Fiche de révision : Dénombrement et méthodes associées

Plan du Cours

  1. Notion de dénombrement
  2. Principe additif
  3. Principe multiplicatif
  4. K-uplets et répétition
  5. Arrangements
  6. Permutations
  7. Combinaisons
  8. Coefficients binomiaux
  9. Triangle de Pascal
  10. Parties d’un ensemble
  11. Choisir la bonne méthode

1. Notion de dénombrement

Notions clés & Définitions

  • Ensemble fini : Un ensemble fini est un ensemble qui contient un nombre fini d’éléments.
  • Cardinal d’un ensemble : Le cardinal d’un ensemble est le nombre d’éléments qu’il contient, noté |E| ou Card(E).
  • Dénombrer : Dénombrer consiste à compter le nombre d’éléments d’un ensemble fini, donc à déterminer son cardinal.
  • Ensemble disjoint : Deux ensembles disjoints n’ont aucun élément en commun.

Points essentiels

  • L’ensemble des joueurs d’une équipe de foot a 11 éléments, donc |E|=11 pour cet exemple.
  • L’ensemble N des entiers naturels n’est pas fini, donc on ne peut pas l’utiliser directement pour dénombrer avec |E|.
  • Le cardinal s’écrit Card(E) et aussi |E|.
  • Dire que deux ensembles sont disjoints signifie qu’ils n’ont aucun élément commun.

Astuce mémo

Fini → cardinal défini : on peut compter, sinon non.

2. Principe additif

Notions clés & Définitions

  • Principe additif : Le principe additif calcule le cardinal d’une union d’ensembles disjoints en additionnant leurs cardinaux.
  • Union d’ensembles disjoints : Une union d’ensembles disjoints est une réunion où les ensembles ne se recouvrent pas.

Points essentiels

  • Si E1, E2, …, Ek sont finis et deux à deux disjoints, alors Card(E1∪E2∪…∪Ek)=Card(E1)+Card(E2)+…+Card(Ek).
  • Dans l’exemple latin/théâtre, L et T ne sont pas disjoints car L∩T est non vide, donc le principe additif direct ne s’applique pas.
  • Après schématisation, le nombre d’élèves vaut 11+5+9+8=33.
  • Pour appliquer le principe additif, il faut rendre les cas disjoints en séparant ceux qui se recouvrent via des intersections.

Astuce mémo

Disjoints = pas de doublons → on additionne.

3. Principe multiplicatif

Notions clés & Définitions

  • Produit cartésien : Le produit cartésien E1×E2×…×Ep est l’ensemble de tous les p-uplets dont chaque coordonnée appartient au facteur correspondant.
  • Principe multiplicatif : Le principe multiplicatif donne le cardinal d’un produit cartésien en multipliant les cardinaux des ensembles.
  • p-uplets : Un p-uplet est une liste ordonnée de p éléments, utilisée pour compter des choix successifs.

Points essentiels

  • Si E1, E2, …, Ep sont finis, alors Card(E1×E2×…×Ep)=Card(E1)×Card(E2)×…×Card(Ep).
  • Le produit cartésien E1×E2×E3 correspond à tous les triplets (a1,a2,a3) formés avec a1∈E1, a2∈E2, a3∈E3.
  • Restaurant : 3 entrées, 4 plats, 2 desserts donnent Card(E×P×D)=3×4×2=24 menus.
  • Restaurant avec dessert imposé : on compte seulement entrée×plat, donc 3×4=12 menus.

Astuce mémo

Choix successifs → on multiplie.

4. K-uplets et répétition

Notions clés & Définitions

  • k-uplets : Un k-uplet est une liste ordonnée de k éléments qui sert à dénombrer des choix successifs.
  • k-uplets avec répétition : Des k-uplets avec répétition autorisent que la même valeur apparaisse plusieurs fois dans le k-uplet.
  • k-uplets d’éléments distincts : Un k-uplet d’éléments distincts est un k-uplet où tous les éléments sont différents.
  • Cardinal de Ek : Pour un ensemble E à n éléments, le cardinal de Ek est n^k.

