QCM : Conception des ouvrages d’art (23 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel type d’ouvrage d’art protège une route plutôt que de franchir un obstacle ?

Un pont
Un mur de soutènement
Un viaduc
Un aqueduc

Un mur de soutènement

Explication

Un mur de soutènement protège une route, tandis qu’un pont, un viaduc ou un aqueduc sert à franchir un obstacle. Un aqueduc relève bien des ouvrages de franchissement, et non de protection routière.

2. Environ quelle part du patrimoine des ouvrages d’art en nombre les ponts courants représentent-ils ?

Environ 25 %
Environ 75 %
Environ 90 %
Environ 50 %

Environ 75 %

Explication

Les ponts courants constituent environ les trois quarts du patrimoine des ouvrages d’art en nombre. Une estimation de 50 % sous-évalue donc leur part.

3. Selon la classification de 1994, un pont est non courant si au moins une de ses travées dépasse quelle portée ?

40 mètres
30 mètres
50 mètres
60 mètres

40 mètres

Explication

Le seuil de portée indiqué pour classer un pont comme non courant est une travée supérieure à 40 mètres. Un tablier de grande surface, un pont mobile ou une conception particulièrement difficile peuvent aussi conduire à cette classification, mais ils ne changent pas ce seuil.

4. Un pont comporte plusieurs appuis successifs : comment appelle-t-on la partie comprise entre deux appuis voisins ?

Une travée
Une ouverture
Une culée
Une portée

Une travée

Explication

La partie d’un pont comprise entre deux appuis successifs est une travée. La portée désigne une mesure associée à cette disposition, et non le segment lui-même.

5. Pour comparer les dimensions de plusieurs travées d’un pont, quelle valeur désigne la portée déterminante ?

La portée minimale du pont
La portée moyenne du pont
La longueur totale du tablier
La portée maximale du pont

La portée maximale du pont

Explication

La portée déterminante correspond à la portée maximale du pont. La portée moyenne ne permet pas d’identifier cette dimension maximale.

6. Lors de la sélection d’un type de pont, quels éléments doivent notamment guider le choix ?

Les contraintes de mise en œuvre et le domaine d’emploi en portée
La couleur des équipements et la forme des garde-corps
Le nombre de voies et le style architectural des bâtiments voisins
Le matériau des chaussées adjacentes et la vitesse réglementaire

Les contraintes de mise en œuvre et le domaine d’emploi en portée

Explication

Le choix dépend notamment des contraintes de mise en œuvre, comme la circulation ou la présence d’un cours d’eau, et du domaine d’emploi en portée. Le style des bâtiments voisins ne fait pas partie des critères indiqués.

7. Un projet doit être comparé aux principales familles de ponts courants : lesquelles faut-il considérer ?

Les ponts-canaux, les tunnels, les barrages et les ponts mobiles
Les ponts-dalles, les ponts à poutres, les portiques et les cadres
Les aqueducs, les murs de soutènement, les culées et les passerelles
Les ponts suspendus, les ponts en arc, les ponts mobiles et les viaducs

Les ponts-dalles, les ponts à poutres, les portiques et les cadres

Explication

Les principales familles de ponts courants présentées sont les ponts-dalles, les ponts à poutres, les portiques et les cadres. Les ponts suspendus et les ponts mobiles ne constituent pas la liste de ces familles courantes.

8. Quel type de dalle a été retenu pour le pont de Ponteil ?

Une dalle en béton armé de type portique
Une dalle précontrainte PSI DP à large encorbellement ou PSI DE, dite dalle élégie
Une dalle nervurée de type pont à poutres
Une dalle précontrainte de type cadre à encorbellements courts

Une dalle précontrainte PSI DP à large encorbellement ou PSI DE, dite dalle élégie

Explication

Le choix retenu pour le pont de Ponteil est une dalle précontrainte de type PSI DP à large encorbellement ou PSI DE, appelée dalle élégie. Une dalle nervurée de type pont à poutres correspond à une autre famille de solution.

9. Quel rôle caractérise les culées dans un pont ?

Elles constituent un appui intermédiaire et transmettent les charges au sol par les fondations.
Elles supportent les appareils d’appui du tablier grâce à leur partie supérieure.
Elles assurent la liaison entre le tablier et les voies établies sur terre.
Elles forment un appui d’extrémité, relient l’ouvrage à la terre ferme et peuvent soutenir les terres.

Elles forment un appui d’extrémité, relient l’ouvrage à la terre ferme et peuvent soutenir les terres.

Explication

Les culées forment les appuis d’extrémité, raccordent le pont à la terre ferme et peuvent aussi retenir les terres. Un appui intermédiaire correspond à une pile, et non à une culée.

10. Quelle partie de la culée porte les appareils d’appui du tablier ?

Le sommier, situé dans la partie supérieure de la culée.
La dalle de transition, entre l’ouvrage et les voies terrestres.
Le mur garde-grève, placé à l’arrière de la culée.
Le talon de semelle, situé à la base de la culée.

