QCM : Cartographie génétique et virale (31 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle succession décrit correctement les grandes étapes historiques de la génétique ?

Cartographie physique en paires de bases, hérédité chromosomique, puis cartographie statistique en centimorgans et hérédité moléculaire
Cartographie statistique en centimorgans, hérédité moléculaire, puis hérédité chromosomique et cartographie physique en paires de bases
Hérédité moléculaire, cartographie physique en paires de bases, puis hérédité chromosomique et cartographie statistique en centimorgans
Hérédité chromosomique, cartographie statistique en centimorgans, puis hérédité moléculaire et cartographie physique en paires de bases

Hérédité chromosomique, cartographie statistique en centimorgans, puis hérédité moléculaire et cartographie physique en paires de bases

Explication

L’histoire de la génétique suit d’abord l’étude de l’hérédité chromosomique, puis la cartographie statistique en centimorgans, avant l’hérédité moléculaire et la cartographie physique en paires de bases. La cartographie physique appartient donc à la phase moléculaire finale, et non au début de cette succession.

2. Pour sélectionner un organisme modèle eucaryote adapté à une étude génétique, quel ensemble de caractéristiques est le plus pertinent ?

Génome volumineux, croissance lente, descendance rare et absence de croisements expérimentaux
Reproduction sexuée maîtrisée, culture facile, descendance nombreuse et banques de mutants disponibles
Reproduction asexuée privilégiée, culture difficile, descendance limitée et caractères peu variables
Organisme sauvage peu manipulable, faible descendance et impossibilité d’analyser statistiquement les résultats

Reproduction sexuée maîtrisée, culture facile, descendance nombreuse et banques de mutants disponibles

Explication

Un bon organisme modèle combine notamment une reproduction sexuée maîtrisée, une culture facile, une descendance nombreuse et des ressources génétiques comme les banques de mutants. Un organisme difficile à croiser ou produisant peu de descendants limite la puissance des analyses génétiques.

3. Quelle définition correspond à une carte génomique ?

Une mesure de l’activité des gènes indiquant leur niveau d’expression dans différents tissus
Une photographie détaillée des chromosomes montrant leur coloration et leur morphologie au microscope
Une représentation topologique d’un génome indiquant la position connue de repères le long des chromosomes
Une liste de séquences d’ADN classées selon leur abondance dans les cellules d’un organisme

Une représentation topologique d’un génome indiquant la position connue de repères le long des chromosomes

Explication

Une carte génomique représente la disposition de repères dont la position est connue sur les chromosomes. Une photographie chromosomique décrit plutôt l’organisation visuelle, tandis que l’expression génique concerne l’activité des gènes.

4. Quelle association entre type de carte et méthode de mesure est correcte ?

Carte cytomorphologique : distance en paires de bases ; carte génétique : séquençage ; carte physique : observation des chromosomes
Carte cytomorphologique : taux de recombinaison ; carte génétique : observation visuelle ; carte physique : distance en centimorgans
Carte cytomorphologique : expression des gènes ; carte génétique : taille des chromosomes ; carte physique : fréquence des mutations
Carte cytomorphologique : observation visuelle ; carte génétique : taux de recombinaison ; carte physique : distance en paires de bases

Carte cytomorphologique : observation visuelle ; carte génétique : taux de recombinaison ; carte physique : distance en paires de bases

Explication

La carte cytomorphologique décrit l’aspect visuel des chromosomes, la carte génétique repose sur les taux de recombinaison et la carte physique mesure les distances en paires de bases. Confondre centimorgans et paires de bases revient à confondre une distance statistique avec une distance directement mesurée.

5. Une équipe veut établir une carte génétique puis une carte physique d’une région chromosomique : quelles approches doit-elle utiliser ?

