QCM : Bilan carbone et gaz à effet de serre — 25 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que mesure l’empreinte carbone d’une personne, d’une organisation ou d’un territoire ?

Le volume de déchets recyclés par ses services et ses équipements
Les émissions de gaz à effet de serre liées à ses activités et consommations
La surface occupée par ses bâtiments, ses routes et ses infrastructures
La quantité d’électricité produite par ses installations et ses équipements

Les émissions de gaz à effet de serre liées à ses activités et consommations

Explication

L’empreinte carbone quantifie les émissions de gaz à effet de serre associées aux activités et aux consommations considérées. Le bilan carbone territorial ne prend pas en compte les produits importés consommés de la même manière, ce qui constitue une distinction importante.

2. Quelle part approximative de l’énergie utilisée par les sociétés humaines provient de combustibles fossiles ?

Environ 30 %
Environ 10 %
Environ 80 %
Environ 50 %

Environ 80 %

Explication

Les combustibles fossiles fournissent approximativement 80 % de l’énergie utilisée par les sociétés humaines. Une part de 30 % correspondrait davantage à une estimation de certaines énergies bas carbone, et non à la contribution fossile indiquée ici.

3. Quelle réduction de l’empreinte carbone moyenne est présentée comme objectif indicatif par personne ?

Passer d’environ 9 à 6 tCO₂éq par personne
Passer d’environ 6 à 2 tCO₂éq par personne
Passer d’environ 2 à 9 tCO₂éq par personne
Passer d’environ 9 à 2 tCO₂éq par personne

Passer d’environ 9 à 2 tCO₂éq par personne

Explication

L’objectif indicatif consiste à réduire l’empreinte moyenne d’environ 9 tCO₂éq par Français à 2 tCO₂éq par personne au niveau mondial. Une réduction vers 6 tCO₂éq ne correspond pas à la cible mentionnée.

4. Selon les estimations de BP reprises par Carbon4 en 2021, quelle réserve fossile est évaluée à environ 9 millions de TWh ?

Le gaz fossile
Le pétrole
Le charbon
L’uranium

Le charbon

Explication

Les réserves estimées comprennent environ 9 millions de TWh de charbon, contre 3 millions pour le pétrole et 2 millions pour le gaz fossile. L’uranium est présenté selon une durée de réserves, et non selon cette quantité énergétique.

5. Quelle association entre combustible fossile et durée approximative des réserves est correcte ?

Charbon : 139 ans ; pétrole : 49 ans ; gaz fossile : 54 ans
Charbon : 139 ans ; pétrole : 54 ans ; gaz fossile : 49 ans
Charbon : 49 ans ; pétrole : 139 ans ; gaz fossile : 54 ans
Charbon : 54 ans ; pétrole : 49 ans ; gaz fossile : 139 ans

Charbon : 139 ans ; pétrole : 54 ans ; gaz fossile : 49 ans

Explication

Les estimations indiquent environ 139 ans pour le charbon, 54 ans pour le pétrole et 49 ans pour le gaz fossile. Les autres associations permutent ces durées entre les différentes ressources.

6. Quelle hausse de la température mondiale pourrait résulter de la combustion de toutes les réserves fossiles disponibles ?

Une hausse estimée à environ 9 °C
Une hausse estimée à environ 4 °C
Une hausse estimée à environ 6 °C
Une hausse estimée à environ 2 °C

Une hausse estimée à environ 6 °C

Explication

La combustion de toutes les réserves fossiles disponibles pourrait entraîner une hausse estimée à 6 °C. Les valeurs de 2 °C et 4 °C renvoient à d’autres ordres de grandeur climatiques, mais ne correspondent pas à cette estimation globale.

7. Quelle combinaison décrit correctement le rôle spatial et démographique des océans ?

Ils couvrent 30 % de la Terre et environ 60 % de la population vit sur les littoraux
Ils couvrent 60 % de la Terre et plus de 70 % de la population vit sur les littoraux
Ils couvrent 70 % de la Terre et environ 30 % de la population vit sur les littoraux
Ils couvrent 70 % de la Terre et plus de 60 % de la population vit sur les littoraux

Ils couvrent 70 % de la Terre et plus de 60 % de la population vit sur les littoraux

Explication

Les océans couvrent environ 70 % de la surface terrestre, tandis que plus de 60 % de la population mondiale vit sur les littoraux. Les autres propositions inversent ou modifient ces deux proportions.

