QCM : Diversité et systématique du vivant — 27 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle association décrit correctement trois propriétés fondamentales des organismes vivants ?

Fossilisation, inventaire des espèces et apparition du dioxygène
Autonomie, auto-réplication moléculaire et propagation de l’ADN dans l’espace et le temps
Taille, forme et aspect des organismes dans leur milieu
Climat, végétation et répartition spatiale des organismes

Autonomie, auto-réplication moléculaire et propagation de l’ADN dans l’espace et le temps

Explication

Les organismes vivants se caractérisent par leur autonomie, leur capacité d’auto-réplication moléculaire et la propagation de leur ADN dans l’espace et le temps. La propagation de l’ADN concerne sa transmission, tandis que l’auto-réplication concerne la réplication moléculaire.

2. Quel élément témoigne directement de la biodiversité passée ?

Les estimations du nombre total d’espèces actuelles
Les inventaires contemporains d’espèces observées
Les archives paléontologiques, notamment les fossiles
Les cartes décrivant les biomes actuels

Les archives paléontologiques, notamment les fossiles

Explication

Les archives paléontologiques, notamment les fossiles, témoignent de la biodiversité passée. Les inventaires recensent principalement les espèces actuelles et ne constituent donc pas la même source d’information.

3. Quel événement constitue l’unité élémentaire de l’évolution dans la conception cladistique ?

La coexistence de plusieurs espèces dans un même environnement.
La spéciation cladogénétique, qui divise une lignée en lignées descendantes.
La ressemblance morphologique, qui rapproche deux organismes dans un classement.
La modification progressive d’un individu au cours de sa vie.

La spéciation cladogénétique, qui divise une lignée en lignées descendantes.

Explication

La cladistique considère la spéciation cladogénétique, ou dichotomique, comme un événement qui divise une lignée. Une simple ressemblance ne correspond pas à une spéciation et ne suffit pas à établir une relation évolutive.

4. Quelle contribution est attribuée à Linné en 1735 ?

La définition biologique de l’espèce par l’interfécondité
La formulation de la descendance avec modification et de la sélection naturelle
La première théorie de l’évolution fondée sur la transformation des organes
La création de la nomenclature binominale et la codification d’une classification hiérarchique

La création de la nomenclature binominale et la codification d’une classification hiérarchique

Explication

Linné a créé la nomenclature binominale et codifié une classification hiérarchique des espèces en 1735. La descendance avec modification est liée à Darwin, tandis que les autres propositions renvoient à d’autres notions ou auteurs.

5. Quelle est l’unité fondamentale du vivant ?

La cellule
L’organisme pluricellulaire
Le biome
L’ADN

La cellule

Explication

La cellule constitue l’unité fondamentale du vivant. L’ADN porte l’information génétique, mais il ne constitue pas l’unité d’organisation du vivant.

6. Quelle distinction caractérise correctement les organismes du monde vivant actuel ?

Ils sont classés selon leur climat, leur végétation et leur région biogéographique
Ils peuvent être unicellulaires ou pluricellulaires, procaryotes ou eucaryotes
Ils sont tous unicellulaires et présentent une organisation procaryote
Ils sont tous pluricellulaires et possèdent une organisation eucaryote

Ils peuvent être unicellulaires ou pluricellulaires, procaryotes ou eucaryotes

Explication

Le monde vivant actuel comprend des organismes unicellulaires et pluricellulaires, ainsi que des procaryotes et des eucaryotes. Le climat et la végétation caractérisent plutôt un biome que le type cellulaire d’un organisme.

7. Qu’est-ce que la spéciation au cours de l’évolution ?

Le processus par lequel une lignée se divise en espèces distinctes
La méthode qui attribue un nom latin à chaque organisme
Le mécanisme par lequel une molécule d’ADN est copiée
Le regroupement de populations selon leur ressemblance extérieure

Le processus par lequel une lignée se divise en espèces distinctes

Explication

La spéciation est un processus évolutif qui conduit une lignée à se diviser en espèces distinctes. La réplication de l’ADN concerne la copie du matériel génétique et ne constitue pas, à elle seule, une production de nouvelles espèces.

8. À quelle période approximative la vie est-elle apparue sur Terre ?