Points essentiels

  • Avec répétition et ordre compté : si Card(E)=n, alors le nombre de k-uplets vaut n^k.
  • Exemple des deux dés à 6 faces : le nombre de couples possibles est 6×6=6^2, et (1,2) ≠ (2,1).
  • Dans un code digicode : choisir 2 lettres parmi 26 donne Card(A^2)=26^2=676 possibilités.
  • Dans le digicode étudié : choisir 10 chiffres donne 10^10 possibilités, soit au total 676×10^10=6 760 000 000 000 codes.

Astuce mémo

n^k : k places, n choix à chaque place (répétition permise).

5. Arrangements

Notions clés & Définitions

  • Arrangement de k éléments parmi n : Un arrangement de k éléments parmi n est un k-uplet d’éléments distincts tirés d’un ensemble de n éléments.
  • Factorielle n : La factorielle n, notée n!, est le produit de tous les entiers de 1 à n.

Points essentiels

  • Si E a n éléments et k≤n, alors le nombre d’arrangements vaut n×(n−1)×…×(n−k+1)=n!/(n−k)!.
  • Exemple branchement : 12 positions pour la 1ère prise, puis 11 puis 10 donne 12×11×10=1320 arrangements possibles.
  • Même exemple par factorielle : 12!/(12−3)! = 12!/9! = 1320 positions.
  • Convention : 0!=1 et 1!=1 pour la factorielle.

Astuce mémo

Arrangements = permutations partielles : n!/(n−k)!.

6. Permutations

Notions clés & Définitions

  • Permutation : Une permutation d’un ensemble à n éléments est un n-uplet d’éléments tous distincts utilisant tous les éléments.
  • Permutation de taille n : Pour une permutation, on a k=n, donc on utilise tous les éléments.
  • Nombre de permutations : Le nombre de permutations d’un ensemble à n éléments est égal à n!.

Points essentiels

  • Si E a n éléments, alors le nombre de permutations de E vaut n!.
  • Exemple banc de 3 places : 3! = 6 façons d’asseoir 3 personnes.
  • Conférence : cas mathématiciens donne 12!=479 001 600 façons au total.
  • Cas physiciens : groupe de 3 physiciens ensemble implique 10 positions pour le bloc et 3!=6 façons à l’intérieur, puis 9!=362 880 pour le reste, soit 10×6×362 880=21 772 800 façons.

Astuce mémo

Permutation = “tout placer” → n!.

7. Combinaisons

Notions clés & Définitions

  • Combinaison : Une combinaison de k éléments d’un ensemble E est un sous-ensemble de E contenant k éléments.
  • Ordre non important : Dans une combinaison, l’ordre des éléments ne change pas la combinaison obtenue.
  • Cardinal des combinaisons : Le nombre de combinaisons de k parmi n se note C(n,k) et vaut e_n^k f.

Points essentiels

  • Si E a n éléments et k≤n, alors le nombre de combinaisons de k éléments vaut n!/(k!(n−k)!).
  • Cas particulier : e_n^0 f=1 et e_n^n f=1, car il n’existe qu’une seule façon de choisir 0 ou n éléments.
  • Cas particulier : e_n^1 f=n, car choisir 1 élément revient à choisir lequel parmi n.
  • Élection : parmi 34 élèves, choisir 4 délégués donne e34_4 f=34!/4!30!=46 376 possibilités.
  • Même élection avec contrainte Emma et Bastien élus : on retire 2 personnes, il reste e32_2 f=32!/2!30!=496 possibilités, donc 46 376−496=45 880.

Astuce mémo

Combinaison = choix sans ordre → formule n!/(k!(n−k)!).

