★ À maîtriser
En Scandinavie et au Canada, des mesures GPS enregistrent actuellement des mouvements verticaux ascendants de quelques millimètres par an, voire de quelques centimètres par an.
Les granites formés à 10 à 15 km de profondeur lors d’une orogenèse peuvent affleurer ensuite, ce qui témoigne d’un soulèvement de la région.
La lithosphère océanique créée aux dorsales s’enfonce avec le temps : une portion située initialement vers 3 km de profondeur atteint environ 6 km après 120 millions d’années, soit une subsidence d’environ 3 km.
Dans le bassin de Paris, des sédiments déposés en eaux peu profondes se sont accumulés au fur et à mesure de l’enfoncement du bassin, jusqu’à une subsidence d’environ 3 km en son centre.
La fonte des glaces qui recouvraient le Canada et la Scandinavie réduit la masse exercée sur la lithosphère et provoque son soulèvement isostatique, qui se poursuit tant que l’équilibre n’est pas rétabli.
L’érosion d’une chaîne de montagnes réduit la pression exercée sur la surface de compensation et provoque un réajustement isostatique ascendant qui peut faire affleurer des granites profonds.
Compléments
En Scandinavie, des terrains émergés entre 1978 et 2006 témoignent d’un soulèvement, car le niveau marin n’a pas baissé pendant cette période et a même légèrement augmenté.
Dans l’exercice présenté, après l’érosion de 4 000 m d’une montagne et le rééquilibrage isostatique, le calcul donne une racine crustale de 29 km et un soulèvement de 3,5 km.
Dans le modèle d’érosion présenté, transformer une montagne de 4 000 m en relief de 0 m nécessite au total l’érosion de 33 000 m de matériau, en tenant compte des réajustements successifs.
Perte de masse → remontée ; gain de masse → enfoncement
★ À maîtriser
En s’éloignant d’une dorsale, la lithosphère océanique refroidit, l’isotherme 1 300 °C s’enfonce, le manteau lithosphérique se forme aux dépens de l’asthénosphère et la colonne devient plus dense, ce qui entraîne sa subsidence thermique.
Une anomalie de Bouguer à l’air libre négative indique un déficit de masse par rapport à l’équilibre isostatique et devrait donc correspondre à une remontée, même si certaines régions observées s’enfoncent.
Compléments
L’étalement tardif post-orogénique constitue une autre cause de remontée des roches en montagne : la chaîne s’effondre sous l’effet de la gravité et des roches profondes peuvent atteindre la surface.
Dans l’exemple du cours, la création de 162 km de manteau lithosphérique entraîne une subsidence de 5 km.
Dans la plaine du Pô, la pression exercée par les Apennins sur une portion de croûte associée aux Alpes contribue à l’enfoncement de la zone de Venise, malgré une anomalie négative.
L’isostasie prédit une remontée, mais les forces tectoniques peuvent imposer l’enfoncement
★ À maîtriser
Compléments
Les zones de divergence et de convergence présentent du magmatisme, mais certaines zones de convergence sont surtout marquées par le plutonisme plutôt que par un volcanisme représenté en surface.
Les exemples de régions associées à des points chauds cités sont :
★ À maîtriser
Compléments
Les dorsales sont des chaînes de montagnes sous-marines dont la longueur cumulée est d’environ 60 000 km.
Une succession de failles normales peut former un fossé d’effondrement, ou rift, à l’axe d’une dorsale.
Le flux géothermique est élevé aux dorsales parce que le gradient géothermique y est fort : l’isotherme 1 300 °C se situe à environ 6 km, contre environ 100 km pour une lithosphère classique.
🔄 L’océanisation se déroule selon les étapes suivantes :
Décompression → fusion → magma → basaltes et gabbros
★ À maîtriser
Aux dorsales, la remontée rapide du manteau diminue la pression sans échange thermique important avec l’environnement ; cette décompression adiabatique fait franchir le solidus et provoque la fusion partielle.
Le champ magnétique terrestre inverse sa polarité au cours du temps ; le cours cite une inversion survenue il y a environ 0,7 million d’années.
Les basaltes formés de part et d’autre d’une dorsale enregistrent la polarité du champ magnétique au moment de leur refroidissement et s’éloignent ensuite symétriquement avec l’expansion océanique.
📌 Une anomalie magnétique positive apparaît lorsque l’aimantation rémanente des basaltes renforce le champ actuel, tandis qu’une anomalie négative apparaît lorsqu’elle lui est opposée.
