QCM : Énergie et écologie industrielle (40 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans une municipalité, une équipe agit sur les habitudes de déplacement et les émissions qui en résultent. Quel domaine décrit le mieux cette démarche ?

La gestion directe des milieux naturels et de leurs équilibres
La gestion environnementale des activités humaines et de leurs impacts
La conservation de la biodiversité indépendamment des activités humaines
Le système de gestion de la conformité d’une organisation

La gestion environnementale des activités humaines et de leurs impacts

Explication

La gestion environnementale porte sur les activités humaines et leurs impacts, plutôt que sur la gestion directe de la nature. La gestion des milieux naturels confond les deux notions, le système de conformité vise une organisation et la conservation de la biodiversité est plus étroite.

2. Une région veut orienter sa politique environnementale. Quel ensemble d’objectifs correspond à la gestion environnementale ?

Surveiller les problèmes, accroître l’efficacité et compenser les impacts sans limites
Respecter les limites planétaires, réduire les problèmes et renforcer la résilience et l’adaptabilité
Renforcer l’adaptabilité, accroître la production et reporter la réduction des problèmes
Réduire les problèmes, privilégier la croissance économique et maintenir les pratiques existantes

Respecter les limites planétaires, réduire les problèmes et renforcer la résilience et l’adaptabilité

Explication

Les objectifs incluent le respect des limites planétaires, la réduction et l’atténuation des problèmes, ainsi que l’accroissement de la résilience et de l’adaptabilité des sociétés. La croissance seule, la surveillance sans atténuation et le report de la réduction omettent des objectifs essentiels.

3. Dans une analyse IPAT, la population et la richesse par habitant restent constantes, mais l’impact par unité de ressource utilisée diminue. Quel changement du modèle explique directement la baisse de l’impact total ?

La diminution de la somme des facteurs, qui réduit l’impact total
La diminution du facteur population, qui réduit le nombre de consommateurs
La diminution du facteur technologique, qui réduit l’impact par unité de ressource
La diminution du facteur richesse, qui réduit la consommation par habitant

La diminution du facteur technologique, qui réduit l’impact par unité de ressource

Explication

Dans le modèle IPAT, l’impact est le produit de la population, de la richesse par habitant et de la technologie; celle-ci représente l’impact par unité de ressource utilisée. Assimiler la technologie à la quantité totale de ressources ou à la richesse par habitant confond les facteurs, tandis que le modèle repose sur un produit et non une somme.

4. Une équipe compare les impacts d’un produit, d’un procédé et d’une organisation afin d’éclairer un choix complexe. Quel est le but général de l’analyse environnementale de systèmes ?

Vérifier la conformité d’une organisation sans caractériser ses impacts
Recenser les matières échangées sans examiner leurs conséquences environnementales
Comparer les dépenses financières sans considérer les effets des activités
Décrire et évaluer les impacts des activités humaines pour aider à la décision

Décrire et évaluer les impacts des activités humaines pour aider à la décision

Explication

L’analyse environnementale de systèmes décrit et évalue les impacts d’activités humaines dans différents types de systèmes afin d’aider à la décision face à des problèmes complexes. L’inventaire des matières, la conformité organisationnelle et l’analyse des coûts sont des objets plus spécifiques.

5. Une entreprise veut comparer un produit sur plusieurs catégories d’impact, en considérant toutes les étapes de son cycle de vie, du berceau à la tombe. Quel outil convient le mieux ?

L’analyse des flux de matières ou de substances (MFA/SFA)
Le système de gestion environnementale (SGE)
L’analyse des coûts du cycle de vie (ACC)
L’analyse du cycle de vie (ACV)

L’analyse du cycle de vie (ACV)

Explication

L’ACV évalue un produit ou une fonction selon plusieurs catégories d’impact sur l’ensemble du cycle de vie, souvent à des fins comparatives. MFA/SFA suit les matières sans quantifier les impacts, le SGE porte sur la conformité organisationnelle et l’ACC examine les coûts.

6. Un ménage reçoit de l’électricité, que son compteur mesure, puis une lampe la convertit en lumière. À quelle forme correspond l’électricité mesurée au compteur ?