Le sommier, situé dans la partie supérieure de la culée.

Explication

Le sommier est la partie supérieure de la culée destinée à supporter les appareils d’appui du tablier. La dalle de transition relie plutôt l’ouvrage aux voies établies sur terre.

11. Un tablier subit des variations longitudinales liées à la température, au retrait, au fluage et aux charges. Comment ces variations sont-elles prises en compte ?

Par des appareils d’appui placés aux extrémités, choisis selon le type de fondation.
Par des joints de chaussée installés au milieu, choisis selon la portée et la largeur.
Par des joints de chaussée placés aux extrémités, choisis selon le souffle et le trafic.
Par des dispositifs de drainage placés aux extrémités, choisis selon la pente et les précipitations.

Par des joints de chaussée placés aux extrémités, choisis selon le souffle et le trafic.

Explication

Les joints de chaussée aux extrémités prennent en compte les variations longitudinales, et leur choix dépend du souffle et du trafic. Les appareils d’appui supportent le tablier, mais ne remplacent pas ces joints pour cette fonction.

12. Parmi les solutions suivantes, laquelle correspond à un type de joint de chaussée présenté ?

Un joint à rouleaux installé sous le tablier, pour transmettre les charges aux piles.
Un joint à peigne, avec des éléments qui s’emboîtent au droit de la chaussée.
Un joint de dilatation placé dans les fondations, pour absorber les mouvements du sol.
Un joint à membrane métallique posé sur le parement, pour protéger les culées.

Un joint à peigne, avec des éléments qui s’emboîtent au droit de la chaussée.

Explication

Les joints à peigne font partie des types de joints de chaussée recensés, avec les joints à lèvres ou à hiatus et ceux à revêtement amélioré en bitume élastomère. Un joint dans les fondations ne fait pas partie de ces types de joints de chaussée.

13. Dans un pont, quelle fonction distingue une pile d’une culée ?

La pile sert d’appui intermédiaire entre les appuis d’extrémité.
La pile assure la liaison entre le pont et les voies établies sur terre.
La pile forme la partie supérieure de l’appui qui porte les appareils du tablier.
La pile sert d’appui d’extrémité et relie le pont à la terre ferme.

La pile sert d’appui intermédiaire entre les appuis d’extrémité.

Explication

Une pile est un appui intermédiaire du pont. L’appui d’extrémité qui relie l’ouvrage à la terre ferme est une culée.

14. Quelle est la fonction d’une fondation dans un ouvrage ?

Elle absorbe les variations longitudinales dues à la température et aux charges.
Elle relie les appuis intermédiaires aux éléments porteurs du tablier.
Elle répartit sur le tablier les charges transmises par les véhicules.
Elle distribue dans le sol l’ensemble des charges de l’ouvrage.

Elle distribue dans le sol l’ensemble des charges de l’ouvrage.

Explication

Une fondation transmet et distribue dans le sol l’ensemble des charges de l’ouvrage. Les variations longitudinales du tablier sont prises en compte par les joints de chaussée, pas par les fondations.

15. Lors du dimensionnement d’une fondation, quelle association entre états limites et risques doit être respectée ?

L’état limite de service concerne les tassements importants, et l’état limite ultime la rupture du sol.
L’état limite de service concerne la résistance du tablier, et l’état limite ultime la stabilité des appareils d’appui.
L’état limite de service concerne les mouvements du tablier, et l’état limite ultime l’usure de la chaussée.
L’état limite de service concerne la rupture du sol, et l’état limite ultime les tassements importants.

L’état limite de service concerne les tassements importants, et l’état limite ultime la rupture du sol.

Explication

Le dimensionnement doit limiter les tassements importants à l’état limite de service et éviter la rupture du sol à l’état limite ultime. Inverser ces deux risques confond les fonctions des états limites concernés.

16. Parmi les propositions suivantes, laquelle regroupe des familles de pieux réalisées par forage ?

Pieux forés simples, pieux tubés battus, pieux battus préfabriqués et micropieux
Pieux forés simples, forés à la boue, forés tubés et à la tarière creuse
Pieux battus préfabriqués, pieux vissés, micropieux et pieux en bois
Pieux à la tarière creuse, pieux vissés, pieux en bois et pieux tubés battus

Pieux forés simples, forés à la boue, forés tubés et à la tarière creuse

Explication

Les familles citées comprennent les pieux forés simples, forés à la boue, forés tubés et ceux réalisés à la tarière creuse ou continue. Les pieux tubés battus appartiennent aussi aux familles présentées, mais ne sont pas réalisés par forage.

