QCM : Économie et sociologie en sciences sociales — 42 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction caractérise correctement l’économie-système et la science économique ?

L’économie-système concerne les individus, tandis que la science économique concerne les États
L’économie-système décrit des normes, tandis que la science économique organise les entreprises
L’économie-système est l’objet étudié, tandis que la science économique analyse cet objet
L’économie-système mesure les prix, tandis que la science économique produit les biens

L’économie-système est l’objet étudié, tandis que la science économique analyse cet objet

Explication

L’économie-système désigne l’ensemble des agents et de leurs relations économiques, tandis que la science économique étudie cet ensemble. Confondre les deux notions revient à prendre l’objet d’étude pour la discipline qui l’analyse.

2. Selon Lionel Robbins, sur quoi porte la science économique ?

Sur la croissance des richesses produites par des ressources naturelles abondantes
Sur les choix humains entre des fins et des moyens rares à usages alternatifs
Sur la répartition des revenus entre les classes sociales d’une même nation
Sur la recherche de profits par des entreprises opérant dans un marché concurrentiel

Sur les choix humains entre des fins et des moyens rares à usages alternatifs

Explication

Robbins définit la science économique par l’étude des choix entre des fins et des moyens rares pouvant recevoir plusieurs usages. Cette approche ne suppose donc pas des choix totalement libres, car la rareté impose des arbitrages.

3. Quelle classification John Neville Keynes propose-t-il entre les différentes approches économiques ?

La science positive décrit ce qui est, la science normative réfléchit à ce qui devrait être, et l’art appliqué cherche à rapprocher les deux
La science positive transforme la réalité, la science normative calcule les prix, et l’art appliqué explique les comportements
La science positive défend ce qui devrait être, la science normative décrit ce qui est, et l’art appliqué mesure les échanges
La science positive étudie les valeurs, la science normative observe les faits, et l’art appliqué analyse les institutions

La science positive décrit ce qui est, la science normative réfléchit à ce qui devrait être, et l’art appliqué cherche à rapprocher les deux

Explication

Keynes distingue la description de la réalité, la réflexion sur ce qu’elle devrait être et l’action visant à réduire l’écart entre les deux. La science normative ne se limite donc pas à décrire les faits observables.

4. Quelle caractéristique distingue l’analyse économique des mercantilistes de celle des physiocrates ?

Les mercantilistes placent l’agriculture au centre, tandis que les physiocrates associent l’enrichissement national à la puissance politique
Les mercantilistes associent l’enrichissement national à la puissance politique, tandis que les physiocrates placent l’agriculture au centre
Les mercantilistes défendent la production artisanale, tandis que les physiocrates étudient principalement la concurrence commerciale
Les mercantilistes analysent la production industrielle, tandis que les physiocrates privilégient les échanges monétaires internationaux

Les mercantilistes associent l’enrichissement national à la puissance politique, tandis que les physiocrates placent l’agriculture au centre

Explication

Les mercantilistes relient la réflexion économique à la puissance et à l’enrichissement des nations. La physiocratie se distingue par le rôle central qu’elle attribue à l’agriculture, et non par une priorité donnée aux échanges internationaux.

5. Pourquoi les physiocrates considèrent-ils le travail agricole comme productif ?

Parce qu’il transforme les métaux précieux en monnaie et finance les dépenses de l’État
Parce qu’il répartit les produits manufacturés et accélère leur circulation entre les marchés
Parce qu’il s’appuie sur un don gratuit de la nature et fournit des ressources aux autres secteurs
Parce qu’il remplace le travail industriel et concentre la production dans les grandes manufactures

Parce qu’il s’appuie sur un don gratuit de la nature et fournit des ressources aux autres secteurs

Explication

Pour les physiocrates, l’agriculture est productive parce que la nature lui apporte un don gratuit et qu’elle nourrit les autres activités. Ils qualifient au contraire les secteurs non agricoles de stériles ou non productifs.