À l’énergie finale
À l’énergie primaire
À l’énergie utile
À l’énergie productive

À l’énergie finale

Explication

L’énergie finale est livrée au consommateur et mesurée au compteur; la lumière produite constitue l’énergie utile. L’énergie primaire est disponible dans la nature, tandis que l’énergie productive correspond à l’usage effectif de l’énergie utile.

7. Lorsqu’on comptabilise l’énergie primaire nécessaire à une installation, quelle décomposition faut-il retenir ?

Énergie finale, pertes de transformation et énergie de capital rapportée à la production sur la durée de vie
Énergie finale et énergie utile, sans les pertes liées au transport et à la conversion
Énergie finale, énergie utile et énergie de capital rapportée à la puissance installée
Pertes de transformation et énergie de capital, sans l’énergie finale livrée

Énergie finale, pertes de transformation et énergie de capital rapportée à la production sur la durée de vie

Explication

L’énergie primaire comprend l’énergie finale, les pertes de transport et de conversion ainsi que l’énergie de capital rapportée à l’énergie produite durant la vie des installations. L’énergie utile ne remplace pas les pertes, et l’énergie de capital est rapportée à la production sur la durée de vie, non à la puissance installée.

8. Un technicien compare deux valeurs calorifiques d’un combustible : la première exclut la chaleur récupérable lors de la condensation de la vapeur d’eau, tandis que la seconde l’inclut. Comment les nomme-t-il ?

PCI pour les deux valeurs
PCS pour les deux valeurs
PCS pour la première, PCI pour la seconde
PCI pour la première, PCS pour la seconde

PCI pour la première, PCS pour la seconde

Explication

Le PCI exclut la chaleur de condensation de la vapeur d’eau, alors que le PCS l’inclut. Inverser PCI et PCS confond leur distinction centrale; la chaleur sensible ne définit pas cette différence.

9. Un appareil reçoit 500 kJ500\,\text{kJ} d’énergie et en délivre 175 kJ175\,\text{kJ}. Quel est son rendement ?

2,862{,}86
325 kJ325\,\text{kJ}
35 kJ35\,\text{kJ}
0,350{,}35

$$0{,}35$$

Explication

Le rendement est le rapport de l’énergie de sortie à l’énergie d’entrée : η=175/500=0,35\eta=175/500=0{,}35, soit 35 %. La valeur 2,862{,}86 inverse le rapport, tandis que 325 kJ325\,\text{kJ} est une différence d’énergies et non un rendement.

10. Après l’amélioration de l’efficacité énergétique d’un équipement, sa consommation totale augmente parce que son usage se développe. Quel phénomène décrit cette évolution ?

L’amélioration du rendement de conversion
La baisse de l’énergie primaire par rapport à l’énergie finale
L’effet rebond, ou paradoxe de Jevons
L’augmentation de l’énergie de capital par unité produite

L’effet rebond, ou paradoxe de Jevons

Explication

L’effet rebond désigne la tendance d’une efficacité d’usage accrue à augmenter la consommation totale de la ressource. Une hausse du rendement n’est pas le nom de ce phénomène, et l’énergie de capital concerne la construction et l’entretien des installations.

11. Un bulletin décrit des conditions locales observées pendant deux jours, tandis qu’une étude résume les moyennes d’une région sur 35 ans. Quelle distinction convient ?

Le bulletin décrit le temps météorologique et l’étude le climat
Les deux décrivent le temps météorologique
Les deux décrivent le climat
Le bulletin décrit le climat et l’étude le temps météorologique

Le bulletin décrit le temps météorologique et l’étude le climat

Explication

Le temps météorologique renvoie aux conditions locales à court terme, tandis que le climat est une moyenne de long terme établie sur au moins 30 ans. Une observation de deux jours relève donc du temps, et une synthèse sur 35 ans du climat.

12. Une analyse distingue l’augmentation des gaz à effet de serre des conséquences observées sur les glaces, le niveau marin et les événements extrêmes. Comment nommer ces deux aspects ?

