QCM : Chimie physique : atome et liaisons (44 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle différence fondamentale distingue l’orbite de Bohr de la prédiction classique pour un électron en mouvement circulaire ?

Bohr prévoit un rayonnement continu, tandis que la mécanique classique impose une orbite stable.
Bohr postule une orbite stable, tandis que la mécanique classique prévoit un rayonnement et une perte d’énergie.
Bohr prévoit une chute immédiate vers le noyau, tandis que la mécanique classique décrit une orbite permanente.
Bohr décrit une probabilité de présence, tandis que la mécanique classique prévoit des niveaux d’énergie quantifiés.

Bohr postule une orbite stable, tandis que la mécanique classique prévoit un rayonnement et une perte d’énergie.

Explication

Dans le modèle de Bohr, l’électron reste sur une orbite stable, alors que la mécanique classique prévoit qu’il rayonne et perd de l’énergie. La prédiction d’une orbite stable correspond à Bohr, et non à la mécanique classique.

2. Pourquoi le modèle de Bohr ne suffit-il pas à décrire les spectres de tous les atomes ?

Il convient à l’hydrogène, mais n’explique pas toutes les raies des atomes polyélectroniques.
Il décrit les spectres de tous les atomes, mais ne permet pas de distinguer leurs raies.
Il décrit les spectres d’absorption, mais ne peut rendre compte des spectres d’émission.
Il convient aux atomes polyélectroniques, mais n’explique aucune raie du spectre de l’hydrogène.

Il convient à l’hydrogène, mais n’explique pas toutes les raies des atomes polyélectroniques.

Explication

Le modèle de Bohr est adapté à l’hydrogène et explique certaines raies d’émission et d’absorption, sans décrire toutes celles des atomes polyélectroniques. Il n’est donc pas exact de dire qu’il échoue à rendre compte de toute raie de l’hydrogène.

3. Que permet de conclure le principe d’incertitude de Heisenberg à propos d’une particule de masse très faible ?

Sa position et sa vitesse peuvent être déterminées précisément si sa trajectoire est circulaire.
Sa position et sa vitesse ne peuvent pas être déterminées simultanément avec précision.
Sa vitesse peut être déterminée précisément, mais sa position reste toujours inconnue.
Sa position peut être déterminée précisément, mais sa vitesse reste toujours inconnue.

Sa position et sa vitesse ne peuvent pas être déterminées simultanément avec précision.

Explication

Le principe d’incertitude interdit de déterminer simultanément et avec précision la position et la vitesse d’une particule de masse très faible. Il ne désigne pas l’une de ces deux grandeurs comme toujours inconnue, contrairement aux autres réponses.

4. Comment la mécanique quantique décrit-elle l’électron dans l’atome ?

Par une orbite circulaire stable et une distance fixe par rapport au noyau.
Par son énergie et sa probabilité de présence dans l’espace, plutôt que par une trajectoire.
Par sa position exacte et son déplacement continu autour du noyau.
Par une trajectoire précise et une vitesse définie à chaque point de l’espace.

Par son énergie et sa probabilité de présence dans l’espace, plutôt que par une trajectoire.

Explication

La description quantique caractérise l’électron par son énergie et sa probabilité de présence, et non par une trajectoire. Une orbite circulaire stable relève plutôt du modèle de Bohr.

5. Quels nombres quantiques définissent une orbitale atomique ?

Le triplet (n, ℓ, mS), avec mS prenant des valeurs entières de −ℓ à +ℓ.
Le couple (n, ℓ), avec ℓ prenant des valeurs entières de −n à +n.
Le triplet (n, ℓ, m), avec m prenant des valeurs entières de −ℓ à +ℓ.
Le couple (ℓ, m), avec m prenant des valeurs entières de −n à +n.

Le triplet (n, ℓ, m), avec m prenant des valeurs entières de −ℓ à +ℓ.

Explication

Le nombre magnétique m va de −ℓ à +ℓ par pas de un, et le triplet (n, ℓ, m) définit une orbitale atomique. Le couple (n, ℓ) définit une sous-couche, pas une orbitale précise.