8. Par quel mécanisme le réchauffement des océans a-t-il contribué à l’élévation du niveau marin entre 1993 et 2019 ?

La diminution du plancton, qui a contribué à une hausse de 6 cm
La dilatation de l’eau réchauffée, qui a contribué à une hausse de 9 cm
L’acidification de l’eau, qui a contribué à une hausse de 9 cm
La modification de la faune, qui a contribué à une hausse de 2 cm

La dilatation de l’eau réchauffée, qui a contribué à une hausse de 9 cm

Explication

Le réchauffement entraîne une dilatation de l’eau, laquelle a contribué à une hausse d’environ 9 cm du niveau marin entre 1993 et 2019. L’acidification concerne principalement la chimie et les organismes océaniques, sans être le mécanisme de dilatation décrit ici.

9. Pourquoi l’absorption des gaz à effet de serre par les océans contribue-t-elle à leur acidification ?

Parce que les océans rejettent plus de 25 % de ces gaz
Parce que les océans absorbent plus de 25 % de ces gaz
Parce que les océans couvrent moins de 25 % de la surface terrestre
Parce que les océans contiennent moins de 25 % de la biomasse mondiale

Parce que les océans absorbent plus de 25 % de ces gaz

Explication

Les océans absorbent plus de 25 % des gaz à effet de serre, ce qui contribue à l’acidification de leur milieu. Leur superficie ou leur biomasse ne constitue pas le mécanisme indiqué pour expliquer cette acidification.

10. Lequel des ensembles contient principalement des gaz à effet de serre reconnus comme tels ?

Les NOx, le CO, les COV et le dioxyde de soufre
Les COV, le CO₂, les NOx et l’ozone troposphérique
Le CO, le méthane, les NOx et les particules fines
Le CO₂, le CH₄, le N₂O et certains gaz fluorés

Le CO₂, le CH₄, le N₂O et certains gaz fluorés

Explication

Les principaux gaz à effet de serre comprennent le CO₂, le CH₄, le N₂O ainsi que certains produits fluorés comme les PFC, le SF₆ et les HFC. Les NOx, le CO et certains COV ont surtout une contribution indirecte.

11. Quelle part approximative de l’effet de serre la vapeur d’eau contribue-t-elle directement ?

Environ 20 %
Environ 60 %
Environ 80 %
Environ 40 %

Environ 60 %

Explication

La vapeur d’eau contribue directement à environ 60 % de l’effet de serre, tandis que le CO₂ y contribue directement à environ 20 %. Confondre ces deux proportions attribue au CO₂ une contribution directe trop élevée.

12. Quelle répartition décrit correctement les sources de la contribution du CO₂ au réchauffement climatique ?

Environ 20 % proviennent des combustibles fossiles et 80 % de la déforestation
Environ 80 % proviennent des combustibles fossiles et 20 % de la déforestation
Environ 50 % proviennent des combustibles fossiles et 50 % de la déforestation
Environ 60 % proviennent des combustibles fossiles et 40 % de la déforestation

Environ 80 % proviennent des combustibles fossiles et 20 % de la déforestation

Explication

Le CO₂ contribue à environ 60 % du réchauffement climatique, avec une origine estimée à 80 % pour la combustion du charbon, du pétrole et du gaz et à 20 % pour la déforestation. La déforestation ne représente donc pas la part majoritaire.

13. Quelle affirmation caractérise correctement la contribution et l’origine du méthane dans le réchauffement climatique ?

Il contribue à environ 14 %, avec 40 % de sources naturelles et 60 % de sources humaines
Il contribue à environ 14 %, avec 60 % de sources naturelles et 40 % de sources humaines
Il contribue à environ 20 %, avec 60 % de sources naturelles et 40 % de sources humaines
Il contribue à environ 30 %, avec 40 % de sources naturelles et 60 % de sources humaines

Il contribue à environ 14 %, avec 40 % de sources naturelles et 60 % de sources humaines

Explication

Le méthane contribue à environ 14 % du réchauffement climatique et provient à 40 % de sources naturelles contre 60 % de sources humaines. La répartition inverse entre sources naturelles et humaines constitue la confusion la plus probable.

14. Quelle limite de réchauffement climatique constitue l’objectif central de l’Accord de Paris ?

Maintenir les émissions au niveau de l’année 1990
Limiter le réchauffement à 1,5 °C au maximum
Réduire les émissions de GES de 55 % d’ici 2030
Atteindre la neutralité climatique en 2050

Limiter le réchauffement à 1,5 °C au maximum

Explication

L’Accord de Paris vise à limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C au maximum. La réduction de 55 % d’ici 2030 et la neutralité climatique en 2050 relèvent des objectifs du Green Deal européen.