Les deux aspects désignent le réchauffement global
L’augmentation des GES correspond au changement climatique; les conséquences correspondent au réchauffement global
Les deux aspects désignent le changement climatique
L’augmentation des GES correspond au réchauffement global; les conséquences correspondent au changement climatique

L’augmentation des GES correspond au réchauffement global; les conséquences correspondent au changement climatique

Explication

Le réchauffement global désigne la cause liée à l’augmentation des GES, tandis que le changement climatique comprend notamment les effets sur les températures, les glaces, le niveau marin et les événements extrêmes. Inverser ces termes revient à confondre la cause et ses conséquences.

13. Une exploitation agricole émet du méthane par l’élevage et du protoxyde d’azote lié à ses pratiques agricoles. Quelle attribution des gaz et de leurs sources est correcte ?

CO₂ fossile lié à l’agriculture et HFC lié aux cultures
HFC lié à l’élevage et N₂O lié à la climatisation
CH₄ lié à l’élevage et N₂O lié à l’agriculture
N₂O lié à l’élevage et CH₄ lié aux seuls combustibles fossiles

CH₄ lié à l’élevage et N₂O lié à l’agriculture

Explication

Le CH₄ provient notamment de l’énergie, de l’agriculture et de l’élevage, tandis que le N₂O est associé à l’agriculture. L’attribution du N₂O à la climatisation confond ce gaz avec les gaz fluorés utilisés notamment pour le froid.

14. Pour comparer l’effet climatique de deux gaz, un indicateur intègre sur un horizon donné le forçage radiatif d’une émission unitaire en masse, relativement au CO₂. Que mesure cet indicateur ?

Le forçage radiatif, qui mesure uniquement la masse de gaz émise
Le potentiel de réchauffement global, qui combine efficacité radiative et décroissance ou durée de vie
Le temps météorologique, qui compare les émissions de gaz à effet de serre
Le potentiel de réchauffement global, qui mesure uniquement l’efficacité radiative instantanée

Le potentiel de réchauffement global, qui combine efficacité radiative et décroissance ou durée de vie

Explication

Le PRG compare au CO₂ le forçage radiatif intégré sur un horizon temporel pour une émission d’une unité de masse; il combine efficacité radiative et décroissance ou durée de vie. La masse émise et la durée de vie isolée ne suffisent donc pas à définir cet indicateur.

15. Une usine rejette un effluent utilisable par une autre usine comme intrant. Quelle organisation correspond au modèle d’écosystème industriel proposé par Frosch et Gallopoulos ?

Éliminer l’effluent après avoir réduit sa quantité
Faire de l’effluent une matière première pour l’autre procédé
Réduire l’énergie consommée sans réutiliser l’effluent
Fermer les cycles de matière sans aucun apport d’énergie

Faire de l’effluent une matière première pour l’autre procédé

Explication

Le modèle proposé optimise les flux, minimise les déchets et transforme les effluents d’un procédé en matières premières pour un autre, par analogie avec les écosystèmes biologiques. La mise au rebut conserve le modèle linéaire, la seule réduction d’énergie ne crée pas de synergie entre procédés, et la fermeture des cycles avec entrée d’énergie décrit plutôt l’écosystème durable de type III.

16. Quel modèle économique suppose à la fois des ressources illimitées et une capacité illimitée d’absorption des déchets, sans réutilisation ni récupération ?

L’économie circulaire
L’écosystème industriel
L’écosystème durable de type III
L’économie linéaire

L’économie linéaire

Explication

L’économie linéaire repose sur l’hypothèse de ressources et de capacités d’absorption illimitées, sans réutilisation ni récupération. Les boucles fermées caractérisent plutôt des approches circulaires ou l’écosystème durable de type III, tandis que la réutilisation des effluents relève de l’écosystème industriel.

17. Une entreprise évalue un produit de l’extraction des matières premières jusqu’à sa fin de vie, en considérant aussi ses impacts sociaux et économiques. Quelle démarche adopte-t-elle ?

