Fiche de révision : Du normal au pathologique

Plan du Cours

  1. Déterminants et structures de personnalité
  2. Structures et formes psychotiques
  3. Psychoses et bipolarité
  4. Névroses et troubles anxieux
  5. Mécanismes de défense névrotiques
  6. Angoisses et posture soignante

1. Déterminants et structures de personnalité

Points essentiels

📌 Les deux grandes structures de personnalité sont la structure psychotique et la structure névrotique.

📌 Selon la structure de départ, névrotique ou psychotique, la décompensation conduit respectivement au développement d’une névrose ou d’une psychose.

  • Le passage du normal au pathologique dépend de trois facteurs déterminants:

    • la biologie
    • l’environnement
    • les facteurs psychologiques
  • Face aux traumatismes, aux conflits et aux frustrations de la vie, une personne peut décompenser en basculant d’une structure normale et adaptative vers la pathologie.

Astuce mémo

BEP : Biologie, Environnement, Psychologique

2. Structures et formes psychotiques

Points essentiels

  • Les principales caractéristiques des structures psychotiques sont: refuge dans l’imaginaire et perte de contact avec la réalité pour la structure schizophrénique, méfiance et psychorigidité pour la paranoïa, souffrance existentielle, perte d’intérêt pour la vie et ralentissement profond pour la structure mélancolique

📌 La structure obsessionnelle se caractérise par la maîtrise, l’exigence, le besoin de prévoir et l’attention au temps et aux procédures, tandis que la structure histrionique est extravertie et flamboyante et que la structure phobique est dominée par une peur intense face à un objet ou une situation identifiable.

Astuce mémo

Schizophrénie : imaginaire ; paranoïa : certitude rigide ; mélancolie : perte de vie

3. Psychoses et bipolarité

Notions clés & Définitions

  • Délire : Relation à une nouvelle réalité construite par le sujet, qu’il considère comme la réalité réelle.
  • Schizophrénie : La schizophrénie, du grec schizo « dédoubler » et phrénie « pensée », comporte des moments de délire durant lesquels le sujet n’est plus conscient de lui-même ni de la réalité et ne sait pas qu’il délire.

★ À maîtriser

📌 La paranoïa se caractérise par des délires organisés et très structurés, contrairement à la schizophrénie, ainsi que par une psychorigidité et une absence de conscience des délires.

📌 La bipolarité comporte des phases mélancoliques avec retrait de la communication, arrêt de l’alimentation et risque suicidaire, et des phases maniaques avec absence de sommeil, logorrhée, mise en danger et achats compulsifs.

  • Les délires psychotiques peuvent reposer sur des hallucinations auditives ou visuelles, sur une interprétation donnant un sens différent à un événement, ou sur une imagination débordante.

Compléments

  • Les délires paranoïaques comprennent notamment les délires de revendication, fondés sur une procédure attaquante ou un complot, et les délires de jalousie, où une relation à deux devient une relation à trois.

Astuce mémo

Schizophrénie : délire intermittent et désorganisé ; paranoïa : délire structuré

4. Névroses et troubles anxieux

Notions clés & Définitions

  • Attaque de panique : Une attaque de panique est une crise d’angoisse de survenue brutale et imprévisible, sans circonstance apparente, avec une crainte intense souvent liée à la peur de mourir ou de devenir fou, qui dure plusieurs minutes puis entraîne un retrait ou un isolement.
  • TOC : Les troubles obsessionnels compulsifs sont une contrainte imposée à soi-même, associant des obsessions et des comportements destinés à canaliser l’angoisse qu’elles provoquent.
  • Trouble de conversion : Le trouble de conversion, associé à l’histrionisme, traduit un conflit psychique par des symptômes corporels, comme ne plus pouvoir bouger ou ne plus voir.

★ À maîtriser

  • Les névroses ne s’accompagnent pas d’une perte du lien à la réalité, contrairement aux psychoses.

  • Dans la phobie, le sujet sait ce qui est angoissant pour lui et l’objet phobique est identifiable, tandis que la peur est liée à un danger réel déjà rencontré et que la panique survient sans circonstance apparente.

  • Les obsessions sont des idées ou pensées intrusives que le sujet reconnaît comme émanant de lui sans pouvoir s’en débarrasser, tandis que les compulsions sont des actes destinés à canaliser l’angoisse liée à ces obsessions.

Compléments

  • Les rites conjuratoires sont des rituels accomplis pour tenter d’éloigner magiquement les obsessions, comme vérifier le tapis, tapoter la couverture et allumer puis éteindre la lumière avant de se coucher.

Astuce mémo

Psychose : perte du lien à la réalité ; névrose : lien conservé

5. Mécanismes de défense névrotiques

Notions clés & Définitions

  • Mécanismes de défense : Mécanismes psychologiques inconscients mis en place pour lutter contre l’angoisse.
  • Refoulement : Consiste à maintenir hors du champ de la conscience une représentation jugée inacceptable.
  • Déplacement : Le déplacement sépare un affect de sa représentation et l’associe à une autre représentation, par exemple lorsqu’une peur inacceptable devient une inquiétude concernant les fleurs.
  • Déni : Le déni protège le Moi d’une réalité impossible à gérer ou à élaborer en coupant le sujet de cette réalité et en la remplaçant par une réalité conforme à ce qu’il perçoit.
  • Dénégation : Consiste à être conscient de la réalité tout en désirant ne pas la prendre en compte ou ne pas la vouloir.

Points essentiels

  • Dans la structure névrotique, l’angoisse combattue est une angoisse de castration liée au conflit entre le Surmoi et le Ça.

Astuce mémo

Refouler, déplacer, dénier ou nier pour contenir l’angoisse

6. Angoisses et posture soignante

★ À maîtriser

📌 En tant que soignant, il faut respecter les mécanismes de défense des patients, car leur réalité est angoissante et il ne faut pas en rajouter.

  • Dans la structure psychotique, l’angoisse combattue est une angoisse de morcellement, correspondant à une représentation de soi qui n’est plus unifiée.

Compléments

  • Dans le déni de grossesse, une femme attend un enfant mais n’est pas psychiquement enceinte, de sorte que son corps ne présente pas les signes attendus, comme le ventre qui ne s’arrondit pas et la persistance des règles.

  • Une colère contre un supérieur peut être refoulée parce qu’elle ne peut pas être exprimée par respect, puis déplacée sur une personne qui rappelle ce supérieur.

Astuce mémo

Castration : conflit psychique ; morcellement : soi non unifié

Tableaux de synthèse

Structures psychotique et névrotique

StructureAngoisseRapport à la réalitéPathologie associée
PsychotiqueMorcellementPerte possible du lien à la réalitéPsychose
NévrotiqueCastrationLien à la réalité conservéNévrose

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Du normal au pathologique avec 20 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quel exemple illustre le mécanisme de déplacement ?

2. Quelle distinction permet de différencier une hallucination d’une interprétation paranoïaque ?

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Révisez avec les flashcards

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Quels sont les trois facteurs déterminants du passage du normal au pathologique ?

La biologie, l’environnement et les facteurs psychologiques.

Quelles sont les deux grandes structures de personnalité ?

La structure psychotique et la structure névrotique.

Que peut faire une personne face aux traumatismes et frustrations de la vie ?

Elle peut décompenser en basculant vers la pathologie.

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