6. Combien d’orbitales dégénérées une sous-couche de nombre quantique secondaire ℓ = 2 possède-t-elle ?

Cinq orbitales, selon la relation 2ℓ+12\ell+1.
Trois orbitales, selon la relation ℓ+1\ell+1.
Quatre orbitales, selon la relation 2ℓ2\ell.
Six orbitales, selon la relation 2ℓ+22\ell+2.

Cinq orbitales, selon la relation $$2\ell+1$$.

Explication

Le nombre d’orbitales dégénérées vaut 2ℓ+12\ell+1; pour ℓ = 2, il est égal à cinq. La relation 2ℓ2\ell donnerait quatre et ne correspond pas à la règle indiquée.

7. Quelle combinaison de nombres quantiques précise l’état d’un électron dans une orbitale ?

Le triplet (n, ℓ, m) complété par mS, qui vaut +1/2 ou −1/2.
Le triplet (n, ℓ, mS) complété par m, qui vaut 0 ou 1.
Le triplet (n, ℓ, m) complété par mS, qui vaut 0 ou 1.
Le couple (n, ℓ) complété par m, qui vaut +1/2 ou −1/2.

Le triplet (n, ℓ, m) complété par mS, qui vaut +1/2 ou −1/2.

Explication

Le spin mS prend l’une des deux valeurs +1/2 ou −1/2 et, associé à (n, ℓ, m), définit l’état de l’électron. Les valeurs 0 et 1 ne sont pas les valeurs possibles de ce nombre quantique de spin.

8. Quelle caractéristique distingue la distribution de probabilité d’une orbitale p ?

Elle comporte deux lobes de même signe, séparés par un plan où la probabilité est maximale.
Elle comporte quatre lobes de signes alternés, séparés par deux plans nodaux.
Elle forme une région sphérique sans plan nodal et présente une probabilité uniforme.
Elle comporte deux lobes de signes opposés, séparés par un plan nodal de probabilité nulle.

Elle comporte deux lobes de signes opposés, séparés par un plan nodal de probabilité nulle.

Explication

Une orbitale p possède deux lobes de signes opposés et un plan nodal où la probabilité de présence est nulle. Des lobes de même signe ne décrivent donc pas cette caractéristique.

9. Dans quel ordre les sous-couches sont-elles occupées à l’état fondamental ?

Par capacité électronique croissante, afin de remplir d’abord les sous-couches les moins peuplées.
Par énergie croissante, afin d’obtenir la configuration électronique de minimum d’énergie.
Par nombre quantique principal croissant, même si cela augmente l’énergie totale.
Par proximité au noyau décroissante, afin de placer d’abord les électrons les plus externes.

Par énergie croissante, afin d’obtenir la configuration électronique de minimum d’énergie.

Explication

À l’état fondamental, les électrons occupent les sous-couches par ordre croissant d’énergie pour former la configuration de minimum d’énergie. Le nombre quantique principal seul ne suffit pas à établir cet ordre.

10. Deux sous-couches ont la même somme n + ℓ; laquelle est la moins énergétique selon la règle de Klechkovski ?

Celle dont le nombre quantique principal n est le plus grand.
Celle dont le nombre quantique principal n est le plus petit.
Celle dont le nombre quantique secondaire ℓ est le plus grand.
Celle dont le nombre quantique secondaire ℓ est le plus petit.

Celle dont le nombre quantique principal n est le plus petit.

Explication

Lorsque les sous-couches ont la même somme n + ℓ, celle qui a le plus petit n est la moins énergétique. Comparer uniquement les valeurs de ℓ ne permet pas de trancher selon cette règle.

11. Combien d’électrons une orbitale donnée peut-elle accueillir au maximum, et comment sont orientés leurs spins ?

Un électron, dont le spin peut prendre l’une des deux orientations.
Trois électrons, dont les spins sont opposés deux à deux.
Deux électrons, dont les spins sont opposés.
Deux électrons, dont les spins sont parallèles.

Deux électrons, dont les spins sont opposés.

Explication

Une orbitale peut contenir au maximum deux électrons, et leurs spins sont opposés. Des spins parallèles ne respectent pas cette condition pour deux électrons partageant une orbitale.

