★ À maîtriser
📌 Les trois classes principales sont les matériaux métalliques, les matériaux organiques et les matériaux minéraux, auxquelles s’ajoutent les composites, qui associent de manière structurée à fine échelle des matériaux différents, éventuellement issus de classes différentes.
Compléments
Les matériaux organiques comprennent les matériaux d’origine biologique et les polymères de synthèse comportant des liaisons covalentes et des liaisons faibles.
Les matériaux minéraux comprennent les roches, les oxydes, les verres minéraux et les céramiques, qui comportent des liaisons ioniques ou covalentes.
★ À maîtriser
📌 Une liaison ionique résulte d’une interaction électrostatique entre deux ions lorsque la différence d’électronégativité est supérieure à 1,6 ; elle est isotrope et prédomine dans les céramiques.
Une liaison covalente met en commun des électrons de la couche extérieure pour atteindre huit électrons ; elle est orientée, et elle est purement covalente lorsque la différence d’électronégativité est nulle.
Une liaison métallique assure la cohésion des atomes d’un métal grâce à des électrons libres délocalisés sur toute la pièce métallique, et son caractère est isotrope.
📌 Un empilement cristallin est une structure régulière répétée en trois dimensions, assimilable à un empilement compact de sphères dures, tandis qu’un empilement non cristallin ne présente pas d’ordre à grande distance.
Compléments
📌 Les liaisons secondaires comprennent les interactions de Van der Waals, de faible intensité entre atomes, molécules ou molécule et cristal (8–31 kJ/mole), et les liaisons hydrogène impliquant un atome d’hydrogène (50 kJ/mole).
📌 Un monocristal possède un seul grain ou une même structure cristalline dans tout son volume, tandis qu’un matériau polycristallin est constitué de monocristaux séparés par des joints de grains.
Imaginez les atomes reliés par de petits ressorts, puis rangés en empilements.
★ À maîtriser
📌 Un alliage forme une seule phase si ses éléments sont solubles entre eux, et plusieurs phases si leur solubilité est limitée.
Compléments
Les alliages métalliques sont le plus souvent des solides cristallins de structure cubique à faces centrées, hexagonale compacte ou cubique centrée.
Le diagramme Sn–Pb présente trois phases :
Les diagrammes de phases permettent de connaître les phases à l’équilibre.
★ À maîtriser
Compléments
Le module d’Young des métaux se mesure dans le domaine élastique et se situe approximativement entre 100 et 200 GPa.
La mobilité des électrons confère aux métaux une grande conductivité électrique, pouvant atteindre 10^8 Ω⁻¹·cm⁻¹.
Les métaux sont de bons conducteurs thermiques, réfléchissants et sensibles à la corrosion.
Le titane Ti-6Al4V est léger, très solide, résistant à la corrosion, et possède une température de fusion élevée et une bonne tenue au fluage ; il est utilisé en aéronautique et pour des implants chirurgicaux.
★ À maîtriser
Un matériau peut être obtenu à l’état amorphe s’il est refroidi assez rapidement jusqu’à une température suffisamment basse pour traverser sans cristallisation la gamme comprise entre la température de fusion Tf et la température de transition vitreuse Tg. - TURNBULL
Pour une température inférieure à Tg, la viscosité empêche les réarrangements structuraux ; à Tg, les mouvements microscopiques deviennent impossibles et le verre acquiert sa rigidité.
📌 La porcelaine se distingue des terres cuites, faïences et grès par sa blancheur, sa translucidité, son imperméabilité et sa dureté.
Compléments
Les sous-groupes présentés sont : les verres minéraux, les céramiques traditionnelles (terres cuites), les céramiques techniques à hautes performances, le ciment, le plâtre et le béton, les céramiques naturelles, les composites à base de céramiques
Les verres minéraux sont basés sur la silice (SiO₂), dont les unités structurales sont des tétraèdres SiO₄⁴⁻, et sont amorphes.
Les oxydes B₂O₃, Na₂O, K₂O, CaO et PbO peuvent modifier le réseau du verre et sa viscosité.
📌 L’état cristallisé est thermodynamiquement stable, tandis qu’un refroidissement rapide ou une viscosité trop grande peut produire un état surfondu sans discontinuité du volume spécifique ni de l’enthalpie.
📌 La température de ramollissement du verre est inférieure à sa température de mise en forme, elle-même inférieure à sa température de fusion : T° ramollissement < T° mise en forme < T°f.
Les céramiques traditionnelles comprennent des argiles, aluminosilicates hydratés de formule Al₂Si₂O₅(OH)₄, dont les feuillets sont accolés par des films d’eau.
Lors de la cuisson des céramiques traditionnelles, les feldspaths agissent comme fondants et produisent une phase vitreuse à bas point de fusion qui cimente les particules de quartz et d’argile.
Les terres cuites, faïences, grès et porcelaines présentent respectivement des porosités de 15–30 %, 10–15 %, 0,5–3 % et 0–2 %.
La conductivité thermique des céramiques indiquées varie de 0,6 à 3 W·m⁻¹·K⁻¹ et leur coefficient de dilatation thermique de 5 à 8,8 MK⁻¹.
Le kaolin est une argile plastique très pure et très blanche, principalement constituée de kaolinite.
Dans la porcelaine, le quartz est une matière dégraissante qui réduit la plasticité et le retrait au séchage, favorisant la tenue des pièces au feu.
