QCM : Comportements électoraux et clivage droite-gauche (22 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle évolution caractérise aujourd’hui le clivage traditionnel entre la droite et la gauche ?

Il se confond désormais avec les enjeux transversaux de la mondialisation
Il est moins présent et peut sembler dépassé par de nouveaux enjeux politiques
Il structure davantage les débats autour des questions sociales et économiques
Il a disparu au profit d’une opposition entre électeurs inscrits et non-inscrits

Il est moins présent et peut sembler dépassé par de nouveaux enjeux politiques

Explication

Le clivage droite-gauche est moins présent ces dernières années, certains enjeux nouveaux semblant le dépasser. Il ne se confond toutefois pas avec les enjeux transversaux, qui constituent une autre manière de structurer les débats.

2. Laquelle de ces questions dépasse aujourd’hui le clivage traditionnel droite-gauche ?

Le choix du mode de scrutin municipal
La durée légale des campagnes électorales
La construction européenne
La répartition des sièges dans les assemblées

La construction européenne

Explication

La construction européenne fait partie des enjeux qui dépassent le clivage traditionnel droite-gauche, avec la mondialisation, le mariage pour tous et la parité. Les autres propositions concernent des aspects institutionnels qui ne sont pas mentionnés comme de nouveaux enjeux transversaux.

3. Comment se calcule le taux d’abstention lors d’une élection ?

En rapportant les votants au nombre de suffrages valablement exprimés
En rapportant les non-votants au nombre d’électeurs inscrits
En rapportant les suffrages exprimés au nombre de candidats présents
En rapportant les bulletins blancs aux personnes inscrites

En rapportant les non-votants au nombre d’électeurs inscrits

Explication

Le taux d’abstention rapporte le nombre de personnes n’ayant pas voté au nombre d’inscrits sur les listes électorales. Le rapport entre les votants et les inscrits correspond au taux de participation, et non à l’abstention.

4. Que mesure le taux de participation électorale ?

La part des inscrits ayant exprimé un suffrage, blanc ou nul compris
La part des votants ayant exprimé un choix conforme aux résultats
La part des inscrits ayant choisi un candidat déclaré gagnant
La part des bulletins valides parmi l’ensemble des bulletins déposés

La part des inscrits ayant exprimé un suffrage, blanc ou nul compris

Explication

Le taux de participation rapporte les suffrages exprimés, y compris les bulletins blancs ou nuls, au nombre d’inscrits. Il ne se limite donc pas aux votes favorables à un candidat ni aux seuls bulletins considérés comme valides.

5. Quelles conditions générales permettent à un citoyen de pouvoir voter ?

Être diplômé et figurer sur une liste de candidats
Avoir participé à une élection précédente et déclarer ses opinions
Résider dans la commune et être présent le jour du scrutin
Être majeur et posséder la nationalité requise

Être majeur et posséder la nationalité requise

Explication

La majorité et la nationalité requise font partie des conditions nécessaires pour pouvoir voter. La simple résidence, même lorsqu’elle facilite l’inscription dans une commune, ne suffit pas à elle seule à établir le droit de vote.

6. Quelle distinction oppose l’abstention structurelle à l’abstention conjoncturelle ?

La première concerne des électeurs politisés, tandis que la seconde concerne des électeurs désinformés
La première dépend d’un scrutin particulier, tandis que la seconde traduit un retrait durable
La première alterne entre vote et non-vote, tandis que la seconde reste stable dans le temps
La première est durable, tandis que la seconde dépend des circonstances du scrutin

La première est durable, tandis que la seconde dépend des circonstances du scrutin

Explication

L’abstention structurelle traduit un retrait durable et systématique du jeu politique, alors que l’abstention conjoncturelle est intermittente. Cette dernière varie selon les circonstances ou le type de scrutin, ce qui la distingue d’un désengagement durable.