Séquencer l’ADN pour la carte génétique, puis calculer les croisements pour la carte physique
Étudier la recombinaison entre marqueurs, puis séquencer tout ou partie de l’ADN génomique
Observer la morphologie des chromosomes, puis mesurer leur expression génique dans plusieurs tissus
Mesurer la taille des cellules, puis comparer la fréquence des mutations entre individus apparentés

Étudier la recombinaison entre marqueurs, puis séquencer tout ou partie de l’ADN génomique

Explication

La carte génétique est construite à partir de la recombinaison entre gènes ou marqueurs, tandis que la carte physique nécessite le séquençage total ou partiel de l’ADN génomique. Le séquençage ne fournit donc pas la méthode principale de la carte génétique.

6. Chez un individu, que désigne le phénotype ?

La composition allélique d’un gène ou de l’ensemble du génome
La forme observable d’un caractère ou d’un ensemble de caractères
Une séquence d’ADN variante située à un locus déterminé
La position d’un marqueur génétique le long d’un chromosome

La forme observable d’un caractère ou d’un ensemble de caractères

Explication

Le phénotype correspond à la forme sous laquelle un ou plusieurs caractères se manifestent chez un individu. La composition allélique relève du génotype, tandis qu’une séquence d’ADN variante désigne un allèle.

7. Une analyse révèle qu’un individu possède deux variantes particulières d’un gène, sans décrire leur manifestation visible : quelle notion est étudiée ?

L’allèle, c’est-à-dire le caractère observable produit par le gène
Le phénotype, c’est-à-dire l’ensemble des caractères observables
Le locus, c’est-à-dire la distance entre deux chromosomes homologues
Le génotype, c’est-à-dire la composition allélique de l’individu

Le génotype, c’est-à-dire la composition allélique de l’individu

Explication

La description des variantes ou allèles présents chez un individu concerne son génotype. Le phénotype décrirait plutôt les caractères observables résultant notamment de cette composition allélique.

8. Dans un même locus, comment définir un allèle ?

Une séquence d’ADN variante de la séquence sauvage, associée à un état possible du caractère
L’ensemble des allèles présents dans toutes les cellules d’un organisme
La forme observable d’un caractère produite chez un individu particulier
Un repère chromosomique dont la position est déterminée par la recombinaison

Une séquence d’ADN variante de la séquence sauvage, associée à un état possible du caractère

Explication

Un allèle est une version de la séquence d’ADN sauvage située à un locus et pouvant déterminer un état du caractère. L’ensemble des allèles constitue le génotype, tandis que la forme observable du caractère relève du phénotype.

9. Quelle définition décrit le mieux le génome haploïde d’une espèce ?

Un seul chromosome choisi parmi toutes les paires chromosomiques de l’espèce
L’ensemble des chromosomes homologues présents en double dans une cellule diploïde
La totalité des protéines produites par les chromosomes d’une espèce
Le plus petit ensemble équilibré de chromosomes correspondant à un lot haploïde

Le plus petit ensemble équilibré de chromosomes correspondant à un lot haploïde

Explication

Le génome haploïde correspond au plus petit ensemble équilibré de chromosomes représentant un lot chromosomique. L’ensemble des chromosomes homologues en double caractérise plutôt une constitution diploïde.

10. Une valeur C de 33 picogrammes indique quelle propriété du génome ?

La masse d’ADN contenue dans chaque chromosome est de 33 picogrammes
La taille du génome haploïde est de 33 picogrammes d’ADN
Le nombre de chromosomes homologues dans le génome est de 33
La quantité totale d’ADN d’une cellule diploïde est de 33 picogrammes

La taille du génome haploïde est de $$3$$ picogrammes d’ADN

Explication

La valeur C mesure la taille du génome haploïde, exprimée en picogrammes d’ADN ou en paires de bases. Une cellule diploïde possède deux lots chromosomiques, ce qui ne correspond pas directement à la définition de C.