12. Dans une sous-couche comportant des orbitales dégénérées, comment les électrons se répartissent-ils d’abord selon la règle de Hund ?

Ils s’apparient d’abord dans une même orbitale avec des spins opposés, ce qui favorise la stabilité.
Ils occupent séparément les orbitales avec des spins parallèles, ce qui favorise la stabilité.
Ils se répartissent selon l’ordre croissant de n, même si les orbitales sont dégénérées.
Ils occupent séparément les orbitales avec des spins opposés, ce qui favorise la stabilité.

Ils occupent séparément les orbitales avec des spins parallèles, ce qui favorise la stabilité.

Explication

La règle de Hund favorise d’abord l’occupation séparée des orbitales dégénérées par des électrons de spins parallèles. L’appariement immédiat n’est pas la répartition qui maximise la stabilité.

13. Dans un atome possédant une sous-couche d en cours de remplissage, quels électrons sont considérés comme des électrons de valence ?

Ceux des sous-couches internes, car ils déterminent la charge du noyau
Tous les électrons situés dans les sous-couches s et p, quel que soit leur nombre quantique principal
Ceux des sous-couches de plus grand nombre quantique principal, à l’exclusion des sous-couches d et f
Ceux des sous-couches de plus grand nombre quantique principal et ceux de la sous-couche d en cours de remplissage

Ceux des sous-couches de plus grand nombre quantique principal et ceux de la sous-couche d en cours de remplissage

Explication

Les électrons de valence comprennent ceux des sous-couches de nombre quantique principal maximal ainsi que ceux des sous-couches d et f en cours de remplissage. La réponse qui exclut d et f confond ces électrons avec une définition plus restreinte des électrons externes.

14. Pourquoi les électrons de valence jouent-ils un rôle déterminant dans la réactivité chimique d’un élément ?

Ils sont plus liés au noyau que les électrons de cœur et déterminent principalement la masse atomique
Ils occupent les couches les plus internes et sont les premiers électrons échangés lors d’une réaction
Ils neutralisent la charge du noyau et empêchent les électrons de cœur de changer d’état
Ils sont moins liés au noyau que les électrons de cœur et participent aux interactions chimiques

Ils sont moins liés au noyau que les électrons de cœur et participent aux interactions chimiques

Explication

Les électrons de valence sont moins fortement liés au noyau que les électrons de cœur, ce qui leur permet de participer à la réactivité chimique. La proposition qui les décrit comme les électrons les plus internes inverse leur position et leur rôle.

15. Dans une représentation de Lewis, comment représente-t-on un doublet d’électrons de valence ?

Par un rectangle vide, tandis qu’un électron célibataire est représenté par un tiret
Par deux points, tandis qu’un électron célibataire est représenté par un rectangle vide
Par un point, tandis qu’un électron célibataire est représenté par un tiret
Par un tiret, tandis qu’un électron célibataire est représenté par un point

Par un tiret, tandis qu’un électron célibataire est représenté par un point

Explication

Dans la représentation de Lewis, un doublet est indiqué par un tiret et un électron célibataire par un point. La confusion la plus fréquente consiste à intervertir ces deux symboles.

16. Pour établir la configuration électronique d’un anion à partir de celle de son atome neutre, quelle opération faut-il effectuer ?

Ajouter des électrons en respectant les règles de Klechkovski, Pauli et Hund
Conserver le nombre d’électrons et modifier l’ordre des sous-couches occupées
Ajouter des protons en respectant les règles de Klechkovski, Pauli et Hund
Retirer des électrons en respectant les règles de Klechkovski, Pauli et Hund

Ajouter des électrons en respectant les règles de Klechkovski, Pauli et Hund

Explication

Un anion possède davantage d’électrons que l’atome neutre correspondant : on en ajoute à la configuration fondamentale en respectant les règles de remplissage. Le retrait d’électrons correspond à la formation d’un cation.

17. Quel critère ordonne les éléments dans la classification périodique actuelle ?

La masse atomique croissante, indépendamment de leur configuration électronique
La réactivité chimique croissante, de façon à regrouper les éléments les plus actifs
Le numéro atomique croissant, associé à l’organisation de leur configuration électronique
Le nombre d’électrons de valence croissant, avant toute considération du noyau

Le numéro atomique croissant, associé à l’organisation de leur configuration électronique

Explication

La classification actuelle ordonne les éléments par numéro atomique croissant, ce qui correspond à leur configuration électronique. Le classement par masse atomique croissante est associé à la démarche initiale de Mendeleïev.