7. Comment agit un électeur stratège face à une élection ?

Il s’abstient dès qu’aucun candidat ne correspond parfaitement à ses opinions
Il évalue l’offre électorale puis choisit de voter ou de s’abstenir selon ses préférences
Il refuse par principe toute participation au système représentatif
Il vote selon une habitude sociale sans examiner les candidats proposés

Il évalue l’offre électorale puis choisit de voter ou de s’abstenir selon ses préférences

Explication

L’électeur stratège examine l’offre électorale, constate éventuellement qu’aucun candidat ne lui convient, puis décide entre le vote et l’abstention. Il ne s’abstient donc pas automatiquement lorsqu’il est insatisfait et ne renonce pas nécessairement à toute participation politique.

8. Que désigne l’abstention de principe ?

Une difficulté matérielle à voter liée à une mauvaise inscription électorale
Un choix politique systématique contestant radicalement le système représentatif
Une décision tactique prise après comparaison des programmes électoraux
Une absence occasionnelle provoquée par les circonstances d’un scrutin

Un choix politique systématique contestant radicalement le système représentatif

Explication

L’abstention de principe est un choix politique systématique, souvent associé à des anarchistes ou à des personnes qui critiquent radicalement le système représentatif. Elle se distingue donc d’une absence ponctuelle, d’un calcul stratégique ou d’un obstacle administratif.

9. Selon Alain Lancelot, quel facteur explique principalement l’abstention ?

Une forte politisation, car les citoyens engagés contestent davantage les candidats proposés
Une faible intégration sociale, car la participation électorale accompagne la participation sociale
Une mobilité résidentielle élevée, car elle empêche les citoyens de connaître les programmes
Une préférence pour le vote blanc, car les électeurs intégrés refusent les partis existants

Une faible intégration sociale, car la participation électorale accompagne la participation sociale

Explication

Alain Lancelot relie surtout l’abstention à une faible intégration sociale, la participation électorale étant corrélée à la participation sociale. La forte politisation renvoie plutôt à des citoyens susceptibles de faire des choix stratégiques, et non à l’explication principale retenue ici.

10. Que désigne une variable lourde du vote ?

Une règle électorale qui détermine mécaniquement chaque comportement
Une caractéristique individuelle sans rapport régulier avec le vote
Un facteur dont l’effet est très prédictif sans former une loi systématique
Un résultat électoral identique observé dans toutes les régions

Un facteur dont l’effet est très prédictif sans former une loi systématique

Explication

Une variable lourde est un facteur fortement prédictif des comportements électoraux, mais elle indique une tendance plutôt qu’une loi systématique. La réponse fondée sur une détermination mécanique confond corrélation et règle infaillible.

11. Quelle association régionale André Siegfried établit-il entre géologie et vote entre 1871 et 1910 ?

Le vote à gauche dans les régions calcaires de l’Est et le vote à droite dans les régions granitiques de l’Ouest
Le vote à gauche dans les régions granitiques de l’Est et le vote à droite dans les régions calcaires de l’Ouest
Le vote à droite dans les régions granitiques de l’Est et le vote à gauche dans les régions calcaires de l’Ouest
Le vote à droite dans les régions calcaires de l’Est et le vote à gauche dans les régions granitiques de l’Ouest

Le vote à gauche dans les régions calcaires de l’Est et le vote à droite dans les régions granitiques de l’Ouest

Explication

Siegfried associe les régions calcaires de l’Est au vote à gauche et les régions granitiques de l’Ouest au vote à droite. L’association inverse entre les deux types de terrains renverse son observation.

12. Dans le modèle d’André Siegfried, quelle explication se trouve derrière la répartition géologique du vote ?

La situation sociale des populations
La composition linguistique des régions
La fertilité agricole des territoires
La distance entre les communes et les capitales

La situation sociale des populations

Explication

Pour Siegfried, la géologie constitue une variable apparente, tandis que la situation sociale fournit l’explication véritable de la répartition électorale. La fertilité agricole peut être liée aux territoires, mais elle n’est pas l’explication retenue ici.