15. Comment le Green Deal européen articule-t-il ses deux principaux objectifs climatiques ?

Réduire les émissions de 20 % d’ici 2030 et atteindre la neutralité climatique en 2050
Réduire les émissions de 55 % d’ici 2050 et atteindre la neutralité climatique en 2030
Réduire les émissions de 55 % d’ici 2030 et atteindre la neutralité climatique en 2050
Limiter le réchauffement à 1,5 °C d’ici 2030 et réduire les émissions en 2050

Réduire les émissions de 55 % d’ici 2030 et atteindre la neutralité climatique en 2050

Explication

Le Green Deal européen prévoit une réduction de 55 % des émissions de GES entre 1990 et 2030, puis la neutralité climatique en 2050. Les deux échéances ne doivent donc pas être inversées.

16. À quelle fréquence une entreprise dépassant les seuils prévus doit-elle réaliser un BEGES en métropole ?

Tous les quatre ans si elle compte plus de 500 salariés
Tous les quatre ans si elle compte plus de 250 salariés
Tous les cinq ans si elle compte plus de 500 salariés
Tous les trois ans si elle compte plus de 250 salariés

Tous les quatre ans si elle compte plus de 500 salariés

Explication

En métropole, le BEGES est obligatoire tous les quatre ans pour les entreprises de plus de 500 salariés. Le seuil de 250 salariés concerne les entreprises situées en outre-mer, et non celles de métropole.

17. Quelle organisation est soumise à un BEGES tous les trois ans selon les obligations indiquées ?

Une association privée comptant plus de 250 membres
Une entreprise ultramarine de plus de 250 salariés
Une collectivité territoriale de plus de 50 000 habitants
Une entreprise métropolitaine de plus de 500 salariés

Une collectivité territoriale de plus de 50 000 habitants

Explication

Les collectivités territoriales de plus de 50 000 habitants doivent réaliser un BEGES tous les trois ans, comme les services de l’État et certains établissements publics de plus de 250 agents. Les entreprises relèvent d’une périodicité de quatre ans.

18. Quel est l’objectif principal du Bilan Carbone® créé par l’ADEME en 2002 ?

Comptabiliser les émissions liées à une activité pour hiérarchiser les sources et cibler les actions efficaces
Vérifier la conformité juridique d’une organisation soumise à une obligation réglementaire
Calculer la concentration atmosphérique des gaz présents dans une région
Mesurer les seules émissions directes produites par les installations contrôlées

Comptabiliser les émissions liées à une activité pour hiérarchiser les sources et cibler les actions efficaces

Explication

Le Bilan Carbone® comptabilise les émissions de gaz à effet de serre liées à une activité afin d’identifier les activités les plus polluantes et de cibler les actions efficaces. Il s’agit d’une démarche volontaire, contrairement au BEGES obligatoire pour certaines organisations.

19. Quelle distinction entre le Bilan Carbone® et le BEGES est correcte ?

Le Bilan Carbone® est obligatoire et couvre les scopes 1 et 2, tandis que le BEGES est volontaire et couvre les scopes 1 à 3
Le Bilan Carbone® et le BEGES sont volontaires et couvrent tous deux les scopes 1 à 3
Le Bilan Carbone® est volontaire et couvre les scopes 1 à 3, tandis que le BEGES est obligatoire et couvre les scopes 1 et 2
Le Bilan Carbone® et le BEGES sont obligatoires et couvrent tous deux les scopes 1 et 2

Le Bilan Carbone® est volontaire et couvre les scopes 1 à 3, tandis que le BEGES est obligatoire et couvre les scopes 1 et 2

Explication

Le Bilan Carbone® est une démarche volontaire qui prend en compte les scopes 1, 2 et 3, tandis que le BEGES présenté est obligatoire pour certaines organisations et couvre les scopes 1 et 2. La confusion porte donc à la fois sur le caractère obligatoire et sur l’étendue des périmètres.

20. Selon l’ISO 14064-1, comment distinguer les émissions directes des émissions indirectes ?

Les émissions directes proviennent des fournisseurs, tandis que les indirectes proviennent des installations contrôlées par l’organisation
Les émissions directes concernent l’énergie achetée, tandis que les indirectes concernent les combustibles utilisés sur site
Les émissions directes sont liées aux achats, tandis que les indirectes résultent des équipements exploités par l’organisation
Les émissions directes proviennent de sources contrôlées par l’organisation, tandis que les indirectes proviennent de sources nécessaires à ses activités

Les émissions directes proviennent de sources contrôlées par l’organisation, tandis que les indirectes proviennent de sources nécessaires à ses activités

Explication

Selon l’ISO 14064-1, une émission est directe lorsqu’elle provient d’une source contrôlée par l’organisation, et indirecte lorsqu’elle provient d’une source nécessaire à ses activités. L’énergie achetée constitue donc un exemple d’émission indirecte, et non directe.

21. Quelle relation permet de calculer les émissions de gaz à effet de serre à partir d’une activité mesurée ?

kgCO2e=donneˊe d’activiteˊ+facteur d’eˊmission\mathrm{kgCO_2e} = \mathrm{donnée\ d’activité} + \mathrm{facteur\ d’émission}
kgCO2e=donneˊe d’activiteˊ÷facteur d’eˊmission\mathrm{kgCO_2e} = \mathrm{donnée\ d’activité} \div \mathrm{facteur\ d’émission}
kgCO2e=facteur d’eˊmission−donneˊe d’activiteˊ\mathrm{kgCO_2e} = \mathrm{facteur\ d’émission} - \mathrm{donnée\ d’activité}
kgCO2e=donneˊe d’activiteˊ×facteur d’eˊmission\mathrm{kgCO_2e} = \mathrm{donnée\ d’activité} \times \mathrm{facteur\ d’émission}

$$\mathrm{kgCO_2e} = \mathrm{donnée\ d’activité} \times \mathrm{facteur\ d’émission}$$

Explication

Les émissions sont obtenues en multipliant la donnée d’activité par le facteur d’émission correspondant. L’addition, la division ou la soustraction ne représentent pas la relation de calcul attendue.

22. Quelle quantité d’émissions est associée à la consommation d’un kilogramme de viande de bœuf selon le facteur indiqué ?

10,2 kgCO₂e
33,77 kgCO₂e
39,5 kgCO₂e
1,9 kgCO₂e

33,77 kgCO₂e

Explication

Le facteur d’émission de la viande de bœuf est de 33,77 kgCO₂e par kilogramme. La valeur de 39,5 kgCO₂e concerne un Fairphone par appareil, et non la viande de bœuf.

23. Comment l’empreinte carbone de la France se distingue-t-elle de son Bilan Carbone ?

Elle ajoute les émissions des exportations et retranche celles des importations consommées.
Elle remplace les émissions nationales par celles liées aux transports internationaux.
Elle ajoute les émissions des importations consommées et retranche celles des exportations.
Elle comptabilise les émissions territoriales sans considérer les échanges commerciaux.

Elle ajoute les émissions des importations consommées et retranche celles des exportations.

Explication

L’empreinte carbone tient compte de la demande intérieure en ajoutant les émissions des produits importés consommés et en déduisant celles des produits exportés. La proposition concernant les exportations et les importations inverse cette logique.

24. Quelles valeurs correspondent respectivement au Bilan Carbone et à l’empreinte carbone de la France en 2022 ?

438 millions et 10,2 millions de téqCO₂
438 millions et 666 millions de téqCO₂
10,2 millions et 1,9 million de téqCO₂
666 millions et 438 millions de téqCO₂

438 millions et 666 millions de téqCO₂

Explication

En 2022, le Bilan Carbone de la France atteignait 438 millions de téqCO₂, tandis que son empreinte carbone s’élevait à 666 millions de téqCO₂. Les valeurs 10,2 et 1,9 correspondent à des résultats exprimés par personne dans un autre bilan.

25. Quelle distinction méthodologique oppose le Bilan produit® au Bilan Carbone® ?

Le Bilan produit® s’appuie sur l’ACV, tandis que le Bilan Carbone® se concentre sur les émissions de gaz à effet de serre.
Le Bilan produit® se concentre sur les gaz à effet de serre, tandis que le Bilan Carbone® s’appuie sur l’ACV.
Le Bilan produit® mesure les importations, tandis que le Bilan Carbone® mesure les exportations.
Le Bilan produit® estime les émissions nationales, tandis que le Bilan Carbone® analyse les cycles de vie.

Le Bilan produit® s’appuie sur l’ACV, tandis que le Bilan Carbone® se concentre sur les émissions de gaz à effet de serre.

Explication

Le Bilan produit® repose sur la méthodologie de l’Analyse de Cycle de Vie, alors que le Bilan Carbone® adopte une approche centrée sur les émissions de gaz à effet de serre. La deuxième proposition attribue précisément ces deux caractéristiques aux outils opposés.

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Que mesure l’empreinte carbone ?

Les émissions de gaz à effet de serre liées aux activités ou consommations.

Quelle part de l’énergie utilisée vient des combustibles fossiles ?

Environ 80 % de l’énergie utilisée.

Quel est l’objectif indicatif de réduction de l’empreinte carbone moyenne par Français ?

Réduire de 9 tCO₂éq à 2 tCO₂éq par personne.

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