8. Coefficients binomiaux

Notions clés & Définitions

  • Coefficient binomial : Le coefficient binomial e_n^k f est le nombre de combinaisons de k éléments parmi n.
  • Symétrie des coefficients : La symétrie relie e_n^(n−k)f à e_n^k f en inversant k et n−k.
  • Triangle de Pascal (relation) : La relation du triangle de Pascal relie des coefficients consécutifs sur des lignes différentes.

Points essentiels

  • Pour 0≤k≤n, on a e_n^(n−k)f = e_n^k f.
  • Pour 0≤k≤n, la propriété du triangle de Pascal s’écrit e_n^k f + e_n^(k+1)f = e_(n+1)^(k+1)f.
  • Exercice : e25_24 f = e25_1 f par symétrie, donc vaut 25.
  • Exercice : e4_2 f = e3_1 f + e3_2 f, puis e3_2 f = e2_1 f + e2_2 f, ce qui donne 3+2+1=6.

Astuce mémo

Symétrie : e_n^k = e_n^(n−k), et Pascal : “deux du bas = un du haut”.

9. Triangle de Pascal

Notions clés & Définitions

  • Triangle de Pascal : Le triangle de Pascal est un tableau qui organise les coefficients binomiaux pour les lire rapidement.
  • Lecture de e_n^k f : Dans le triangle de Pascal, la valeur e_n^k f se repère à la ligne n et à la position k.
  • Propriété de reconstruction : La relation e_n^k f + e_n^(k+1)f = e_(n+1)^(k+1)f permet de retrouver des valeurs dans le triangle.

Points essentiels

  • Le triangle peut être utilisé pour lire rapidement e_n^k f, par exemple e4_2 f = 6 dans le tableau.
  • La relation affichée dans la source utilise e5_3 f + e5_4 f = e6_4 f.
  • De façon générale, on retrouve e_n^k f + e_n^(k+1)f = e_(n+1)^(k+1)f pour compléter le triangle.
  • Le triangle est attribué à Blaise Pascal (1623 ; 1662) comme découverte d’un triangle arithmétique.

Astuce mémo

Au triangle : deux nombres adjacents donnent celui juste au-dessus.

10. Parties d’un ensemble

Notions clés & Définitions

  • Parties d’un ensemble : Les parties d’un ensemble E sont tous ses sous-ensembles.
  • Sous-ensembles de taille k : Le nombre de sous-ensembles à k éléments d’un ensemble à n éléments vaut e_n^k f.
  • Nombre total de parties : Le nombre total de parties d’un ensemble à n éléments vaut 2^n.

Points essentiels

  • Si E a n éléments, alors le nombre total de sous-ensembles de E vaut e_n^0 f + e_n^1 f + … + e_n^n f = 2^n.
  • Dénombrage par étapes : à chaque élément de E, on choisit de le mettre ou non, ce qui fait 2 possibilités par élément.
  • Ainsi, après n éléments, le total de parties est 2×2×…×2 (n facteurs), donc 2^n.
  • Exemple : pour E={1,2,3}, les parties sont ∅,{1},{2},{3},{1,2},{1,3},{2,3},{1,2,3} et il y en a 8, donc 2^3.

Astuce mémo

Chaque élément : dedans ou dehors → 2^n parties.

11. Choisir la bonne méthode

Notions clés & Définitions

  • Arrangements : Les arrangements correspondent à des k choix ordonnés sans répétition, donc des k-uplets d’éléments distincts.
  • Permutations : Les permutations correspondent au cas particulier où on choisit k=n sans répétition.
  • Combinaisons : Les combinaisons correspondent à des choix sans ordre et sans répétition.

Points essentiels

  • Si l’ordre compte et que la répétition est autorisée, alors le nombre de k-uplets vaut n^k pour un ensemble de n éléments.
  • Si l’ordre compte et qu’il n’y a pas de répétition, alors on utilise les arrangements : n!/(n−k)!.
  • Si k=n sans répétition, alors on obtient les permutations : n!.
  • Si l’ordre ne compte pas et qu’il n’y a pas de répétition, alors on utilise les combinaisons : e_n^k f = n!/(k!(n−k)!).
  • Exemple mots de 3 lettres de l’alphabet (26) : ordre + répétition → 26^3.
  • Exemple mots de 3 lettres toutes différentes : ordre + sans répétition → 26×25×24.

