★ À maîtriser
📌 Les ondes P sont des ondes de compression-dilatation qui se propagent dans les solides et les liquides, tandis que les ondes S sont des ondes de cisaillement qui ne se propagent que dans les solides.
La vitesse des ondes augmente avec la viscosité et diminue avec la densité ; en profondeur, l’augmentation de viscosité l’emporte généralement sur celle de densité.
En 1909, Mohorovičić a interprété plusieurs trains d’ondes sismiques comme la preuve d’une discontinuité séparant la croûte du manteau, appelée discontinuité de Mohorovičić ou Moho. - morovitc
La profondeur moyenne du Moho est d’environ 30 km, mais elle peut être de 6 km ou dépasser 100 km selon le contexte géologique.
À partir d’environ 105° de distance épicentrale apparaît une zone d’ombre sismique, et des ondes P réapparaissent vers 143° ; Gutenberg explique cette observation par une limite entre le manteau et un noyau où la vitesse des ondes est plus faible. - gutimber
📌 L’absence d’ondes S dans le noyau externe indique qu’il est liquide, tandis que la graine est solide.
📌 La lithosphère rigide comprend la croûte et une partie du manteau, tandis que l’asthénosphère, qui inclut ici la LVZ, est déformable et s’étend jusqu’à environ 670 km.
Compléments
📐 Formule - À une interface entre deux milieux, les lois de Snell-Descartes donnent pour la réflexion et pour la réfraction.
Un sismographe enregistre les mouvements du sol et chaque station utilise trois types de sismographes pour mesurer les mouvements dans les trois dimensions.
La limite lithosphère-asthénosphère est mécanique et ne correspond pas à un changement de composition chimique ; elle est associée à l’isotherme de 1300 °C.
P traverse solides et liquides ; S traverse seulement les solides
★ À maîtriser
📌 Pour une Terre lisse en rotation constituée de couches concentriques homogènes, les surfaces équipotentielles sont des ellipsoïdes, tandis que les excès et les déficits de masse déforment le géoïde réel en bosses et en creux.
Compléments
L’altimétrie satellitaire estime la position du niveau marin en mesurant le temps de trajet aller-retour d’une onde radar entre un satellite et la surface de l’eau.
Les variations du géoïde à grande longueur d’onde atteignent environ 100 m et concernent des échelles de l’ordre de 2000 km, tandis que les variations à petite longueur d’onde sont de l’ordre de 3 m et sont corrélées au relief sous-marin.
Une dorsale océanique chaude peut être peu visible dans le géoïde parce que son effet topographique positif est compensé par l’effet négatif d’un manteau moins dense sous la dorsale.
Excès de masse → bosse du géoïde ; déficit → creux
★ À maîtriser
📐 Formule - L’anomalie gravimétrique est la différence entre la gravité réelle mesurée et la gravité théorique corrigée : .
📌 Pratt explique les anomalies gravimétriques par des variations de densité dans une couche, tandis qu’Airy les explique par des variations d’épaisseur de la croûte, notamment par des racines crustales sous les montagnes.
📌 À l’équilibre isostatique, les pressions exercées sur la surface de compensation sont égales, soit ; pour une densité et une pesanteur constantes, la pression d’une colonne vérifie .
Compléments
🔄 Le calcul de la gravité attendue sur un relief applique les corrections suivantes :
La lithosphère repose en équilibre isostatique sur l’asthénosphère, qui est considérée comme fluide à l’échelle géologique.
Pratt fait varier la densité ; Airy fait varier l’épaisseur crustale
★ À maîtriser
📌 À l’équilibre isostatique, les pressions des colonnes lithosphériques sont égales sur une surface de compensation située sous une couche homogène.
Compléments
📐 Formule - Lorsque la masse volumique et la gravité sont constantes, la pression hydrostatique vérifie .
📌 Dans les exercices, la croûte est souvent modélisée en équilibre sur le manteau, tandis que dans la réalité c’est la lithosphère qui est en équilibre sur l’asthénosphère.
Comme un glaçon flottant, une croûte peu dense s’enfonce en racine.
★ À maîtriser
L’anomalie de Bouguer compare la gravité réelle à une gravité théorique corrigée de l’air libre et du plateau, tandis que l’anomalie à l’air libre ne tient compte que de la première correction.
Une anomalie à l’air libre proche de zéro, de l’ordre de ±50 mGal, indique qu’une région est globalement à l’équilibre isostatique.
L’équilibre isostatique est régional et non local : les pressions peuvent varier d’un point à l’autre, mais leur bilan est globalement équilibré à grande échelle.
Compléments
Bouguer révèle les écarts de masse ; l’air libre renseigne sur l’équilibre.
★ À maîtriser
📌 En tomographie, les zones où les ondes sont ralenties sont interprétées comme plus chaudes et représentées en rouge, tandis que les zones où elles sont accélérées sont représentées en bleu.
Compléments
Rouge ralentit les ondes, bleu les accélère.
