation prolongée ou une augmentation des contraintes ne constitue pas l’objectif de cette prise en charge.

41. Quelle caractéristique définit le syndrome d’hyperpression externe de la rotule ?

Une pression excessive exercée sur le cartilage patellaire externe
Un déplacement complet de la rotule hors de la trochlée fémorale
Une compression du cartilage fémoral liée à une lésion méniscale
Une rupture traumatique du ligament patellaire avec hémarthrose

Une pression excessive exercée sur le cartilage patellaire externe

Explication

Le syndrome d’hyperpression externe correspond à une pression excessive sur le cartilage situé du côté externe de la patella. Il se distingue d’une subluxation, qui désigne un déplacement de la rotule plutôt qu’une simple surcharge de pression.

42. À quel moment la douleur apparaît-elle typiquement dans le syndrome d’engagement ?

Lors d’une rotation tibiale isolée, indépendamment de l’amplitude de flexion
Pendant les premiers degrés de flexion, entre 20 et 45°, surtout en extension résistée
À la fin de l’extension, entre 0 et 10°, surtout lors d’une flexion passive
Pendant une flexion profonde supérieure à 120°, principalement au repos

Pendant les premiers degrés de flexion, entre 20 et 45°, surtout en extension résistée

Explication

Dans le syndrome d’engagement, la douleur apparaît au début de la flexion, entre 20 et 45 degrés, notamment lors de la contraction résistée des extenseurs. Une douleur exclusivement liée à la flexion profonde ou à la rotation isolée décrit un autre contexte biomécanique.

43. Quelle structure limite principalement le tiroir postérieur du tibia ?

Le ligament croisé postérieur
Le ligament croisé antérieur
Le ligament latéral externe
Le ligament latéral interne

Le ligament croisé postérieur

Explication

Le ligament croisé postérieur s’oppose au tiroir postérieur du tibia. Le ligament croisé antérieur limite surtout le tiroir antérieur et participe au contrôle de la rotation interne.

44. Dans la séquence classique des lésions provoquées par un valgus, une flexion et une rotation, quelle lésion survient en troisième ?

La lésion du ménisque interne
La lésion du ligament croisé antérieur
La lésion du ligament croisé postérieur
La lésion du ligament latéral interne

La lésion du ligament croisé antérieur

Explication

La séquence classique est ligament latéral interne, ménisque interne, ligament croisé antérieur, ligament croisé postérieur, puis ligament latéral externe. Le ligament croisé antérieur occupe donc la troisième position, tandis que la triade malheureuse ne décrit qu’une partie de cette séquence.

45. Comment distingue-t-on une élongation du ligament latéral interne d’une rupture lors du test de valgus à 30° ?

L’élongation bloque le genou, tandis que la rupture provoque une douleur uniquement en extension
L’élongation entraîne une laxité sans douleur, tandis que la rupture ne modifie pas le test
L’élongation déplace la rotule, tandis que la rupture augmente la rotation externe du pied
L’élongation provoque une douleur sans laxité, tandis que la rupture entraîne une laxité

L’élongation provoque une douleur sans laxité, tandis que la rupture entraîne une laxité

Explication

Lors d’une élongation du ligament latéral interne, le valgus à 30 degrés reproduit la douleur sans provoquer de laxité. Une rupture altère la stabilité et entraîne une laxité mesurable dans cette position.

46. Quelle évolution décrit correctement la solidité du transplant après une plastie du ligament croisé antérieur ?

Elle se rétablit en quatre semaines, tandis que la maturation du transplant s’achève immédiatement
Elle reste stable pendant trois mois, puis l’ancrage se fragilise jusqu’à un an
Elle augmente dès la première semaine, puis le transplant atteint sa maturation complète à trois mois
Elle diminue fortement durant les quatre premières semaines, puis l’ancrage se consolide jusqu’à trois mois

Elle diminue fortement durant les quatre premières semaines, puis l’ancrage se consolide jusqu’à trois mois

Explication

Après la plastie, le transplant et ses ancrages perdent fortement de leur solidité pendant les quatre premières semaines, puis l’ancrage se consolide jusqu’à trois mois. Le transplant poursuit cependant sa maturation pendant une période pouvant aller jusqu’à un an.

47. Quelle structure est principalement atteinte dans l’ostéochondrite disséquante ?

Le tendon patellaire soumis à des tractions répétées
La bourse synoviale touchée par une inflammation locale
L’os sous-chondral soumis à des contraintes répétées
Le cartilage articulaire atteint par une infection aiguë

L’os sous-chondral soumis à des contraintes répétées

Explication

L’ostéochondrite disséquante est une lésion de l’os sous-chondral liée à des contraintes répétées, surtout chez l’enfant et l’adulte jeune. La bourse synoviale enflammée correspond plutôt à une bursite, qui constitue une affection différente.