L’évaluation environnementale partielle
L’analyse de la phase d’utilisation
La pensée cycle de vie
L’analyse du site de production

La pensée cycle de vie

Explication

La pensée cycle de vie prend en compte les impacts environnementaux, sociaux et économiques sur toutes les étapes du produit, de l’extraction à la fin de vie. Une analyse limitée à l’usine, aux seuls impacts environnementaux ou à l’utilisation ne couvre pas cette perspective complète.

18. Lors d’une comparaison du cycle de vie de produits, quelle phase est susceptible de dominer les impacts d’une voiture, d’un appareil électroménager ou d’une imprimante ?

La phase de fin de vie
La phase de distribution
La phase d’utilisation
La phase d’extraction

La phase d’utilisation

Explication

Pour les voitures, l’électroménager, l’électronique et les imprimantes, la phase d’utilisation domine généralement, notamment du fait de l’énergie ou des consommables. L’extraction et la transformation dominent plutôt pour l’aluminium et de nombreux matériaux, tandis que la distribution et la fin de vie ne sont pas les phases dominantes indiquées pour ces catégories.

19. Dans un bilan approximatif du cycle de vie d’un produit électronique moyen, quelle contribution correspond au crédit associé au recyclage ?

Environ 70%70\%
Environ −15%-15\%
Environ 35%35\%
Environ 10%10\%

Environ $$-15\%$$

Explication

Le recyclage apporte un crédit d’environ −15%-15\% dans le bilan moyen indiqué; le signe négatif représente une contribution qui réduit la charge totale. Environ 70%70\% correspond à l’énergie utilisée, 35%35\% aux matériaux et 10%10\% à l’emballage et au transport.

20. Quel est l’objet de l’analyse du cycle de vie selon les normes ISO 14040 et ISO 14044 ?

Évaluer les émissions directes d’un procédé de fabrication
Évaluer les coûts financiers de la production et de la distribution
Évaluer les aspects environnementaux et les impacts potentiels d’un système de produit
Évaluer les impacts environnementaux de la seule phase d’utilisation

Évaluer les aspects environnementaux et les impacts potentiels d’un système de produit

Explication

L’ACV évalue les aspects environnementaux et les impacts potentiels d’un système de produit en compilant les flux pertinents, en évaluant leurs impacts et en interprétant les résultats selon l’objectif de l’étude. L’audit des émissions directes, l’examen de la seule fabrication et l’analyse financière réduisent ou changent cet objet.

21. Une équipe termine l’analyse de l’inventaire et doit poursuivre une ACV avant d’interpréter ses résultats. Quelle phase vient ensuite dans la séquence méthodologique ?

La définition des objectifs et du champ
L’interprétation des résultats
La rédaction du rapport
L’évaluation des impacts

L’évaluation des impacts

Explication

Après l’analyse de l’inventaire, l’ACV passe à l’évaluation des impacts, puis à l’interprétation avant le rapport. Placer l’interprétation avant l’évaluation inverse la séquence, tandis que le rapport vient après l’interprétation et que la définition du champ précède l’inventaire.

22. Pour comparer deux emballages destinés à conditionner du lait, quelle unité fonctionnelle permet de comparer des services équivalents ?

Une bouteille en verre comparée à une brique en carton
Une heure de fonctionnement de chaque ligne de conditionnement
1 kg de matériau d’emballage utilisé pour chaque solution
1 000 L de lait conditionnés dans chaque type d’emballage

1 000 L de lait conditionnés dans chaque type d’emballage

Explication

L’unité fonctionnelle sert de référence à laquelle les flux sont rapportés et doit représenter une fonction équivalente dans une comparaison; ici, il s’agit de conditionner la même quantité de lait. Comparer une bouteille à une brique compte des emballages sans assurer l’équivalence du service, tandis que la masse de matériau ou la durée de fonctionnement ne définit pas cette fonction.

23. Lors d’une ACV, les flux de l’inventaire sont affectés aux catégories d’impact, puis convertis à l’aide de facteurs en indicateurs communs. Quel résultat cette démarche produit-elle ?

Un profil d’impact de l’ACV
Une interprétation des résultats selon l’objectif de l’étude
Une valeur de référence pour normaliser les impacts
Un inventaire des entrées et sorties du système

Un profil d’impact de l’ACV

Explication

La classification affecte les flux aux catégories auxquelles ils contribuent, puis la caractérisation les convertit en indicateurs communs; l’ensemble fournit le profil d’impact. L’inventaire rassemble les flux, la normalisation rapporte les impacts à une référence et l’interprétation constitue une autre phase de l’ACV.

24. Une équipe veut présenter les effets d’un produit sur l’acidification à un point situé avant les dommages finaux dans la chaîne d’impact. Quel type de modèle correspond à ce choix ?

Un modèle endpoint, orienté vers les dommages
Un modèle midpoint, orienté vers le problème
Un score unique, qui agrège les dommages finaux
Une analyse d’inventaire, centrée sur les flux relevés

Un modèle midpoint, orienté vers le problème

Explication

Le midpoint mesure un impact orienté problème avant la fin de la chaîne d’impact, comme l’acidification, et présente une incertitude plus faible que l’endpoint. L’endpoint porte sur les dommages finaux; l’inventaire relève les flux et un score unique peut agréger des dommages plutôt que décrire un midpoint.

25. Une décision doit être communiquée au moyen d’un indicateur synthétique des dommages pour la santé humaine, les écosystèmes ou les ressources. Quel modèle répond à cet objectif, malgré une incertitude et une subjectivité plus fortes ?

Une classification, affectant les flux aux catégories d’impact
Un modèle endpoint, orienté vers les dommages
Une analyse d’inventaire, décrivant les flux émis
Un modèle midpoint, orienté vers un problème environnemental

Un modèle endpoint, orienté vers les dommages

Explication

L’endpoint évalue des dommages concernant la santé humaine, la qualité des écosystèmes ou les ressources; il est plus facile à communiquer, mais plus incertain et subjectif, surtout sous forme de score unique. Le midpoint reste orienté problème, tandis que l’inventaire et la classification traitent des flux plutôt que des dommages finaux.

26. Lorsqu’une étude applique la méthode EF/PEF, quel ensemble décrit correctement les catégories d’impact qu’elle couvre ?

Seize catégories couvrant les objectifs, le périmètre, l’inventaire et l’interprétation
Seize catégories couvrant les coûts, les bénéfices, les emplois et les échanges commerciaux
Seize catégories couvrant le climat, la toxicité, les écosystèmes et les émissions, sans l’eau ni les ressources
Seize catégories couvrant notamment le climat, la toxicité, les écosystèmes, l’eau et les ressources

Seize catégories couvrant notamment le climat, la toxicité, les écosystèmes, l’eau et les ressources

Explication

EF/PEF comprend 16 catégories, notamment le changement climatique, plusieurs formes de toxicité, l’écotoxicité, l’usage de l’eau et l’utilisation des ressources minérales, métalliques et fossiles. Les étapes de l’ACV, l’omission de l’eau et des ressources, et les indicateurs économiques ne décrivent pas cet ensemble.

27. Une émission de 1,5 kg1{,}5\ \mathrm{kg} de N2O\mathrm{N_2O} est évaluée avec son PRG sur 100 ans. Quelle masse de CO2\mathrm{CO_2} équivalent lui correspond ?

70,2 kg CO2eq70{,}2\ \mathrm{kg\ CO_2eq}
1,5 kg CO2eq1{,}5\ \mathrm{kg\ CO_2eq}
0,0057 kg CO2eq0{,}0057\ \mathrm{kg\ CO_2eq}
397,5 kg CO2eq397{,}5\ \mathrm{kg\ CO_2eq}

$$397{,}5\ \mathrm{kg\ CO_2eq}$$

Explication

Le PRG₁₀₀ du N₂O est de 265 kg CO2eq/kg265\ \mathrm{kg\ CO_2eq/kg} : 1,5×265=397,5 kg CO2eq1{,}5\times265=397{,}5\ \mathrm{kg\ CO_2eq}. Le facteur du CO₂ ignore celui du N₂O, la division inverse l’opération, et l’application répétée du facteur le compte deux fois.

28. Une ACV révèle un résultat dominant, mais ses données sont incertaines et le classement des options varie selon les hypothèses. Quelle démarche correspond à l’interprétation ?