Un refroidissement rapide empêche la cristallisation → le verre se forme.
★ À maîtriser
Compléments
Les céramiques techniques sont utilisées pour des applications :
La stéréolithographie céramique associe une pâte composée de résine photosensible et de céramique, puis un frittage.
Le tableau des céramiques techniques indique des masses volumiques allant de 2,1 g/cm³ pour le BN à 15,6 g/cm³ pour le WC.
★ À maîtriser
Compléments
Les ciments sont issus de la calcination à 1500 °C de calcaire et d’argile.
Le plâtre est obtenu par déshydratation à chaud du gypse CaSO₄·H₂O.
Le mélange d’eau et de poudre de gypse déshydraté déclenche la réaction inverse de cristallisation du gypse et produit un solide.
Les céramiques naturelles comprennent :
Les composites à base de céramiques comprennent : les plastiques renforcés de fibres de verre ou de carbone, les cermets WC-Co, l’os associant hydroxyapatite et collagène, les composites SiC-SiC
★ À maîtriser
📌 Les céramiques peuvent présenter une structure cristalline ou amorphe et des microstructures plus complexes que celles des métaux.
Compléments
Les liaisons des céramiques ont un caractère iono-covalent.
Les pores résiduels d’une céramique sont dus à son élaboration, tandis que les microfissures résultent de contraintes thermiques ou mécaniques.
★ À maîtriser
Les céramiques ont des modules d’Young de 200 à 450 GPa, des masses volumiques faibles et un rapport E/ρ attractif.
Les céramiques comptent parmi les matériaux les plus durs, mais sont intrinsèquement fragiles en raison de la faible mobilité des dislocations liée à leurs liaisons et de la présence de microfissures et de porosités.
Le frittage comprend le compactage de la poudre avec un liant pour former des agglomérés, puis une cuisson à une température supérieure à 0,6 fois la température de fusion, qui élimine le liant et réduit progressivement les porosités par diffusion volumique et surfacique.
Compléments
📐 Formule - La masse volumique d’une céramique poreuse vérifie , où P est la fraction volumique de porosité.
📐 Formule - La relation de McKenzie donne le module d’Young d’une céramique poreuse : .
📌 La résistance aux chocs thermiques est bonne pour Si₃N₄ et mauvaise pour le verre.
★ À maîtriser
📌 Les chaînes polymères s’assemblent en matériaux amorphes ou semi-cristallins, jamais entièrement cristallins, et sont reliées par des liaisons secondaires ou des ponts covalents.
Compléments
Les polymères peuvent être d’origine naturelle, végétale ou animale, comme l’ADN, la cellulose, la laine et l’amidon, ou synthétique, avec une matière première principalement issue du pétrole.
Les matières polymères comprennent :
Un polymère est nommé en ajoutant « poly » au nom du monomère qui le constitue, comme dans éthylène et polyéthylène.
Les structures polymères peuvent être linéaires, ramifiées ou tridimensionnelles; la réticulation distingue les thermoplastiques des thermodurcissables et des élastomères.
📌 À une température inférieure à Tv, les thermoplastiques deviennent rigides et cassants, tandis qu’au-dessus de Tv les liaisons secondaires s’affaiblissent et le polymère devient souple et déformable; ce comportement au-dessus de Tv ne s’applique pas aux thermodurcissables.
★ À maîtriser
Compléments
📌 Les thermoplastiques peuvent être amorphes ou partiellement cristallisés; les polymères semi-cristallins présentent une transition vitreuse réversible ainsi que des températures de cristallisation et de fusion.
Dans un thermodurcissable, les liaisons covalentes résistent à l’agitation thermique jusqu’à la température de pyrolyse ou de combustion; le matériau ne présente pas de Tg marquée ni de Tf et ne peut être mis en forme à chaud ni recyclé.
Les élastomères sont de 10 à 100 fois moins réticulés que les thermodurcissables et peuvent présenter une déformabilité supérieure à 1000 %.
Dans les élastomères, les ponts covalents jouent le rôle de mémoire du matériau.
★ À maîtriser
Compléments
Les propriétés mécaniques des polymères varient selon les procédés d’élaboration et sont généralement beaucoup plus faibles que celles des matériaux à liaisons fortes en raison des liaisons secondaires.
Les polymères sont généralement des isolants électriques et thermiques et présentent un faible module d’Young.
La fabrication des thermoplastiques peut produire des profilés, fils et tuyaux par extrusion, des films, gaines et plaques par extrusion-gonflage ou calandrage, et des pièces de forme par frittage, rotomoulage, extrusion-soufflage, injection ou injection-soufflage.
Les thermoplastiques peuvent être mis en forme par estampage ou thermoformage, puis finis par usinage ou ébavurage et assemblés par emboîtement, collage, soudage ou vissage.
Les thermodurcissables et les élastomères sont préparés à partir de poudre partiellement polymérisée, de granulés contenant polymère(s), charge(s) et colorant, ou d’un liquide de résine et de catalyseur ou de composants réactifs.
Les thermodurcissables et les élastomères sont mis en forme par compression, compression-transfert, moulage par coulée ou injection, puis étuvés pour achever la polymérisation.
Le recyclage des thermoplastiques comprend la récupération, le tri sélectif, le rebroyage et la réincorporation, ou la valorisation énergétique.
Le recyclage des thermodurcissables et des élastomères comprend la récupération, le tri sélectif, le broyage des charges et la valorisation énergétique.
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