Astuce mémo

Décision flash : ordre ? répétition ? puis n^k / n!/(n−k)! / n! / e_n^k f.

Repères chronologiques

DateÉvénement
1623Blaise Pascal fait la découverte du triangle arithmétique appelé aujourd’hui triangle de Pascal.
1662Fin de la période attribuée à Blaise Pascal pour le triangle de Pascal (1623 ; 1662).
1303Triangle de Zu Shi Jie extrait de son ouvrage Su yuan zhian (1303).

Tableaux de synthèse

Choisir selon l’ordre et la répétition

CasOrdreRépétitionFormule
k-upletsOuiOuin^k
ArrangementsOuiNonn!/(n−k)!
PermutationsOuiNonn!
CombinaisonsNonNone_n^k f = n!/(k!(n−k)!)

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre principe additif et principe multiplicatif : l’additif exige des ensembles deux à deux disjoints, sinon il faut d’abord séparer avec des intersections.
  2. Penser que (a,b) et (b,a) sont identiques : ils diffèrent dès qu’on compte l’ordre, donc on n’utilise pas alors une combinaison.
  3. Utiliser e_n^k f alors que l’ordre compte : si l’ordre compte, il faut prendre des arrangements n!/(n−k)!.
  4. Appliquer le principe multiplicatif sans vérifier les choix indépendants sous forme de produit cartésien : ici, on compte bien des p-uplets issus de facteurs donnés.
  5. Oublier la contrainte “sans répétition” dans les arrangements et permutations : répéter une valeur change le dénombrement (on doit passer à n^k).
  6. Se tromper sur le cas limite : e_n^0 f = 1 et e_n^n f = 1, ce sont des choix forcés.

Checklist Examen

  1. Savoir définir ensemble fini, cardinal |E| et expliquer ce que signifie dénombrer un ensemble fini.
  2. Appliquer le principe additif uniquement quand les ensembles sont deux à deux disjoints et écrire Card(∪Ei)=∑Card(Ei).
  3. Savoir utiliser la notion d’ensembles disjoints pour traiter des cas qui se recouvrent via une schématisation adaptée.
  4. Savoir calculer le cardinal d’un produit cartésien via le principe multiplicatif : Card(E1×…×Ep)=∏Card(Ei).
  5. Distinguer k-uplets avec répétition (n^k) et k-uplets d’éléments distincts (arrangements).
  6. Calculer le nombre d’arrangements n!/(n−k)! et savoir reconnaître que c’est le cas ordre compte et répétition interdite.
  7. Calculer le nombre de permutations n! et reconnaître que c’est le cas k=n sans répétition.
  8. Calculer le nombre de combinaisons e_n^k f = n!/(k!(n−k)!) quand l’ordre ne compte pas et qu’on ne répète pas.
  9. Utiliser la symétrie e_n^(n−k)f = e_n^k f pour simplifier un calcul.
  10. Utiliser la propriété du triangle de Pascal e_n^k f + e_n^(k+1)f = e_(n+1)^(k+1)f pour obtenir une valeur.
  11. Lire ou reconstruire des coefficients binomiaux à partir du triangle de Pascal et relier la lecture à e_n^k f.
  12. Calculer le nombre total de parties d’un ensemble : somme des e_n^k f et égalité à 2^n.
  13. Savoir choisir la bonne formule (n^k, n!/(n−k)!, n!, e_n^k f) à partir de “ordre oui/non” et “répétition oui/non”.

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1. Que signifie dénombrer un ensemble fini ?

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Ensemble fini — définition ?

Contient un nombre fini d’éléments.

Cardinal d’un ensemble — rôle ?

Compte le nombre d’éléments.

Dénombrer — signification ?

Compter le nombre d’éléments.

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