Il y a environ 2 milliards d’années
Il y a 4 à 3,5 milliards d’années
Il y a environ 1,5 milliard d’années
Il y a environ 500 millions d’années

Il y a 4 à 3,5 milliards d’années

Explication

L’apparition de la vie est située entre 4 et 3,5 milliards d’années. L’apparition du dioxygène atmosphérique est datée d’environ 2 milliards d’années, tandis que les organismes pluricellulaires apparaissent vers 1,5 milliard d’années.

9. Selon la nomenclature binominale de Linné, comment est construit le nom latin d’une espèce ?

Par l’association de la famille et de l’ordre taxinomique
Par l’association du genre et de l’épithète spécifique
Par l’association du milieu et de la région d’origine
Par l’association du règne et de la classe biologique

Par l’association du genre et de l’épithète spécifique

Explication

La nomenclature binominale donne à chaque espèce un nom composé du genre et de l’épithète spécifique, comme Quercus robur. Les autres éléments correspondent à des rangs ou à des informations qui ne composent pas ce nom binominal.

10. Dans un arbre phylogénétique, pourquoi l’espèce A est-elle plus proche de B que de C ?

A et C ont divergé à la même époque, tandis que B est apparue plus récemment.
A et B partagent un ancêtre commun qui n’est pas également celui de C.
A et B présentent une apparence semblable, alors que C possède une autre forme.
A et B vivent dans le même milieu, tandis que C occupe un milieu différent.

A et B partagent un ancêtre commun qui n’est pas également celui de C.

Explication

La proximité phylogénétique dépend du partage d’un ancêtre commun qui n’est pas également partagé avec le troisième taxon. Le milieu de vie ou la ressemblance peuvent être trompeurs et ne définissent pas à eux seuls la parenté.

11. Quel rôle l’ADN joue-t-il dans une cellule vivante ?

Il décrit la répartition spatiale des êtres vivants
Il constitue l’unité fondamentale de tous les organismes
Il forme la région biogéographique où vivent les organismes
Il porte l’information génétique nécessaire à l’auto-entretien et à l’auto-réplication

Il porte l’information génétique nécessaire à l’auto-entretien et à l’auto-réplication

Explication

L’ADN contient l’information génétique nécessaire à l’auto-entretien et à l’auto-réplication de la cellule. La cellule est l’unité fondamentale du vivant, ce qui distingue son rôle de celui de l’ADN.

12. Comment reconnaît-on deux espèces sœurs dans un arbre phylogénétique ?

Elles apparaissent dans la même région géographique au moment étudié.
Elles occupent des branches terminales de longueurs identiques.
Elles partagent l’ancêtre commun le plus récent.
Elles possèdent le même nombre de caractères morphologiques visibles.

Elles partagent l’ancêtre commun le plus récent.

Explication

Deux espèces sœurs sont définies par leur ancêtre commun le plus récent. La longueur des branches, la ressemblance visible ou la distribution géographique ne suffit pas à établir cette relation.

13. Quelle affirmation caractérise la conception évolutionniste des espèces ?

Elles sont définies par une ressemblance constante entre leurs individus
Elles apparaissent sans lien historique avec des organismes antérieurs
Elles dérivent d’organismes préexistants, se transforment et peuvent disparaître
Elles restent immuables après leur apparition par une force supérieure

Elles dérivent d’organismes préexistants, se transforment et peuvent disparaître

Explication

La conception évolutionniste décrit des espèces issues d’organismes préexistants, capables de s’adapter, d’évoluer et de disparaître. L’idée d’espèces immuables correspond au fixisme, et la ressemblance constante relève d’une approche typologique.

14. Dans une conception fixiste ou créationniste, comment les espèces sont-elles considérées depuis leur création ?

Comme définies par leur capacité à se reproduire
Comme variables et transformées par leur environnement
Comme fixes et immuables sous l’action d’une force supérieure
Comme issues de lignées séparées par une migration

Comme fixes et immuables sous l’action d’une force supérieure

Explication

Le fixisme considère les espèces comme établies et immuables depuis leur création par une force supérieure. L’idée d’espèces variables et transformées appartient à la conception évolutionniste.

15. Un taxon contient un ancêtre commun mais exclut une espèce qui en descend phylogénétiquement : comment faut-il le qualifier ?

