QCM : Chimie générale et stéréochimie — 30 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction décrit correctement les deux conceptions de l’électron en chimie ?

Il est chargé dans la théorie de Lewis et neutre dans la théorie des orbitales.
Il est ondulatoire dans la théorie de Lewis et corpusculaire dans la théorie des orbitales.
Il est corpusculaire dans la théorie de Lewis et ondulatoire dans la théorie des orbitales.
Il est immobile dans la théorie de Lewis et mobile dans la théorie des orbitales.

Il est corpusculaire dans la théorie de Lewis et ondulatoire dans la théorie des orbitales.

Explication

La théorie de Lewis traite l’électron comme une particule, tandis que la théorie des orbitales lui attribue une nature ondulatoire. Les autres propositions confondent ces modèles avec des propriétés qui ne définissent pas leur distinction.

2. Que décrit une orbitale atomique ?

Une formule donnant la masse et la charge de chaque électron.
Une fonction d’onde indiquant l’énergie et la probabilité de présence d’un électron.
Une région contenant un nombre fixe de protons autour du noyau.
Une trajectoire précise indiquant la position de l’électron à chaque instant.

Une fonction d’onde indiquant l’énergie et la probabilité de présence d’un électron.

Explication

Une orbitale atomique est une fonction d’onde qui renseigne sur l’énergie et la probabilité de présence d’un électron. Elle ne correspond pas à une trajectoire électronique certaine, contrairement à l’une des confusions proposées.

3. Quel est le nombre maximal d’électrons pouvant occuper une couche électronique dont le nombre quantique principal vaut n=3n=3 ?

12 électrons
6 électrons
9 électrons
18 électrons

18 électrons

Explication

La capacité maximale d’une couche est donnée par 2n22n^2 ; pour n=3n=3, on obtient 2×32=182\times3^2=18 électrons. La valeur 9 correspond à n2n^2 et ne tient pas compte du facteur 2.

4. Quel nombre quantique détermine la sous-couche électronique et quelles valeurs peut-il prendre pour une couche donnée ?

Le nombre quantique de spin, de 0 à n−1n-1.
Le nombre quantique principal nn, de 0 à l−1l-1.
Le nombre quantique magnétique, de 1 à n+1n+1.
Le nombre quantique secondaire ll, de 0 à n−1n-1.

Le nombre quantique secondaire $$l$$, de 0 à $$n-1$$.

Explication

Le nombre quantique secondaire ll définit la sous-couche et varie de 0 à n−1n-1, ce qui correspond notamment aux sous-couches s, p, d et f. Le nombre quantique principal nn caractérise plutôt la couche électronique.

5. Combien d’orbitales contiennent respectivement les sous-couches s, p, d et f ?

2, 4, 6 et 8 orbitales
3, 5, 7 et 9 orbitales
1, 3, 5 et 7 orbitales
1, 2, 3 et 4 orbitales

1, 3, 5 et 7 orbitales

Explication

Les sous-couches s, p, d et f comportent respectivement 1, 3, 5 et 7 orbitales. La progression 1, 2, 3 et 4 confond le type de sous-couche avec le nombre d’orbitales qu’elle contient.

6. Quelle règle s’applique à deux électrons placés dans une même orbitale selon le principe d’exclusion de Pauli ?

Ils occupent des orbitales différentes, même lorsque la première est disponible.
Ils ont des charges opposées, avec des valeurs +1+1 et −1-1.
Ils possèdent des spins identiques, avec deux valeurs +12+\frac{1}{2}.
Ils possèdent des spins opposés, avec des valeurs +12+\frac{1}{2} et −12-\frac{1}{2}.

Ils possèdent des spins opposés, avec des valeurs $$+\frac{1}{2}$$ et $$-\frac{1}{2}$$.

Explication

Le principe d’exclusion de Pauli limite à deux le nombre d’électrons par orbitale et impose des spins opposés, notés +12+\frac{1}{2} et −12-\frac{1}{2}. Des charges opposées ne décrivent pas le spin électronique, et deux électrons d’une même orbitale ne doivent pas avoir le même spin.

7. Que devient le nombre total d’orbitales lorsqu’une hybridation mélange plusieurs orbitales atomiques de valence ?

Il diminue parce que certaines orbitales sont supprimées.
Il augmente grâce à la création d’orbitales supplémentaires.
Il devient égal au nombre d’électrons de valence de l’atome.
Il reste égal au nombre d’orbitales atomiques mélangées.

Il reste égal au nombre d’orbitales atomiques mélangées.

