QCM : Cycles biogéochimiques du carbone et de l’azote — 23 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel changement atmosphérique et océanique commence à partir de 2,5 milliards d’années ?

La formation de la couche d’ozone stratosphérique et l’augmentation de l’oxygène dissous dans les océans
La disparition de l’oxygène dissous et l’arrêt de la production photosynthétique dans les océans
La formation des premiers organismes photosynthétiques et l’apparition initiale de l’oxygène atmosphérique
La diminution de la couche d’ozone stratosphérique et l’augmentation de la concentration océanique en méthane

La formation de la couche d’ozone stratosphérique et l’augmentation de l’oxygène dissous dans les océans

Explication

À partir de 2,5 milliards d’années, la couche d’ozone stratosphérique commence à se former tandis que l’oxygène dissous augmente dans les océans. Les premiers organismes photosynthétiques sont apparus plus tôt, au moins il y a 3,8 milliards d’années.

2. Dans quel ordre les principales étapes du cycle biotique de l’azote se succèdent-elles après la fixation de l’azote atmosphérique ?

Ammonification, assimilation, dénitrification, puis nitrification
Assimilation, ammonification, nitrification, puis dénitrification
Nitrification, dénitrification, assimilation, puis ammonification
Dénitrification, nitrification, ammonification, puis assimilation

Assimilation, ammonification, nitrification, puis dénitrification

Explication

Après la fixation, l’assimilation incorpore l’azote réactif à la matière organique, puis l’ammonification libère de l’ammonium, la nitrification forme des nitrites et des nitrates, et la dénitrification restitue de l’azote à l’atmosphère. La dénitrification ne précède donc pas la nitrification dans cette succession.

3. Comment le méthane se compare-t-il au dioxyde de carbone dans l’atmosphère ?

Il est plus puissant dans une proportion variable, avec une concentration atmosphérique d’environ 420 ppm
Il possède une puissance comparable, avec une concentration atmosphérique proche de celle du dioxyde de carbone
Il est environ vingt fois plus puissant comme gaz à effet de serre, mais sa concentration est bien plus faible
Il est environ vingt fois moins puissant comme gaz à effet de serre, mais sa concentration est bien plus élevée

Il est environ vingt fois plus puissant comme gaz à effet de serre, mais sa concentration est bien plus faible

Explication

Le méthane exerce un effet de serre environ vingt fois plus puissant que le dioxyde de carbone, mais sa concentration est proche de 2 ppm contre environ 420 ppm pour ce dernier. La valeur de 420 ppm correspond donc au dioxyde de carbone, pas au méthane.

4. À quelle période la consommation de CO₂ atmosphérique par l’altération est-elle particulièrement intense ?

Pendant les périodes de dégazage du manteau
Pendant les phases orogéniques
Pendant les phases de refroidissement océanique
Pendant les épisodes de métamorphisme carbonaté

Pendant les phases orogéniques

Explication

Les phases orogéniques correspondent aux périodes de consommation la plus intense du CO₂ atmosphérique, ce qui explique l’expression « pompes à CO₂ » pour les montagnes. Le dégazage du manteau représente au contraire une source de carbone vers l’atmosphère.

5. Quelle part approximative de l’azote terrestre est concentrée dans les roches silicatées de la croûte et du manteau ainsi que dans le noyau terrestre ?

Au moins 70 %
Près de 27 %
Environ 45 %
Moins de 10 %

Au moins 70 %

Explication

Les roches silicatées et le noyau terrestre renferment au moins 70 % de l’azote terrestre. Les autres pourcentages correspondent notamment à la répartition du carbone anthropique entre l’atmosphère, la biosphère et les océans.

6. Quel enchaînement décrit l’eutrophisation provoquée par un excès d’azote provenant des engrais ?

Lixiviation vers les eaux, réduction des algues, hausse de l’oxygène, reprise de la vie aérobie
Absorption par les roches, prolifération des algues, production d’oxygène, expansion de la vie aérobie
Accumulation dans les sols, disparition des algues, baisse de la décomposition, hausse de l’oxygène
Lixiviation vers les eaux, prolifération des algues, décomposition accrue, baisse de l’oxygène

Lixiviation vers les eaux, prolifération des algues, décomposition accrue, baisse de l’oxygène

Explication

L’azote des engrais peut être lixivié vers les eaux, où il stimule les algues ; leur décomposition consomme ensuite l’oxygène et peut rendre la vie aérobie presque impossible. Une hausse de l’oxygène ne correspond donc pas au mécanisme de l’eutrophisation.