18. Quelle description correspond à la structure générale de la classification périodique ?

Sept périodes et dix-huit colonnes, avec quatorze colonnes du bloc f présentées à part
Dix-huit périodes et quatorze colonnes, avec sept colonnes du bloc f présentées à part
Sept périodes et quatorze colonnes, avec dix-huit colonnes du bloc f présentées à part
Dix-huit périodes et sept colonnes, avec quatorze colonnes du bloc f intégrées aux périodes

Sept périodes et dix-huit colonnes, avec quatorze colonnes du bloc f présentées à part

Explication

La classification comprend sept périodes et dix-huit colonnes, tandis que les quatorze colonnes du bloc f sont représentées séparément. La description qui échange périodes et colonnes inverse les deux dimensions du tableau.

19. Un élément appartient à la période correspondant à la plus grande valeur de n de sa configuration électronique ; par quoi cette période commence-t-elle et quand s’achève-t-elle ?

Elle commence par le remplissage de nf et s’achève lorsque np est remplie
Elle commence par le remplissage de ns et s’achève lorsque np est remplie
Elle commence par le remplissage de np et s’achève lorsque ns est remplie
Elle commence par le remplissage de ns et s’achève lorsque nd est remplie

Elle commence par le remplissage de ns et s’achève lorsque np est remplie

Explication

Une période correspond à une même valeur maximale de n ; son remplissage commence dans ns et s’achève lorsque np est remplie. La réponse qui place np au début et ns à la fin inverse l’ordre caractéristique des sous-couches.

20. Quel ensemble de nombres donne le nombre de colonnes des blocs s, d, p et f, dans cet ordre ?

2, 10, 6 et 14
6, 10, 2 et 14
10, 2, 14 et 6
2, 14, 6 et 10

2, 10, 6 et 14

Explication

Les blocs s, d, p et f comptent respectivement 2, 10, 6 et 14 colonnes, selon la sous-couche où se place le dernier électron. La combinaison qui attribue 14 colonnes à d et 10 à f intervertit leurs largeurs.

21. Deux éléments occupent la même colonne du tableau périodique : quelle comparaison de leurs propriétés est la plus attendue ?

Leur configuration électronique de valence est identique et leurs propriétés chimiques sont analogues
Leur numéro atomique est identique et leurs propriétés chimiques sont nécessairement identiques
Leur masse atomique est identique et leurs propriétés chimiques diffèrent fortement
Leur configuration électronique complète est identique et leurs propriétés physiques sont analogues

Leur configuration électronique de valence est identique et leurs propriétés chimiques sont analogues

Explication

Les éléments d’une même colonne ont une configuration électronique de valence identique et des propriétés chimiques analogues. Des éléments consécutifs en numéro atomique ne présentent pas forcément cette analogie, comme le montrent le fluor et le néon.

22. Quel comportement caractérise les halogènes cités, tels que le chlore et le brome ?

Leurs corps simples sont monoatomiques et ils libèrent un électron pour former des cations
Leurs corps simples sont monoatomiques et ils captent deux électrons pour former des anions
Leurs corps simples sont diatomiques et ils captent un électron pour former des anions
Leurs corps simples sont diatomiques et ils libèrent deux électrons pour former des cations

Leurs corps simples sont diatomiques et ils captent un électron pour former des anions

Explication

Les halogènes cités, notamment le fluor, le chlore, le brome et l’iode, forment des corps simples diatomiques et captent un électron pour donner des anions. La libération d’un électron pour former un cation caractérise plutôt les métaux alcalins.

23. En comparant le rayon atomique d’éléments situés dans une même période, quelle évolution observe-t-on généralement de gauche à droite ?