Comme un groupe écologique, car l’exclusion repose sur un habitat distinct.
Comme un groupe paraphylétique, car il est incomplet par exclusion d’une descendante.
Comme un groupe polyphylétique, car toutes les espèces ont un ancêtre différent.
Comme un groupe monophylétique, car l’ancêtre commun est bien inclus.

Comme un groupe paraphylétique, car il est incomplet par exclusion d’une descendante.

Explication

Un groupe paraphylétique est incomplet parce qu’il exclut une ou plusieurs espèces pourtant descendantes de l’ancêtre commun inclus. La présence de cet ancêtre ne suffit donc pas à rendre le groupe monophylétique.

16. Qu’est-ce qu’un biome ?

Un inventaire des espèces observées dans une région à une date donnée
Une grande région biogéographique caractérisée par son climat et sa végétation
Une catégorie regroupant les organismes selon leur nombre de cellules
Une description de la répartition spatiale des êtres vivants

Une grande région biogéographique caractérisée par son climat et sa végétation

Explication

Un biome est une grande région biogéographique définie par son climat et son type de végétation. La répartition spatiale des êtres vivants décrit leur distribution, qui est une notion différente.

17. Que représente un arbre phylogénétique ou cladogramme ?

La liste alphabétique des espèces observées dans une région biologique donnée.
Les relations de parenté entre organismes à partir de leurs ancêtres communs et de leurs spéciations.
La distribution géographique actuelle des organismes selon leurs habitats.
La comparaison des tailles corporelles sans référence à leur histoire évolutive.

Les relations de parenté entre organismes à partir de leurs ancêtres communs et de leurs spéciations.

Explication

Un cladogramme représente les relations de parenté en s’appuyant sur les ancêtres communs et les événements de spéciation. Un classement alphabétique organise des noms, mais ne décrit pas l’histoire évolutive.

18. Quel principe Darwin énonce-t-il en 1859 pour expliquer l’évolution des espèces ?

Le principe de descendance avec modification
Le principe d’interfécondité entre populations
Le principe de classification hiérarchique des espèces
Le principe d’immuabilité des formes vivantes

Le principe de descendance avec modification

Explication

Darwin énonce en 1859 le principe de descendance avec modification, qui rend compte de la transformation des lignées au cours du temps. La simple ressemblance ne constitue pas une explication évolutive, mais renvoie à une conception typologique.

19. Quelle estimation correspond au nombre total d’espèces évalué pour les groupes présentés en 2020 ?

Environ 2 004 441 espèces
Environ 1,5 million d’espèces
Environ 20 millions d’espèces
Environ 9 950 000 espèces

Environ 9 950 000 espèces

Explication

Le nombre total d’espèces était estimé à environ 9 950 000 en 2020, alors qu’environ 2 004 441 espèces étaient recensées. Les estimations de 10 à 20 millions concernent le nombre exact encore inconnu d’espèces vivant à la surface de la Terre.

20. Quelle distinction oppose correctement la spéciation sympatrique à la spéciation allopatrique ?

La spéciation sympatrique repose sur la ressemblance, tandis que l’allopatrique repose sur l’interfécondité
La spéciation sympatrique concerne la réplication de l’ADN, tandis que l’allopatrique concerne la nomenclature
La spéciation sympatrique se produit sans séparation géographique, tandis que l’allopatrique implique cette séparation
La spéciation sympatrique implique une séparation géographique, tandis que l’allopatrique se produit dans le même espace

La spéciation sympatrique se produit sans séparation géographique, tandis que l’allopatrique implique cette séparation

Explication

La spéciation sympatrique se déroule sans séparation géographique des populations, alors que la spéciation allopatrique implique une telle séparation. Les autres distinctions confondent ces mécanismes avec des processus génétiques ou des critères de définition de l’espèce.

21. Que cherche principalement à reconstituer la phylogénie ?

La répartition actuelle des organismes selon leur taille et leur milieu de vie.
La fréquence des caractères visibles dans une collection d’organismes.
L’histoire des changements évolutifs et les relations généalogiques entre les lignées.
La nomenclature officielle des espèces dans un système de classement pratique.

L’histoire des changements évolutifs et les relations généalogiques entre les lignées.