7. Quelle association décrit correctement la minéralisation rapide et la minéralisation lente ?

La minéralisation rapide relève du catabolisme oxydatif, tandis que la minéralisation lente agit sur la matière organique morte
La minéralisation rapide fixe le carbone minéral, tandis que la minéralisation lente consomme le dioxyde de carbone
La minéralisation rapide agit sur la matière organique morte, tandis que la minéralisation lente relève du catabolisme oxydatif
La minéralisation rapide forme des carbonates, tandis que la minéralisation lente produit des composés minéraux réduits

La minéralisation rapide relève du catabolisme oxydatif, tandis que la minéralisation lente agit sur la matière organique morte

Explication

La minéralisation rapide provient du catabolisme oxydatif et libère du CO₂ par respiration ou fermentation, tandis que la minéralisation lente concerne la dégradation de la matière organique morte par les décomposeurs. Les autres associations inversent ces mécanismes ou les confondent avec la fixation et la précipitation du carbone.

8. Que devient en moyenne le CO₂ émis par les activités humaines ?

Environ 27 % s’accumulent dans l’atmosphère, 45 % sont absorbés par la biosphère continentale et 27 % par les océans
Environ 45 % s’accumulent dans l’atmosphère, 27 % sont absorbés par la biosphère continentale et 27 % par les océans
Environ 45 % s’accumulent dans l’atmosphère, 45 % sont absorbés par la biosphère continentale et 10 % par les océans
Environ 27 % s’accumulent dans l’atmosphère, 27 % sont absorbés par la biosphère continentale et 46 % par les océans

Environ 45 % s’accumulent dans l’atmosphère, 27 % sont absorbés par la biosphère continentale et 27 % par les océans

Explication

En moyenne, 45 % du CO₂ anthropique reste dans l’atmosphère, tandis que la biosphère continentale et les océans en absorbent chacun 27 %. La biosphère et les océans jouent donc des rôles d’absorption égaux, mais inférieurs à la fraction atmosphérique.

9. Dans quelles conditions la fossilisation de la matière organique est-elle favorisée ?

Une production organique modérée, une oxydation intense et un enfouissement très lent
Une forte production organique, un milieu pauvre en oxygène et un enfouissement rapide
Une forte production minérale, une circulation d’oxygène et une décomposition complète
Une faible production organique, un milieu oxygéné et une exposition prolongée en surface

Une forte production organique, un milieu pauvre en oxygène et un enfouissement rapide

Explication

La fossilisation est favorisée par une production importante, des conditions anoxiques qui réduisent l’oxydation et un enfouissement rapide à l’échelle géologique. Un milieu oxygéné accélère au contraire l’oxydation de la matière organique.

10. Dans quelles conditions une précipitation de carbonate de calcium se produit-elle ?

Lorsque l’évaporation retire les ions nécessaires à la formation du carbonate
Lorsque les concentrations locales en ions HCO₃⁻ et Ca²⁺ deviennent insuffisantes
Lorsque les concentrations locales en ions HCO₃⁻ et Ca²⁺ deviennent saturantes
Lorsque l’acidité dissout progressivement le carbonate de calcium présent

Lorsque les concentrations locales en ions HCO₃⁻ et Ca²⁺ deviennent saturantes

Explication

La saturation locale en ions HCO₃⁻ et Ca²⁺ permet la précipitation chimique ou biochimique de CaCO₃. La dissolution correspond au processus inverse, car elle détruit les carbonates au lieu de les former.

11. Quelle description correspond à l’humus ?

Une accumulation de carbone organique fossile formée après un enfouissement géologique prolongé
Un stock de molécules azotées produites exclusivement lors de la nitrification bactérienne
Un ensemble de produits minéraux issus de la transformation complète des matières organiques
Un mélange de matière organique à différents stades de décomposition, sous formes solubles ou insolubles

Un mélange de matière organique à différents stades de décomposition, sous formes solubles ou insolubles

Explication

L’humus rassemble des molécules organiques simples ou complexes, riches en carbone et en azote, à plusieurs stades de décomposition. Les produits minéralisés appartiennent à la matière minérale et ne définissent pas l’humus.