Il reste constant à mesure que le numéro atomique augmente
Il augmente puis diminue sans lien avec le numéro atomique
Il diminue à mesure que le numéro atomique augmente
Il augmente à mesure que le numéro atomique augmente

Il diminue à mesure que le numéro atomique augmente

Explication

Dans une période, le rayon atomique diminue de gauche à droite lorsque le numéro atomique augmente. L’augmentation du rayon correspond plutôt à la tendance observée en descendant dans une colonne, où n augmente.

24. Quels types de liaisons peuvent résulter des interactions entre électrons de valence dans des édifices polyatomiques ?

Des liaisons métalliques, physiques ou magnétiques
Des liaisons covalentes, gravitationnelles ou nucléaires
Des liaisons ioniques, métalliques ou covalentes
Des liaisons ioniques, hydrogène ou nucléaires

Des liaisons ioniques, métalliques ou covalentes

Explication

Les électrons de valence peuvent participer à des liaisons ioniques, métalliques ou covalentes dans les édifices polyatomiques. Les interactions intermoléculaires, comme les liaisons hydrogène, ne constituent pas l’un des trois types de liaison chimique énumérés ici.

25. Quelle différence d’ordre de grandeur distingue généralement l’énergie des liaisons chimiques de celle des interactions intermoléculaires ?

Les deux types d’interactions valent généralement quelques à quelques dizaines de kJ·mol⁻¹ par mole.
Les liaisons chimiques valent quelques à quelques dizaines de kJ·mol⁻¹, contre environ 100 à plusieurs milliers pour les interactions intermoléculaires.
Les liaisons chimiques valent environ 100 kJ·mol⁻¹ à plusieurs milliers, contre quelques à quelques dizaines pour les interactions intermoléculaires.
Les deux types d’interactions valent généralement environ 100 kJ·mol⁻¹ à plusieurs milliers par mole.

Les liaisons chimiques valent environ 100 kJ·mol⁻¹ à plusieurs milliers, contre quelques à quelques dizaines pour les interactions intermoléculaires.

Explication

Les liaisons chimiques impliquent une redistribution électronique et possèdent des énergies bien supérieures à celles des interactions physiques intermoléculaires. Inverser ces ordres de grandeur attribuerait à ces dernières les énergies caractéristiques des liaisons chimiques.

26. Lors de la formation d’un cristal ionique à partir de deux atomes, que se passe-t-il au cours de la liaison ionique ?

Un atome cède un électron de valence à l’autre, formant des ions dont l’ensemble assure la cohésion du cristal.
Deux atomes partagent un doublet d’électrons, formant des molécules qui s’assemblent en cristal.
Les électrons de valence se délocalisent entre de nombreux noyaux, assurant la cohésion du cristal.
Un atome cède un doublet électronique à l’autre, sans former de cations ni d’anions.

Un atome cède un électron de valence à l’autre, formant des ions dont l’ensemble assure la cohésion du cristal.

Explication

La liaison ionique repose sur le transfert d’un électron de valence, qui forme un cation et un anion ; la cohésion cristalline résulte de leurs interactions collectives. Le partage d’un doublet décrit plutôt une liaison covalente.

27. Comment évolue le nombre de liaisons π lorsque l’on passe d’une liaison simple à une liaison triple entre deux atomes ?

Il passe de zéro à deux, tandis qu’une liaison σ est présente dans les deux cas.
Il passe de deux à zéro, tandis qu’une liaison σ est présente dans les deux cas.
Il passe de zéro à un, tandis que la liaison σ apparaît uniquement dans la liaison double.
Il passe de un à deux, tandis que la liaison σ apparaît uniquement dans la liaison triple.

Il passe de zéro à deux, tandis qu’une liaison σ est présente dans les deux cas.

Explication

Une liaison simple comporte une liaison σ et aucune liaison π, tandis qu’une liaison triple comporte une liaison σ et deux liaisons π. La liaison σ n’est donc pas réservée aux liaisons multiples.