Explication

Le mélange de nn orbitales atomiques produit nn orbitales hybrides : le nombre total d’orbitales est donc conservé. L’hybridation ne crée pas d’orbitales supplémentaires et ne dépend pas directement du nombre d’électrons de valence.

8. Selon la théorie VSEPR, comment s’orientent les orbitales hybrides autour d’un atome central ?

Elles s’éloignent le plus possible les unes des autres.
Elles se rapprochent pour former un arrangement plus compact.
Elles s’orientent arbitrairement selon la position des électrons.
Elles s’alignent toutes dans une même direction autour du noyau.

Elles s’éloignent le plus possible les unes des autres.

Explication

La théorie VSEPR explique que les domaines électroniques autour de l’atome central adoptent une orientation maximisant leur éloignement mutuel. Une orientation arbitraire ne rend donc pas compte de la géométrie moléculaire prédite par cette théorie.

9. Pour le carbone, combien de directions de liaison correspondent respectivement aux hybridations spsp, sp2sp^2 et sp3sp^3 ?

2, 4 et 6 directions
2, 3 et 4 directions
3, 4 et 5 directions
1, 2 et 3 directions

2, 3 et 4 directions

Explication

Chez le carbone, les hybridations spsp, sp2sp^2 et sp3sp^3 correspondent respectivement à 2, 3 et 4 directions de liaison. Ces nombres suivent le nombre d’orbitales hybrides formées dans chaque cas.

10. Que décrit la règle de l’octet chez un atome ?

La tendance à remplir huit orbitales autour du noyau
La tendance à posséder huit électrons au total dans l’atome
La tendance à atteindre huit électrons sur la couche de valence
La tendance à former huit liaisons avec des atomes voisins

La tendance à atteindre huit électrons sur la couche de valence

Explication

La règle de l’octet concerne l’acquisition d’une structure électronique stable comportant huit électrons sur la couche de valence. Elle ne porte donc pas sur le nombre total d’électrons présents dans l’atome.

11. Quelle interaction définit une liaison ionique ?

L’attraction entre un hydrogène et un hétéroatome d’une autre molécule
L’attraction entre un cation et un anion issus d’un transfert d’électron
L’attraction entre deux atomes qui partagent une paire d’électrons
L’attraction entre deux dipôles créés par une polarisation temporaire

L’attraction entre un cation et un anion issus d’un transfert d’électron

Explication

Une liaison ionique résulte du transfert d’un électron, qui forme un cation et un anion ensuite attirés électrostatiquement. Le partage d’électrons correspond plutôt à une liaison covalente.

12. Quel type de liaison résulte du recouvrement axial de deux orbitales atomiques ?

Une liaison hydrogène
Une liaison σ
Une liaison π
Une liaison ionique

Une liaison σ

Explication

Le recouvrement axial des orbitales forme une liaison sigma, ou liaison σ. Le recouvrement latéral de deux orbitales p produit, lui, une liaison pi.

13. Dans quelle direction l’électronégativité augmente-t-elle généralement dans le tableau périodique ?

Vers la droite et vers le bas
Vers la droite et vers le haut
Vers la gauche et vers le haut
Vers la gauche et vers le bas

Vers la droite et vers le haut

Explication

L’électronégativité augmente généralement de gauche à droite et de bas en haut dans le tableau périodique. Cette évolution se distingue de celle de la taille atomique, qui augmente généralement vers le bas et la gauche.

14. Quel facteur augmente généralement la polarisabilité d’une liaison ?

Une plus forte électronégativité de l’atome le plus petit
Une réduction de la distance entre les noyaux
Une diminution du nombre d’électrons mobiles
Une plus grande taille des atomes concernés

Une plus grande taille des atomes concernés

Explication

La polarisabilité dépend de la mobilité des électrons et augmente avec la taille des atomes. Des atomes plus volumineux possèdent un nuage électronique plus facilement déformable.

15. Comment l’effet inductif se manifeste-t-il dans une chaîne moléculaire ?

Le transfert complet d’un électron produit des ions séparés dans la molécule
La polarisation d’une liaison influence les liaisons voisines sur une distance limitée
La délocalisation des électrons s’étend continûment dans tout un système conjugué
Le partage latéral d’électrons p forme une liaison perpendiculaire à l’axe internucléaire

La polarisation d’une liaison influence les liaisons voisines sur une distance limitée

Explication

L’effet inductif correspond à la transmission de la polarisation d’une liaison aux liaisons adjacentes, sur une distance pouvant atteindre trois liaisons. La propagation étendue dans un système conjugué relève plutôt de l’effet mésomère.