12. Quelle succession décrit correctement les étapes majeures de la décomposition de la matière organique ?

Minéralisation primaire rapide, réorganisation, humification, puis minéralisation secondaire lente
Humification rapide, nitrification, respiration, puis minéralisation primaire lente
Minéralisation secondaire lente, dénitrification, humification, puis réorganisation
Réorganisation, minéralisation secondaire rapide, ammonification, puis fossilisation

Minéralisation primaire rapide, réorganisation, humification, puis minéralisation secondaire lente

Explication

La décomposition combine une minéralisation primaire rapide, une réorganisation, l’humification et une minéralisation secondaire lente. La minéralisation secondaire ne constitue donc pas la première étape rapide du processus.

13. Comment le rapport C/N influence-t-il la décomposition d’une litière ?

Au-dessus de 20, la litière se minéralise rapidement par les champignons et forme un moder
Au-dessus de 20, la litière se minéralise rapidement par les bactéries et forme un mull
Sous 20, la litière se minéralise rapidement par les bactéries et forme un mull
Sous 20, la litière se minéralise lentement par les champignons et forme un moder

Sous 20, la litière se minéralise rapidement par les bactéries et forme un mull

Explication

Une litière dont le rapport C/N est inférieur à 20 se minéralise rapidement sous l’action des bactéries et produit un mull. Le rapport supérieur à 20 est associé à une décomposition plus lente par les champignons et à la formation d’un moder.

14. Quel composé peut être produit par la dénitrification en milieu anoxique et contribuer à l’effet de serre ?

Le dioxygène O2O_2
Le dioxyde de carbone CO2CO_2
Le méthane CH4CH_4
L’oxyde nitreux N2ON_2O

L’oxyde nitreux $$N_2O$$

Explication

En milieu anoxique, la dénitrification peut produire du diazote N2N_2 ou de l’oxyde nitreux N2ON_2O, ce dernier étant un gaz à effet de serre. Le dioxygène est incompatible avec la condition anoxique et les deux autres gaz ne sont pas les produits indiqués de cette étape.

15. Quel processus consomme du CO₂ atmosphérique lors de l’altération de l’olivine et du plagioclase ?

L’altération des silicates
Le métamorphisme des carbonates
Le dégazage du manteau
La précipitation des carbonates

L’altération des silicates

Explication

L’altération des silicates consomme du CO₂ atmosphérique, notamment lors de l’altération de l’olivine et du plagioclase. Le métamorphisme des carbonates est associé à une libération de CO₂, ce qui constitue la confusion principale.

16. Dans une chaîne de montagnes, quel facteur peut favoriser l’altération chimique malgré la baisse de température liée à l’altitude ?

La diminution de l’érosion mécanique
La réduction de l’activité biologique
La baisse de la disponibilité en eau
L’augmentation des précipitations

L’augmentation des précipitations

Explication

Dans les chaînes de montagnes, l’augmentation des précipitations domine l’effet refroidissant de l’altitude et favorise l’altération chimique. Une réduction de l’eau disponible ou de l’érosion ne produirait pas cet effet favorable.

17. Que désigne la fossilisation de la matière organique ?

La production de carbone organique par les organismes vivant dans les sédiments marins
La restitution rapide du carbone organique vers l’atmosphère sous forme de dioxyde de carbone
La transformation de toute la matière organique en composés minéraux solubles dans les sols
Le piégeage durable d’une petite fraction du carbone organique dans les sols et les sédiments

Le piégeage durable d’une petite fraction du carbone organique dans les sols et les sédiments

Explication

La fossilisation piège une infime partie du carbone organique dans les sols et les sédiments, ce qui peut conduire à la formation de kérogène et de matière fossile. La respiration correspond plutôt à une restitution rapide du carbone sous forme de dioxyde de carbone.

18. Quelle différence distingue les photolithotrophes des chimiolithotrophes ?

Les photolithotrophes utilisent la lumière, tandis que les chimiolithotrophes oxydent un composé minéral réduit
Les photolithotrophes oxydent un composé minéral réduit, tandis que les chimiolithotrophes utilisent la lumière
Les photolithotrophes libèrent du CO₂, tandis que les chimiolithotrophes réduisent les carbonates
Les photolithotrophes consomment de la matière organique, tandis que les chimiolithotrophes respirent du CO₂

Les photolithotrophes utilisent la lumière, tandis que les chimiolithotrophes oxydent un composé minéral réduit

Explication

Les photolithotrophes réduisent le CO₂ grâce à l’énergie lumineuse, alors que les chimiolithotrophes tirent leur énergie de l’oxydation d’un composé minéral réduit. La confusion vient de l’inversion de ces deux sources d’énergie.

