QCM : Chimie des complexes de transition — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition correspond le mieux à la chimie organométallique ?

La chimie des espèces où un métal est directement lié à un atome de carbone d’un ligand
La chimie des complexes où le métal est lié exclusivement à des atomes d’azote
La chimie des sels ioniques formés uniquement par des métaux alcalins
La chimie des composés sans liaison directe entre métal et ligand

La chimie des espèces où un métal est directement lié à un atome de carbone d’un ligand

Explication

La chimie organométallique se concentre sur les espèces dans lesquelles le métal est directement lié à un atome de carbone du ligand. Les autres propositions décrivent des situations qui ne correspondent pas à cette définition.

2. Quel est le rôle du moment magnétique dans la caractérisation d’un complexe de métal de transition ?

Il indique uniquement la charge totale du complexe
Il renseigne expérimentalement sur le nombre d’électrons non appariés
Il mesure la longueur moyenne des liaisons métal-ligand
Il permet de calculer directement la formule brute du complexe

Il renseigne expérimentalement sur le nombre d’électrons non appariés

Explication

Le moment magnétique est lié au nombre d’électrons non appariés et sert donc à caractériser les complexes de métaux de transition. Il ne donne pas directement la formule brute ni la charge totale.

3. Que désigne la contraction lanthanidique ?

La disparition progressive des orbitales d dans les métaux lourds
La diminution de taille liée au faible écrantage des électrons f
L’augmentation du rayon atomique au cours d’une période
La stabilisation exclusive des états d’oxydation +1

La diminution de taille liée au faible écrantage des électrons f

Explication

La contraction lanthanidique provient du faible écrantage des électrons f, ce qui réduit la taille des éléments. Elle explique aussi la proximité de chimie entre certains métaux 4d et 5d.

4. Quelle tendance est généralement observée pour les métaux de la première rangée dans les complexes ?

Les états d’oxydation négatifs dominent systématiquement
Les états d’oxydation +6 sont les plus stables pour tous les éléments
Les métaux de cette rangée dépassent facilement +5 de manière stable
Les états d’oxydation +2 et +3 sont fréquemment rencontrés

Les états d’oxydation +2 et +3 sont fréquemment rencontrés

Explication

Pour de nombreux métaux de la première rangée, les états +2 et +3 sont les plus courants dans les complexes. Les états plus élevés existent, mais seulement dans des cas particuliers avec des oxydants forts.

5. Quelle orbitale d est alignée sur l’axe z ?

d_{x^2-y^2}
d_{z^2}
d_{xz}
d_{xy}

d_{z^2}

Explication

L’orbitale d_{z^2} est orientée le long de l’axe z. À l’inverse, d_{x^2-y^2} est dirigée selon x et y.

6. Dans un champ où la liaison sigma avec les ligands est déterminante, quelle orbitale d est la plus directement orientée vers les ligands dans le plan xy ?

d_{xz}
d_{yz}
d_{z^2}
d_{x^2-y^2}

d_{x^2-y^2}

Explication

L’orbitale d_{x^2-y^2} pointe vers les axes x et y et interagit directement avec des ligands placés dans le plan. Les orbitales d_{xz} et d_{yz} pointent plutôt entre les axes.

7. Quel paramètre est directement relié au nombre d’électrons non appariés dans un complexe métallique ?

Le nombre de ligands pontants
La masse molaire du ligand
Le moment magnétique
La couleur de la solution uniquement

Le moment magnétique

Explication

Le moment magnétique reflète expérimentalement la présence d’électrons non appariés sur le métal. Les autres paramètres ne donnent pas cette information de manière directe.

8. Quel ensemble de paramètres est utilisé pour décrire un complexe de métal de transition ?

Masse atomique, point de fusion et solubilité
État d’oxydation formel, configuration dn, coordinence/forme et moment magnétique
Couleur, odeur, texture et polarité
Température, pression, viscosité et densité

État d’oxydation formel, configuration dn, coordinence/forme et moment magnétique

Explication

La description d’un complexe de métal de transition repose sur l’état d’oxydation formel, le compte dn, la coordinence et la géométrie, ainsi que le moment magnétique. Ce sont les caractéristiques structurantes mises en avant.

9. Dans la théorie des orbitales moléculaires appliquée aux complexes, que signifie le sigle SALC ?

Séquence atomique de liaison covalente
Schéma d’alignement local des charges
Structure anionique à liaison coordonnée
Combinaison linéaire adaptée de symétrie

Combinaison linéaire adaptée de symétrie

Explication

SALC signifie combinaison linéaire adaptée de symétrie et sert à regrouper les orbitales des ligands selon leur symétrie. Cela permet de traiter l’ensemble des ligands plutôt qu’un par un.

10. Dans un diagramme moléculaire avec centre d’inversion, que signifie le label g pour une orbitale ?

L’orbitale est nécessairement antibondante
La fonction d’onde change de signe par inversion
L’orbitale appartient uniquement aux ligands
La fonction d’onde ne change pas de signe par inversion

La fonction d’onde ne change pas de signe par inversion

Explication

Le label g indique qu’une orbitale conserve son signe lors de l’inversion par rapport au centre d’inversion. Le label u correspond au cas opposé, où la fonction d’onde change de signe.

11. Quel principe décrit la stabilité maximale d’un complexe lorsque les orbitales de liaison valence sont entièrement remplies par 18 électrons ?