48. Quel traitement correspond au stade 3 de l’ostéochondrite disséquante ?

Une mise en décharge sans intervention pendant plusieurs semaines
Un renforcement excentrique progressif associé à une reprise sportive
Une activité adaptée en conservant les mouvements non douloureux
Un curetage arthroscopique suivi d’une décharge de 6 à 12 semaines

Un curetage arthroscopique suivi d’une décharge de 6 à 12 semaines

Explication

Le stade 3 correspond à un corps étranger et nécessite un curetage arthroscopique associé à une décharge de 6 à 12 semaines. Le stade 1 relève d’une activité non douloureuse, tandis que le stade 2 est traité par une mise en décharge.

49. Quelle description correspond à la maladie d’Osgood-Schlatter ?

Une inflammation de la bourse située devant la rotule
Une apophysose de la tubérosité tibiale antérieure chez l’adolescent
Une rupture du tendon patellaire après un effort intense
Une lésion sous-chondrale du genou chez l’adulte jeune sportif

Une apophysose de la tubérosité tibiale antérieure chez l’adolescent

Explication

La maladie d’Osgood-Schlatter est une apophysose de croissance de la tubérosité tibiale antérieure, touchant surtout les garçons de 11 à 15 ans. Une lésion sous-chondrale décrit plutôt l’ostéochondrite disséquante.

50. Quel traitement constitue la première ligne de la tendinopathie patellaire ?

Un étirement passif isolé sans modification de l’activité sportive
Un renforcement excentrique pendant deux à trois mois
Une infiltration précoce suivie d’une reprise immédiate du sport
Une immobilisation complète avec arrêt de toute mobilisation

Un renforcement excentrique pendant deux à trois mois

Explication

Le traitement initial repose sur un renforcement excentrique pendant deux à trois mois, de préférence en flexion plantaire sur plan incliné, avec arrêt de l’activité qui entretient la douleur. Une infiltration précoce ne constitue pas la stratégie de première ligne décrite ici.

51. Quelle prévalence correspond aux douleurs rachidiennes au cours de la vie ?

Environ 5 à 10 % de la population
Environ 15 à 30 % de la population
Environ 19 à 43 % de la population
Environ 60 à 70 % de la population

Environ 60 à 70 % de la population

Explication

La prévalence des douleurs rachidiennes au cours de la vie est estimée entre 60 et 70 %. Les valeurs de 15 à 30 % et de 19 à 43 % correspondent respectivement aux prévalences ponctuelle et à un mois.

52. Quelle affirmation distingue correctement les lombalgies communes des lombalgies spécifiques ?

Les lombalgies communes représentent environ 95 % des cas, contre moins de 5 % pour les formes spécifiques.
Les lombalgies communes concernent les causes inflammatoires, tandis que les formes spécifiques sont mécaniques.
Les lombalgies spécifiques représentent environ 95 % des cas, contre moins de 5 % pour les formes communes.
Les deux catégories représentent des proportions proches, autour de la moitié des cas chacune.

Les lombalgies communes représentent environ 95 % des cas, contre moins de 5 % pour les formes spécifiques.

Explication

Les lombalgies communes, non spécifiques et mécaniques, représentent environ 95 % des cas, alors que les formes spécifiques, notamment inflammatoires, restent minoritaires. L’inflammation fait partie des causes spécifiques plutôt que des lombalgies communes.

53. Que signale la présence de drapeaux rouges chez une personne lombalgique ?

La possibilité d’une cause spécifique nécessitant un bilan médical prioritaire
Une limitation fonctionnelle sans élément justifiant une investigation médicale
Un risque accru de chronicisation lié surtout aux croyances et à l’évitement
Une lombalgie mécanique commune pouvant relever d’emblée de la kinésithérapie

La possibilité d’une cause spécifique nécessitant un bilan médical prioritaire

Explication

Les drapeaux rouges sont des signes anamnestiques qui suggèrent une cause spécifique et imposent un bilan médical prioritaire. Les croyances délétères et l’évitement des activités relèvent plutôt des drapeaux jaunes, associés au risque de chronicisation.

54. Quel élément constitue un drapeau rouge dans l’évaluation d’une lombalgie ?

Une préférence pour éviter temporairement certains mouvements douloureux
Une gêne lombaire apparaissant après une journée sédentaire
Une douleur nocturne qui n’est pas calmée par le repos
Une appréhension modérée de reprendre les activités habituelles

Une douleur nocturne qui n’est pas calmée par le repos

Explication

Une douleur nocturne ou non calmée par le repos fait partie des drapeaux rouges, comme la fièvre, l’amaigrissement, les signes neurologiques ou certains contextes médicaux. L’évitement et les réactions liées à la reprise d’activité évoquent davantage des facteurs psychosociaux.

