QCM : Chauffage au bois et fumisterie — 46 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle place le chauffage au bois occupe-t-il parmi les énergies renouvelables en France ?

Il constitue la troisième source d’énergie renouvelable et représente environ 45 % de ces énergies.
Il constitue une source marginale d’énergie renouvelable et représente environ 5 % de ces énergies.
Il constitue la première source d’énergie renouvelable et représente environ 30 % de ces énergies.
Il constitue la deuxième source d’énergie renouvelable et représente environ 15 % de ces énergies.

Il constitue la première source d’énergie renouvelable et représente environ 30 % de ces énergies.

Explication

Le chauffage au bois est la première source d’énergie renouvelable en France et compte pour environ 30 % des énergies renouvelables. L’estimation de 15 % sous-évalue donc sa contribution nationale.

2. Quelle proportion approximative des ménages en France métropolitaine possède un appareil de chauffage au bois ?

Environ 10 % des ménages métropolitains.
Environ 75 % des ménages métropolitains.
Environ 25 % des ménages métropolitains.
Environ 50 % des ménages métropolitains.

Environ 25 % des ménages métropolitains.

Explication

Près de 8 millions de résidences disposent d’un appareil au bois, soit environ 25 % des ménages en France métropolitaine. La proportion de 50 % correspondrait à une diffusion nettement supérieure à celle indiquée.

3. Pourquoi les appareils anciens et les foyers ouverts représentent-ils un enjeu important pour les émissions de particules fines ?

Ils représentent près de la moitié des utilisateurs et émettent environ 80 % des particules fines du chauffage au bois individuel.
Ils concernent une minorité d’utilisateurs et émettent environ 20 % des particules fines du chauffage au bois individuel.
Ils représentent près de la moitié des utilisateurs et émettent environ 40 % des particules fines du chauffage au bois individuel.
Ils concernent environ 80 % des utilisateurs et émettent près de la moitié des particules fines du chauffage au bois individuel.

Ils représentent près de la moitié des utilisateurs et émettent environ 80 % des particules fines du chauffage au bois individuel.

Explication

Près de la moitié des utilisateurs possèdent un appareil ancien de plus de 20 ans ou un foyer ouvert non performant, mais ces équipements génèrent environ 80 % des particules fines du chauffage au bois individuel. Le chiffre de 20 % inverse l’importance de leurs émissions.

4. Quelle est la composition moyenne du bois lors de sa combustion, en matière de produits obtenus ?

Environ 1 % de matières volatiles, 14 % de charbon de bois et 85 % de cendres.
Environ 14 % de matières volatiles, 85 % de charbon de bois et 1 % de cendres.
Environ 48 % de matières volatiles, 40 % de charbon de bois et 12 % de cendres.
Environ 85 % de matières volatiles, 14 % de charbon de bois et 1 % de cendres.

Environ 85 % de matières volatiles, 14 % de charbon de bois et 1 % de cendres.

Explication

La combustion du bois produit en moyenne 85 % de matières volatiles, 14 % de charbon de bois et 1 % de cendres. La valeur de 48 % désigne la teneur moyenne en carbone du bois, et non la part de matières volatiles produites.

5. Comment définit-on l’humidité sur brut du bois ?

Par le rapport entre la masse d’eau et la masse sèche du bois.
Par le rapport entre la masse sèche et la masse totale du bois.
Par le rapport entre la masse d’eau et la masse totale du bois.
Par la différence entre la masse totale et la masse d’eau du bois.

Par le rapport entre la masse d’eau et la masse totale du bois.

Explication

L’humidité sur brut compare la masse d’eau contenue dans le bois à sa masse totale. Le rapport à la masse sèche correspond à l’humidité sur sec, qui est une autre convention de calcul.

6. Quel bois convient au chauffage domestique selon les conditions recommandées ?

Un bois séché sous abri pendant 15 à 24 mois, dont l’humidité est inférieure à 20 %.
Un bois stocké sous pluie pendant un an, dont l’humidité varie selon les saisons.
Un bois fraîchement coupé, conservé quelques semaines, dont l’humidité dépasse 30 %.
Un bois séché en intérieur pendant deux mois, dont l’humidité se situe autour de 25 %.

Un bois séché sous abri pendant 15 à 24 mois, dont l’humidité est inférieure à 20 %.

Explication

Le bois de chauffage doit être sec, stocké à l’air libre sous abri pendant 15 à 24 mois et présenter moins de 20 % d’humidité. Un bois fraîchement coupé contient généralement trop d’eau pour répondre à cette condition.