11. Quelle comparaison entre les génomes microbiens et eucaryotes est correcte ?

Les microbes et les eucaryotes possèdent généralement un nombre identique de chromosomes homologues
Les microbes possèdent plusieurs paires homologues, tandis que les eucaryotes n’en possèdent généralement pas
Les microbes sont souvent haploïdes, tandis que les eucaryotes sont souvent diploïdes avec des chromosomes homologues appariés
Les microbes sont souvent diploïdes, tandis que les eucaryotes sont souvent haploïdes sans chromosomes homologues

Les microbes sont souvent haploïdes, tandis que les eucaryotes sont souvent diploïdes avec des chromosomes homologues appariés

Explication

Les microbes majoritairement haploïdes possèdent généralement un chromosome ou une molécule d’ADN sans homologue, alors que les eucaryotes majoritairement diploïdes ont des paires homologues. Les autres propositions inversent ou déforment cette distinction.

12. De quoi est constitué un chromosome ?

D’un assemblage de protéines dépourvu de matériel génétique
D’un ensemble de chromosomes homologues reliés entre eux
D’une molécule d’ADN associée à des protéines
D’une molécule d’ARN entourée par une membrane spécialisée

D’une molécule d’ADN associée à des protéines

Explication

Un chromosome est une macrostructure moléculaire formée d’une molécule d’ADN associée à des protéines. Il ne correspond donc ni à un simple assemblage protéique ni à un groupe de chromosomes homologues.

13. Quelle distinction entre un caryotype et une carte génétique est correcte ?

Le caryotype classe les chromosomes, tandis que la carte génétique représente des distances de recombinaison
Le caryotype décrit l’ordre des gènes entre espèces, tandis que la carte génétique mesure la masse d’ADN
Le caryotype mesure les distances de recombinaison, tandis que la carte génétique classe les chromosomes
Le caryotype identifie les protéines chromosomiques, tandis que la carte génétique décrit leur structure moléculaire

Le caryotype classe les chromosomes, tandis que la carte génétique représente des distances de recombinaison

Explication

Le caryotype classe et apparie les chromosomes métaphasiques selon leur nombre et leur morphologie, tandis qu’une carte génétique indique des distances de recombinaison. L’ordre des gènes entre espèces relève plutôt de la synténie.

14. Laquelle de ces activités relève d’un objectif de la cartographie génétique ?

Repérer une région génomique qui influence un caractère et positionner un gène par clonage positionnel
Remplacer l’étude de la recombinaison méiotique par une mesure de la masse chromosomique
Identifier les protéines associées à l’ADN sans comparer les régions génomiques
Décrire la forme des chromosomes métaphasiques sans analyser leur position génétique

Repérer une région génomique qui influence un caractère et positionner un gène par clonage positionnel

Explication

La cartographie génétique sert notamment à identifier des régions influençant un caractère et à positionner un gène par clonage positionnel. Elle permet aussi d’étudier la recombinaison et de comparer les génomes, mais ne se réduit pas à la morphologie chromosomique.

15. Que signifie la synténie entre deux espèces apparentées ?

La conservation du nombre total de protéines produites par les cellules
La présence d’un chromosome circulaire identique chez les deux espèces
La conservation de l’ordre des gènes sur les chromosomes
La correspondance exacte de la taille des génomes haploïdes

La conservation de l’ordre des gènes sur les chromosomes

Explication

La synténie désigne la conservation de l’ordre des gènes sur les chromosomes de deux espèces apparentées. Elle ne signifie pas que leurs génomes ont nécessairement la même taille ou le même nombre de protéines.

16. Que produit un crossing-over entre deux loci liés au cours de la prophase I de la méiose ?

Des gamètes portant deux copies identiques de chaque chromosome homologue
Des gamètes portant uniquement les associations initiales entre les deux loci
Des gamètes dépourvus des allèles situés entre les deux loci
Des gamètes portant des combinaisons recombinées en plus des combinaisons parentales

Des gamètes portant des combinaisons recombinées en plus des combinaisons parentales

Explication

Le crossing-over échange des segments entre chromosomes homologues et crée ainsi des combinaisons recombinées, qui s’ajoutent aux combinaisons parentales. Les associations parentales correspondent aux configurations initiales et ne résultent pas de cet échange.

17. Dans une descendance comprenant 80 individus recombinants et 120 individus parentaux, quel est le taux de recombinaison ?

20 %
60 %
80 %
40 %

40 %

Explication

Le taux se calcule par TR=[R][R]+[P]×100TR = \frac{[R]}{[R]+[P]} \times 100, soit 8080+120×100=40%\frac{80}{80+120} \times 100 = 40\%. Utiliser 60 % reviendrait à rapporter l’effectif parental au total plutôt que l’effectif recombinant.

18. Que représente une distance génétique de 1 centimorgan entre deux loci ?

Environ 10 % de recombinaison, soit approximativement dix crossing-over pour 100 méioses
Environ 0,1 % de recombinaison, correspondant à un crossing-over pour 1 000 méioses
Environ 1 % de recombinaison, soit approximativement un crossing-over pour 100 méioses
Environ 50 % de recombinaison, correspondant à une ségrégation indépendante

Environ 1 % de recombinaison, soit approximativement un crossing-over pour 100 méioses

Explication

Un centimorgan correspond à 1 % de recombinaison, ce qui représente approximativement un crossing-over pour 100 méioses. Une valeur de 50 % décrit la limite du taux de recombinaison, pas l’équivalent d’un centimorgan.

19. Pourquoi l’additivité des distances génétiques devient-elle peu fiable au-delà d’environ 15 cM ?

Parce que le taux de recombinaison dépasse nécessairement la limite de 50 %
Parce que les chromosomes homologues cessent de s’apparier pendant la prophase I
Parce que les combinaisons parentales deviennent plus fréquentes après chaque méiose
Parce que les doubles et multiples crossing-over peuvent masquer certaines recombinaisons

Parce que les doubles et multiples crossing-over peuvent masquer certaines recombinaisons

Explication

Au-delà d’environ 15 cM, les doubles et multiples crossing-over peuvent rétablir une combinaison parentale apparente et faire sous-estimer la distance réelle. Les chromosomes continuent de s’apparier, et le taux observé reste borné à 50 %.

20. Quelle description caractérise correctement un virus ?

Une cellule autonome qui se divise dans le milieu extracellulaire sous forme de virion
Une particule active dans le milieu extracellulaire et inactive après son entrée cellulaire
Un organisme cellulaire qui produit son énergie avant d’infecter une cellule hôte
Un organisme acellulaire parasite intracellulaire, actif dans la cellule et passif sous forme de virion

Un organisme acellulaire parasite intracellulaire, actif dans la cellule et passif sous forme de virion

Explication

Le virus dépend d’une cellule hôte pour se multiplier : sa phase intracellulaire est active, tandis que le virion constitue sa forme extracellulaire passive. Le virion n’est donc pas une cellule autonome se divisant hors de l’hôte.

21. Quels critères fondent la classification universelle des virus ?

La taille de la cellule hôte, la vitesse d’infection et la température de croissance
Le nombre de cellules infectées, la durée d’incubation et la résistance aux antibiotiques
La composition de la membrane hôte, le mode de division et la forme de la colonie
La nature de l’acide nucléique, la symétrie de la capside et la présence d’une enveloppe

La nature de l’acide nucléique, la symétrie de la capside et la présence d’une enveloppe

Explication

La classification universelle repose sur la nature de l’acide nucléique, le type de symétrie de la capside et la présence ou l’absence d’une enveloppe. Les autres critères décrivent des propriétés biologiques ou expérimentales, mais ne constituent pas cette base de classification.

22. Quelle différence oppose les phages de la série T au phage lambda ?

Les phages T suivent un cycle lytique obligatoire, tandis que lambda peut être lytique ou lysogène
Les phages T sont tempérés, tandis que lambda suit un cycle lytique obligatoire dans E. coli
Les phages T infectent plusieurs bactéries, tandis que lambda infecte une cellule dépourvue de chromosome
Les phages T s’intègrent au chromosome bactérien, tandis que lambda produit des virions sans phase intracellulaire

Les phages T suivent un cycle lytique obligatoire, tandis que lambda peut être lytique ou lysogène

Explication

Les phages de la série T sont virulents et infectent E. coli par un cycle lytique, alors que lambda est tempéré et peut choisir entre la lyse et la lysogénie. La capacité d’intégration et de lysogénie caractérise donc lambda plutôt que les phages T.

23. Quelle est la fonction principale d’un virion ?

Transmettre une infection à une cellule hôte sous une forme virale inerte
S’intégrer au chromosome bactérien avant toute pénétration dans une cellule
Détruire la bactérie en produisant directement des enzymes de lyse
Se multiplier activement dans le milieu extracellulaire sans cellule hôte

Transmettre une infection à une cellule hôte sous une forme virale inerte

Explication

Le virion est une particule virale inerte qui assure la transmission de l’infection jusqu’à une cellule hôte. Sa multiplication et l’expression des fonctions virales nécessitent ensuite la phase intracellulaire.

24. Quelle succession décrit correctement les étapes d’une infection lytique de bactériophage ?

Adsorption, intégration chromosomique, éclipse, excision, puis division de la bactérie
Adsorption, pénétration, éclipse, maturation, puis libération par lyse bactérienne
Pénétration, lysogénie, adsorption, maturation, puis réplication du prophage
Maturation, adsorption, libération, pénétration, puis intégration dans le chromosome

Adsorption, pénétration, éclipse, maturation, puis libération par lyse bactérienne

Explication

L’infection lytique suit l’ordre adsorption, pénétration, éclipse, maturation et libération des virions par lyse de la bactérie. L’intégration chromosomique et la multiplication de la bactérie porteuse caractérisent plutôt la lysogénie.

25. Que devient l’ADN du phage lambda pendant la lysogénie ?

Il provoque immédiatement la lyse bactérienne après production massive de virions
Il est éliminé après la pénétration afin de permettre la réplication du chromosome bactérien
Il reste dans le milieu extracellulaire et infecte une nouvelle bactérie à chaque division
Il s’intègre au chromosome bactérien et se réplique avec lui sous forme de prophage

Il s’intègre au chromosome bactérien et se réplique avec lui sous forme de prophage

Explication

Pendant la lysogénie, l’ADN de lambda s’intègre par recombinaison au chromosome bactérien et devient un prophage répliqué avec celui-ci. La production rapide de virions et la lyse correspondent au cycle lytique, pas à l’état lysogène.

26. Quels sont les trois grands types de mutants de bactériophages ?

Les mutants de capside, les mutants d’enveloppe et les mutants de membrane bactérienne
Les mutants de conjugaison, les mutants de transformation et les mutants de transduction
Les mutants de réplication, les mutants de traduction et les mutants de transcription
Les mutants de plage de lyse, les mutants à spectre d’hôte et les mutants létaux conditionnels

Les mutants de plage de lyse, les mutants à spectre d’hôte et les mutants létaux conditionnels

Explication

Les trois catégories majeures sont les mutants de plage de lyse, les mutants à spectre d’hôte et les mutants létaux conditionnels. Les autres regroupements correspondent à des structures ou à des processus généraux, mais pas à cette classification des mutants de phages.

27. Quel dispositif expérimental met en évidence la recombinaison entre deux génomes de phages génétiquement différents ?

Une culture de phages sur deux bactéries non infectées
Une infection simple d’une bactérie par un phage unique
Une infection mixte d’une bactérie par deux phages différents
Une purification séparée des génomes de deux phages

Une infection mixte d’une bactérie par deux phages différents

Explication

L’infection mixte permet aux deux phages d’infecter la même bactérie et de produire des échanges entre leurs génomes. Une infection simple ne réunit pas deux génomes viraux distincts dans la même cellule, et ne permet donc pas d’observer cet échange.