Retenir le point dominant comme conclusion, puis écarter l’analyse des incertitudes
Émettre une recommandation immédiate, puis vérifier les données après la décision
Examiner les points significatifs, tester la robustesse, puis formuler conclusions, limites et recommandations
Compléter l’inventaire des flux, puis retenir l’option ayant la valeur la plus faible

Examiner les points significatifs, tester la robustesse, puis formuler conclusions, limites et recommandations

Explication

L’interprétation identifie les points significatifs, évalue la robustesse par des analyses d’incertitude, de sensibilité et de scénarios, puis formule conclusions, limites et recommandations. Compléter l’inventaire relève d’une autre étape, considérer le seul résultat dominant néglige la robustesse, et recommander avant l’évaluation inverse la démarche.

29. Une équipe modifie une hypothèse de modélisation pendant son étude et constate que ses conclusions doivent être révisées. Quelle caractéristique de l’interprétation explique cette révision ?

Elle évolue durant l’ACV, mais sans tenir compte des hypothèses antérieures
Elle dépend des hypothèses antérieures, mais reste fixée dès le premier calcul
Elle dépend des hypothèses antérieures et évolue de façon itérative durant l’ACV
Elle commence après l’ACV et n’est pas affectée par les hypothèses antérieures

Elle dépend des hypothèses antérieures et évolue de façon itérative durant l’ACV

Explication

L’interprétation est influencée par toutes les hypothèses formulées auparavant et se déroule de manière itérative pendant toute l’ACV. La repousser à la fin, la figer au premier calcul ou la dissocier des hypothèses méconnaît cette dépendance et cette évolution.

30. Une équipe utilise une ACV pour comparer deux produits fabriqués sur des sites différents. Quelle interprétation correspond aux limites de cette méthode ?

Elle mesure les impacts réels dans une analyse dynamique qui intègre les mécanismes de marché.
Elle estime des impacts potentiels propres à chaque site en intégrant les mécanismes de marché.
Elle mesure les impacts réels sur chaque site en intégrant les dimensions économiques et sociales.
Elle estime des impacts potentiels dans une analyse statique et linéaire, sans intégrer les dimensions économiques et sociales.

Elle estime des impacts potentiels dans une analyse statique et linéaire, sans intégrer les dimensions économiques et sociales.

Explication

L’ACV évalue des impacts potentiels et repose sur une analyse statique et linéaire ; elle n’est pas spécifique au site et ne prend pas en compte les aspects économiques et sociaux. Confondre impacts potentiels et réels, présumer une analyse propre au site ou inclure les dimensions sociales et économiques attribue à la méthode des capacités qu’elle n’a pas.

31. Quelle approche étend l’évaluation du cycle de vie aux dimensions environnementale, sociale et économique ainsi qu’à leurs relations physiques, économiques et comportementales ?

L’évaluation sociale et économique du cycle de vie
L’analyse des mécanismes de marché du cycle de vie
L’analyse environnementale classique du cycle de vie
L’évaluation de durabilité du cycle de vie

L’évaluation de durabilité du cycle de vie

Explication

L’évaluation de durabilité du cycle de vie associe les dimensions environnementale, sociale et économique, ainsi que leurs relations physiques, économiques et comportementales. L’ACV classique reste centrée sur l’environnement, l’approche sociale et économique omet cette dimension, et l’analyse de marché est plus limitée.

32. Une entreprise repense un emballage afin d’améliorer sa performance environnementale pendant tout son cycle de vie sans négliger les coûts. Quel principe guide cette démarche ?

Vérifier la conformité réglementaire sans modifier les choix de conception.
Intégrer l’environnement dès la conception en équilibrant besoins écologiques et économiques.
Privilégier les bénéfices écologiques en écartant les contraintes économiques.
Améliorer la gestion en fin de vie sans revoir la conception initiale.

Intégrer l’environnement dès la conception en équilibrant besoins écologiques et économiques.