La présence obligatoire de deux ligands pi accepteurs
Le remplissage complet des orbitales de liaison valence
La formation d’une géométrie carrée plane
L’occupation préférentielle des orbitales antiliantes eg*

Le remplissage complet des orbitales de liaison valence

Explication

La règle des 18 électrons associe la stabilité au remplissage complet des orbitales de liaison valence autour du métal. Le remplissage des orbitales eg* au-delà de 18 électrons est au contraire défavorable.

12. Dans un complexe qui dépasse 18 électrons, quel effet électronique devient énergétiquement pénalisant ?

Le début du remplissage des orbitales eg*
La disparition des interactions métal-ligand sigma
Le remplissage des orbitales s non liantes
L’augmentation automatique du nombre de ligands

Le début du remplissage des orbitales eg*

Explication

Au-delà de 18 électrons, les électrons supplémentaires commencent à occuper les orbitales eg* antiliantes, ce qui diminue la stabilité. Les autres propositions ne décrivent pas le mécanisme de déstabilisation indiqué.

13. Quelle géométrie constitue la grande exception à la règle des 18 électrons pour certains métaux d8 ?

Une géométrie octaédrique à 18 électrons
Une géométrie linéaire à 12 électrons
Une géométrie carrée plane à 16 électrons
Une géométrie tétraédrique à 14 électrons

Une géométrie carrée plane à 16 électrons

Explication

Les complexes carrés plans de centres d8 forment la grande exception et sont souvent stables à 16 électrons. Cette situation est différente de la règle usuelle des 18 électrons.

14. Dans un complexe carré plan, quelle orbitale d est directement orientée vers les ligands ?

d xy
d xz
d z2
d x2-y2

d x2-y2

Explication

En géométrie carrée plane, l’orbitale d x2-y2 pointe vers les ligands et participe fortement au recouvrement sigma. Les orbitales d xy et d xz ne sont pas directement orientées de cette façon.

15. Quelle voie de synthèse repose sur l’irradiation UV d’un complexe carbonylé pour remplacer un ligand neutre ?

Une métallation par activation acide
Une substitution photochimique ou thermique
Une substitution exclusivement oxydante
Une dissociation par hydrolyse forcée

Une substitution photochimique ou thermique

Explication

La synthèse décrite utilise la lumière UV ou le chauffage pour provoquer une substitution d’un ligand neutre, avec formation d’un intermédiaire où le solvant se coordonne. Ce n’est pas une substitution oxydante ou une hydrolyse.

16. Pourquoi l’irradiation UV facilite-t-elle le départ d’un ligand CO dans un complexe carbonylé ?

Parce qu’un électron est promu d’une orbitale liante t2g vers une orbitale antiliante eg*
Parce que le CO se transforme en ligand pontant mu2
Parce que toutes les orbitales d deviennent dégénérées
Parce que le métal devient automatiquement neutre

Parce qu’un électron est promu d’une orbitale liante t2g vers une orbitale antiliante eg*

Explication

L’excitation UV promeut un électron d’une orbitale liante t2g vers eg*, ce qui affaiblit la liaison métal-CO et favorise le départ du CO. Les autres propositions ne correspondent pas au mécanisme donné.

17. Que signifie la notation η pour un ligand organique lié à un métal ?

Le nombre d’atomes contigus du ligand liés au métal
Le nombre de métaux reliés par le ligand
Le nombre d’électrons non appariés du métal
Le nombre total de charges portées par le ligand

Le nombre d’atomes contigus du ligand liés au métal

Explication

L’hapticité η indique combien d’atomes contigus d’un ligand sont coordonnés au métal. Ce n’est ni une charge, ni un nombre de métaux reliés, ni un compte d’électrons non appariés.

18. Combien d’électrons un ligand CO pontant μ2 apporte-t-il à chaque métal dans le cas décrit ?

Deux tiers d’électron par métal
Un électron par métal
Trois électrons par métal
Deux électrons par métal

Un électron par métal

Explication

Dans le mode μ2-CO présenté, le ligand donne un électron à chaque centre métallique. Le CO terminal donne au contraire deux électrons, et le μ3-CO est associé à deux tiers d’électron par métal.

19. Quelle paire d’orbitales d forme la liaison pi entre deux métaux alignés sur l’axe z ?

d xz et d yz
d z2 et d xy
d z2 et d x2-y2
d xy et d x2-y2

d xz et d yz

Explication

Pour une liaison métal-métal le long de z, les orbitales d xz et d yz se recouvrent pour former deux liaisons pi. L’orbitale d z2 sert à la liaison sigma.

20. Quelle interaction métal-métal est décrite comme la plus faible parmi celles considérées ?

L’absence d’interaction
La liaison pi
La liaison sigma
La liaison delta

La liaison delta

Explication

La liaison delta, issue du recouvrement approprié de certaines orbitales d, est explicitement présentée comme la plus faible des interactions M-M. La liaison sigma est au contraire la plus directe.

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Mémorisez les réponses avec 20 flashcards sur Chimie des complexes de transition.

Liaison métal-carbone — définition ?

Interaction directe entre métal et carbone du ligand.

Chimie organométallique — rôle ?

Étude des complexes métal-carbone et leur réactivité.

État d’oxydation — importance ?

Charge formelle du métal dans un complexe.

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