7. Quelle organisation du stockage favorise le séchage correct du bois ?

Le bois est empilé contre un mur, laissé sans protection supérieure, puis placé dans un espace ombragé.
Le bois est immergé brièvement, couvert sur les côtés, puis placé dans un local intérieur chauffé.
Le bois est posé au sol, entièrement bâché, puis placé dans un espace extérieur peu exposé à l’air.
Le bois est surélevé, couvert par le sommet, puis placé dans un lieu extérieur ensoleillé et ventilé.

Le bois est surélevé, couvert par le sommet, puis placé dans un lieu extérieur ensoleillé et ventilé.

Explication

Un stockage adapté surélève le bois, protège son sommet tout en laissant les côtés ouverts, et choisit un emplacement extérieur ensoleillé et ventilé. Une bâche complète limite la circulation de l’air et ralentit le séchage.

8. Quelle différence distingue le rendement d’un poêle ancien de celui d’un appareil à combustion améliorée ?

Un poêle ancien atteint environ 70 à 80 %, tandis qu’un appareil amélioré atteint environ 40 à 50 %.
Un poêle ancien atteint environ 20 à 30 %, tandis qu’un appareil amélioré atteint environ 40 à 50 %.
Un poêle ancien atteint environ 80 à 90 %, tandis qu’un appareil amélioré atteint environ 90 à 95 %.
Un poêle ancien atteint environ 40 à 50 %, tandis qu’un appareil amélioré atteint environ 70 à 80 %.

Un poêle ancien atteint environ 40 à 50 %, tandis qu’un appareil amélioré atteint environ 70 à 80 %.

Explication

Les poêles de conception ancienne présentent un rendement d’environ 40 à 50 %, alors que les appareils à combustion améliorée atteignent environ 70 à 80 %, notamment grâce à l’air secondaire préchauffé. Les valeurs inversées attribuent à tort le meilleur rendement aux appareils anciens.

9. Comment fonctionne l’alimentation en combustible d’un poêle à pellets ?

Un ventilateur pousse les granulés vers le conduit, une batterie les vaporise et un thermostat règle leur séchage.
Une pompe injecte les granulés dans le creuset, une flamme pilote les enflamme et une vanne règle le tirage.
Une grille déplace les granulés vers le réservoir, une résistance les refroidit et l’électronique évacue les cendres.
Une vis sans fin achemine les granulés vers le creuset, une résistance les enflamme et l’électronique régule la combustion.

Une vis sans fin achemine les granulés vers le creuset, une résistance les enflamme et l’électronique régule la combustion.

Explication

Dans un poêle à pellets, la vis sans fin transporte les granulés du réservoir vers le creuset, la résistance assure l’allumage et l’électronique contrôle la combustion. Une pompe d’injection ne correspond pas au mécanisme décrit pour ces appareils.

10. Quel mode de diffusion de chaleur caractérise un poêle hydraulique par rapport à un poêle à bois classique ?

Le poêle hydraulique accumule la chaleur dans des briques, tandis que le poêle classique la restitue par un circuit d’eau.
Le poêle hydraulique chauffe l’air par convection, tandis que le poêle classique alimente un réseau d’eau sanitaire.
Le poêle hydraulique chauffe l’eau d’un circuit central, tandis que le poêle classique diffuse principalement la chaleur par rayonnement.
Le poêle hydraulique diffuse la chaleur par rayonnement local, tandis que le poêle classique chauffe l’eau d’un circuit central.

Le poêle hydraulique chauffe l’eau d’un circuit central, tandis que le poêle classique diffuse principalement la chaleur par rayonnement.

Explication

Le poêle hydraulique transmet sa chaleur à l’eau d’un circuit de chauffage central et peut aussi produire de l’eau chaude sanitaire. Le poêle classique fonctionne comme un chauffage décentralisé diffusant principalement la chaleur par rayonnement.

11. Quelle consommation d’air ambiant correspond approximativement à la combustion d’un kilogramme de pellets ?

Environ 45 m³ d’air
Environ 4 à 5 m³ d’air
Environ 25 à 30 m³ d’air
Environ 12 à 15 m³ d’air

Environ 45 m³ d’air

Explication

La combustion d’un kilogramme de pellets consomme environ 45 m³ d’air ambiant, une quantité bien supérieure à celle requise par un kilogramme de bois. La valeur de 4 à 5 m³ correspond au bois, et non aux pellets.

12. Quel tirage nominal est recommandé pour un insert ou un foyer fermé ?

De 15 à 25 Pa
De 20 à 30 Pa
De 10 à 12 Pa
De 12 à 20 Pa

De 12 à 20 Pa

Explication

Un insert ou un foyer fermé nécessite généralement un tirage nominal compris entre 12 et 20 Pa. La plage de 10 à 12 Pa concerne plutôt un poêle à granulés.