55. Dans quelle situation une différence de longueur des membres inférieurs doit-elle être corrigée ?

Lorsqu’elle déséquilibre le rachis et atteint au moins 1 cm
Lorsqu’elle est mesurée, même sans retentissement sur le rachis
Lorsqu’elle dépasse quelques millimètres chez une personne sportive
Lorsqu’elle provoque une douleur locale, quelle que soit sa mesure

Lorsqu’elle déséquilibre le rachis et atteint au moins 1 cm

Explication

Une correction est indiquée lorsque la différence déséquilibre le rachis et atteint au moins 1 cm. Une différence mesurée sans déséquilibre rachidien ne constitue pas, à elle seule, une indication de correction.

56. Que permet d’évaluer l’étoile de Maigne lors de l’examen lombaire ?

La douleur radiculaire provoquée par une mise en tension nerveuse
La distance entre deux repères lombaires pendant une flexion maximale
La flexion, l’extension, les inclinaisons et les rotations du rachis
La différence de longueur des membres inférieurs en position debout

La flexion, l’extension, les inclinaisons et les rotations du rachis

Explication

L’étoile de Maigne évalue activement les principaux mouvements du rachis et quantifie, pour chacun, la limitation et la douleur. La mesure entre deux repères lombaires pendant la flexion correspond plutôt à l’indice de Schober.

57. Comment réalise-t-on l’indice de Schober ?

On quantifie la douleur provoquée par les rotations lombaires actives
On mesure la distance entre les doigts et le sol en position penchée
On mesure l’écartement de deux repères lombaires lors de la flexion maximale
On compare la hauteur des crêtes iliaques pendant la station debout

On mesure l’écartement de deux repères lombaires lors de la flexion maximale

Explication

L’indice de Schober utilise un repère à L4-L5 et un autre situé 10 cm plus haut, puis mesure leur écartement pendant la flexion maximale. La distance doigt-sol évalue une distance globale et n’utilise pas ces repères anatomiques précis.

58. Quelle définition correspond à une lombosciatalgie ?

Une douleur articulaire du genou irradiant vers la cuisse
Une douleur musculaire lombaire restant localisée au dos
Une douleur radiculaire cervicale irradiant vers le membre supérieur
Une douleur radiculaire lombaire irradiant vers le membre inférieur

Une douleur radiculaire lombaire irradiant vers le membre inférieur

Explication

La lombosciatalgie résulte de la compression d’une racine nerveuse lombaire et se projette vers le membre inférieur. Une atteinte cervicale irradiant vers le membre supérieur correspond plutôt à une névralgie cervico-brachiale.

59. Quelle situation décrit une névralgie cervico-brachiale ?

Une douleur de l’épaule liée à une lésion tendineuse locale
Une compression cervicale provoquant une irradiation vers le membre supérieur
Une douleur lombaire référée restant au-dessus du genou
Une compression lombaire provoquant une irradiation vers le membre inférieur

Une compression cervicale provoquant une irradiation vers le membre supérieur

Explication

La névralgie cervico-brachiale associe une compression d’une racine cervicale à une douleur irradiant vers le membre supérieur. Une irradiation vers le membre inférieur évoque plutôt une origine lombaire.

60. Quelle caractéristique distingue le plus souvent une douleur radiculaire d’une douleur référée ?

La douleur radiculaire descend souvent sous le genou et prédomine dans le membre
La douleur référée descend souvent sous le genou et prédomine dans le membre
La douleur référée suit généralement un trajet nerveux jusqu’aux orteils
La douleur radiculaire reste habituellement au-dessus du genou et prédomine dans le dos

La douleur radiculaire descend souvent sous le genou et prédomine dans le membre

Explication

Une douleur radiculaire descend fréquemment sous le genou et s’exprime davantage dans le membre que dans le dos. La douleur référée reste habituellement au-dessus du genou, ce qui la distingue de cette irradiation radiculaire.

61. Quel signe clinique oriente vers une atteinte radiculaire ?

La diminution bilatérale de la force après un effort physique
La douleur locale déclenchée par la palpation musculaire
La limitation articulaire sans modification des réflexes
L’abolition unilatérale d’un réflexe ostéo-tendineux

L’abolition unilatérale d’un réflexe ostéo-tendineux

Explication

La disparition d’un réflexe ostéo-tendineux d’un seul côté suggère une atteinte d’une racine nerveuse. Une douleur musculaire ou une limitation articulaire isolée ne fournit pas la même orientation neurologique.