Explication

La phylogénie reconstitue l’histoire des transformations évolutives ainsi que les relations généalogiques entre lignées ou taxons. La nomenclature et le classement relèvent davantage des objectifs généraux de la systématique.

22. Qu’est-ce qui caractérise un groupe monophylétique ?

Il regroupe des espèces présentant un même caractère sans ancêtre commun identifié.
Il réunit un ancêtre commun et tous ses descendants dans un clade naturel.
Il rassemble un ancêtre commun en excluant certaines lignées descendantes.
Il associe des espèces choisies selon leur ressemblance écologique actuelle.

Il réunit un ancêtre commun et tous ses descendants dans un clade naturel.

Explication

Un groupe monophylétique comprend un ancêtre commun ainsi que l’ensemble de ses descendants, formant un clade naturel. L’exclusion de certaines lignées descendantes correspond plutôt à la définition d’un groupe paraphylétique.

23. Quelle discipline De Candolle définit-il comme la science des lois de la classification des êtres vivants ?

La nomenclature, qui attribue des noms aux espèces
La taxinomie, qui étudie les règles de classification
La biogéographie, qui analyse leur répartition
La systématique, qui reconstitue les parentés évolutives

La taxinomie, qui étudie les règles de classification

Explication

De Candolle associe la taxinomie à l’étude des lois de la classification des êtres vivants. La systématique possède un champ plus large, comprenant notamment l’identification, la description et la recherche des parentés.

24. Quel principe doit guider une classification naturelle en systématique phylogénétique ?

Elle doit regrouper les organismes selon leur milieu écologique principal.
Elle doit rapprocher les organismes présentant les apparences les plus semblables.
Elle doit organiser les espèces selon leur ordre alphabétique officiel.
Elle doit refléter les liens de parenté entre les organismes classés.

Elle doit refléter les liens de parenté entre les organismes classés.

Explication

Une classification naturelle vise à représenter les liens de parenté évolutive entre les organismes. Une classification fondée sur l’apparence ou l’écologie peut rapprocher des organismes qui ne partagent pas une histoire évolutive proche.

25. Selon E. Mayr en 1942, quel critère définit principalement une espèce biologique ?

La ressemblance générale des individus avec un modèle de référence
La présence dans une même région géographique et un même habitat
La possession d’un nom binominal distinct dans une classification
La capacité réelle ou potentielle à se croiser et l’isolement reproductif

La capacité réelle ou potentielle à se croiser et l’isolement reproductif

Explication

Pour Mayr, une espèce regroupe des populations capables de se croiser réellement ou potentiellement et isolées reproductivement des autres groupes. La ressemblance morphologique caractérise plutôt l’espèce typologique.

26. Dans un arbre phylogénétique, que représente un nœud ?

Une espèce actuelle située à l’extrémité d’une lignée.
L’origine ancestrale de l’ensemble de l’arbre.
Un ancêtre commun ou un événement de spéciation.
La portion qui relie deux points successifs de l’arbre.

Un ancêtre commun ou un événement de spéciation.

Explication

Un nœud indique un ancêtre commun ou un événement de spéciation dans la structure de l’arbre. La racine indique l’origine ancestrale, une branche terminale représente une espèce et un entre-nœud relie deux nœuds.

27. Quelle fonction distingue la systématique de la taxinomie entendue au sens strict ?

Elle établit les âges absolus des roches contenant des organismes fossiles.
Elle identifie, décrit, nomme et classe les organismes dans un système hiérarchisé.
Elle regroupe les organismes selon leur apparence générale et leur habitat.
Elle mesure les changements évolutifs survenus dans une population donnée.

Elle identifie, décrit, nomme et classe les organismes dans un système hiérarchisé.

Explication

La systématique associe l’identification, la description, la nomenclature et la classification hiérarchisée des organismes. La taxinomie au sens strict est plus limitée et ne suffit donc pas à définir l’ensemble de cette discipline.

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Qu'est-ce que la cellule dans le vivant ?

L'unité fondamentale du vivant.

Quelle information porte l'ADN dans la cellule ?

L'information génétique nécessaire à l'auto-entretien et à l'auto-réplication.

Quelles sont les propriétés des organismes vivants ?

L'autonomie, l'auto-réplication moléculaire et la capacité à propager leur ADN.

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