6. Comment Adam Smith explique-t-il que la recherche de l’intérêt individuel puisse contribuer à l’intérêt général ?

Les actions individuelles peuvent être coordonnées par un mécanisme comparable à une main invisible
Les échanges deviennent utiles lorsque les entreprises reçoivent des consignes communes des pouvoirs publics
Les producteurs renoncent à leur intérêt personnel afin de financer volontairement les besoins collectifs
Les décisions individuelles sont directement planifiées par une autorité chargée de répartir les ressources

Les actions individuelles peuvent être coordonnées par un mécanisme comparable à une main invisible

Explication

Smith soutient que la poursuite libre des intérêts individuels peut contribuer à la satisfaction de l’intérêt général, comme sous l’effet d’une main invisible. Cette idée ne signifie pas que les actions sont directement organisées par une autorité centrale.

7. Quel effet Adam Smith attribue-t-il à la division du travail dans une manufacture d’épingles ?

Elle réduit fortement la production en confiant chaque objet à un artisan polyvalent
Elle augmente les coûts en imposant aux ouvriers de réaliser toutes les opérations successives
Elle accroît fortement la production en répartissant la fabrication entre 18 étapes spécialisées
Elle stabilise la production en supprimant les machines et en conservant le travail à domicile

Elle accroît fortement la production en répartissant la fabrication entre 18 étapes spécialisées

Explication

Dans l’exemple de la manufacture d’épingles, Smith montre que la répartition du processus en 18 étapes permet une forte hausse de la productivité. Une production artisanale non divisée repose au contraire sur des tâches moins spécialisées.

8. Que signifie la loi des débouchés de Jean-Baptiste Say ?

La conservation de la monnaie réduit temporairement les achats et peut provoquer une crise générale
La vente d’une marchandise procure une monnaie qui sert à acheter d’autres marchandises
La production industrielle dépend principalement des décisions publiques concernant la répartition des salaires
La demande détermine la production lorsque les ménages épargnent une partie de leurs revenus

La vente d’une marchandise procure une monnaie qui sert à acheter d’autres marchandises

Explication

Pour Say, la monnaie reçue lors d’une vente sert d’intermédiaire pour acquérir d’autres biens, de sorte que l’offre crée sa propre demande. L’idée d’une monnaie conservée pouvant provoquer une crise correspond plutôt à la critique de Malthus.

9. Comment Marx définit-il la plus-value dans l’analyse du capitalisme ?

Comme la différence entre le prix de vente d’une marchandise et le coût des matières premières utilisées
Comme l’écart entre la valeur d’échange du travail, représentée par le salaire, et la valeur d’usage qu’il produit
Comme le revenu obtenu lorsque la production agricole dépasse les besoins alimentaires de la population
Comme la rémunération versée aux travailleurs pour compenser les risques liés à l’investissement productif

Comme l’écart entre la valeur d’échange du travail, représentée par le salaire, et la valeur d’usage qu’il produit

Explication

Pour Marx, le travailleur reçoit un salaire correspondant à la valeur d’échange de sa force de travail, mais produit une valeur d’usage supérieure, dont l’écart forme la plus-value. La plus-value constitue ainsi le fondement du profit capitaliste, plutôt qu’une simple différence entre prix de vente et coût des matières premières.

10. Une entreprise veut déterminer le coût engendré par la production d’une unité supplémentaire : quelle notion marginaliste doit-elle calculer ?

Le coût marginal, obtenu à partir de la variation du coût total
Le revenu primaire, qui additionne les salaires et revenus du capital
Le coût total, qui regroupe l’ensemble des dépenses engagées
L’équilibre général, qui compare plusieurs marchés simultanément

Le coût marginal, obtenu à partir de la variation du coût total

Explication

Le coût marginal mesure la variation du coût total liée à la production d’une unité supplémentaire, ce qui correspond à l’analyse « à la marge ». Le coût total, en revanche, mesure l’ensemble des coûts et non leur variation unitaire.

11. Que désigne l’équilibre général selon Léon Walras ?

Une situation où les consommateurs disposent d’un revenu identique
Une situation où tous les marchés sont équilibrés simultanément
Une situation où un marché isolé atteint l’égalité entre l’offre et la demande
Une situation où les entreprises maximisent toutes leur production à court terme

Une situation où tous les marchés sont équilibrés simultanément

Explication

Pour Walras, l’équilibre général correspond à l’équilibre simultané de l’ensemble des marchés d’une économie composée d’une infinité de marchés. L’équilibre d’un marché isolé constitue une notion plus limitée.

12. Dans quelle situation une économie atteint-elle un optimum de Pareto ?

Lorsque la production augmente sans modifier la répartition des revenus
Lorsque chaque personne reçoit une part identique des ressources disponibles
Lorsqu’améliorer le bien-être d’une personne détériorerait celui d’une autre
Lorsque tous les marchés atteignent leur équilibre séparément

Lorsqu’améliorer le bien-être d’une personne détériorerait celui d’une autre

Explication

Un optimum de Pareto est atteint lorsqu’il n’est plus possible d’améliorer la situation d’une personne sans détériorer celle d’une autre. Cette définition ne suppose ni égalité des ressources ni équilibre séparé de chaque marché.

13. Quelle opposition méthodologique distingue Menger de Schmoller ?

Menger raisonne par observation historique, tandis que Schmoller déduit des lois à partir d’hypothèses
Menger raisonne par déduction à partir d’hypothèses, tandis que Schmoller part de l’observation historique
Menger mesure les variations marginales, tandis que Schmoller recherche l’optimum de Pareto
Menger analyse les marchés simultanément, tandis que Schmoller étudie les préférences individuelles

Menger raisonne par déduction à partir d’hypothèses, tandis que Schmoller part de l’observation historique

Explication

Menger défend une démarche hypothético-déductive fondée sur des hypothèses simplificatrices, alors que Schmoller privilégie une méthode inductive appuyée sur l’observation des événements passés. Les autres oppositions associent à tort leurs méthodes à des concepts néoclassiques précis.

14. Quelle thèse Keynes remet-il en cause après la crise de 1929 concernant le chômage ?

L’idée que les pouvoirs publics puissent soutenir l’emploi par une intervention rapide
L’idée que certains travailleurs puissent refuser un emploi proposé par une entreprise
L’idée que tout chômage serait volontaire et qu’il faudrait attendre le rétablissement
L’idée que le chômage puisse résulter d’une baisse de la demande globale

L’idée que tout chômage serait volontaire et qu’il faudrait attendre le rétablissement

Explication

Keynes conteste l’idée classique selon laquelle tout chômage serait volontaire et préconise une réaction immédiate face à la crise. Le chômage involontaire peut toucher des personnes souhaitant travailler mais ne trouvant pas d’emploi.

15. Quelle différence Keynes établit-il entre le risque et l’incertitude radicale ?

Le risque concerne le passé, tandis que l’incertitude radicale concerne des événements déjà observés
Le risque peut être probabilisé, tandis que l’incertitude radicale ne permet pas de calculer les probabilités
Le risque est lié aux dépenses publiques, tandis que l’incertitude radicale concerne les revenus privés
Le risque dépend des émotions, tandis que l’incertitude radicale dépend des habitudes sociales

Le risque peut être probabilisé, tandis que l’incertitude radicale ne permet pas de calculer les probabilités

Explication

Dans une situation de risque, les probabilités des événements peuvent être calculées, tandis que l’incertitude radicale ne permet pas de probabiliser les événements futurs. L’incertitude radicale ne se définit donc ni par sa relation au passé ni par son origine psychologique.

16. Comment le multiplicateur keynésien décrit-il l’effet d’une dépense publique supplémentaire ?

Elle relance l’activité et l’emploi par une succession de dépenses et de revenus
Elle augmente les recettes publiques sans modifier la production ni l’emploi
Elle équilibre automatiquement tous les marchés grâce à une variation des prix
Elle réduit l’activité parce qu’elle remplace progressivement les dépenses privées

Elle relance l’activité et l’emploi par une succession de dépenses et de revenus

Explication

Le multiplicateur désigne l’effet de ricochet par lequel une dépense ou un investissement public supplémentaire stimule l’activité économique et l’emploi. Il ne décrit pas une simple hausse des recettes publiques ni un ajustement automatique de tous les marchés.

17. Quelle approche caractérise la sociologie par rapport à la psychologie ?

Elle explique les comportements principalement par les mécanismes psychiques individuels
Elle mesure les variations de la production et des revenus dans une économie
Elle rapporte les comportements au contexte social dans lequel les individus sont engagés
Elle étudie les propriétés biologiques transmises entre les générations

Elle rapporte les comportements au contexte social dans lequel les individus sont engagés

Explication

La sociologie étudie les comportements en les rapportant au contexte social qui les structure. La psychologie met davantage l’accent sur les choix et les mécanismes individuels, ce qui constitue la confusion la plus fréquente.

18. Selon Durkheim, quelle propriété définit un fait social ?

Il correspond à une émotion passagère propre à une personne donnée
Il résulte d’une décision personnelle prise sans influence collective
Il désigne une préférence individuelle dépourvue d’effet sur les autres
Il est extérieur à l’individu et exerce sur lui un pouvoir de coercition

Il est extérieur à l’individu et exerce sur lui un pouvoir de coercition

Explication

Pour Durkheim, un fait social est une manière d’agir, de penser ou de sentir extérieure à l’individu et capable de s’imposer à lui. Une préférence purement personnelle ne possède pas cette extériorité ni ce pouvoir de coercition.

19. Quelle distinction oppose la solidarité mécanique à la solidarité organique chez Durkheim ?

La première s’appuie sur l’émotion, tandis que la seconde s’appuie sur les habitudes collectives
La première dépend du calcul des moyens, tandis que la seconde dépend de principes moraux partagés
La première repose sur la similitude, tandis que la seconde repose sur l’interdépendance des fonctions
La première repose sur la division du travail, tandis que la seconde repose sur la ressemblance des individus

La première repose sur la similitude, tandis que la seconde repose sur l’interdépendance des fonctions

Explication

La solidarité mécanique caractérise des sociétés où les individus se ressemblent fortement, tandis que la solidarité organique repose sur la division des fonctions et leur complémentarité. Les autres propositions confondent cette distinction avec les types d’action de Weber ou inversent les deux formes de solidarité.

20. Que cherche à comprendre la sociologie de Max Weber lorsqu’elle étudie l’action sociale ?

Les règles administratives qui s’appliquent de manière identique à toute population
Les variations de prix qui coordonnent les décisions sur plusieurs marchés
Les contraintes biologiques qui déterminent les comportements sans médiation sociale
Les motivations par lesquelles les individus orientent leur comportement envers autrui

Les motivations par lesquelles les individus orientent leur comportement envers autrui

Explication

Pour Weber, comprendre l’action sociale consiste à rechercher les motivations qui orientent le comportement d’un individu en présence d’autres individus. Cette démarche ne se réduit ni à des déterminismes biologiques ni à l’étude des mécanismes de marché.

21. Que caractérise une enquête de terrain en sociologie ?

L’exploitation d’archives administratives afin de comparer des évolutions historiques
La diffusion d’un questionnaire standardisé auprès d’un échantillon représentatif
La construction d’un modèle statistique à partir de variables mesurées à distance
Le déplacement du sociologue dans l’espace étudié pour observer directement les interactions

Le déplacement du sociologue dans l’espace étudié pour observer directement les interactions

Explication

L’enquête de terrain implique que le sociologue se rende dans l’espace social étudié pour observer les interactions. Elle peut produire des données qualitatives qui complètent les données statistiques, contrairement à l’idée qu’elle reposerait sur des statistiques seules.

22. Quelle différence distingue principalement les fonctionnalismes de l’interactionnisme symbolique ?

Les fonctionnalismes décrivent les échanges quotidiens, tandis que l’interactionnisme explique la stabilité sociale par les institutions
Les fonctionnalismes étudient les fonctions du système social, tandis que l’interactionnisme observe les interactions et les normes produites par les individus
Les fonctionnalismes analysent les structures inconscientes, tandis que l’interactionnisme recherche des lois générales indépendantes des acteurs
Les fonctionnalismes étudient les choix individuels, tandis que l’interactionnisme mesure les fonctions remplies par les institutions

Les fonctionnalismes étudient les fonctions du système social, tandis que l’interactionnisme observe les interactions et les normes produites par les individus

Explication

Les fonctionnalismes conçoivent la société comme un système composé d’éléments remplissant des fonctions, tandis que l’interactionnisme symbolique s’intéresse aux interactions et aux normes produites par les individus. La fonction manifeste désigne le rôle explicite, alors que la fonction latente renvoie à un rôle indirect ou non prévu.

23. Quel objet d’étude correspond au structuralisme en sociologie ?

Les structures sociales ou culturelles qui organisent les comportements, parfois à l’insu des individus
Les fonctions institutionnelles qui contribuent à maintenir l’équilibre général de la société
Les interactions observables entre individus et les significations qu’ils négocient dans leurs échanges
Les préférences personnelles qui expliquent les comportements indépendamment des cadres collectifs

Les structures sociales ou culturelles qui organisent les comportements, parfois à l’insu des individus

Explication

Le structuralisme étudie les structures sociales ou culturelles qui organisent les comportements et peuvent s’imposer sans conscience claire de la part des individus. L’étude des interactions et des significations négociées relève davantage de l’interactionnisme symbolique.

24. Quel mouvement décrit correctement le raisonnement inductif ?

Il part d’une intuition personnelle pour formuler une interprétation impossible à confronter aux faits
Il part d’une théorie générale pour déduire les conséquences applicables à un cas particulier
Il part de faits particuliers ou de données observées pour construire une connaissance générale
Il part d’une définition abstraite pour classer des observations sans produire de généralisation

Il part de faits particuliers ou de données observées pour construire une connaissance générale

Explication

L’induction va des cas singuliers ou des données observées vers une loi, une théorie ou une connaissance générale. Le passage d’hypothèses générales à des conclusions particulières correspond plutôt à la déduction.

25. Dans une démarche hypothético-déductive, quelle séquence est correcte ?

Décrire une expérience, produire une interprétation, puis éviter de confronter celle-ci aux données
Formuler des hypothèses, en déduire des conclusions, puis les soumettre à un test théorique ou empirique
Observer des cas particuliers, établir une loi générale, puis abandonner toute hypothèse préalable
Choisir une conclusion, sélectionner les observations compatibles, puis considérer l’hypothèse comme établie

Formuler des hypothèses, en déduire des conclusions, puis les soumettre à un test théorique ou empirique

Explication

La démarche hypothético-déductive commence par la formulation d’hypothèses, dont on déduit des conclusions susceptibles d’être testées. Cette conception est associée à K. Popper dans La logique de la découverte scientifique, publiée en 1934.

26. Quel critère Popper associe-t-il à la scientificité d’un énoncé ?

La capacité de l’énoncé à exprimer une conviction largement partagée dans une société
La possibilité de le rendre compatible avec toutes les observations, quelles qu’elles soient
La possibilité de le soumettre à une vérification par une démonstration ou une expérience
La formulation de l’énoncé dans un langage suffisamment abstrait pour éviter toute observation

La possibilité de le soumettre à une vérification par une démonstration ou une expérience

Explication

Pour Popper, un énoncé scientifique doit pouvoir être soumis à une vérification au moyen d’une démonstration ou d’une expérience. Un énoncé non testable ne satisfait pas ce critère de scientificité, même s’il peut sembler cohérent ou largement accepté.

27. Comment la sociologie dispositionnaliste explique-t-elle l’expression des comportements ?

La socialisation détermine des comportements fixes, qui restent identiques dans tous les contextes
Le contexte social produit les comportements sans que les expériences de socialisation interviennent
La socialisation produit des dispositions, dont l’expression varie selon le contexte social
Les comportements résultent principalement de décisions conscientes, indépendantes des apprentissages sociaux

La socialisation produit des dispositions, dont l’expression varie selon le contexte social

Explication

La sociologie dispositionnaliste considère que la socialisation génère des dispositions rendant certains comportements fortement probables, tandis que le contexte module leur expression. Elle se distingue ainsi d’un déterminisme strict qui ferait des dispositions des causes invariantes.

28. Quelle contribution Bernard Lahire apporte-t-il à la sociologie dispositionnaliste ?

Il insiste davantage sur le poids du contexte, ce qui rend son approche moins déterministe que celle de Bourdieu
Il accorde au contexte un rôle moindre afin de préserver une conception fortement déterministe des dispositions
Il considère que les dispositions expliquent les comportements sans variation liée aux situations sociales
Il remplace l’étude de la socialisation par une analyse centrée sur les institutions et leurs fonctions

Il insiste davantage sur le poids du contexte, ce qui rend son approche moins déterministe que celle de Bourdieu

Explication

Bernard Lahire renouvelle la sociologie dispositionnaliste en accordant davantage de poids au contexte dans la transmission et l’expression des dispositions. Cette attention aux situations rend son approche moins déterministe que celle de Bourdieu, plutôt que de rendre les dispositions strictement déterminantes.

29. Quel type de raisonnement tire formellement une affirmation à partir d’hypothèses, de prémisses ou d’un cadre théorique ?

La comparaison historique
L’induction
La déduction
L’observation participante

La déduction

Explication

La déduction part d’hypothèses, de prémisses ou d’un cadre théorique pour en tirer formellement une affirmation. L’induction procède au contraire à partir de faits observés pour formuler une généralisation.

30. Quelle séquence correspond à une démarche hypothético-déductive ?

Formuler des hypothèses, en déduire des conséquences observables, puis les confronter aux données
Choisir une théorie reconnue, décrire ses concepts, puis écarter les données qui lui résistent
Recueillir des opinions, les regrouper par thèmes, puis interpréter leur fréquence apparente
Observer plusieurs faits, généraliser leurs régularités, puis construire une hypothèse explicative

Formuler des hypothèses, en déduire des conséquences observables, puis les confronter aux données

Explication

La démarche hypothético-déductive consiste à formuler des hypothèses générales, à en déduire des conséquences observables, puis à vérifier leur conformité aux données empiriques. La généralisation directe à partir des observations relève plutôt de l’induction.

31. Comment définir correctement un paradigme scientifique ?

Un ensemble cohérent d’hypothèses qui organise la lecture des phénomènes
Une méthode statistique servant à mesurer la fréquence des comportements observés
Une institution chargée de valider les résultats produits par les chercheurs
Une théorie isolée qui décrit un phénomène sans cadre conceptuel plus large

Un ensemble cohérent d’hypothèses qui organise la lecture des phénomènes

Explication

Un paradigme rassemble des hypothèses cohérentes et fournit une matrice de lecture des phénomènes ainsi qu’une représentation du monde. Il ne se réduit donc pas à une théorie isolée.

32. Quelle opposition caractérise le paradigme holiste et le paradigme atomistique ?

Le holisme part des propriétés de la société, tandis que l’atomisme part des interactions entre individus
Le holisme étudie les opinions, tandis que l’atomisme mesure les structures économiques globales
Le holisme privilégie l’expérimentation, tandis que l’atomisme privilégie l’observation historique
Le holisme part des choix individuels, tandis que l’atomisme part des institutions qui encadrent la société

Le holisme part des propriétés de la société, tandis que l’atomisme part des interactions entre individus

Explication

Le paradigme holiste explique les phénomènes à partir des propriétés de la société qui s’imposent aux individus. Le paradigme atomistique les explique par la multitude des interactions et des actions humaines.

33. Que demande la neutralité axiologique au sociologue pendant son enquête et lors de la diffusion de ses résultats ?

Éviter les jugements de valeur sur son objet et ne pas politiser le savoir produit
Défendre publiquement les réformes correspondant aux résultats de son enquête
Remplacer l’analyse empirique par une réflexion générale sur les normes sociales
Adopter les valeurs des personnes étudiées afin de restituer fidèlement leur expérience

Éviter les jugements de valeur sur son objet et ne pas politiser le savoir produit

Explication

La neutralité axiologique exige que le sociologue suspende ses jugements de valeur pendant l’enquête et évite de politiser le savoir lorsqu’il le diffuse. Adopter ou défendre les valeurs d’un groupe introduirait au contraire une prise de position dans l’analyse.

34. Quelle différence méthodologique distingue principalement Weber et Durkheim ?

Weber étudie les contraintes collectives, tandis que Durkheim reconstruit le sens subjectif de chaque action
Weber cherche le sens donné aux actions, tandis que Durkheim explique les faits sociaux par une méthode rigoureuse
Weber refuse toute interprétation, tandis que Durkheim fonde ses conclusions sur les intentions déclarées
Weber privilégie les données biologiques, tandis que Durkheim analyse les croyances individuelles isolées

Weber cherche le sens donné aux actions, tandis que Durkheim explique les faits sociaux par une méthode rigoureuse

Explication

Weber met l’accent sur la compréhension du sens que les acteurs attribuent à leurs actions, alors que Durkheim vise l’explication du fonctionnement des faits sociaux. La reconstruction du sens subjectif correspond donc davantage à Weber qu’à Durkheim.

35. Pourquoi Durkheim demande-t-il au sociologue de rompre avec les prénotions ?

Parce que ces idées antérieures peuvent biaiser l’analyse scientifique des phénomènes sociaux
Parce que ces résultats d’enquête empêchent de formuler des hypothèses sur les comportements sociaux
Parce que ces concepts théoriques rendent impossible toute observation directe des faits sociaux
Parce que ces données statistiques imposent une interprétation identique dans toutes les sociétés

Parce que ces idées antérieures peuvent biaiser l’analyse scientifique des phénomènes sociaux

Explication

Les prénotions sont des idées issues de connaissances antérieures qui peuvent déformer l’analyse scientifique, d’où la nécessité de s’en détacher. Elles ne désignent pas les résultats produits par une enquête rigoureuse.

36. Quel point de départ oppose le holisme de Durkheim à la démarche de Weber ?

Durkheim part des récits personnels, tandis que Weber part des propriétés globales des institutions
Durkheim part de la société et de ses contraintes, tandis que Weber part des comportements individuels
Durkheim part des intentions individuelles, tandis que Weber part des règles collectives qui s’imposent
Durkheim part des échanges économiques, tandis que Weber part des catégories biologiques des acteurs

Durkheim part de la société et de ses contraintes, tandis que Weber part des comportements individuels

Explication

Le holisme de Durkheim commence par la société et les contraintes qu’elle exerce sur les individus. La démarche de Weber commence par les comportements individuels afin de comprendre le fonctionnement social.

37. Quelle distinction caractérise le mieux la microéconomie et la macroéconomie ?

La microéconomie analyse les institutions, tandis que la macroéconomie décrit les comportements culturels.
La microéconomie mesure des agrégats, tandis que la macroéconomie modélise des agents isolés.
La microéconomie modélise des agents isolés, tandis que la macroéconomie étudie des agrégats d’agents.
La microéconomie étudie les tendances historiques, tandis que la macroéconomie compare les territoires.

La microéconomie modélise des agents isolés, tandis que la macroéconomie étudie des agrégats d’agents.

Explication

La microéconomie se concentre sur des agents économiques isolés, alors que la macroéconomie mesure des agrégats représentant des ensembles d’agents. Confondre ces deux niveaux revient à attribuer l’étude des agrégats à la microéconomie.

38. Quelle affirmation correspond à la conception keynésienne du rapport entre les échelles microéconomique et macroéconomique ?

Une relation vraie pour un agent peut ne pas l’être pour l’économie globale, et l’analyse macroéconomique explique le chômage involontaire.
Les décisions individuelles déterminent toujours directement les résultats collectifs, notamment le niveau du chômage.
Les phénomènes macroéconomiques résultent principalement de comportements identiques observés chez chaque individu.
L’analyse des agents isolés suffit à expliquer le chômage involontaire et les déséquilibres de l’économie.

Une relation vraie pour un agent peut ne pas l’être pour l’économie globale, et l’analyse macroéconomique explique le chômage involontaire.

Explication

Keynes souligne qu’un raisonnement valable à l’échelle microéconomique peut devenir faux à l’échelle macroéconomique et que l’analyse macroéconomique rend compte du chômage involontaire. L’analyse des comportements individuels ne suffit donc pas, à elle seule, à expliquer ce phénomène collectif.

39. Dans quelle situation reconnaît-on un équilibre de Nash ?

Un joueur améliore son résultat en modifiant son choix, même si l’autre conserve la stratégie anticipée.
Les joueurs obtiennent le même résultat parce qu’ils ont préalablement négocié une stratégie commune.
Chaque joueur ne peut améliorer sa situation en tenant compte de ce qu’il anticipe du choix de l’autre.
Chaque joueur choisit l’option qui maximise son gain sans considérer les décisions possibles de l’autre.

Chaque joueur ne peut améliorer sa situation en tenant compte de ce qu’il anticipe du choix de l’autre.

Explication

Un équilibre de Nash survient lorsqu’aucun joueur ne peut améliorer sa condition compte tenu de ses anticipations concernant l’autre joueur. Une stratégie commune négociée n’est pas nécessaire pour définir cet équilibre.

40. Quelle démarche relève d’une méthode quantitative ?

Décrire longuement les pratiques observées sans transformer les informations en données mesurables.
Recueillir des réponses chiffrées et les traiter afin de produire des statistiques.
Observer un groupe dans son environnement en limitant la formalisation numérique des comportements.
Interpréter les récits individuels pour comprendre le sens que les personnes donnent à leurs expériences.

Recueillir des réponses chiffrées et les traiter afin de produire des statistiques.

Explication

Les méthodes quantitatives recueillent des données chiffrées ou codent des données non chiffrées afin de produire des statistiques. Décrire ou interpréter des expériences sans leur traitement statistique relève davantage d’approches qualitatives.

41. Laquelle de ces disciplines étudie statistiquement la morphologie des populations ?

La démographie
La psychologie sociale
La géographie
L’anthropologie

La démographie

Explication

La démographie étudie statistiquement la morphologie d’une population. L’anthropologie s’intéresse plutôt aux comportements sociaux de groupes culturellement différents, tandis que les autres disciplines ont d’autres objets privilégiés.

42. Pourquoi l’analyse économique peut-elle être complétée par d’autres sciences sociales lorsqu’on étudie les inégalités ?

Parce que l’économie ne peut pas analyser les comportements des entreprises sans données démographiques.
Parce que les inégalités relèvent principalement de la description des groupes culturellement différents.
Parce que ce thème mobilise des dimensions économiques, juridiques, sociales et historiques.
Parce que l’étude des inégalités consiste d’abord à mesurer la morphologie statistique des populations.

Parce que ce thème mobilise des dimensions économiques, juridiques, sociales et historiques.

Explication

L’étude des inégalités est un thème transversal qui peut associer l’économie au droit, à la sociologie et à l’histoire. La description culturelle ou la mesure démographique peuvent contribuer à certaines recherches, mais elles ne définissent pas à elles seules cette complémentarité.

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Quelles sont les deux significations du terme économie ?

Un système d’agents liés par des relations économiques et la science qui l’étudie.

Comment Lionel Robbins définit-il la science économique ?

La science qui étudie le comportement humain entre fins et moyens rares à usage alternatif.

Quelle distinction John Neville Keynes fait-il dans l’économie ?

Entre science positive, science normative et art appliqué.

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