16. Quelle situation caractérise la mésomérie d’une molécule ?

Un système conjugué qui nécessite plusieurs formes limites pour être représenté
Une structure cyclique qui possède nécessairement huit électrons de valence
Un système ionique formé par transfert complet d’un électron
Une molécule dont les électrons restent localisés dans une seule liaison

Un système conjugué qui nécessite plusieurs formes limites pour être représenté

Explication

La mésomérie décrit un système conjugué dont la structure réelle ne peut pas être représentée entièrement par une seule structure de Lewis. Les différentes écritures utilisées sont des formes limites d’une même molécule.

17. Lorsqu’on compare plusieurs structures mésomères, quel critère doit être privilégié en premier ?

La présence d’une charge sur l’atome le moins électronégatif
Le respect de la règle de l’octet
La multiplication du nombre de liaisons représentées
Le nombre maximal de charges séparées

Le respect de la règle de l’octet

Explication

Les structures mésomères préférentielles respectent d’abord la règle de l’octet, puis placent les charges de manière compatible avec l’électronégativité et limitent leur séparation. Une forte séparation des charges rend généralement une forme moins favorable.

18. Quelle condition satisfait un composé aromatique selon la règle de Hückel ?

Il possède 4n+24n+2 électrons π délocalisés dans un cycle plan et continu
Il possède huit électrons de valence répartis sur un cycle non plan
Il possède 4n4n électrons π localisés dans une chaîne ouverte et flexible
Il possède 2n2n électrons π alternant entre des liaisons totalement localisées

Il possède $$4n+2$$ électrons π délocalisés dans un cycle plan et continu

Explication

La règle de Hückel exige un système cyclique plan, continûment délocalisé, contenant 4n+24n+2 électrons π, avec nn entier positif. Un cycle non plan ou une délocalisation interrompue ne satisfait pas cette condition.

19. Quelle représentation indique la composition globale d’une molécule sans préciser l’enchaînement des atomes ni la nature des liaisons ?

La projection de Newman
La formule semi-développée
La formule développée
La formule brute

La formule brute

Explication

La formule brute indique le nombre et la nature globale des atomes présents dans la molécule. La formule développée, elle, détaille l’enchaînement des atomes et les liaisons entre eux.

20. Dans une représentation de Cram, que signale un triangle plein reliant un atome à un substituant ?

Une liaison autour de laquelle la molécule tourne
Une liaison dirigée vers l’avant du plan
Une liaison située dans le plan
Une liaison dirigée vers l’arrière du plan

Une liaison dirigée vers l’avant du plan

Explication

En représentation de Cram, le triangle plein indique qu’une liaison sort vers l’avant du plan. Le triangle hachuré représente au contraire une liaison orientée vers l’arrière.

21. Quelle transformation peut modifier la conformation d’une molécule sans changer sa configuration ?

Une rotation autour d’une liaison
Une modification de la connectivité
Une inversion de la configuration absolue
Une rupture d’une liaison covalente

Une rotation autour d’une liaison

Explication

La conformation varie par rotation autour des liaisons, ce qui modifie les angles de torsion sans rupture de liaison. La configuration ne change pas par cette rotation et nécessite une rupture de liaison pour être modifiée.

22. Pourquoi une conformation décalée est-elle généralement plus stable qu’une conformation éclipsée ?

Elle comporte davantage d’atomes de carbone
Elle possède une énergie plus faible
Elle transforme les liaisons simples en doubles liaisons
Elle empêche toute rotation moléculaire

Elle possède une énergie plus faible

Explication

La conformation décalée est plus stable parce que son énergie est inférieure à celle de la conformation éclipsée. Une conformation éclipsée n’ajoute pas d’atomes et ne transforme pas les liaisons simples.

23. Que se produit-il lors de l’inversion de chaise d’un cyclohexane ?

Les atomes de carbone changent d’ordre dans la chaîne
Les liaisons covalentes du cycle sont rompues
Les liaisons axiales deviennent équatoriales et inversement
Les substituants perdent leur relation de configuration

Les liaisons axiales deviennent équatoriales et inversement

Explication

L’inversion de chaise échange les positions axiales et équatoriales des liaisons du cyclohexane. Elle ne rompt pas les liaisons du cycle et ne modifie pas la configuration des substituants.

