QCM : Classification périodique et propriétés atomiques — 23 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel principe Mendeleïev utilise-t-il en 1869 pour organiser les 63 éléments alors connus ?

Il les classe par température de fusion croissante et rapproche leurs états physiques
Il les classe par masse atomique croissante et rapproche leurs propriétés chimiques
Il les classe par densité croissante et rapproche leurs structures cristallines
Il les classe par numéro atomique croissant et rapproche leurs propriétés physiques

Il les classe par masse atomique croissante et rapproche leurs propriétés chimiques

Explication

En 1869, Mendeleïev ordonne les éléments selon leur masse atomique croissante et regroupe ceux dont les propriétés chimiques se ressemblent. Le numéro atomique devient le critère de la classification moderne, mais il ne fonde pas encore cette organisation historique.

2. Pourquoi les cases vides laissées par Mendeleïev jouent-elles un rôle important dans sa classification ?

Elles indiquent les éléments dont la masse atomique ne peut pas être mesurée
Elles permettent de prévoir les propriétés d’éléments qui n’ont pas encore été découverts
Elles signalent les éléments qui possèdent une configuration électronique instable
Elles correspondent aux éléments retirés après une vérification de leurs propriétés

Elles permettent de prévoir les propriétés d’éléments qui n’ont pas encore été découverts

Explication

Les cases vides servent à formuler des prédictions sur les propriétés chimiques d’éléments encore inconnus. Elles ne représentent pas des mesures impossibles ni des éléments supprimés du tableau.

3. Qu’est-ce qu’une période dans le tableau périodique ?

Une colonne regroupant les éléments ayant une masse atomique de même ordre
Une ligne regroupant les éléments ayant la même valeur du nombre quantique principal n
Une colonne regroupant les éléments ayant la même configuration électronique de valence
Une ligne regroupant les éléments possédant le même nombre d’électrons de valence

Une ligne regroupant les éléments ayant la même valeur du nombre quantique principal n

Explication

Une période est une ligne dont les éléments partagent la même valeur du nombre quantique principal n. La configuration électronique de valence caractérise plutôt les éléments d’un groupe.

4. Quelle propriété électronique caractérise les éléments appartenant à un même groupe ?

Ils possèdent la même valeur du nombre quantique principal n
Ils présentent le même nombre total d’électrons dans l’atome
Ils possèdent la même configuration électronique de valence
Ils ont nécessairement la même masse atomique relative

Ils possèdent la même configuration électronique de valence

Explication

Un groupe est une colonne réunissant des éléments ayant la même configuration électronique de valence. Une valeur commune de n définit plutôt une période, tandis que la masse atomique peut varier dans une colonne.

5. Quel critère la classification périodique actuelle utilise-t-elle pour ordonner les éléments ?

La capacité électronique des sous-couches croissante
La masse atomique croissante
Le nombre quantique principal n croissant
Le numéro atomique Z croissant

Le numéro atomique Z croissant

Explication

La classification moderne ordonne les éléments par numéro atomique Z croissant, ce qui conduit approximativement à une organisation selon leurs propriétés chimiques. La masse atomique était le critère historique associé à Mendeleïev.

6. Selon la règle de Klechkowski, comment départage-t-on deux sous-couches ayant la même valeur de n+ln+l ?

On remplit d’abord celle qui possède la plus grande capacité électronique
On remplit d’abord celle dont le nombre quantique secondaire l est le plus petit
On remplit d’abord celle qui appartient au niveau principal le plus élevé
On remplit d’abord celle dont le nombre quantique principal n est le plus petit

On remplit d’abord celle dont le nombre quantique principal n est le plus petit

Explication

La règle de Klechkowski impose des valeurs croissantes de n+ln+l, puis, en cas d’égalité, des valeurs croissantes de n. Le nombre l ou la capacité de la sous-couche ne fournit pas le critère de départage indiqué.

7. Combien d’électrons une sous-couche de nombre quantique secondaire l=2l=2 peut-elle contenir au maximum ?

6 électrons
8 électrons
12 électrons
10 électrons

10 électrons

Explication

La capacité maximale vaut 2(2l+1)=4l+22(2l+1)=4l+2 ; pour l=2l=2, elle est donc égale à 10 électrons. Les valeurs 6 et 8 correspondent à d’autres sous-couches, tandis que 12 ne résulte pas de cette formule.

8. Quelle configuration de valence correspond au bloc d du tableau périodique ?

ns2np1 aˋ 6ns^2np^{1\text{ à }6}
ns1 aˋ 2ns^{1\text{ à }2}
ns2(n1)d1 aˋ 10ns^2(n-1)d^{1\text{ à }10}
Le remplissage progressif des sous-couches f

$$ns^2(n-1)d^{1\text{ à }10}$$

Explication

Le bloc d regroupe les configurations de valence ns2(n1)d1 aˋ 10ns^2(n-1)d^{1\text{ à }10}. Les autres configurations proposées correspondent respectivement aux blocs s et p, ou au bloc f.

9. Pourquoi les éléments placés dans une même colonne du tableau périodique présentent-ils généralement des propriétés chimiques communes ?

Leur masse atomique augmente selon une valeur identique
Leurs électrons occupent tous le même nombre total de couches
Leur noyau contient exactement le même nombre de neutrons
Leur couche électronique externe possède une structure comparable

Leur couche électronique externe possède une structure comparable

Explication

Des éléments d’une même colonne ont une structure comparable de leur couche externe, ce qui influence leur réactivité chimique. Le nombre de neutrons, le nombre total de couches et l’augmentation de la masse atomique ne constituent pas la cause générale de cette similitude.

10. Quelle configuration de valence caractérise la famille des halogènes dans le bloc p ?

ns2np4ns^2np^4
ns2np2ns^2np^2
ns2np6ns^2np^6
ns2np5ns^2np^5

$$ns^2np^5$$

Explication

Les halogènes possèdent une configuration de valence ns2np5ns^2np^5, avec sept électrons sur leur couche externe. La configuration ns2np4ns^2np^4 correspond aux chalcogènes, tandis que ns2np6ns^2np^6 caractérise les gaz rares.

11. Quelle tendance distingue généralement les métaux des non-métaux lors de la formation d’ions ?

Les métaux forment préférentiellement des cations, tandis que les non-métaux forment préférentiellement des anions
Les métaux et les non-métaux forment des cations avec une fréquence comparable
Les métaux et les non-métaux forment des anions avec une fréquence comparable
Les métaux forment préférentiellement des anions, tandis que les non-métaux forment préférentiellement des cations

Les métaux forment préférentiellement des cations, tandis que les non-métaux forment préférentiellement des anions

Explication

Les métaux perdent préférentiellement des électrons et deviennent donc des cations, tandis que les non-métaux gagnent préférentiellement des électrons et deviennent des anions. L’inversion de ces tendances constitue la confusion classique à éviter.

12. Que décrit la règle de l’octet pour la plupart des atomes concernés ?

La tendance à atteindre une couche de valence contenant huit protons autour du noyau
La tendance à atteindre une couche de valence saturée à huit électrons, de type gaz rare
La tendance à maintenir une couche externe contenant deux électrons, de type hydrogène
La tendance à remplir progressivement toutes les couches internes avant la couche externe

La tendance à atteindre une couche de valence saturée à huit électrons, de type gaz rare

Explication

La règle de l’octet décrit la tendance à acquérir la configuration électronique du gaz rare voisin, avec une couche de valence de type ns2np6ns^2np^6. La saturation à deux électrons concerne la première couche, notamment pour l’hydrogène et l’hélium, et non la règle générale de l’octet.

13. Quel ion le magnésium forme-t-il préférentiellement pour atteindre la configuration électronique du néon ?

Mg\mathrm{Mg^-}
Mg2\mathrm{Mg^{2-}}
Mg2+\mathrm{Mg^{2+}}
Mg+\mathrm{Mg^{+}}

$$\mathrm{Mg^{2+}}$$

Explication

Le magnésium perd deux électrons et forme ainsi Mg2+\mathrm{Mg^{2+}}, dont la configuration électronique correspond à celle du néon. Les autres ions proposés impliquent une perte ou un gain électronique qui ne conduit pas à cette configuration.

14. Un électron appartient à un atome dont la charge nucléaire vaut Z=17Z=17 et la constante d’écran vaut s=6,1s=6,1. Quelle est sa charge nucléaire effective ?

Z=23,1Z^*=23,1
Z=10,9Z^*=10,9
Z=6,1Z^*=6,1
Z=17Z^*=17

$$Z^*=10,9$$

Explication

La charge nucléaire effective se calcule avec Z=ZsZ^*=Z-s, donc Z=176,1=10,9Z^*=17-6,1=10,9. La valeur 6,16,1 représente ici la constante d’écran, tandis que 1717 est la charge nucléaire totale.

15. Pour un atome hydrogénoïde, comment évolue l’énergie d’une orbitale lorsque le nombre quantique principal nin_i augmente, à charge effective constante ?

Elle devient moins négative selon une dépendance en 1ni2\frac{1}{n_i^2}
Elle devient plus négative selon une dépendance en ni2n_i^2
Elle devient positive selon une dépendance en 1ni\frac{1}{n_i}
Elle reste constante car elle dépend uniquement de la charge effective

Elle devient moins négative selon une dépendance en $$\frac{1}{n_i^2}$$

Explication

L’énergie est donnée par εni=13,6Z2ni2 eV\varepsilon_{n_i}=-13,6\frac{Z^{*2}}{n_i^2}\ \text{eV} ; lorsque nin_i augmente, sa valeur devient moins négative. Elle ne devient pas positive et ne reste pas constante, car elle dépend explicitement de ni2n_i^2.

16. Quelle définition décrit correctement l’énergie d’ionisation d’un atome ?

L’énergie nécessaire pour séparer deux atomes reliés par une liaison covalente
L’énergie libérée lorsqu’un atome gazeux capte un électron supplémentaire
L’énergie minimale nécessaire pour arracher un électron à un atome gazeux fondamental
L’énergie moyenne associée au déplacement d’un électron dans une molécule stable

L’énergie minimale nécessaire pour arracher un électron à un atome gazeux fondamental

Explication

L’énergie d’ionisation correspond à l’apport minimal requis pour retirer un électron à un atome gazeux dans son état fondamental. L’affinité électronique concerne au contraire l’énergie associée à l’ajout d’un électron.

17. Quelle comparaison entre les familles d’éléments décrit correctement l’énergie d’ionisation ?

Elle varie sans relation avec la structure électronique des familles.
Elle est généralement élevée chez les gaz rares et faible chez les alcalins.
Elle est généralement faible chez les gaz rares et élevée chez les alcalins.
Elle atteint des valeurs comparables chez les gaz rares et les alcalins.

Elle est généralement élevée chez les gaz rares et faible chez les alcalins.

Explication

Les gaz rares possèdent les énergies d’ionisation les plus élevées, tandis que les alcalins présentent les valeurs les plus faibles. Cette tendance est liée à l’énergie des orbitales de valence.

18. Que révèlent des discontinuités brusques dans une série d’énergies d’ionisation successives ?

La constance de l’attraction exercée par le noyau sur chaque électron
La présence de couches et de sous-couches électroniques distinctes
La transformation spontanée de l’atome en molécule covalente
La disparition progressive des protons du noyau atomique

La présence de couches et de sous-couches électroniques distinctes

Explication

Une rupture importante entre deux ionisations successives signale qu’une couche ou une sous-couche électronique vient d’être atteinte. Elle fournit donc un indice sur l’organisation interne des électrons.

