QCM : Cellules et organisation des tissus — 26 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel enchaînement décrit correctement la préparation d’une lame mince destinée à une observation microscopique ?

Prélever l’organe, l’inclure en paraffine, le couper, retirer la paraffine, hydrater puis colorer
Prélever l’organe, le déshydrater, le couper, l’inclure en résine puis le colorer
Prélever l’organe, l’inclure en paraffine, l’hydrater, le colorer puis retirer la paraffine
Prélever l’organe, le colorer, l’inclure en paraffine, le congeler puis le couper

Prélever l’organe, l’inclure en paraffine, le couper, retirer la paraffine, hydrater puis colorer

Explication

La préparation suit cette succession : inclusion dans la paraffine, coupe au microtome, retrait de la paraffine par chauffage, hydratation et coloration. La coloration intervient après l’hydratation et non avant l’inclusion ou la coupe.

2. Quel élément caractérise le fonctionnement d’un microscope optique ?

Il éclaire l’échantillon avec des électrons et utilise une sonde fluorescente
Il éclaire l’échantillon avec des photons et utilise deux faisceaux d’électrons
Il éclaire l’échantillon avec des électrons et utilise un objectif ainsi qu’un oculaire
Il éclaire l’échantillon avec des photons et utilise un objectif ainsi qu’un oculaire

Il éclaire l’échantillon avec des photons et utilise un objectif ainsi qu’un oculaire

Explication

Le microscope optique forme l’image grâce à des photons et à deux types de lentilles, l’objectif et l’oculaire. L’utilisation d’électrons caractérise la microscopie électronique, ce qui distingue les deux techniques.

3. Pour un microscope, que représente la grandeur δ=0,61λnsin(α)\delta = \frac{0,61\lambda}{n\sin(\alpha)} ?

La limite de résolution, c’est-à-dire la distance minimale entre deux détails distinguables
Le grossissement total, c’est-à-dire le rapport entre la taille observée et la taille réelle
La longueur d’onde maximale permettant d’éclairer l’échantillon observé
L’angle d’incidence du faisceau lumineux sur la surface de l’échantillon

La limite de résolution, c’est-à-dire la distance minimale entre deux détails distinguables

Explication

Cette relation donne la limite de résolution δ\delta, qui indique la capacité à distinguer deux détails proches. Elle ne représente pas le grossissement, lequel décrit l’agrandissement apparent de l’image.

4. Une observation réalisée avec un microscope optique utilisé au lycée permet-elle généralement de distinguer deux détails séparés de 150 nm ?

Non, car la limite de résolution est d’environ 200 nm
Oui, car le microscope distingue les détails dès qu’ils dépassent 100 nm
Non, car un microscope optique ne peut former aucune image d’un échantillon biologique
Oui, car la limite de résolution correspond à un grossissement d’environ 200 fois

Non, car la limite de résolution est d’environ 200 nm

Explication

La limite de résolution d’un microscope optique de lycée est d’environ 200 nm ; deux détails séparés de 150 nm sont donc trop proches pour être distingués. La valeur de 200 nm est une distance de résolution et non un facteur de grossissement.

5. Quelle description correspond à un fluorochrome ?

Une molécule qui absorbe un rayonnement puis émet de la lumière en revenant à son état fondamental
Une lentille qui concentre la lumière excitatrice avant son entrée dans l’échantillon
Une molécule qui transforme directement les électrons transmis en image agrandie
Une sonde qui bloque l’émission lumineuse après absorption du rayonnement incident

Une molécule qui absorbe un rayonnement puis émet de la lumière en revenant à son état fondamental

Explication

Un fluorochrome absorbe l’énergie d’un rayonnement, puis restitue une partie de cette énergie sous forme de lumière lorsqu’il revient à son état fondamental. Une lentille intervient dans la formation de l’image, mais elle n’a pas cette fonction moléculaire.

6. Comment des fluorochromes peuvent-ils être utilisés pour repérer une cible en microscopie à fluorescence ?

En remplaçant les électrons du faisceau incident et en balayant la surface de l’échantillon
En formant une couche métallique qui augmente le contraste des coupes observées
En étant liés à des biomolécules, greffés à des anticorps ou fixés à des sondes nucléotidiques spécifiques
En étant déposés sur une lame puis retirés avant l’excitation lumineuse de l’échantillon

En étant liés à des biomolécules, greffés à des anticorps ou fixés à des sondes nucléotidiques spécifiques

Explication

Les fluorochromes peuvent être associés à des biomolécules, à des anticorps ou à des sondes oligonucléotidiques ciblant une séquence d’ADN ou d’ARN. La formation d’une couche de sels métalliques relève de la préparation en microscopie électronique, pas du marquage fluorescent.