Explication

L’écoconception intègre les aspects environnementaux dans la conception pour améliorer la performance sur tout le cycle de vie, en équilibrant besoins écologiques et économiques. La conformité seule ne définit pas la démarche, l’arbitrage économique reste nécessaire, et l’action ne se limite pas à la fin de vie.

33. Un concepteur consulte une liste de contrôle qui propose des règles d’amélioration, mais ne calcule aucun résultat d’impact. De quel type d’outil s’agit-il ?

Une ACV simplifiée d’écoconception
Un outil qualitatif d’écoconception
Un outil quantitatif d’écoconception
Une ACV complète d’écoconception

Un outil qualitatif d’écoconception

Explication

Les guides, manuels et listes de contrôle sont des outils qualitatifs : ils donnent des règles d’amélioration sans évaluation réelle. Une ACV complète ou simplifiée est quantitative et fournit des résultats concrets ; la confondre avec une liste de contrôle revient à confondre conseils et mesure.

34. Deux emballages pharmaceutiques contiennent les mêmes produits, mais l’un est plus volumineux et mobilise davantage de matériaux. Quel effet sur leurs impacts est attendu ?

Les impacts dépendent du médicament, tandis que le volume transporté reste sans effet.
Les impacts diminuent avec la quantité de matériaux et le volume de l’emballage.
Les impacts peuvent augmenter avec les matériaux utilisés et le volume transporté.
Les impacts dépendent du transport, tandis que le type de matériaux reste sans effet.

Les impacts peuvent augmenter avec les matériaux utilisés et le volume transporté.

Explication

Les impacts des emballages pharmaceutiques dépendent du type et de la quantité de matériaux, et un emballage volumineux augmente les impacts du transport. Négliger les matériaux, supposer que le volume réduit les impacts ou attribuer l’effet au médicament contredit ces facteurs.

35. Dans un projet d’écoconception, le vide d’un emballage secondaire passe de 343 cm3343\,\text{cm}^3 à 176 cm3176\,\text{cm}^3. Quel changement de potentiel de réchauffement correspond à l’exemple étudié ?

De 134134 à 240 g CO2eq240\,\text{g CO}_2\text{eq} par emballage, soit environ 44 % de plus.
De 240240 à 134 g CO2eq134\,\text{g CO}_2\text{eq} par emballage, soit environ 44 % de moins.
De 240240 à 120 g CO2eq120\,\text{g CO}_2\text{eq} par emballage, soit environ 50 % de moins.
De 240240 à 106 g CO2eq106\,\text{g CO}_2\text{eq} par emballage, soit environ 56 % de moins.

De $$240$$ à $$134\,\text{g CO}_2\text{eq}$$ par emballage, soit environ 44 % de moins.

Explication

La réduction du vide de 343 cm3343\,\text{cm}^3 à 176 cm3176\,\text{cm}^3 fait passer le potentiel de réchauffement de 240240 à 134 g CO2eq134\,\text{g CO}_2\text{eq} par emballage, soit une baisse d’environ 44 %. Inverser les valeurs transforme la baisse en hausse ; 106106 est la différence absolue, et 120120 correspond à une baisse de 50 %.

36. Lorsqu’on compare une voiture électrique et une voiture thermique au Portugal, quelle combinaison explique le mieux la variation du bénéfice climatique de la voiture électrique ?

Le bénéfice dépend des émissions du mix électrique, tandis que la fabrication du moteur thermique ajoute une charge initiale.
Le bénéfice est indépendant du mix électrique, tandis que les émissions de batterie surviennent surtout pendant l’usage.
Le bénéfice dépend des émissions du mix électrique, tandis que la fabrication de la batterie ajoute une charge initiale.
Le bénéfice dépend surtout de l’efficacité du moteur, tandis que la fabrication de la batterie réduit la charge initiale.

Le bénéfice dépend des émissions du mix électrique, tandis que la fabrication de la batterie ajoute une charge initiale.

Explication

Le gain climatique du véhicule électrique varie avec l’intensité en gaz à effet de serre de l’électricité, et la production de sa batterie constitue une charge initiale. L’efficacité du moteur ne remplace pas le rôle du mix électrique, et la charge de fabrication mentionnée concerne la batterie.