13. Dans quelle condition un conduit concentrique assurant l’évacuation des fumées et l’amenée d’air peut-il être installé ?

Lorsqu’il est raccordé à un poêle étanche
Lorsqu’il dessert une cheminée à foyer ouvert
Lorsqu’il équipe un poêle à bûches non étanche
Lorsqu’il remplace une amenée d’air naturelle

Lorsqu’il est raccordé à un poêle étanche

Explication

Un conduit concentrique combinant évacuation des fumées et amenée d’air est autorisé avec un poêle étanche. Un appareil non étanche ne garantit pas les conditions nécessaires à ce fonctionnement combiné.

14. Quelle organisation décrit correctement les trois parties de la norme NF DTU 24.1 de février 2006 ?

P1 générale, P2 pour les combustibles gazeux, P3 pour les clauses spéciales
P1 pour les combustibles solides, P2 générale, P3 pour les contrôles
P1 pour les conduits, P2 pour les appareils, P3 pour les amenées d’air
P1 pour les clauses spéciales, P2 générale, P3 pour les combustibles gazeux

P1 générale, P2 pour les combustibles gazeux, P3 pour les clauses spéciales

Explication

La norme comprend une partie générale P1, une partie P2 consacrée aux systèmes d’évacuation des combustibles gazeux et une partie P3 consacrée aux clauses spéciales. Les autres organisations attribuent incorrectement ces fonctions aux différentes parties.

15. Quelle fonction caractérise un conduit de fumée au-delà de l’évacuation des produits de combustion ?

Distribuer le combustible et réguler la puissance de l’appareil
Réduire la consommation d’air et produire de l’eau chaude
Stocker les fumées et refroidir les parois voisines
Assurer le tirage et résister aux actions chimiques et thermiques

Assurer le tirage et résister aux actions chimiques et thermiques

Explication

Un conduit de fumée doit évacuer les produits de combustion, résister aux actions chimiques et thermiques, assurer le tirage et présenter une étanchéité ainsi qu’une stabilité satisfaisantes. Le stockage du combustible ou la production d’eau chaude ne fait pas partie de sa fonction définitoire.

16. Quelle distinction entre un composant et un ouvrage de fumisterie est correcte ?

Le composant est dimensionné par l’installateur, l’ouvrage est fabriqué par le fabricant
Le composant relève du chantier, l’ouvrage relève de la déclaration de performance
Le composant est une construction assemblée, l’ouvrage est un produit commercialisé
Le composant est déclaré par le fabricant, l’ouvrage est monté par l’installateur

Le composant est déclaré par le fabricant, l’ouvrage est monté par l’installateur

Explication

Le composant est le produit dont le fabricant déclare les performances, tandis que l’ouvrage est la construction ou le montage réalisé par l’installateur selon les plans et le dimensionnement. Inverser ces responsabilités confond le produit avec sa mise en œuvre.

17. Quelle exigence s’applique à la classe de température d’un conduit raccordé à un appareil ?

Elle doit être indépendante de la température nominale de l’appareil
Elle doit correspondre à la température ambiante du local
Elle doit être égale ou supérieure à la température nominale de l’appareil
Elle doit être inférieure à la température nominale de l’appareil

Elle doit être égale ou supérieure à la température nominale de l’appareil

Explication

La classe de température du conduit doit être égale ou supérieure à la température nominale de fonctionnement de l’appareil raccordé. Une classe inférieure ne fournit pas la résistance thermique adaptée aux conditions d’utilisation.

18. Quel ensemble associe correctement les classes de pression des conduits à leur fonctionnement ?

N en faible pression positive, P en forte pression positive, H en pression négative
N en pression négative, P en faible pression positive, H en forte pression positive
N en pression négative, P en forte pression positive, H en faible pression positive
N en forte pression positive, P en pression négative, H en faible pression positive

N en pression négative, P en faible pression positive, H en forte pression positive

Explication

Les classes N1 et N2 correspondent à une pression négative, les classes P1 et P2 à une faible pression positive mesurée à 200 Pa, et les classes H1 et H2 à une forte pression positive mesurée à 5 000 Pa. Les autres associations inversent les régimes de pression.

19. Que signifie le marquage G par rapport à la résistance au feu de cheminée ?

Le composant fonctionne en condition sèche
Le composant fonctionne en condition humide
Le composant supporte une forte pression positive
Le composant résiste au feu de cheminée

Le composant résiste au feu de cheminée

Explication

La classe G indique que le composant est résistant au feu de cheminée, tandis que la classe O indique l’absence de classement dans cette caractéristique. Les conditions humide et sèche relèvent d’une autre classification.