19. Quel organisme produit, par bioméralisation, des tests calcaires ?

Les Coccolithophoridés et les Mollusques
Les oursins et les coraux
Les Mollusques et les Foraminifères
Les Coccolithophoridés et les Foraminifères

Les Coccolithophoridés et les Foraminifères

Explication

Les Coccolithophoridés et les Foraminifères produisent des tests calcaires lors de la bioméralisation. Les Mollusques forment plutôt des coquilles, tandis que les oursins et les coraux produisent des endosquelettes carbonatés.

20. Quelle comparaison décrit correctement les concentrations atmosphériques mesurées en 2015 pour le CO₂ et le CH₄ ?

Le CO₂ atteint 1,82 ppmv, tandis que le CH₄ dépasse 400 ppmv
Le CO₂ et le CH₄ dépassent chacun 400 ppmv
Le CO₂ et le CH₄ atteignent chacun 1,82 ppmv
Le CO₂ dépasse 400 ppmv, tandis que le CH₄ atteint 1,82 ppmv

Le CO₂ dépasse 400 ppmv, tandis que le CH₄ atteint 1,82 ppmv

Explication

En 2015, le CO₂ atmosphérique a dépassé 400 ppmv, alors que le CH₄ a atteint 1,82 ppmv. La confusion consiste à attribuer la valeur élevée du CO₂ au méthane ou à inverser les deux concentrations.

21. Dans les écosystèmes naturels, comment se comparent globalement les flux annuels de carbone fixé par photosynthèse et libéré par respiration ?

Le flux respiratoire est proche de 100 Gt/an et le flux fixé reste inférieur
Le flux fixé est proche de 50 Gt/an et dépasse nettement le flux respiratoire
Ils sont globalement égaux et proches de 100 Gt/an
Les deux flux sont faibles et se situent autour de 0,4 Gt/an

Ils sont globalement égaux et proches de 100 Gt/an

Explication

La fixation photosynthétique et la libération respiratoire sont globalement équilibrées, avec un flux voisin de 100 Gt/an. La valeur de 0,4 Gt/an concerne les flux du cycle du carbone oxydé, pas ces échanges biologiques globaux.

22. À quelle période la production photosynthétique d’oxygène a-t-elle commencé ?

Il y a moins de 200 millions d’années, lors de la diversification des plantes terrestres
Il y a au moins 3,8 milliards d’années, avec les premiers organismes photosynthétiques
Il y a environ 2,5 milliards d’années, lors de la formation de la couche d’ozone
Il y a environ 600 millions d’années, avec l’apparition des premiers animaux marins

Il y a au moins 3,8 milliards d’années, avec les premiers organismes photosynthétiques

Explication

La production photosynthétique d’oxygène a débuté il y a au moins 3,8 milliards d’années avec les premiers organismes photosynthétiques. La date de 2,5 milliards d’années concerne plutôt le début de la formation de l’ozone stratosphérique et l’augmentation de l’oxygène dissous.

23. Quelle réaction représente l’équilibre chimique des carbonates ?

CaCO3+CO2+H2O2HCO3+Ca2+CaCO_3 + CO_2 + H_2O \rightarrow 2HCO_3^- + Ca^{2+}
HCO3+Ca2+CaCO3+O2+H2HCO_3^- + Ca^{2+} \rightarrow CaCO_3 + O_2 + H_2
2HCO3+Ca2+CaCO3+CO2+H2O2HCO_3^- + Ca^{2+} \rightarrow CaCO_3 + CO_2 + H_2O
2CaCO3+H2OHCO3+Ca2++CO22CaCO_3 + H_2O \rightarrow HCO_3^- + Ca^{2+} + CO_2

$$2HCO_3^- + Ca^{2+} \rightarrow CaCO_3 + CO_2 + H_2O$$

Explication

L’équilibre carbonaté associe deux ions bicarbonate et un ion calcium pour produire du carbonate de calcium, du dioxyde de carbone et de l’eau. L’équation inverse décrit la dissolution plutôt que la réaction de précipitation indiquée ici.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 55 flashcards sur Cycles biogéochimiques du carbone et de l’azote.

Quelle quantité de carbone contient le réservoir fluide atmosphère-hydrosphère ?

Il contient 40 000 Gt de carbone.

Qu'impose la saturation locale en ions HCO₃⁻ et Ca²⁺ ?

Une précipitation de carbonates de calcium se produit.

Quelle est la réaction d’équilibre des carbonates ?

2HCO3+Ca2+CaCO3+CO2+H2O2HCO_3^- + Ca^{2+} \rightarrow CaCO_3 + CO_2 + H_2O

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Cycles biogéochimiques du carbone et de l’azote.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM