★ À maîtriser
L’étude du cycle d’un élément distingue la formule chimique des molécules, leur état physique et leur état d’oxydation, défini à partir des électrons attribués à l’atome le plus électronégatif.
Les sept réservoirs majeurs de carbone sont :
Compléments
📌 Une molécule carbonée est inorganique lorsqu’elle ne provient pas d’une activité biologique, tandis qu’une biomolécule provient de cette activité.
Dans CO₂, le carbone a le nombre d’oxydation +IV, tandis que dans CH₄, il a le nombre d’oxydation −IV.
Le carbone inorganique se trouve notamment sous forme de CO₂, HCO₃⁻, H₂CO₃, CO₃²⁻, CaCO₃ et CO ; leurs nombres d’oxydation indiqués sont respectivement +4, +4, +4, +4, +4 et +2.
Les biomolécules des êtres vivants ont des nombres d’oxydation du carbone compris entre +3 et −4.
Le réservoir atmosphérique contient environ 830 Gt de carbone, principalement sous forme de CO₂, et l’air contient 400 ppmv de CO₂, soit environ 732 mg CO₂/m³ à 20 °C et à la pression atmosphérique normale.
Le réservoir hydrosphérique contient environ 39 000 Gt de carbone inorganique, principalement sous forme de HCO₃⁻.
Le réservoir biosphérique contient environ 550 Gt de carbone organique, dont 0,5 % se trouve dans les océans et 99,5 % sur les continents.
★ À maîtriser
L’assimilation réduit le carbone inorganique oxydé en carbone organique grâce à des organismes autotrophes au carbone.
La Rubisco catalyse la première étape du cycle de Calvin en permettant l’assimilation du carbone atmosphérique dans les composés organiques.
La désassimilation oxyde le carbone organique réduit en carbone inorganique, par catabolisme oxydatif dans les cellules ou par décomposition dans la nécrosphère.
Compléments
📐 Formule - L’équation d’assimilation est .
📌 Les producteurs primaires sont autotrophes et assimilent le carbone inorganique, tandis que les producteurs secondaires sont hétérotrophes et consomment les produits organiques de cette assimilation.
📐 Formule - L’équation de désassimilation est .
📌 L’assimilation requiert de l’énergie, tandis que la désassimilation en libère sous forme de chaleur et d’ATP.
Assimilation : carbone oxydé réduit ; désassimilation : carbone réduit oxydé.
★ À maîtriser
📌 La minéralisation primaire correspond à la minéralisation rapide d’une partie de la nécrosphère, tandis que la minéralisation secondaire concerne la matière intégrée au complexe argilo-humique du sol et oxydée lentement.
📌 La thermo-méthanisation est une évolution chimique abiotique par diagénèse lors de l’enfouissement sédimentaire, tandis que la bio-méthanisation est un processus biotique assuré par des archées méthanogènes anaérobies strictes.
Compléments
Une partie de la matière organique de la nécrosphère peut être enfouie et former des ressources carbonées.
La bio-méthanisation a lieu notamment dans :
📐 Formule - Le méthane atmosphérique est oxydé de façon abiotique selon .
★ À maîtriser
Les échanges de CO₂ entre l’atmosphère et l’hydrosphère dépendent d’un équilibre contrôlé par le gradient de pression partielle du CO₂.
Dans la zone photique, le phytoplancton consomme le CO₂ aqueux, ce qui diminue sa pression partielle dans l’eau et provoque une dissolution compensatrice du CO₂ atmosphérique.
Dans l’eau, les formes carbonées dissoutes varient selon le pH et l’ion bicarbonate HCO₃⁻ est la forme la plus fréquente aux pH indiqués pour les eaux douces et l’océan.
Compléments
📌 La dissolution transfère le CO₂ gazeux vers l’eau, tandis que le dégazage transfère le CO₂ dissous vers l’atmosphère.
📌 Aux hautes latitudes, l’eau froide favorise la dissolution du CO₂, tandis qu’aux basses latitudes, l’eau chaude favorise le dégazage.
La pompe physique et biologique de CO₂ entre l’atmosphère et l’hydrosphère est surtout active aux hautes latitudes.
Dans les eaux douces continentales, le pH est compris entre 6 et 8, tandis que le pH océanique est autour de 8.
📐 Formule - Le CO₂ dissous réagit avec l’eau selon .
📐 Formule - La précipitation carbonatée suit .
À la mort des organismes, leurs tests carbonatés peuvent former des dépôts sédimentaires qui peuvent être transférés en domaine continental lors d’une régression marine ou de mouvements tectoniques.
L’eau de pluie peu minéralisée déplace l’équilibre calco-carbonique vers la gauche et dissout les dépôts carbonatés transférés sur les continents.
Eau froide → dissolution accrue ; eau chaude → dégazage.
★ À maîtriser
📌 L’altération des roches carbonatées est une dissolution, tandis que celle des roches non carbonatées, notamment silicatées, est une hydrolyse.
Compléments
L’hydrolyse de l’orthose, feldspath potassique, produit de l’illite, de la silice particulaire et des ions potassium selon .
L’hydrolyse de l’orthose décrite est irréversible.
Carbonates : dissolution ; silicates : hydrolyse.
Dans la zone, l’ion nitrate NO₃⁻ est une forme inorganique dissoute de l’azote dont le nombre d’oxydation est +5.
Dans la zone, l’ion nitrite NO₂⁻ est une forme inorganique dissoute de l’azote dont le nombre d’oxydation est +3.
★ À maîtriser
Les quatre réservoirs terrestres d’azote sont :
L’atmosphère est le principal réservoir d’azote et contient 78 % de diazote N₂, directement inutilisable par la plupart des êtres vivants, sauf certains micro-organismes du rhizobium capables de le réduire.
Compléments
📌 Dans l’azote organique, les biomolécules polaires sont dissoutes dans les liquides biologiques, tandis que les polymères sont particulaires ou colloïdaux.
Sous climat tempéré, les sols contiennent 50 à 100 kg d’azote minéral par hectare, dont 80 % sous forme de NO₃⁻ et 20 % sous forme de NH₄⁺, ainsi que 5 000 kg d’azote organique par hectare.
Il n’existe pas de réservoir d’azote fossile et l’essentiel de l’azote organique est localisé dans la nécrosphère.
★ À maîtriser
La nitrification comprend la nitrosation de NH₃ en NO₂⁻ par les bactéries aérobies Nitrosomonas, puis la nitratation de NO₂⁻ en NO₃⁻ par les bactéries Nitrobacter, dans une syntrophie.
Les plantes assimilent l’azote sous trois formes :
Les producteurs primaires réduisent les nitrates en nitrites, puis les nitrites en ammoniac, avant d’assimiler celui-ci avec le glutamate pour former de la glutamine.
Compléments
📐 Formule - La fixation de l’azote suit l’équation .
La nitrogénase catalyse la fixation de l’azote et forme de l’ammoniac NH₃, au prix d’un coût énergétique très élevé.
Le nitrate NO₃⁻ est la forme d’azote la plus assimilable par les végétaux.
📐 Formule - Dans le sol, le NH₃ peut être protonisé spontanément en NH₄⁺ lorsque le pH est neutre à acide, selon .
N₂ fixé en NH₃, nitrifié en NO₃⁻, puis assimilé par les plantes
★ À maîtriser
Dans le sol, les décomposeurs utilisent les composés azotés de la nécrosphère, notamment les protéines et les acides aminés, comme source d’énergie et produisent finalement du NH₃.
Un excès d’engrais peut provoquer le lessivage des nitrates, que le complexe argilo-humique ne retient pas parce qu’ils sont des anions, et polluer les eaux par eutrophisation et les eaux souterraines.
En milieu anaérobie, des bactéries dénitrifiantes comme Pseudomonas, Paracoccus et Bacillus transforment les nitrates en nitrites, puis en NO, en N₂O et finalement en N₂.
Compléments
Les déchets azotés varient selon les groupes animaux :
La décomposition des déchets azotés par les micro-organismes du sol libère finalement de l’ammonium.
📐 Formule - La décomposition de la glutamine suit l’équation .
L’ammoniac issu de la décomposition peut être nitrifié en ions nitrates, qui redeviennent disponibles pour l’assimilation végétale.
La concentration maximale de nitrate indiquée pour la potabilité de l’eau est de 50 mg/L de NO₃⁻.
La dénitrification se déroule dans des sols gorgés d’eau, les zones humides et les sédiments dépourvus d’oxygène, et produit du N₂ et du N₂O, ce dernier étant un gaz à effet de serre.
★ À maîtriser
Compléments
Le brûlage oxyde instantanément la matière organique et libère des oxydes tels que CO₂, NOₓ et N₂, tout en pouvant favoriser le lessivage des nitrates par l’érosion du sol.
L’enfouissement expose les résidus végétaux aux décomposeurs du sol, qui produisent de l’ammoniac et de l’ion ammonium.
📌 Pour limiter le lessivage hivernal des nitrates, il est recommandé de maintenir les sols couverts, notamment par l’agroforesterie ou le paillage avec enfouissement.
Les prairies et les forêts contiennent en moyenne 11 à 25 tonnes de carbone par hectare de plus que la moyenne des sols, tandis que les cultures diverses, les vignes et les vergers en contiennent 17 à 43 tonnes de plus.
La mise en culture diminue les stocks de carbone des horizons superficiels du sol jusqu’à environ 30 cm de profondeur, et cette diminution est deux fois plus importante dans les 5 premiers centimètres.
La baisse de matière organique s’explique notamment par : l’exportation d’une partie de la biomasse lors des récoltes, l’augmentation de la minéralisation liée à l’aération du sol par le labour, l’érosion
Sol nu en hiver → drainage et lessivage accrus des nitrates
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1. En examinant le CO₂ dans un réservoir, une équipe doit caractériser la molécule selon plusieurs dimensions. Quelle analyse distingue correctement ces dimensions ?
2. Quels sont les sept réservoirs majeurs dans lesquels le carbone est stocké ?
Mémorisez les concepts clés de Cycles biogéochimiques du carbone avec 10 flashcards interactives.
Qu’est-ce que l’assimilation du carbone ?
La réduction du carbone inorganique oxydé en carbone organique par des autotrophes au carbone.
Quelle durée définit le temps de résidence d’une matière dans un réservoir ?
La durée de stockage avant sa sortie par les flux.
Qu’est-ce qu’une biomolécule ?
Une molécule carbonée issue de l’activité biologique.
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