28. Comment calcule-t-on la fréquence de recombinaison chez les phages à partir des résultats d’une infection ?

FR=plages recombineˊesnombre total de plages×100FR = \frac{\text{plages recombinées}}{\text{nombre total de plages}} \times 100
FR=nombre total de plagesplages recombineˊes×100FR = \frac{\text{nombre total de plages}}{\text{plages recombinées}} \times 100
FR=plages parentalesplages recombineˊes×100FR = \frac{\text{plages parentales}}{\text{plages recombinées}} \times 100
FR=plages recombineˊesplages parentales×100FR = \frac{\text{plages recombinées}}{\text{plages parentales}} \times 100

$$FR = \frac{\text{plages recombinées}}{\text{nombre total de plages}} \times 100$$

Explication

Chez les phages, la fréquence de recombinaison rapporte le nombre de plages recombinées au nombre total de plages, puis multiplie ce rapport par 100. Le calcul ne repose donc pas sur le rapport inverse ni sur les seules plages parentales.

29. Pourquoi est-il possible d’établir une carte génétique chez les phages malgré l’absence de méiose ?

Parce que plusieurs molécules virales s’associent pour former une paire de chromosomes
Parce que chaque phage possède plusieurs groupes de liaison indépendants
Parce que la méiose est remplacée par une division régulière de la capside
Parce qu’une molécule d’ADN viral forme un chromosome et un groupe de liaison

Parce qu’une molécule d’ADN viral forme un chromosome et un groupe de liaison

Explication

Une molécule d’ADN viral constitue à la fois un chromosome et un groupe de liaison, ce qui permet d’inférer des distances génétiques par recombinaison. La cartographie ne nécessite donc pas la formation de paires chromosomiques méiotiques.

30. Quelle caractéristique distingue le taux maximal de recombinaison des phages de la limite classique observée dans de nombreuses cartes génétiques ?

Il se situe généralement entre 25 et 35 % et reste inférieur à 50 %
Il reste généralement inférieur à 10 % en raison d’échanges très rares
Il varie généralement entre 50 et 75 % lorsque deux phages infectent une bactérie
Il se situe généralement entre 40 et 50 % et atteint fréquemment 50 %

Il se situe généralement entre 25 et 35 % et reste inférieur à 50 %

Explication

Chez les phages, le taux de recombinaison maximal se trouve généralement entre 25 et 35 % et n’atteint pas 50 %, car certaines interactions entre les génomes infectants ne produisent pas de recombinants. L’idée d’un taux fréquemment égal à 50 % ne correspond donc pas aux particularités virales décrites.

31. Comment expliquer qu’une carte génétique de phage soit circulaire alors que l’ADN contenu dans sa capside peut être linéaire ?

Les phages possèdent plusieurs chromosomes linéaires qui s’assemblent après l’encapsidation
Les erreurs d’encapsidation produisent des permutations circulaires et des redondances terminales
La capside transforme l’ADN linéaire en chromosome circulaire avant chaque infection
La recombinaison supprime les extrémités de l’ADN et forme une molécule fermée

Les erreurs d’encapsidation produisent des permutations circulaires et des redondances terminales

Explication

Les erreurs d’encapsidation engendrent des permutations circulaires et des redondances terminales, ce qui conduit à une organisation génétique circulaire déduite de la recombinaison. La linéarité de l’ADN encapsidé décrit sa forme dans la capside, mais ne contredit pas cette carte génétique circulaire.

Révisez avec les flashcards

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Quelles sont les grandes étapes historiques de la génétique ?

L’hérédité chromosomique, la cartographie statistique, l’hérédité moléculaire et la cartographie physique.

Quels critères influencent le choix d’un organisme modèle eucaryote ?

Reproduction maîtrisée, culture facile, descendance nombreuse, banques de mutants, croisements possibles, analyse statistique.

Qu'est-ce qu'une carte génomique ?

Une représentation topologique d’un génome avec des repères positionnés le long des chromosomes.

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