24. Quelle distinction oppose correctement la nomenclature relative et la nomenclature absolue ?

La nomenclature absolue décrit les conformations sans considérer les centres chiraux
La nomenclature relative compare les centres sans appliquer les règles de CIP
La nomenclature absolue compare les centres sans tenir compte des règles de CIP
La nomenclature relative applique les règles de CIP pour classer les substituants

La nomenclature relative compare les centres sans appliquer les règles de CIP

Explication

La nomenclature relative décrit les relations entre centres de chiralité sans recourir aux règles de CIP. La nomenclature absolue utilise ces règles pour attribuer une configuration aux centres concernés.

25. En projection de Fischer, quelle relation entre les groupes OH correspond à une configuration érythro ?

Les deux groupes OH sont du même côté
Les deux groupes OH sont portés par le même carbone
Les deux groupes OH sont sur des côtés opposés
Les deux groupes OH sont absents de la chaîne verticale

Les deux groupes OH sont du même côté

Explication

Le terme érythro indique que les deux groupes OH se trouvent du même côté dans la projection de Fischer. La disposition sur des côtés opposés correspond à la relation thréo.

26. Quelle disposition caractérise la configuration D d’un glucide naturel en projection de Fischer ?

Le OH du dernier carbone asymétrique est à gauche
Le NH2 du dernier carbone asymétrique est à gauche
Le NH2 du premier carbone asymétrique est à droite
Le OH du dernier carbone asymétrique est à droite

Le OH du dernier carbone asymétrique est à droite

Explication

Pour un glucide naturel, la configuration D est définie par la présence du OH du dernier carbone asymétrique à droite en projection de Fischer. La position du NH2 concerne la désignation L des aminoacides naturels.

27. Un alcène possède deux substituants identiques situés de part et d’autre de sa double liaison : comment décrit-on cette relation ?

Une relation érythro
Une relation axiale
Une relation trans
Une relation cis

Une relation trans

Explication

Pour un alcène, trans signifie que les substituants identiques se trouvent sur des côtés opposés de la double liaison. Le terme cis désigne leur présence du même côté.

28. Selon les règles de Cahn-Ingold-Prélog, quel critère détermine en priorité le classement de deux substituants directement liés à un centre stéréogène ?

La taille spatiale des groupes concernés
Le nombre total d’atomes de chaque groupe
Le numéro atomique des atomes directement liés
La masse molaire des substituants concernés

Le numéro atomique des atomes directement liés

Explication

Les règles CIP donnent la priorité à l’atome directement lié qui possède le numéro atomique le plus élevé. La masse, la taille apparente et le nombre total d’atomes du substituant ne constituent pas le critère initial de classement.

29. Quelle procédure permet d’attribuer correctement une configuration R ou S à un centre stéréogène ?

Classer les groupes par taille, puis observer la rotation depuis l’avant
Placer le plus fort à l’arrière, puis suivre 4-1-2 autour du centre
Classer les substituants, placer le plus faible à l’arrière, puis suivre 1-2-3
Repérer le groupe fonctionnel principal, puis suivre les groupes dans l’ordre alphabétique

Classer les substituants, placer le plus faible à l’arrière, puis suivre 1-2-3

Explication

L’attribution de R ou S exige de classer les substituants selon les règles CIP, de placer le substituant de plus faible priorité à l’arrière et d’observer le sens de rotation des priorités 1, 2 et 3. Placer un autre substituant à l’arrière ou utiliser la taille et l’ordre alphabétique fausse l’analyse.

30. Quelle distinction décrit correctement les notations R/S et +/− en stéréochimie ?

R/S indique la conformation, tandis que +/− indique la priorité CIP
R/S décrit le pouvoir rotatoire, tandis que +/− décrit la configuration
R/S décrit la configuration, tandis que +/− décrit le pouvoir rotatoire
R/S indique la masse, tandis que +/− indique la rotation autour d’une liaison

R/S décrit la configuration, tandis que +/− décrit le pouvoir rotatoire

Explication

Les symboles R et S désignent la configuration absolue établie par les règles CIP, alors que les signes + et − indiquent le sens du pouvoir rotatoire. Une configuration R ou S ne permet donc pas, à elle seule, de déduire le signe de la rotation.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 63 flashcards sur Chimie générale et stéréochimie.

Quelle double nature possède l’électron selon Lewis et la théorie des orbitales ?

Corpusculaire selon Lewis et ondulatoire selon la théorie des orbitales.

Qu'est-ce qu'une orbitale atomique ?

Une fonction d’onde décrivant l’énergie et la probabilité de présence d’un électron.

Quelle est la formule du nombre maximal d'électrons dans une couche n ?

2n22n^2 électrons.

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