13. Pourquoi Paul Lazarsfeld permet-il de parler de vote de classe ?

Parce que le vote est stabilisé par une identification personnelle à un candidat
Parce que le vote résulte principalement d’une décision isolée prise après comparaison des programmes
Parce que le vote est un acte collectif influencé par des variables sociologiques
Parce que le vote dépend d’abord de la nature géologique de la région habitée

Parce que le vote est un acte collectif influencé par des variables sociologiques

Explication

Lazarsfeld analyse le vote comme un acte collectif influencé par des variables sociologiques, ce qui fonde la notion de vote de classe. La décision individuelle centrée sur les programmes correspond davantage à la figure de l’électeur stratège.

14. Comment le modèle de l’université du Michigan explique-t-il la stabilité des comportements électoraux ?

Par une comparaison nouvelle des programmes avant chaque scrutin
Par l’influence prépondérante de la confession religieuse sur chaque choix
Par une mobilisation électorale croissante avec l’avancée en âge
Par une identification partisane transmise notamment par la famille et les habitudes

Par une identification partisane transmise notamment par la famille et les habitudes

Explication

Le modèle du Michigan attribue la stabilité du vote à l’identification partisane, qui se transmet notamment par la famille et les habitudes. La comparaison renouvelée des programmes décrit plutôt un électeur stratège dont le choix varie davantage selon les enjeux.

15. Sur quels aspects la confession religieuse et le degré de pratique peuvent-ils influencer le vote ?

Sur la préférence pour les régions urbaines ou rurales selon leur densité de population
Sur le choix d’un candidat en fonction de son âge et de son parcours professionnel
Sur la fréquence de participation et la conservation des bulletins après chaque scrutin
Sur les modèles de société et des questions comme l’euthanasie ou la procréation médicalement assistée

Sur les modèles de société et des questions comme l’euthanasie ou la procréation médicalement assistée

Explication

La religion peut orienter les choix relatifs aux modèles de société et à des questions bioéthiques telles que l’euthanasie ou la procréation médicalement assistée. La fréquence de participation relève davantage de l’effet de l’âge que de l’influence religieuse décrite ici.

16. Quelle influence l’âge exerce-t-il principalement sur le comportement électoral ?

Il réduit généralement la participation, alors que l’orientation politique devient davantage progressiste
Il détermine principalement l’orientation politique, tandis que la participation reste comparable entre les générations
Il rend les choix électoraux identiques entre les générations, indépendamment de leurs expériences
Il agit surtout sur le degré de participation, tandis que les personnes âgées tendent aussi à devenir plus conservatrices

Il agit surtout sur le degré de participation, tandis que les personnes âgées tendent aussi à devenir plus conservatrices

Explication

L’âge influence surtout la participation électorale : les personnes âgées votent davantage et deviennent généralement plus conservatrices. Dire qu’il détermine principalement l’orientation politique néglige la distinction entre participation et préférence politique.

17. Comment reconnaître un électeur stratège ?

Il participe davantage en raison de son âge tout en gardant une orientation stable
Il conserve une préférence partisane transmise par sa famille malgré les changements d’enjeu
Il vote selon son appartenance sociale sans comparer les propositions électorales
Il examine les programmes et les candidats afin de choisir selon un calcul coût-avantage

Il examine les programmes et les candidats afin de choisir selon un calcul coût-avantage

Explication

L’électeur stratège s’informe, compare les programmes et les candidats, puis évalue les coûts et les avantages attendus. Une préférence partisane durable transmise par la famille correspond plutôt à l’identification partisane.

18. Pourquoi le vote de nombreux électeurs pour Jacques Chirac au second tour de 2002 constitue-t-il un vote utile ?

Parce qu’ils ont choisi le candidat correspondant à leur appartenance de classe
Parce qu’ils ont suivi une préférence religieuse indépendante du résultat attendu
Parce qu’ils ont exprimé une fidélité durable au parti de Jacques Chirac
Parce qu’ils ont calculé que ce choix permettrait de faire barrage à Jean-Marie Le Pen

Parce qu’ils ont calculé que ce choix permettrait de faire barrage à Jean-Marie Le Pen

Explication

Le vote utile est un vote calculé : en 2002, de nombreux électeurs ont choisi Chirac pour empêcher l’élection de Jean-Marie Le Pen. Une fidélité partisane durable relève plutôt d’un vote stable fondé sur l’identification.

19. Quelle évolution caractérise le passage du vote traditionnel au vote contemporain ?

Un passage d’un vote stable fondé sur le clivage et l’appartenance de classe à un vote stratégique plus instable
Un passage d’un vote individuel informé à un vote collectif stabilisé par les habitudes familiales
Un passage d’un vote déterminé par les enjeux à un vote principalement fondé sur la géologie régionale
Un passage d’un vote stratégique instable à un vote davantage fixé par l’appartenance de classe

Un passage d’un vote stable fondé sur le clivage et l’appartenance de classe à un vote stratégique plus instable

Explication

Le vote contemporain est davantage fondé sur les enjeux et la stratégie, ce qui le rend plus instable et plus difficile à prévoir que le vote lié au clivage, au parti ou à la classe sociale. La réponse qui décrit un retour vers l’appartenance de classe inverse cette évolution.

20. Dans quelle circonstance historique les termes « droite » et « gauche » ont-ils acquis leur sens politique ?

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, selon les partis vainqueurs
Sous la monarchie de Juillet, selon les résultats des élections
Lors de la Révolution française, selon la place occupée dans l’assemblée
Pendant la Commune de Paris, selon les fonctions exercées dans l’État

Lors de la Révolution française, selon la place occupée dans l’assemblée

Explication

Ces termes viennent de la Révolution française : les monarchistes et les conservateurs siégeaient à droite du président de séance, tandis que les réformateurs siégeaient à gauche. L’association avec la Seconde Guerre mondiale renvoie à une autre période historique et ne correspond pas à l’origine de ces repères.

21. Quelle opposition caractérise le mieux les orientations économiques traditionnellement associées à la droite et à la gauche ?

La droite soutient davantage la redistribution, tandis que la gauche favorise le laisser-faire économique
La droite valorise davantage le marché, tandis que la gauche met l’accent sur la justice sociale
La droite rejette davantage la liberté économique, tandis que la gauche réduit l’intervention publique
La droite défend davantage la planification, tandis que la gauche privilégie la concurrence entre entreprises

La droite valorise davantage le marché, tandis que la gauche met l’accent sur la justice sociale

Explication

La droite est davantage liée au libéralisme économique, à la liberté des agents et au laisser-faire du marché, alors que la gauche insiste davantage sur la réduction des inégalités et la justice sociale. La redistribution et la réduction des inégalités sont plutôt associées à la gauche qu’à la droite dans cette distinction.

22. Quelle distinction décrit le mieux les attitudes traditionnellement attribuées à la droite et à la gauche face aux changements politiques et sociaux ?

La droite et la gauche associent toutes deux leurs positions à une évolution identique des institutions
La droite privilégie un changement progressif et un ordre fort, tandis que la gauche se montre plus progressiste sur les mœurs
La droite soutient les transformations rapides des mœurs, tandis que la gauche défend un ordre républicain plus strict
La droite favorise la contestation de l’ordre établi, tandis que la gauche protège davantage les traditions sociales

La droite privilégie un changement progressif et un ordre fort, tandis que la gauche se montre plus progressiste sur les mœurs

Explication

La droite est réputée plus conservatrice, attachée à un changement progressif et à un ordre républicain fort, tandis que la gauche est réputée plus progressiste et tolérante sur les mœurs. L’idée d’une droite favorable aux transformations rapides des mœurs inverse la distinction traditionnellement présentée.

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Comment évolue la présence du clivage droite-gauche ces dernières années ?

Il est moins présent et considéré comme dépassé par certains.

Quels enjeux dépassent aujourd’hui le clivage droite-gauche traditionnel ?

La mondialisation, la construction européenne, le mariage pour tous et la parité hommes-femmes.

Quelles conditions doit remplir un citoyen pour pouvoir voter ?

Être majeur et posséder la nationalité requise.

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