★ À maîtriser
📌 Les limites géographiques entre continents et océans ne coïncident pas nécessairement avec les limites de composition entre croûte continentale et croûte océanique, ni avec les limites des plaques lithosphériques.
La croûte océanique est globalement silicatée et basaltique, pauvre en silice et en alcalins, mais riche en fer et en magnésium.
De la surface vers le manteau, le modèle de croûte océanique comprend :
Compléments
📌 Le basalte et le gabbro ont une composition minéralogique comparable, mais le basalte est volcanique et le gabbro est plutonique à structure holocristalline, formé par un refroidissement plus lent.
Basaltique sous l’océan, plutôt granitique sur les continents.
★ À maîtriser
La croûte continentale se répartit en : une pellicule superficielle souvent sédimentaire ou volcanique, une croûte supérieure principalement granitoïde, une croûte inférieure constituée surtout de roches métamorphiques
Les éléments chimiques cités dans les deux croûtes sont : l’oxygène, le silicium, l’aluminium, le fer, le magnésium, le potassium, le sodium, le calcium
La composition de la croûte continentale est plutôt granitique, tandis que celle de la croûte océanique est plutôt basaltique.
Compléments
Olivine alpha → bêta → gamma → bridgmanite et oxydes.
★ À maîtriser
📌 Les sauts de vitesse vers 410 km et 670 km de profondeur s’expliquent par des transformations de phase de l’olivine, sans nécessiter un changement de composition chimique du manteau.
Compléments
Le minéral accessoire porteur d’aluminium peut être :
Vers 410 km de profondeur, l’olivine alpha se transforme successivement en olivine bêta puis en olivine gamma, tandis qu’à 670 km elle se dissocie en bridgmanite, MgO et FeO.
Les sidérites, météorites formées essentiellement de fer et de nickel, échantillonnent la composition du noyau, tandis que les chondrites renseignent sur la Terre avant sa différenciation.
Les bilans de masse donnent une densité d’environ 10,5 pour le noyau et estiment qu’il contient environ 80 % du fer terrestre.
RC : radioactivité et chaleur initiale sont les deux sources principales.
★ À maîtriser
Les deux principales sources de chaleur interne terrestre sont la radioactivité et la chaleur initiale issue de l’accrétion de la Terre.
La désintégration des éléments radioactifs présents dans la croûte, le manteau et le noyau émet de l’énergie thermique.
Compléments
La chaleur initiale a été libérée lors de l’accrétion, quand les morceaux qui formaient la Terre se sont assemblés et que leur énergie cinétique a été convertie en chaleur.
La radioactivité et la chaleur initiale diminuent avec le temps.
Dans un fluide chauffé par le bas et refroidi par le haut, le fluide chaud se dilate et monte, puis se refroidit, se contracte et redescend.
La convection produit un gradient thermique faible dans la zone où le fluide est brassé, tandis qu’une zone conductrice peut présenter un gradient fort.
Conduction : la chaleur se transmet sans déplacement de matière ; convection : la matière se déplace.
★ À maîtriser
Compléments
Écart thermique, dilatation et épaisseur favorisent la convection ; viscosité et conductivité thermique la freinent.
★ À maîtriser
Le cours attribue un nombre de Rayleigh supérieur à 2000 au manteau sous-lithosphérique et au noyau externe, où la convection est donc attendue.
La conduction domine dans la lithosphère, comprenant la croûte et le manteau lithosphérique.
Compléments
★ À maîtriser
📐 Formule - En conduction, le flux thermique est proportionnel à la conductivité thermique de la roche et au gradient de température : .
Compléments
Le flux thermique moyen calculé pour la Terre est d’environ 80 mW par mètre carré.
Le flux thermique est plus élevé au niveau des dorsales, où le gradient de température est plus fort.
Le flux thermique sortant total de la Terre se calcule en multipliant le flux moyen par la surface terrestre, égale à quatre fois pi fois le rayon terrestre au carré.
| Modèle | Mécanisme proposé | Conséquence sous les reliefs |
|---|---|---|
| Pratt | Variation de densité dans une couche | Densité plus faible sous les montagnes et plus forte sous les creux |
| Airy | Variation de l’épaisseur crustale | Racine crustale sous les montagnes |
| Type d’anomalie | Corrections appliquées | Information apportée |
|---|---|---|
| Bouguer | Air libre et plateau | Écart de masse par rapport au modèle théorique |
| À l’air libre | Air libre seulement | Équilibre isostatique régional si l’anomalie est proche de zéro |
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1. Quelle différence fondamentale distingue le modèle zéro du modèle PREM de la Terre ?
2. Une station enregistre des ondes sismiques après un séisme survenu de l’autre côté d’une zone liquide. Quelle interprétation des ondes P et S est correcte ?
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Comment le modèle zéro représente-t-il la Terre ?
Comme une sphère homogène.
Dans quels milieux les ondes S se propagent-elles ?
Uniquement dans les solides.
Comment la densité influence-t-elle la vitesse des ondes ?
La vitesse diminue quand la densité augmente.
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