20. Pour une section rectangulaire de côtés aa et bb, quelle expression donne le diamètre hydraulique ?

dh=2aba+bd_h = \frac{2ab}{a+b}
dh=a+b2d_h = \frac{a+b}{2}
dh=2(a+b)abd_h = \frac{2(a+b)}{ab}
dh=aba+bd_h = \frac{ab}{a+b}

$$d_h = \frac{2ab}{a+b}$$

Explication

Le diamètre hydraulique d’une section rectangulaire vérifie dh=2aba+bd_h = \frac{2ab}{a+b}. Les autres expressions ne correspondent pas au rapport entre quatre fois la surface et le périmètre mouillé de cette section.

21. Quelle est la limite applicable à la projection horizontale ou oblique d’un conduit de raccordement relié à un conduit individuel ?

Elle peut atteindre 6 m, si les changements de direction restent inférieurs à 90°.
Elle ne doit pas dépasser 180°, tandis que les changements de direction sont limités à 3 m.
Elle est limitée à 2 m, avec une somme des changements de direction fixée à 120°.
Elle ne doit pas dépasser 3 m, tandis que les changements de direction sont limités séparément.

Elle ne doit pas dépasser 3 m, tandis que les changements de direction sont limités séparément.

Explication

La projection horizontale ou oblique est limitée à 3 m pour un raccordement à un conduit individuel, tandis que la somme des changements de direction ne doit pas dépasser 180°. La valeur de 180° concerne donc les directions et non la longueur du conduit.

22. Un conduit de raccordement classé G est installé près de matériaux combustibles : quelle distance minimale faut-il respecter ?

Deux fois le diamètre nominal du conduit.
La moitié du diamètre nominal du conduit.
Trois fois le diamètre nominal du conduit.
Une fois et demie le diamètre nominal du conduit.

Trois fois le diamètre nominal du conduit.

Explication

Pour un conduit classé G ou de classe de température au moins égale à T200, la distance aux matériaux combustibles doit être égale à trois fois son diamètre nominal. Une distance de deux fois le diamètre ne satisfait donc pas cette règle.

23. Quel procédé permet de rendre à nouveau utilisable un conduit de fumée en y introduisant un tube indépendant ?

Le débistrage du conduit de fumée.
Le tubage du conduit de fumée.
Le ramonage mécanique du conduit de fumée.
La ventilation de l’espace annulaire du conduit.

Le tubage du conduit de fumée.

Explication

Le tubage consiste à introduire un tube indépendant à l’intérieur d’un conduit de fumée afin de le rendre à nouveau utilisable. Le ramonage nettoie le conduit, mais ne correspond pas à l’ajout d’un tube intérieur.

24. Quelles conditions doivent être réunies avant et après la réalisation d’un tubage ?

Le conduit doit être stable, tubé sur toute sa longueur, ramoné et contrôlé avant travaux, puis ventilé et signalé après travaux.
Le conduit doit être partiellement tubé, nettoyé après travaux, puis fermé afin d’empêcher toute circulation d’air.
Le conduit doit être chauffé avant la pose, tubé sur une partie accessible, puis recouvert d’un enduit protecteur.
Le conduit doit être remplacé par un tube souple, raccordé à mi-hauteur, puis vérifié par une mesure de température.

Le conduit doit être stable, tubé sur toute sa longueur, ramoné et contrôlé avant travaux, puis ventilé et signalé après travaux.

Explication

Le tubage exige un conduit stable, une réalisation sur toute sa longueur, un ramonage et un contrôle de vacuité préalables, ainsi qu’une ventilation de l’espace annulaire et une plaque signalétique après travaux. Un tubage partiel ou réalisé sans contrôle préalable ne respecte pas ces conditions.

25. En quoi consiste principalement le ramonage d’un conduit de fumée ?

À inspecter visuellement la façade du conduit pour repérer les fissures extérieures.
À brûler les dépôts accumulés afin de les détacher des parois internes du conduit.
À injecter un produit chimique destiné à dissoudre les dépôts sans action mécanique.
À nettoyer mécaniquement sa paroi intérieure sur toute sa longueur pour retirer les suies et dépôts.

À nettoyer mécaniquement sa paroi intérieure sur toute sa longueur pour retirer les suies et dépôts.

Explication

Le ramonage repose sur une action mécanique directe visant les suies et dépôts présents sur toute la paroi intérieure, afin d’assurer la vacuité du conduit. L’emploi du feu ou d’explosifs est interdit et ne constitue pas une méthode de ramonage.