62. Comment recherche-t-on correctement le signe de Lasègue ?

En décubitus ventral, en fléchissant le genou pour rechercher une douleur de la cuisse
En décubitus dorsal, en levant progressivement le talon pour rechercher une irradiation douloureuse
En position assise, en fléchissant le cou pour rechercher une douleur cervicale locale
En station debout, en inclinant le tronc pour rechercher une douleur lombaire médiane

En décubitus dorsal, en levant progressivement le talon pour rechercher une irradiation douloureuse

Explication

Le signe de Lasègue se recherche chez un patient couché sur le dos en élevant progressivement le talon, et il est positif si une douleur aiguë irradie dans la jambe. Une douleur lombaire médiane isolée ne correspond pas au critère décrit.

63. Pourquoi une diminution de la douleur dans une atteinte radiculaire avancée peut-elle être préoccupante ?

Une diminution de la douleur indique généralement que la compression est devenue mécanique
Une compression sévère peut supprimer la douleur tout en constituant une urgence thérapeutique
Une disparition de la douleur signifie que l’atteinte est limitée aux muscles voisins
Une baisse de la douleur prouve que la racine nerveuse a récupéré sa fonction

Une compression sévère peut supprimer la douleur tout en constituant une urgence thérapeutique

Explication

Une compression nerveuse importante peut altérer la sensibilité douloureuse et faire disparaître la douleur malgré une situation grave. La baisse des symptômes ne permet donc pas, à elle seule, de conclure à une évolution favorable.

64. Quel mécanisme provoque typiquement une entorse du ligament latéral externe de la cheville ?

Une rotation interne du genou, entraînant une lésion isolée du ligament médial
Une flexion plantaire passive, provoquant directement une rupture du tendon d’Achille
Un mouvement en varus, beaucoup plus fréquent qu’une atteinte du ligament latéral interne
Un mouvement en valgus, beaucoup plus fréquent qu’une atteinte du ligament latéral interne

Un mouvement en varus, beaucoup plus fréquent qu’une atteinte du ligament latéral interne

Explication

L’entorse latérale externe est la forme la plus fréquente et survient typiquement lors d’un mouvement en varus. Le valgus est plutôt associé à l’atteinte du ligament latéral interne.

65. Quel ligament constitue le faisceau moyen du ligament latéral externe de la cheville ?

Le ligament talo-fibulaire postérieur
Le ligament calcanéo-fibulaire
Le ligament talo-fibulaire antérieur
Le ligament collatéral médial

Le ligament calcanéo-fibulaire

Explication

Le ligament calcanéo-fibulaire forme le faisceau moyen du ligament latéral externe. Le ligament talo-fibulaire antérieur appartient au faisceau antérieur, tandis que le ligament talo-fibulaire postérieur forme le faisceau postérieur.

66. Quelle description correspond à une entorse latérale de cheville de grade 2 ?

Lésion du ligament médial avec stabilité latérale préservée
Rupture du ligament talo-fibulaire antérieur avec instabilité
Rupture des trois faisceaux latéraux avec instabilité majeure
Élongation du ligament talo-fibulaire antérieur avec stabilité conservée

Rupture du ligament talo-fibulaire antérieur avec instabilité

Explication

Le grade 2 associe la rupture du ligament talo-fibulaire antérieur à une instabilité de la cheville. Le grade 1 correspond à une élongation avec stabilité conservée, tandis que le grade 3 atteint les trois faisceaux latéraux.

67. Dans quelle situation les critères d’Ottawa justifient-ils une radiographie après une entorse de cheville ?

Lorsque le patient marche avec une légère gêne sans douleur à la palpation osseuse
Lorsque la douleur est limitée aux muscles sans point douloureux osseux
Lorsque le patient ne peut pas faire quatre pas ou présente une douleur osseuse ciblée
Lorsque l’œdème diminue rapidement après une immobilisation courte

Lorsque le patient ne peut pas faire quatre pas ou présente une douleur osseuse ciblée

Explication

Les critères d’Ottawa recommandent une radiographie notamment en cas d’impossibilité de faire quatre pas ou de douleur à la palpation des malléoles, du naviculaire ou de la base du cinquième métatarsien. Une gêne musculaire sans douleur osseuse ciblée ne remplit pas ce critère.

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Quelles protéines composent notamment le muscle ?

L'actine et la myosine.

Quand une contraction musculaire est-elle concentrique ?

Quand le muscle se raccourcit.

Quelle contraction musculaire produit le plus de force ?

La contraction excentrique.

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