28. Quelle valeur exprime un moment dipolaire d’un debye en unités SI ?

3,33×10−30 C/m3{,}33 \times 10^{-30}\ \mathrm{C/m}
3,33×10−30 C⋅m3{,}33 \times 10^{-30}\ \mathrm{C\cdot m}
3,33×1030 C⋅m3{,}33 \times 10^{30}\ \mathrm{C\cdot m}
3,33×10−19 C⋅m3{,}33 \times 10^{-19}\ \mathrm{C\cdot m}

$$3{,}33 \times 10^{-30}\ \mathrm{C\cdot m}$$

Explication

Le debye vaut 3,33×10−30 C⋅m3{,}33 \times 10^{-30}\ \mathrm{C\cdot m}. L’unité doit être le produit d’une charge par une distance, et non leur quotient.

29. À quoi peut servir la mesure expérimentale du moment dipolaire d’une liaison telle que H–Cl ?

À déduire le pourcentage de caractère ionique de la liaison.
À mesurer l’énergie nécessaire pour rompre les interactions intermoléculaires.
À déterminer directement le nombre d’électrons de valence des atomes.
À établir si la liaison contient une, deux ou trois liaisons σ.

À déduire le pourcentage de caractère ionique de la liaison.

Explication

La mesure du moment dipolaire d’une liaison permet d’en déduire son pourcentage de caractère ionique. Elle ne sert pas à compter les électrons de valence, qui relèvent de la configuration électronique des atomes.

30. Combien d’électrons de valence possède l’oxygène dans le décompte utilisé pour les structures de Lewis ?

Cinq électrons de valence
Quatre électrons de valence
Six électrons de valence
Sept électrons de valence

Six électrons de valence

Explication

L’oxygène possède six électrons de valence. Le fluor en possède sept, ce qui le distingue de l’oxygène dans le décompte des électrons de valence.

31. Dans une liaison de coordination, d’où proviennent les deux électrons du doublet liant ?

Ils sont prélevés dans un doublet partagé entre deux bases de Lewis.
Ils sont fournis tous les deux par la base de Lewis à l’acide de Lewis.
Chaque atome apporte un électron, comme dans une liaison covalente ordinaire.
Ils proviennent tous les deux de l’acide de Lewis et sont donnés à la base.

Ils sont fournis tous les deux par la base de Lewis à l’acide de Lewis.

Explication

Dans une liaison de coordination, la base de Lewis fournit les deux électrons du doublet à l’acide de Lewis. Dans une liaison covalente ordinaire, au contraire, chaque atome apporte un électron au doublet liant.

32. Pourquoi l’hydrogène forme-t-il une seule liaison covalente selon la règle du duet ?

Cette liaison lui permet de recevoir un doublet entier d’une base de Lewis.
Cette liaison lui permet d’atteindre huit électrons de valence, comme les atomes de la deuxième période.
Cette liaison lui permet d’atteindre une configuration stable à deux électrons, analogue à celle de l’hélium.
Cette liaison lui permet de former un état hypervalent à plusieurs doublets.

Cette liaison lui permet d’atteindre une configuration stable à deux électrons, analogue à celle de l’hélium.

Explication

L’hydrogène tend à obtenir deux électrons dans sa couche externe, ce qu’une liaison lui permet d’atteindre. La règle de l’octet s’applique généralement aux atomes de la deuxième période et ne décrit pas la stabilité recherchée par l’hydrogène.

33. Quelle comparaison entre le carbone et le phosphore respecte les limites de l’octet ?

Le carbone peut être hypervalent, tandis que le phosphore reste limité à l’octet dans ses composés.
Le carbone et le phosphore peuvent dépasser l’octet dans leurs composés usuels.
Le carbone et le phosphore restent tous deux limités à l’octet dans tous leurs composés.
Le carbone ne dépasse pas l’octet, tandis que le phosphore peut être hypervalent dans certains composés.

Le carbone ne dépasse pas l’octet, tandis que le phosphore peut être hypervalent dans certains composés.

Explication

Le carbone appartient à la deuxième période et ne peut pas dépasser l’octet, tandis que le phosphore, élément de la troisième période, peut être hypervalent dans certains composés. Attribuer l’hypervalence au carbone inverse la distinction entre ces éléments.

34. Qu’est-ce qui distingue des formes mésomères correctes d’une même espèce chimique ?

Elles diffèrent par le déplacement des atomes, tandis que les doublets σ restent en place.
Elles diffèrent par la délocalisation de doublets, sans déplacement du squelette nucléaire ni des doublets σ.
Elles diffèrent par le déplacement des doublets σ, sans changement des doublets non liants.
Elles représentent des molécules distinctes ayant la même formule brute et des squelettes différents.