26. Quelle fréquence minimale le décret n° 2023-641 du 20 juillet 2023 prévoit-il pour l’entretien des appareils à combustion et le ramonage des conduits ?

Une fois tous les six mois pour l’entretien et une fois tous les douze mois pour le ramonage.
Une fois tous les vingt-quatre mois pour l’entretien et une fois tous les douze mois pour le ramonage.
Une fois tous les douze mois pour l’entretien et une fois tous les six mois pour le ramonage.
Une fois tous les douze mois pour l’entretien et une fois tous les douze mois pour le ramonage.

Une fois tous les douze mois pour l’entretien et une fois tous les douze mois pour le ramonage.

Explication

Le décret impose au moins un entretien de l’appareil et un ramonage des conduits tous les douze mois. Des fréquences plus rapprochées peuvent toutefois être prévues par les règlements départementaux.

27. Dans quel délai une attestation doit-elle être remise après un ramonage ou un entretien effectué par un professionnel qualifié ?

Dans les trente jours calendaires suivant l’opération.
Lors du prochain entretien annuel de l’appareil.
Dans les quinze jours ouvrés suivant l’opération.
À la fin de la période de chauffe suivante.

Dans les quinze jours ouvrés suivant l’opération.

Explication

Chaque opération réalisée par une personne professionnellement qualifiée donne lieu à une attestation remise dans les quinze jours ouvrés. La conservation de ce document pendant au moins deux ans constitue une obligation distincte du délai de remise.

28. Quelle démarche doit précéder toute réparation après un feu de cheminée ?

Mesurer la température des fumées, puis appliquer un revêtement intérieur sans examen de la structure.
Remplacer directement le tubage, puis vérifier l’aspect extérieur du conduit après la remise en service.
Inspecter le conduit, contrôler sa stabilité et sa vacuité, réaliser un test fumigène d’étanchéité et envisager un contrôle vidéo.
Ramoner le conduit, puis remettre l’appareil en fonctionnement avant de rechercher une éventuelle fuite.

Inspecter le conduit, contrôler sa stabilité et sa vacuité, réaliser un test fumigène d’étanchéité et envisager un contrôle vidéo.

Explication

Après un feu de cheminée, l’expertise comprend des inspections intérieure et extérieure, des contrôles de stabilité et de vacuité, ainsi qu’un test fumigène d’étanchéité, avec un contrôle vidéo possible. Une réparation ne doit donc pas être engagée avant cette évaluation.

29. Qui doit réaliser le ramonage et l’entretien des conduits de raccordement et des conduits de fumée ?

Une personne professionnellement qualifiée conformément à l’article L. 121-1 du code de l’artisanat.
Le propriétaire du logement après une inspection visuelle de l’installation.
Toute personne majeure disposant d’un matériel de nettoyage adapté.
Le fabricant de l’appareil dès lors qu’il a fourni le conduit de fumée.

Une personne professionnellement qualifiée conformément à l’article L. 121-1 du code de l’artisanat.

Explication

Le ramonage et l’entretien doivent être réalisés par une personne professionnellement qualifiée conformément à l’article L. 121-1 du code de l’artisanat. La possession d’un outil adapté ne suffit pas à établir cette qualification professionnelle.

30. Que doit notamment préciser l’attestation remise après une opération de ramonage ou d’entretien ?

Le coût prévisionnel des réparations et la valeur de remplacement du conduit.
Les conduits ramonés et leur vacuité sur toute leur longueur.
La température extérieure et la durée quotidienne de fonctionnement de l’installation.
La marque de l’appareil et la quantité de combustible consommée depuis la dernière visite.

Les conduits ramonés et leur vacuité sur toute leur longueur.

Explication

L’attestation doit notamment identifier les conduits ramonés et préciser leur vacuité sur toute leur longueur. Les données relatives à la consommation ou à la valeur de remplacement ne constituent pas les éléments exigés ici.

31. Quelle opération correspond au débistrage d’un conduit de fumée ?

Contrôler l’étanchéité du conduit au moyen d’une fumée avant toute intervention corrective.
Enlever mécaniquement le goudron durci par martèlement après vérification de la résistance des parois.
Introduire un tube indépendant dans le conduit afin de permettre sa remise en service.
Éliminer les suies courantes avec une action mécanique régulière sur toute la longueur du conduit.

Enlever mécaniquement le goudron durci par martèlement après vérification de la résistance des parois.

Explication

Le débistrage consiste à retirer le goudron durci par martèlement, après avoir vérifié que les parois résisteront à la pression mécanique. Le ramonage correspond plutôt à l’entretien courant destiné à éliminer les suies et dépôts.