37. Une étude compare des emballages différents pour fournir une même quantité de jus, alors que la boisson peut aussi être consommée autrement. Quelle démarche concernant l’unité fonctionnelle est la plus appropriée ?

Fixer la quantité de jus et considérer cette quantité comme suffisante pour établir l’équivalence fonctionnelle.
Décrire la bouteille choisie et vérifier qu’elle reste pertinente face aux autres matériaux d’emballage.
Décrire la fonction de fournir du jus et vérifier qu’elle reste pertinente face aux autres façons de la remplir.
Décrire le matériau d’emballage et vérifier qu’il reste pertinent face aux autres procédés de fabrication.

Décrire la fonction de fournir du jus et vérifier qu’elle reste pertinente face aux autres façons de la remplir.

Explication

L’unité fonctionnelle décrit la fonction plutôt que le produit choisi pour l’assurer; il faut aussi vérifier sa pertinence lorsque cette fonction peut être remplie autrement. Décrire la bouteille confond le produit avec sa fonction, tandis qu’une quantité ou un matériau ne suffit pas à établir cette vérification.

38. Une centrale au charbon livre 36 MJ36\ \text{MJ} d’électricité; les rendements d’extraction, de centrale et de réseau sont respectivement 0,80{,}8, 0,40{,}4 et 0,90{,}9. Quelle énergie primaire faut-il attribuer au flux ?

125 MJ125\ \text{MJ}
100 MJ100\ \text{MJ}
10,37 MJ10{,}37\ \text{MJ}
28,4 MJ28{,}4\ \text{MJ}

$$125\ \text{MJ}$$

Explication

On divise l’énergie finale par le produit des rendements : 36/(0,8×0,4×0,9)=125 MJ36/(0{,}8\times0{,}4\times0{,}9)=125\ \text{MJ}. Multiplier par les rendements inverse la relation, et omettre le rendement du réseau ou additionner les rendements donne un calcul incorrect.

39. Un procédé émet 2 kg2\ \text{kg} de CO₂ fossile et 0,5 kg0{,}5\ \text{kg} de méthane, dont le GWP vaut 2828; le CO₂ biogénique émis est de 3 kg3\ \text{kg}. Quel est le total en équivalent CO₂ ?

19 kg CO₂eq19\ \text{kg CO₂eq}
5,5 kg CO₂eq5{,}5\ \text{kg CO₂eq}
16 kg CO₂eq16\ \text{kg CO₂eq}
2 kg CO₂eq2\ \text{kg CO₂eq}

$$16\ \text{kg CO₂eq}$$

Explication

Le calcul donne 2×1+0,5×28=16 kg CO₂eq2\times1+0{,}5\times28=16\ \text{kg CO₂eq}; le CO₂ biogénique est compté comme nul. Ajouter ses 3 kg3\ \text{kg} le traiterait à tort comme du CO₂ fossile, tandis que la somme brute des masses ignore les GWP.

40. Dans un pays, le PIB augmente tandis que l’usage des ressources diminue. Quelle forme de découplage décrit cette évolution, même si l’usage reste supérieur au niveau compatible avec les limites planétaires ?

Un découplage relatif
Une baisse du PIB accompagnée d’une baisse de l’usage
Une hausse de la pression moins rapide que celle du PIB
Un découplage absolu

Un découplage absolu

Explication

Le découplage est absolu lorsque l’usage des ressources diminue alors que le PIB continue de croître, sans que cela garantisse nécessairement le respect des limites planétaires. Le découplage relatif correspond à une pression qui croît moins vite que le PIB ; une baisse du PIB ne décrit pas le scénario donné.

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Selon Barrow (2005), que gère la gestion environnementale ?

Les activités humaines et leurs impacts sur l’environnement.

Quels sont les objectifs de la gestion environnementale ?

Respecter les limites planétaires, réduire les problèmes environnementaux et renforcer la résilience et l’adaptabilité des sociétés.

Quel modèle Ehrlich et Holdren publient-ils en 1971 pour exprimer l’impact environnemental ?

Le modèle IPAT : I=P⋅A⋅TI = P \cdot A \cdot T.

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