Elles diffèrent par la délocalisation de doublets, sans déplacement du squelette nucléaire ni des doublets σ.

Explication

Les formes mésomères redistribuent des doublets non liants et/ou π, mais conservent le squelette nucléaire et les doublets σ. Un déplacement des atomes correspondrait à une modification du squelette, et non à une simple forme mésomère.

35. Quelle forme mésomère contribue le plus lorsque plusieurs représentations sont possibles ?

Celle qui comporte davantage de charges formelles, si les charges sont réparties sur plusieurs atomes.
Celle qui évite les lacunes électroniques, limite les charges formelles et place les charges selon l’électronégativité.
Celle qui place les charges négatives sur les atomes les moins électronégatifs et les charges positives sur les plus électronégatifs.
Celle qui présente une lacune électronique, si elle réduit le nombre de liaisons π.

Celle qui évite les lacunes électroniques, limite les charges formelles et place les charges selon l’électronégativité.

Explication

Le poids statistique favorise les formes sans lacune électronique, avec peu de charges formelles et des charges placées en accord avec l’électronégativité. Une forme qui inverse le placement favorable des charges est moins représentative.

36. Comment l’hybride de résonance représente-t-il la structure électronique réelle ?

Comme une moyenne pondérée des formes mésomères les plus représentatives et de même poids statistique.
Comme une moyenne arithmétique de toutes les formes possibles, indépendamment de leur poids statistique.
Comme une alternance temporelle entre des formes mésomères qui conservent chacune leurs électrons localisés.
Comme une forme mésomère unique, choisie parce qu’elle comporte le plus de liaisons localisées.

Comme une moyenne pondérée des formes mésomères les plus représentatives et de même poids statistique.

Explication

L’hybride de résonance décrit la répartition électronique réelle comme une moyenne pondérée des formes les plus représentatives et de même poids statistique. Il ne correspond donc pas à une alternance de structures localisées.

37. Quel principe guide la théorie VSEPR pour prévoir la géométrie autour d’un atome ?

Les liaisons s’orientent de manière à rendre égales les longueurs entre atomes liés.
Les doublets liants s’organisent sans tenir compte des doublets non liants.
Les noyaux s’organisent de manière à maximiser les recouvrements entre orbitales.
Les doublets de valence s’organisent de manière à minimiser leurs répulsions.

Les doublets de valence s’organisent de manière à minimiser leurs répulsions.

Explication

La théorie VSEPR prévoit la disposition des doublets liants et non liants qui minimise leurs répulsions. Négliger les doublets non liants omet une partie des directions de répulsion prises en compte.

38. Dans le code AXₙEₚ, que représente le nombre de directions de la figure de répulsion ?

Le nombre total d’atomes de la molécule, sans distinction de leur position par rapport à A.
Le nombre de doublets liants autour de A, en excluant les doublets non liants.
La somme du nombre d’atomes liés à A et du nombre de doublets non liants sur A.
Le nombre d’atomes liés à A, auquel on retranche le nombre de doublets non liants sur A.

La somme du nombre d’atomes liés à A et du nombre de doublets non liants sur A.

Explication

Dans AXₙEₚ, n compte les atomes liés à l’atome central et p ses doublets non liants : la figure de répulsion comporte donc n + p directions. Ne compter que les atomes liés confondrait figure de répulsion et géométrie moléculaire.

39. Comment une liaison triple est-elle comptée dans la détermination des directions de répulsion VSEPR ?

Comme trois directions de répulsion, en raison de ses trois liaisons représentées.
Comme une seule direction de répulsion, de la même façon qu’une liaison simple.
Comme deux directions de répulsion, car elle comprend une liaison σ et deux liaisons π.
Comme une direction de répulsion pour chaque atome lié par la liaison triple.

Comme une seule direction de répulsion, de la même façon qu’une liaison simple.

Explication

En VSEPR, une liaison multiple représente une seule direction de répulsion, comme une liaison simple. La compter selon le nombre de doublets liants qu’elle contient confond les doublets de Lewis avec les directions géométriques.