32. Après un feu de cheminée, quels contrôles peuvent faire partie de l’expertise des conduits ?

Une inspection intérieure et extérieure, un contrôle de stabilité et d’isolant, un test fumigène, un contrôle de vacuité et éventuellement une vidéo.
Une vérification de la couleur des fumées, un remplacement préventif de l’appareil et une estimation de sa durée de vie.
Un nettoyage chimique, une mesure de la température ambiante et une remise en service immédiate après séchage.
Une mesure de consommation, une vérification de la puissance de l’appareil et un réglage du thermostat avant examen du conduit.

Une inspection intérieure et extérieure, un contrôle de stabilité et d’isolant, un test fumigène, un contrôle de vacuité et éventuellement une vidéo.

Explication

L’expertise après incendie associe les inspections, le contrôle de stabilité, la vérification de l’isolant des conduits métalliques composites, le test fumigène d’étanchéité et le contrôle de vacuité, avec une vidéo éventuelle. Les contrôles de consommation ou de thermostat ne remplacent pas l’évaluation de l’intégrité du conduit.

33. Quel domaine relève de la partie 2 du DTU 24.1 ?

Les conduits desservant des appareils raccordés de type B à gaz, en tirage naturel ou en extraction mécanique basse pression
Les conduits desservant des chaudières étanches à fioul en extraction mécanique haute pression
Les conduits collectifs réservés aux appareils électriques de production de chaleur
Les conduits destinés aux foyers ouverts fonctionnant avec du bois et des combustibles solides

Les conduits desservant des appareils raccordés de type B à gaz, en tirage naturel ou en extraction mécanique basse pression

Explication

Cette partie du DTU concerne les systèmes évacuant les produits de combustion d’appareils raccordés de type B à combustibles gazeux, en résidentiel. Les foyers ouverts et les appareils à combustibles solides relèvent d’un autre domaine technique.

34. Sur quel conduit un appareil à condensation peut-il être raccordé ?

Sur un conduit de ventilation voisin présentant une section comparable à celle du conduit de fumée
Sur un conduit individuel prévu pour cet appareil ou résistant à la condensation après tubage ou chemisage
Sur un conduit collectif existant de type Shunt sans procédé particulier de réhabilitation
Sur un conduit individuel ordinaire conçu pour des fumées sèches à température élevée

Sur un conduit individuel prévu pour cet appareil ou résistant à la condensation après tubage ou chemisage

Explication

Un appareil à condensation exige un conduit prévu pour cet usage ou rendu résistant à la condensation par tubage ou chemisage. Un conduit individuel ordinaire ne présente pas nécessairement cette résistance, et un conduit Shunt existant est soumis à des restrictions spécifiques.

35. Quel ensemble correspond au domaine de l’âtrerie ?

Les âtres, foyers ouverts et inserts à bois ou à certains combustibles minéraux solides maigres
Les appareils électriques et les foyers fermés alimentés par des combustibles gazeux
Les poêles à granulés et les générateurs fonctionnant avec des combustibles liquides
Les chaudières étanches à gaz et les appareils à condensation raccordés sous pression

Les âtres, foyers ouverts et inserts à bois ou à certains combustibles minéraux solides maigres

Explication

L’âtrerie concerne les âtres et foyers ouverts, ainsi que certains inserts utilisant le bois ou des combustibles minéraux solides maigres. Les chaudières à gaz et les appareils électriques ne correspondent pas à cette définition.

36. Une amenée d’air comburant dessert un conduit de fumée de section égale à 600 cm2600\ \text{cm}^2. Quelle section minimale doit-elle avoir ?

150 cm2150\ \text{cm}^2, car la section exigée correspond au quart du conduit
300 cm2300\ \text{cm}^2, car l’air doit représenter la moitié du conduit
200 cm2200\ \text{cm}^2, car le quart calculé est inférieur au minimum réglementaire
600 cm2600\ \text{cm}^2, car l’amenée d’air reprend la section du conduit

$$200\ \text{cm}^2$$, car le quart calculé est inférieur au minimum réglementaire

Explication

Le quart de 600 cm2600\ \text{cm}^2 vaut 150 cm2150\ \text{cm}^2, mais la règle impose un minimum de 200 cm2200\ \text{cm}^2. La valeur retenue est donc le minimum réglementaire plutôt que le quart calculé.

37. Quelle protection thermique minimale peut être retenue pour une paroi combustible proche d’un foyer ouvert ou d’un insert à 50 °C ?

Un matériau isolant offrant une résistance thermique d’au moins 0,7 m2 ⁣ ⁣K/W0,7\ \text{m}^2\!\cdot\!\text{K/W} et classé A1 ou au moins M0
Un matériau décoratif offrant une résistance thermique d’au moins 0,4 m2 ⁣ ⁣K/W0,4\ \text{m}^2\!\cdot\!\text{K/W} et classé A2-s1-d0
Un matériau isolant offrant une résistance thermique d’au moins 0,7 m2 ⁣ ⁣K/W0,7\ \text{m}^2\!\cdot\!\text{K/W} sans exigence de classement au feu
Un matériau métallique offrant une résistance thermique d’au moins 0,2 m2 ⁣ ⁣K/W0,2\ \text{m}^2\!\cdot\!\text{K/W} et classé au moins M3

Un matériau isolant offrant une résistance thermique d’au moins $$0,7\ \text{m}^2\!\cdot\!\text{K/W}$$ et classé A1 ou au moins M0

Explication

À 50 °C, la protection exige une résistance thermique minimale de 0,7 m2 ⁣ ⁣K/W0,7\ \text{m}^2\!\cdot\!\text{K/W} avec un classement A1 ou au moins M0. Une résistance thermique suffisante ne dispense pas du classement de réaction au feu.

38. Quelles sections libres minimales sont prévues pour les entrées d’air de convection d’un insert ?

400 cm2400\ \text{cm}^2 en partie basse et 500 cm2500\ \text{cm}^2 en partie haute
300 cm2300\ \text{cm}^2 en partie basse et 300 cm2300\ \text{cm}^2 en partie haute
500 cm2500\ \text{cm}^2 en partie basse et 400 cm2400\ \text{cm}^2 en partie haute
400 cm2400\ \text{cm}^2 en partie basse et 400 cm2400\ \text{cm}^2 en partie haute

$$400\ \text{cm}^2$$ en partie basse et $$500\ \text{cm}^2$$ en partie haute

Explication

Les prescriptions prévoient au minimum 400 cm2400\ \text{cm}^2 pour le passage inférieur et 500 cm2500\ \text{cm}^2 pour le passage supérieur. Inverser ces valeurs réduit à tort l’exigence applicable à la sortie haute.

39. Quelle exigence concerne les matériaux situés à l’intérieur d’une hotte ?

Ils doivent être exclusivement métalliques, sans possibilité d’utiliser d’autres matériaux classés
Ils peuvent être en bois si leur température de surface reste inférieure à 85 °C
Ils doivent être incombustibles et classés A1, au moins M0, ou A2-s1-d0
Ils peuvent être combustibles si la hotte comporte une grille de ventilation suffisante

Ils doivent être incombustibles et classés A1, au moins M0, ou A2-s1-d0

Explication

L’intérieur d’une hotte ne doit contenir aucun matériau combustible et doit respecter les classements de réaction au feu indiqués. La limite de 85 °C concerne certaines conditions d’un habillage combustible, pas l’autorisation générale de matériaux combustibles à l’intérieur de la hotte.

40. Quelle est l’origine d’un feu de cheminée ?

La surchauffe du corps de chauffe provoquée par un défaut d’irrigation hydraulique
L’embrasement du bistre accumulé sur les parois internes du conduit de fumée
La condensation de vapeur d’eau dans un conduit sans inflammation des dépôts
L’explosion de gaz imbrûlés accumulés dans la chambre de combustion

L’embrasement du bistre accumulé sur les parois internes du conduit de fumée

Explication

Un feu de cheminée correspond à l’inflammation du bistre déposé sur les parois intérieures du conduit. La condensation sans inflammation décrit le bistrage, tandis que le défaut d’irrigation concerne le coup de feu du corps de chauffe.

41. Quelle propriété du bistre augmente particulièrement le danger lors d’un incendie de conduit ?

Ce dépôt de condensats est très inflammable et peut atteindre jusqu’à sept fois son volume initial en brûlant
Ce dépôt liquide reste stable à la chaleur et empêche la propagation des flammes dans le conduit
Ce dépôt métallique conduit la chaleur sans produire de fumées ni participer à la combustion
Ce dépôt minéral est incombustible et diminue progressivement de volume lorsque le conduit chauffe

Ce dépôt de condensats est très inflammable et peut atteindre jusqu’à sept fois son volume initial en brûlant

Explication

Le bistre est un dépôt de condensats hautement inflammable et à fort pouvoir calorifique, qui peut se dilater jusqu’à sept fois son volume initial pendant sa combustion. Il ne constitue donc pas une protection contre les flammes ni un dépôt incombustible.

42. Quel phénomène correspond à une altération du corps de chauffe due à un défaut d’irrigation ?

Le coup de feu, susceptible de provoquer des fuites d’eau, de la vapeur et le bris du corps de chauffe
Le feu de cheminée, provoqué par l’embrasement de dépôts présents dans le conduit
Le bistrage, correspondant à une condensation progressive sans inflammation des dépôts
L’explosion, provoquée par l’accumulation de gaz imbrûlés dans le conduit de fumée

Le coup de feu, susceptible de provoquer des fuites d’eau, de la vapeur et le bris du corps de chauffe

Explication

Le coup de feu affecte le corps de chauffe lorsqu’un défaut d’irrigation entraîne une surchauffe, avec risques de fuites, de vapeur et de rupture. Le feu de cheminée concerne au contraire l’embrasement du bistre dans le conduit.

43. Quelle conséquence juridique l’arrêt Cass. 3e civ., 25 février 1998, attache-t-il à une cheminée comprenant notamment un conduit maçonné, un système de ventilation et une sortie en toiture ?

Elle relève du régime locatif applicable aux incendies survenus dans les lieux loués.
Elle est qualifiée d’équipement dissociable, relevant de la responsabilité contractuelle de droit commun.
Elle est assimilée à un simple élément décoratif sans régime particulier de responsabilité.
Elle est qualifiée d’ouvrage, ce qui permet l’application de la responsabilité décennale.

Elle est qualifiée d’ouvrage, ce qui permet l’application de la responsabilité décennale.

Explication

La Cour de cassation a retenu la qualification d’ouvrage pour une cheminée comportant des travaux importants et intégrés au bâtiment, permettant ainsi la responsabilité décennale. La qualification d’équipement dissociable correspond plutôt à la simple pose d’un insert dans une cheminée existante.

44. Dans quelle situation un incendie provenant d’un conduit ou d’une cheminée peut-il engager la responsabilité décennale ?

Lorsqu’il résulte d’un défaut d’entretien imputable à l’occupant des lieux.
Lorsqu’il compromet la solidité de l’immeuble ou le rend impropre à sa destination.
Lorsqu’il est constaté dans les dix ans suivant les travaux, quelle que soit sa gravité.
Lorsqu’il provoque une gêne limitée sans affecter la solidité ni l’usage normal du bâtiment.

Lorsqu’il compromet la solidité de l’immeuble ou le rend impropre à sa destination.

Explication

La responsabilité décennale suppose que le dommage compromette la solidité de l’immeuble ou le rende impropre à sa destination. Un désordre mineur ou une simple gêne ne suffit pas à satisfaire ce seuil de gravité.

45. Quelle qualification la Cour de cassation a-t-elle retenue pour la simple pose d’un insert dans une cheminée existante dans l’arrêt du 21 mars 2024 ?

La transformation d’un élément indissociable engageant une garantie décennale automatique.
L’installation d’un élément d’équipement relevant de la responsabilité contractuelle de droit commun.
La réalisation d’un ouvrage nouveau relevant de la responsabilité décennale du constructeur.
La réparation d’un désordre existant soumise au régime spécial des incendies locatifs.

L’installation d’un élément d’équipement relevant de la responsabilité contractuelle de droit commun.

Explication

L’arrêt du 21 mars 2024 considère que la simple pose d’un insert constitue l’installation d’un élément d’équipement et relève de la responsabilité contractuelle de droit commun. La destruction totale de l’immeuble par l’incendie ne modifie pas cette qualification de l’intervention.

46. Selon l’arrêt Cass. 3e civ., 11 septembre 2025, dans quelle circonstance l’imputabilité d’un sinistre peut-elle être établie malgré l’incertitude sur sa cause exacte ?

Lorsqu’un constructeur reconnaît expressément avoir provoqué l’incendie par une faute déterminée.
Lorsqu’une expertise identifie avec certitude le défaut précis ayant déclenché le sinistre.
Lorsqu’un dommage est constaté après les travaux, même sans lien possible avec l’intervention.
Lorsqu’il ne peut être exclu que le sinistre soit lié à la sphère d’intervention du constructeur.

Lorsqu’il ne peut être exclu que le sinistre soit lié à la sphère d’intervention du constructeur.

Explication

La Cour admet l’imputabilité lorsque le sinistre ne peut être exclu de la sphère d’intervention du constructeur, même si son origine exacte reste inconnue. Une identification certaine du défaut ou une reconnaissance de faute n’est donc pas exigée dans cette situation.

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Quelle est la première source d’énergie renouvelable en France ?

Le chauffage au bois.

Combien de résidences en France ont un chauffage au bois ?

Environ 8 millions de résidences.

Quel pourcentage des ménages français possède un chauffage au bois ?

Environ 25 % des ménages.

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