Compléments
Anomalie positive : polarité actuelle ; anomalie négative : polarité inversée
★ À maîtriser
📌 Pour une plaque en rotation, la vitesse angulaire est constante sur la plaque, mais la vitesse linéaire augmente avec la distance à l’axe de rotation.
📐 Formule - La vitesse linéaire d’un point en rotation vérifie , où est la vitesse angulaire et la distance à l’axe de rotation.
Compléments
★ À maîtriser
Compléments
📌 Les séismes d’une plaque en subduction peuvent traduire la compression au contact des plaques, l’extension liée à la flexure de la plaque et l’extension provoquée par sa traction vers le bas ; une compression peut aussi se produire lorsque la plaque rencontre le manteau inférieur.
La pente du slab peut être estimée à partir de la profondeur des foyers sismiques et de leur distance en surface en calculant la tangente de l’angle, égale au côté opposé divisé par le côté adjacent.
En tomographie sismique, une vitesse supérieure de quelques pour cent, par exemple de 5 %, à la vitesse théorique du modèle PREM indique une accélération des ondes dans la zone étudiée.
★ À maîtriser
📌 Dans une zone de subduction, la compression se produit au contact des plaques et lorsque la plaque plongeante bute sur le manteau inférieur, tandis que l’extension apparaît à la surface de la flexure et dans la plaque entraînée vers le bas.
📌 La subduction d’une lithosphère océanique sous une lithosphère continentale forme souvent une cordillère avec volcanisme et plutonisme, tandis que la subduction océanique sous une autre lithosphère océanique forme souvent un arc insulaire volcanique avec plutonisme.
Compléments
Compression au contact, extension dans la flexure
★ À maîtriser
Le refroidissement de la lithosphère océanique approfondit l’isotherme 1300 °C, épaissit le manteau lithosphérique et augmente la densité de la colonne, qui passe d’environ 2,8–2,9 à près de 3,3.
La lithosphère océanique devient plus dense que l’asthénosphère lorsque sa densité dépasse 3,25.
La déshydratation des basaltes et péridotites métamorphisés libère de l’eau dans le coin mantellique, abaisse le solidus des péridotites et permet leur fusion puis la remontée du magma.
📌 Les zones de subduction de type chilien associent un slab à faible pendage, une compression de la plaque supérieure, un fort couplage mécanique et souvent des prismes d’accrétion, tandis que les zones de type Mariana associent un slab à fort pendage, un retrait de la plaque, une extension et souvent une érosion tectonique sans prisme d’accrétion.
Compléments
Dans l’exercice présenté en cours, la lithosphère devient plus dense que l’asthénosphère vers 28 millions d’années, mais sa rigidité, l’inertie et des « flotteurs » continentaux peuvent retarder la subduction.
Lors de la subduction, le basalte peut évoluer en schiste vert, puis en schiste bleu et en éclogite, dont la densité plus élevée favorise l’enfoncement de la croûte.
À 160 km de profondeur et à 1000 °C, une péridotite sèche ne fond pas, tandis qu’une péridotite hydratée fond.
Refroidissement → densification → plongée
★ À maîtriser
Lors d’une collision continentale, la croûte continentale, trop peu dense pour s’enfoncer durablement, peut subir une subduction forcée, se fracturer et produire des écailles crustales et de grands chevauchements, comme dans l’Himalaya.
Les chaînes de collision présentent des failles inverses et des chevauchements qui superposent des portions de croûte et raccourcissent la chaîne.
Compléments
La compression d’une chaîne peut créer des bassins flexuraux, notamment la plaine du Pô et le bassin molassique suisse entre le Jura et les Alpes externes.
La poussée de la plaque indienne provoque de grands décrochements latéraux et l’expulsion de matériel de part et d’autre de l’Himalaya.
Collision : raccourcissement ; faille transformante : coulissement
★ À maîtriser
📌 La quantification des mouvements des plaques distingue les mouvements actuels des mouvements à l’échelle géologique, ainsi que les mouvements absolus des mouvements relatifs.
Le référentiel utilisé pour mesurer le mouvement absolu des plaques est le référentiel des points chauds, considérés comme fixes par rapport aux plaques qui se déplacent au-dessus d’eux.
Les anomalies magnétiques et l’âge de la croûte océanique de part et d’autre d’une dorsale permettent de calculer la vitesse relative d’expansion, en tenant compte de la symétrie ou de l’asymétrie de l’expansion.