40. Comment détermine-t-on le moment dipolaire d’une molécule à partir de ses liaisons ?

En additionnant les normes des moments dipolaires de toutes ses liaisons.
En prenant le moment dipolaire de la liaison la plus polarisée de la molécule.
En effectuant la somme vectorielle des moments dipolaires de toutes ses liaisons.
En faisant la moyenne des angles entre les moments dipolaires de ses liaisons.

En effectuant la somme vectorielle des moments dipolaires de toutes ses liaisons.

Explication

Le moment dipolaire moléculaire résulte de la somme vectorielle des moments dipolaires de liaison, ce qui tient compte de leurs directions. Additionner leurs normes ignorerait l’orientation et pourrait donc donner un résultat incorrect.

41. Une molécule possède des liaisons polarisées dont les moments dipolaires se compensent vectoriellement : comment la décrit-on ?

Elle est apolaire, puisque la somme vectorielle de ses moments de liaison est nulle.
Elle est polaire, puisque la présence de moments de liaison empêche leur compensation.
Elle est polaire, puisque chacune de ses liaisons possède un moment dipolaire non nul.
Elle est apolaire, puisque ses liaisons polarisées doivent avoir des normes identiques.

Elle est apolaire, puisque la somme vectorielle de ses moments de liaison est nulle.

Explication

Une molécule à liaisons polarisées est apolaire lorsque la somme vectorielle de leurs moments est nulle. La présence de moments de liaison non nuls ne suffit pas à rendre la molécule polaire si leurs effets se compensent.

42. Quel est le principe de la méthode CLOA pour étudier les molécules ?

Décrire chaque atome séparément sans tenir compte de ses orbitales
Remplacer les électrons par des noyaux afin de simplifier l’équation moléculaire
Calculer directement les liaisons à partir des seules distances internucléaires
Combiner des orbitales atomiques afin d’approximer l’équation de Schrödinger moléculaire

Combiner des orbitales atomiques afin d’approximer l’équation de Schrödinger moléculaire

Explication

La méthode CLOA construit une description moléculaire en combinant des orbitales atomiques pour approximer l’équation de Schrödinger. Une description séparée de chaque atome ne rendrait pas compte de cette combinaison.

43. Quelle différence distingue une orbitale moléculaire liante d’une orbitale antiliante ?

La liante implique des orbitales d’énergies différentes, tandis que l’antiliante implique des énergies proches
La liante diminue la probabilité électronique entre les noyaux, tandis que l’antiliante l’augmente
La liante augmente la probabilité électronique entre les noyaux, tandis que l’antiliante la diminue
La liante concentre les électrons sur un seul noyau, tandis que l’antiliante les répartit également

La liante augmente la probabilité électronique entre les noyaux, tandis que l’antiliante la diminue

Explication

Une orbitale liante favorise la présence d’électrons entre les noyaux, alors qu’une orbitale antiliante réduit cette probabilité. La proposition inversant ces effets confond les deux types d’orbitales.

44. Deux orbitales atomiques ont des énergies proches, mais des symétries différentes par rapport à l’axe moléculaire. Quelle conclusion s’applique à leur interaction ?

Elles forment nécessairement une orbitale antiliante, indépendamment de leur symétrie
Elles interagissent, car la proximité de leurs énergies suffit à permettre leur combinaison
Elles interagissent si leurs énergies sont éloignées, malgré leur différence de symétrie
Elles ne satisfont pas les conditions d’interaction, car leurs symétries doivent aussi correspondre

Elles ne satisfont pas les conditions d’interaction, car leurs symétries doivent aussi correspondre

Explication

L’interaction exige à la fois des énergies proches et une même symétrie par rapport à l’axe moléculaire. La proximité énergétique ne suffit donc pas lorsque les symétries diffèrent.

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Que prévoit le modèle de Bohr pour l’électron sur son orbite ?

L’électron y reste indéfiniment.

À quel atome le modèle de Bohr est-il adapté ?

À l’hydrogène.

Quel principe interdit de déterminer précisément et simultanément position et vitesse ?

Le principe d’incertitude d’Heisenberg.

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