19. Que mesure l’affinité électronique lors de la formation d’un anion de charge −1 ?

L’énergie libérée lorsqu’un atome neutre gazeux capte un électron
La force nécessaire pour rompre une liaison entre deux anions gazeux
L’énergie fournie lorsqu’un atome gazeux perd un électron de valence
La distance séparant le noyau d’un électron ajouté à l’atome

L’énergie libérée lorsqu’un atome neutre gazeux capte un électron

Explication

L’affinité électronique caractérise l’énergie libérée quand un atome neutre gazeux reçoit un électron et devient un anion de charge −1. L’arrachement d’un électron relève de l’énergie d’ionisation.

20. Que désigne l’électronégativité d’un atome engagé dans une liaison covalente ?

Son aptitude à augmenter le nombre de protons dans son noyau
Sa tendance à libérer un électron lors de la formation d’un cation
Son énergie minimale pour arracher un électron à l’état gazeux
Sa capacité à attirer vers lui les électrons partagés de la liaison

Sa capacité à attirer vers lui les électrons partagés de la liaison

Explication

L’électronégativité décrit l’attraction exercée par un atome sur les électrons engagés dans une liaison covalente. L’énergie d’ionisation mesure plutôt l’arrachement d’un électron à un atome isolé.

21. Quelle affirmation correspond à l’échelle d’électronégativité de Pauling présentée ici ?

Le fluor est le plus électronégatif, avec une valeur de 4,0.
Le fluor est le moins électronégatif, avec une valeur de 0,4.
Les gaz rares reçoivent les valeurs d’électronégativité les plus élevées.
Le chlore est le plus électronégatif, avec une valeur de 4,0.

Le fluor est le plus électronégatif, avec une valeur de 4,0.

Explication

Dans l’échelle de Pauling, le fluor possède l’électronégativité maximale, fixée à 4,0 dans cette présentation. Les gaz rares n’y ont pas d’électronégativité indiquée.

22. Quelle distinction entre le rayon de Van der Waals et le rayon covalent est correcte ?

Le premier concerne un atome non lié, tandis que le second vaut la moitié de la distance dans X₂.
Le premier est défini dans X₂, tandis que le second concerne deux atomes qui ne forment pas de liaison.
Le premier correspond à un ion compact, tandis que le second mesure la taille d’un noyau atomique.
Le premier mesure une liaison simple, tandis que le second concerne un atome isolé sans liaison.

Le premier concerne un atome non lié, tandis que le second vaut la moitié de la distance dans X₂.

Explication

Le rayon de Van der Waals décrit la taille apparente d’un atome qui ne participe pas à une liaison. Le rayon covalent est défini comme la moitié de la distance entre deux atomes liés par une liaison simple dans une molécule X₂.

23. Comment les tailles d’un anion et d’un cation se comparent-elles à celle de l’atome neutre correspondant ?

L’anion est généralement plus grand et le cation généralement plus petit.
L’anion est généralement plus petit et le cation généralement plus grand.
L’anion et le cation deviennent généralement plus grands dans la même proportion.
L’anion et le cation ont généralement la même taille que l’atome neutre.

L’anion est généralement plus grand et le cation généralement plus petit.

Explication

Un anion gagne des électrons, ce qui augmente généralement sa taille, alors qu’un cation en perd et devient généralement plus petit. La comparaison porte sur chaque ion et l’atome neutre correspondant.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 46 flashcards sur Classification périodique et propriétés atomiques.

Comment Mendeleïev classe-t-il les éléments en 1869 ?

Par masse atomique croissante.

Comment Mendeleïev regroupe-t-il les éléments dans son tableau ?

En colonnes selon leurs propriétés chimiques voisines.

Que permettent de prédire les cases vides du tableau de Mendeleïev ?

Les propriétés chimiques d’éléments inconnus.

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