Le GPS détermine la position tridimensionnelle d’une balise par triangulation à partir des distances calculées entre la balise et plusieurs satellites.
Pour calculer une vitesse relative avec le GPS, on compare séparément les composantes de latitude et de longitude des deux balises, puis on combine les composantes obtenues avec le théorème de Pythagore.
Compléments
★ À maîtriser
Le nombre de Rayleigh calculé pour le manteau sous-lithosphérique dépasse la valeur théorique de 2 000, ce qui indique que la convection est possible.
La tomographie sismique révèle des zones chaudes et froides dans le manteau, une hétérogénéité latérale compatible avec la convection plutôt qu’avec une conduction seule.
Compléments
Les anomalies de géoïde à grande longueur d’onde indiquent des hétérogénéités de densité dans le manteau, mais leur interprétation en termes de convection reste délicate.
La tomographie anisotrope mesure les vitesses sismiques selon différentes directions : leur différence révèle l’orientation des cristaux d’olivine étirés, qui renseigne sur la direction du mouvement mantellique.
★ À maîtriser
📌 La modélisation analogique reproduit les mouvements avec des objets physiques, tandis que la modélisation numérique simule sur ordinateur l’évolution de pixels auxquels sont attribuées des lois physiques.
Compléments
Dans un modèle analogique simple du manteau, on chauffe le matériau par-dessous, on le refroidit par-dessus et on observe ses mouvements, par exemple avec la shadowgraphie.
Les modèles analogiques simplifiés ne reproduisent pas nécessairement les rapports de viscosité, de longueur ou de chauffage du manteau réel.
Les modèles numériques peuvent représenter des couches limites dominées par la conduction et un intérieur où la température moyenne est relativement homogène.
Les observations tomographiques montrent des plaques froides plongeant aux zones de subduction et des remontées chaudes profondes sous certains points chauds, tandis que les remontées sous les dorsales ont souvent des racines moins profondes.
Modèle analogique : objets physiques ; modèle numérique : pixels calculés
★ À maîtriser
📌 La convection mantellique et les mouvements des plaques sont liés : la plongée des plaques alimente la convection, tandis que la convection peut entraîner l’ouverture passive des dorsales.
La traction des plaques plongeantes est présentée comme le moteur principal de la tectonique des plaques, et la poussée de dorsale ou glissement gravitaire comme un moteur secondaire proposé dans certains documents.
Le modèle actuel présenté combine un découplage entre manteaux supérieur et inférieur dans certaines zones et un mélange dans d’autres, notamment lorsque des plaques subduites s’accumulent à la base du manteau ou que des points chauds traversent tout le manteau.
Compléments
📌 Les observations de plaques subduites qui s’arrêtent à la limite entre manteau supérieur et manteau inférieur, la franchissent ou ne s’y arrêtent pas soutiennent des scénarios différents de mélange entre les deux manteaux.
Plaques plongeantes → convection ; convection → ouvertures passives aux dorsales
Types de subduction
| Type | Pendage et contrainte | Marqueurs |
|---|---|---|
| Chilien | Faible pendage, compression de la plaque supérieure | Fort couplage, reliefs, failles inverses et prismes d’accrétion fréquents |
| Mariana | Fort pendage, retrait du slab et extension de la plaque supérieure | Érosion tectonique, absence de prisme d’accrétion et bassins d’arrière-arc possibles |
Teste tes connaissances sur Dynamique des enveloppes terrestres avec 11 questions à choix multiples et corrections détaillées.
1. Que révèlent les mesures GPS réalisées en Scandinavie et au Canada sur les mouvements verticaux actuels ?
2. Dans le bassin de Paris, comment des sédiments déposés en eaux peu profondes ont-ils pu s’accumuler jusqu’à plusieurs kilomètres d’épaisseur ?
Mémorisez les concepts clés de Dynamique des enveloppes terrestres avec 10 flashcards interactives.
Quels mouvements verticaux le GPS mesure-t-il actuellement en Scandinavie et au Canada ?
Des mouvements ascendants de quelques millimètres, voire quelques centimètres, par an.
Que devient l’isotherme de 1 300 °C en s’éloignant d’une dorsale ?
Il s’enfonce.
Quel fait indique un soulèvement des terrains émergés scandinaves entre 1978 et 2006 ?
Le niveau marin n’a pas baissé et a même légèrement augmenté.
Importe ton cours et l'IA génère fiches, QCM et flashcards en 30 secondes.
Générateur de fiches