7. Quelle distinction entre le MET et le MEB est correcte ?

Le MET observe une coupe colorée, tandis que le MEB mesure la fluorescence de l’échantillon
Le MET balaie la surface de l’échantillon, tandis que le MEB observe les électrons transmis à travers celui-ci
Le MET observe les électrons transmis à travers l’échantillon, tandis que le MEB balaie sa surface
Le MET utilise des photons transmis, tandis que le MEB utilise des fluorochromes en surface

Le MET observe les électrons transmis à travers l’échantillon, tandis que le MEB balaie sa surface

Explication

Le microscope électronique en transmission observe les électrons qui traversent l’échantillon, alors que le microscope électronique à balayage explore sa surface par un faisceau balayé. La différence repose donc sur la transmission à travers l’échantillon et l’exploration de sa surface.

8. Quelle organisation correspond à la définition d’un tissu ?

Un ensemble de cellules organisées avec une matrice extracellulaire
Un ensemble d’organes coordonnés autour d’une fonction commune
Une cellule spécialisée entourée par une membrane extracellulaire
Un ensemble de molécules produites par des cellules voisines

Un ensemble de cellules organisées avec une matrice extracellulaire

Explication

Un tissu associe des cellules organisées et une matrice extracellulaire, comparable à des briques liées par du ciment. Un ensemble d’organes participant à une même fonction correspond plutôt à un appareil.

9. Dans quel type de tissu la matrice extracellulaire représente-t-elle généralement la plus grande part du volume ?

Dans un tissu conjonctif
Dans un tissu musculaire
Dans un tissu épithélial
Dans un tissu nerveux

Dans un tissu conjonctif

Explication

Dans les tissus conjonctifs, la matrice extracellulaire domine le volume total. À l’inverse, le volume cellulaire est prépondérant dans les tissus épithéliaux.

10. Qu’est-ce qui caractérise un organe dans l’organisation du vivant pluricellulaire ?

Une population de cellules identiques baignant dans une matrice
Une couche de cellules organisées autour d’une cavité
Une diversité de tissus réunis par une unité fonctionnelle
Un ensemble d’organes assurant une même fonction générale

Une diversité de tissus réunis par une unité fonctionnelle

Explication

Un organe rassemble plusieurs tissus et présente une diversité cellulaire organisée autour d’une fonction commune. Une couche cellulaire bordant une cavité décrit plutôt un épithélium.

11. Quel rôle respectif le xylème et le phloème jouent-ils dans une feuille ?

Le xylème conduit la sève brute et le phloème conduit la sève élaborée
Le xylème échange les gaz et le phloème stocke la chlorophylle
Le xylème produit le glucose et le phloème absorbe la lumière
Le xylème conduit la sève élaborée et le phloème conduit la sève brute

Le xylème conduit la sève brute et le phloème conduit la sève élaborée

Explication

Le xylème transporte la sève brute riche en eau, tandis que le phloème transporte la sève élaborée issue de la photosynthèse. Inverser ces deux conduits constitue la confusion classique.

12. Quelle équation représente la photosynthèse ?

C6H12O6+6O26CO2+6H2O+lumieˋreC_6H_{12}O_6 + 6\,O_2 \rightarrow 6\,CO_2 + 6\,H_2O + lumière
6CO2+6H2O+lumieˋreC6H12O6+6O26\,CO_2 + 6\,H_2O + lumière \rightarrow C_6H_{12}O_6 + 6\,O_2
C6H12O6+6H2O6CO2+6O2+lumieˋreC_6H_{12}O_6 + 6\,H_2O \rightarrow 6\,CO_2 + 6\,O_2 + lumière
6CO2+6O2C6H12O6+6H2O6\,CO_2 + 6\,O_2 \rightarrow C_6H_{12}O_6 + 6\,H_2O

$$6\,CO_2 + 6\,H_2O + lumière \rightarrow C_6H_{12}O_6 + 6\,O_2$$

Explication

La photosynthèse utilise le dioxyde de carbone, l’eau et la lumière pour produire du glucose et du dioxygène. L’équation inverse correspond à une représentation de la respiration cellulaire, et non de la photosynthèse.

13. Quelle situation illustre l’autotrophie ?

Une cellule dégrade du glucose pour obtenir de l’énergie utilisable
Une cellule échange des molécules organiques avec une cellule voisine
Une cellule absorbe de la matière organique produite par son environnement
Une cellule fabrique de la matière organique à partir de matière minérale

Une cellule fabrique de la matière organique à partir de matière minérale

Explication

L’autotrophie désigne la capacité à produire de la matière organique à partir de matière minérale. La dégradation du glucose relève d’un processus énergétique différent, associé à la respiration.

14. Quels éléments moléculaires participent directement à la constitution d’une jonction serrée ?

Une connexine, un connexon et la laminine de la lame basale
Une claudine, une protéine ZO et l’actine du cytosquelette
Une cadhérine, une connexine et les microtubules cytoplasmiques
Une intégrine, une claudine et le collagène extracellulaire

Une claudine, une protéine ZO et l’actine du cytosquelette

Explication

Une jonction serrée associe la protéine transmembranaire claudine, la protéine adaptatrice ZO et l’actine du cytosquelette. Les connexines et les connexons caractérisent plutôt les jonctions GAP.

15. Quelle combinaison décrit correctement la localisation et la fonction des jonctions serrées dans un épithélium ?

Elles sont latérales et permettent des échanges ioniques directs
Elles sont basales et relient les cellules à la lame basale
Elles sont apicales et forment une barrière filtrante cohésive
Elles sont apicales et produisent les molécules de la matrice

Elles sont apicales et forment une barrière filtrante cohésive

Explication

Les jonctions serrées se situent vers le pôle apical et contribuent à la cohésion, à la résistance mécanique et à la fonction de barrière. Les échanges directs entre cellules sont associés aux jonctions GAP.

16. Quel est le rôle principal d’une jonction GAP ?

Sceller l’espace intercellulaire pour constituer une barrière
Ancrer une cellule à la laminine de la lame basale
Permettre une communication entre cellules par des pores régulés
Relier une cellule à l’actine par une protéine adaptatrice

Permettre une communication entre cellules par des pores régulés

Explication

Une jonction GAP permet des échanges entre cellules grâce à des pores dont l’ouverture et la fermeture régulent la communication. La formation d’une barrière étanche correspond plutôt à une jonction serrée.

17. Dans un hémidesmosome, quelle interaction assure l’adhérence de la cellule à la matrice extracellulaire ?

Une connexine relie deux cellules par un pore intercellulaire
Une cadhérine relie deux cellules par leurs filaments d’actine
Une intégrine relie la cellule à la laminine de la lame basale
Une claudine relie la cellule à une protéine ZO apicale

Une intégrine relie la cellule à la laminine de la lame basale

Explication

L’hémidesmosome utilise une intégrine pour relier la cellule à la laminine de la lame basale et renforcer l’adhérence à la matrice. Une connexine établit plutôt une communication intercellulaire dans une jonction GAP.

18. Quelle structure végétale assure la cohésion entre deux cellules voisines en formant leur couche externe de contact ?

La paroi secondaire
La lamelle moyenne
Le plasmodesme
Le symplasme

La lamelle moyenne

Explication

La lamelle moyenne se trouve entre les parois de cellules voisines et assure leur cohésion. Le plasmodesme remplit une fonction différente, car il met en communication leurs cytoplasmes.

19. Quelle propriété des pectines explique la capacité de la lamelle moyenne à maintenir les cellules végétales liées ?

Elles forment un gel hydraté
Elles constituent une couche lignifiée
Elles traversent les cytoplasmes voisins
Elles construisent des fibres rigides

Elles forment un gel hydraté

Explication

Les pectines hydrophiles de la lamelle moyenne forment un gel hydraté qui favorise l’adhérence entre les cellules. La cellulose, elle, participe surtout à l’armature fibreuse de la paroi.

20. Quelle structure correspond à une interruption de la paroi végétale reliant les cytoplasmes de deux cellules voisines ?

Un plasmodesme
Une lamelle moyenne
Un symplasme
Un réseau de pectines

Un plasmodesme

Explication

Un plasmodesme est un passage à travers la paroi qui met en communication les cytoplasmes de cellules voisines. Le symplasme désigne l’ensemble connecté de ces cytoplasmes, et non un passage individuel.

21. Comment peut-on définir la matrice extracellulaire animale ?

Un compartiment aqueux contenant les organites cellulaires
Une couche fibreuse produite par les cellules végétales
Un réseau complexe de macromolécules situé hors des cellules
Un ensemble de cytoplasmes reliés par des canaux membranaires

Un réseau complexe de macromolécules situé hors des cellules

Explication

La matrice extracellulaire animale est un enchevêtrement hétérogène de macromolécules organisé en réseau à l’extérieur des cellules. Le cytoplasme correspond au contenu intérieur des cellules et ne constitue donc pas cette matrice.

22. Quelles familles de macromolécules figurent parmi les principaux constituants de la matrice extracellulaire animale ?

Cellulose, hémicellulose, pectines et lignine
Peptidoglycane, chitine, kératine et amidon
Phospholipides, acides nucléiques et ribosomes
Protéines fibreuses, glycosaminoglycanes-protéoglycanes et glycoprotéines structurales

Protéines fibreuses, glycosaminoglycanes-protéoglycanes et glycoprotéines structurales

Explication

La matrice extracellulaire animale comprend notamment des protéines fibreuses, des glycosaminoglycanes et protéoglycanes, ainsi que des glycoprotéines structurales. La cellulose et la lignine sont plutôt associées à la paroi végétale.

23. Quelle association entre constituant de la matrice extracellulaire et fonction tissulaire est correcte ?

Collagène — soutien ; fibres élastiques — élasticité
Collagène — mouvement tissulaire ; fibres élastiques — rigidification
Collagène — hydratation ; fibres élastiques — adhérence cellulaire
Collagène — élasticité ; fibres élastiques — stockage moléculaire

Collagène — soutien ; fibres élastiques — élasticité

Explication

Le collagène contribue principalement au soutien des tissus, tandis que les fibres élastiques leur confèrent leur capacité d’étirement et de retour élastique. Les fonctions d’hydratation et de stockage moléculaire sont notamment liées aux glycosaminoglycanes et aux protéoglycanes.

24. Quelles couches composent la paroi végétale ?

Paroi primaire, plasmodesmes et fibres élastiques
Lamelle moyenne, peptidoglycane et paroi secondaire
Membrane plasmique, cytoplasme et paroi primaire
Lamelle moyenne, paroi primaire et paroi secondaire

Lamelle moyenne, paroi primaire et paroi secondaire

Explication

La paroi végétale comprend une lamelle moyenne, une paroi primaire et une paroi secondaire. Les plasmodesmes sont des interruptions de la paroi, tandis que le peptidoglycane appartient aux parois procaryotes.

25. Quelle organisation des composants explique la résistance mécanique de la paroi végétale ?

La pectine forme l’armature et la cellulose constitue un gel entre les cellules
Les protéines forment l’armature et l’hémicellulose relie les cytoplasmes voisins
La cellulose forme l’armature et les autres composants forment un ciment entre les fibres
La lignine forme les fibres et le peptidoglycane les assemble dans la paroi

La cellulose forme l’armature et les autres composants forment un ciment entre les fibres

Explication

La cellulose constitue l’armature fibreuse, tandis que l’hémicellulose, la pectine et les protéines forment un ciment entre les fibres. La pectine intervient donc dans la matrice de liaison plutôt que dans l’armature principale.

26. Quel composé constitue la paroi des procaryotes ?

La lignine
La cellulose
Le peptidoglycane
La pectine

Le peptidoglycane

Explication

Chez les procaryotes, la paroi est constituée de peptidoglycane. La cellulose, la pectine et la lignine sont des composants associés à la paroi végétale, avec des rôles structuraux différents.

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Mémorisez les réponses avec 47 flashcards sur Cellules et organisation des tissus.

Quelles sont les étapes de la préparation d'une lame mince ?

Prélever l’organe, inclure dans paraffine, couper au microtome, retirer paraffine, hydrater, colorer.

Quel type de particules utilise le microscope optique pour éclairer l’échantillon ?

Des photons.

Quels sont les deux types de lentilles dans un microscope optique ?

L’objectif et l’oculaire.

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