17. Quelle distinction décrit les deux familles de pieux selon leur mode de mise en place ?

Les pieux avec refoulement sont réalisés à la boue, tandis que ceux sans refoulement sont réalisés à sec.
Les pieux avec refoulement sont toujours forés, tandis que ceux sans refoulement sont toujours battus.
Les pieux avec refoulement transfèrent les charges par la pointe, tandis que ceux sans refoulement les transfèrent par frottement.
Les pieux avec refoulement déplacent le sol, tandis que ceux sans refoulement ne le déplacent pas de cette manière.

Les pieux avec refoulement déplacent le sol, tandis que ceux sans refoulement ne le déplacent pas de cette manière.

Explication

La distinction repose sur le déplacement du sol lors de la mise en place : il est déplacé par les pieux avec refoulement. Le recours à la boue ou à une mise en œuvre à sec ne définit pas ces deux familles.

18. Lorsqu’un sol se décomprime contre un soutènement, quel effort exerce-t-il ?

Une butée passive, produite par la décompression du sol derrière le soutènement.
Une butée passive, dont l’intensité dépend de la profondeur d’encastrement du mur.
Une poussée active, dont l’intensité dépend de la hauteur de sol stabilisée.
Une poussée active, mobilisée par le sol surcomprimé devant le soutènement.

Une poussée active, dont l’intensité dépend de la hauteur de sol stabilisée.

Explication

La poussée active correspond à l’effort exercé par le sol lorsqu’il se décomprime contre le soutènement, et son intensité dépend de la hauteur de sol stabilisée. La butée passive est associée au sol surcomprimé, non au sol décomprimé.

19. Comment se manifeste la butée passive devant un soutènement ?

Comme une pression exercée par le sol qui se décomprime.
Comme une résistance mobilisée par le sol surcomprimé.
Comme une force due au poids du mur transmis au terrain.
Comme une résistance mobilisée par la hauteur de sol stabilisée.

Comme une résistance mobilisée par le sol surcomprimé.

Explication

La butée passive est la résistance que mobilise le sol surcomprimé devant un soutènement. La pression liée au sol décomprimé correspond plutôt à la poussée active.

20. Quels sont les trois modes majeurs d’instabilité externe d’un mur de soutènement ?

Le glissement, le soulèvement et la rupture par flexion.
Le renversement, le flambement et l’érosion du remblai.
Le tassement, la liquéfaction et la rupture des armatures.
Le renversement, le glissement et le poinçonnement.

Le renversement, le glissement et le poinçonnement.

Explication

Les trois modes majeurs d’instabilité externe sont le renversement, le glissement et le poinçonnement. Le flambement et la rupture des armatures relèvent d’autres types de vérifications.

21. Quel est l’effet d’une bêche aménagée sur un mur de soutènement ?

Elle réduit le poinçonnement en répartissant les charges sur une semelle plus large.
Elle mobilise la résistance du sol contre le renversement en augmentant le poids du mur.
Elle accroît la stabilité du mur contre le glissement.
Elle accroît la stabilité du mur contre le renversement en décentrant la semelle.

Elle accroît la stabilité du mur contre le glissement.

Explication

La bêche améliore la stabilité du mur de soutènement vis-à-vis du glissement. Le décentrement de la semelle et la contribution du sol porté à la stabilité sont des caractéristiques du mur cantilever, pas l’effet attribué à la bêche.

22. Pourquoi un mur de soutènement doit-il comporter un système de drainage et d’évacuation des eaux accumulées derrière lui ?

Pour réduire le frottement entre le remblai et la face du mur.
Pour empêcher la nappe phréatique d’exercer une poussée sur le mur.
Pour limiter les surpressions, qui constituent une cause majeure de sinistres.
Pour accélérer le tassement du remblai et stabiliser ses couches.

Pour limiter les surpressions, qui constituent une cause majeure de sinistres.

Explication

L’évacuation des eaux accumulées derrière le mur limite les surpressions, principales causes de sinistres. Réduire le frottement entre le remblai et le mur ne répond pas au rôle décrit pour le drainage.

23. Un mur de soutènement retient un sol derrière lequel se trouve une nappe phréatique : quelle conséquence faut-il prendre en compte ?

La poussée de l’eau s’ajoute aux actions exercées par le sol sur le mur.
La présence d’eau réduit les actions du sol et soulage le mur.
La poussée de l’eau agit sur le mur du côté opposé au remblai.
La poussée de l’eau remplace les actions exercées par le sol sur le mur.

La poussée de l’eau s’ajoute aux actions exercées par le sol sur le mur.

Explication

Lorsque la nappe phréatique se trouve derrière le mur, la poussée de l’eau s’ajoute aux actions des sols. Elle ne remplace donc pas les actions exercées par le sol, contrairement à une confusion possible.

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Qu’est-ce qu’un ouvrage d’art ?

Un ouvrage qui franchit un obstacle ou protège une route.

Quelle part du patrimoine des ouvrages d’art les ponts courants représentent-ils en nombre ?

Environ 75 %.

Quelle circulaire classe certains ponts comme non courants ?

La circulaire n° 94-56 du 5 mai 1994.

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