QCM : Équilibre géochimique magmatique — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Pendant une cristallisation fractionnée, comment évolue le rapport de concentration de deux éléments incompatibles dans le liquide résiduel ?

Il dépend principalement de la différence entre leurs températures de fusion
Il diminue selon la quantité de cristaux séparés
Il reste égal à sa valeur dans le liquide primaire
Il augmente lorsque la fraction liquide devient faible

Il reste égal à sa valeur dans le liquide primaire

Explication

Deux éléments incompatibles restent dans le liquide dans des proportions qui conservent leur rapport initial, lequel demeure égal à celui du liquide primaire. La diminution de la fraction liquide modifie leurs concentrations absolues, mais pas leur rapport dans ce cas.

2. Quelle association entre les principaux éléments du noyau et ceux du manteau est correcte ?

Noyau : Mg, Si, O et Ca ; manteau : Fe, Ni, Cr et S
Noyau : Mg, Fe, Ca et O ; manteau : Ni, Cr, Si et S
Noyau : Fe, Ni, Cr et S ; manteau : Mg, Si, O, Fe et Ca
Noyau : Si, O, Ca et S ; manteau : Fe, Ni, Mg et Cr

Noyau : Fe, Ni, Cr et S ; manteau : Mg, Si, O, Fe et Ca

Explication

Le noyau contient principalement du fer, du nickel, du chrome et du soufre, tandis que le manteau est surtout constitué de magnésium, de silicium, d’oxygène, de fer et de calcium. Confondre les deux ensembles revient à attribuer au manteau la composition dominée par Fe et Ni du noyau.

3. Quel ensemble d’éléments caractérise le mieux le volcanisme d’arc ?

Des teneurs uniformes en éléments incompatibles, sans signature géochimique nette
Un appauvrissement en Cs, Rb, Ba, Sr et K, avec un enrichissement en Nb et Ta
Un enrichissement en Cs, Rb, Ba, Sr et K, avec un appauvrissement en Nb et Ta
Un enrichissement en Nb, Ta, Hf, Zr et Ti, avec un appauvrissement en Sr et K

Un enrichissement en Cs, Rb, Ba, Sr et K, avec un appauvrissement en Nb et Ta

Explication

Le volcanisme d’arc est généralement enrichi en Cs, Rb, Ba, Sr et K, tandis qu’il est appauvri en Nb et Ta, avec parfois des effets similaires pour Hf, Zr et Ti. La signature inverse correspondrait à une interprétation erronée des indicateurs d’arc.

4. Que suggère la présence de grenat dans la source mantellique d’un magma ?

Une source superficielle où le grenat remplace le plagioclase
Une profondeur de source inférieure à 60 km et une modification des teneurs en LREE
Une source profonde où le grenat n’influence pas les terres rares lourdes
Une profondeur de source supérieure à 60 km et une modification des teneurs en HREE

Une profondeur de source supérieure à 60 km et une modification des teneurs en HREE

Explication

Le grenat est stable dans le manteau à des profondeurs supérieures à 60 km et modifie les concentrations en terres rares lourdes lors de la fusion partielle. Une source située à faible profondeur n’est donc pas l’interprétation attendue pour une source à grenat.

5. Comment évolue le rayon ionique des terres rares lorsque le numéro atomique augmente de La vers Lu ?

Il diminue progressivement en raison du remplissage de la couche électronique f
Il reste constant parce que les électrons f n’influencent pas le rayon
Il augmente progressivement en raison de l’ajout d’électrons dans la couche f
Il varie de manière irrégulière selon l’état d’oxydation de chaque élément

Il diminue progressivement en raison du remplissage de la couche électronique f

Explication

Le remplissage progressif de la couche électronique f accroît la contraction lanthanidique, de sorte que le rayon ionique diminue de La vers Lu. L’augmentation du numéro atomique ne provoque donc pas une augmentation régulière du rayon.

6. Selon la loi de Rayleigh, de quels paramètres dépend l’évolution de la concentration d’un élément dans le liquide lors d’une cristallisation fractionnée ?

De la densité du magma, de sa viscosité et de la taille des cristaux
De sa concentration initiale, de DD et de la fraction liquide restante
De la température finale, de la pression et du volume cristallisé
De la composition de l’encaissant, de l’âge du magma et de sa profondeur

De sa concentration initiale, de $$D$$ et de la fraction liquide restante

Explication

La loi de Rayleigh relie la concentration dans le liquide à la concentration initiale, au coefficient global de répartition DD et à la fraction liquide restante. La température, la pression ou la viscosité peuvent influencer la cristallisation, mais elles ne constituent pas les paramètres énoncés par cette relation.

7. Quels critères contrôlent principalement la substitution d’un élément trace à un élément majeur dans un site cristallographique ?

La valence de l’ion et son rayon ionique
La concentration de l’ion et sa température de fusion
La densité du cristal et la pression du milieu
La masse atomique de l’ion et sa couleur

La valence de l’ion et son rayon ionique

Explication

La substitution dépend principalement de la compatibilité entre la valence et le rayon ionique de l’élément trace et ceux de l’élément majeur. La concentration peut influencer la quantité incorporée, mais elle ne constitue pas le principal critère structural de substitution.

8. Quelle distinction décrit correctement un mélange magmatique et une assimilation ?

Le mélange sépare des cristaux, tandis que l’assimilation produit un liquide à partir du manteau
Le mélange refroidit un magma, tandis que l’assimilation augmente sa fraction de cristaux
Le mélange incorpore l’encaissant, tandis que l’assimilation combine deux magmas distincts
Le mélange combine des magmas, tandis que l’assimilation incorpore des matériaux de l’encaissant

Le mélange combine des magmas, tandis que l’assimilation incorpore des matériaux de l’encaissant

Explication

Un mélange résulte de la combinaison de magmas issus de sources différentes ou du renouvellement d’une chambre magmatique. Une assimilation correspond à l’incorporation de matériaux de l’encaissant dans le magma, et non à la combinaison de deux magmas.

9. Quelle définition caractérise les éléments majeurs de la croûte terrestre ?

Ils représentent moins de 0,1 % de la masse et sont présents sous forme d’éléments traces
Ils représentent entre 0,1 % et 1 % de la masse et forment les minéraux accessoires
Ils correspondent aux éléments de numéro atomique 57 à 71 présents dans les roches
Ils représentent plus de 1 % de la masse et constituent ensemble 99 % de la croûte

Ils représentent plus de 1 % de la masse et constituent ensemble 99 % de la croûte

Explication

Les éléments majeurs dépassent 1 % de la masse et les huit principaux éléments majeurs composent 99 % de la croûte terrestre. Le seuil inférieur à 0,1 % caractérise les éléments traces, pas les éléments majeurs.

10. Quel effet la présence de grenat exerce-t-elle sur un spectre de terres rares lors d’une fusion ou d’une cristallisation ?

Elle enrichit les terres rares lourdes sans modifier sensiblement la forme du spectre
Elle fractionne surtout les terres rares légères et aplanit fortement le spectre
Elle fractionne fortement les terres rares lourdes et accentue la pente du spectre
Elle répartit toutes les terres rares de façon égale et supprime la pente

Elle fractionne fortement les terres rares lourdes et accentue la pente du spectre

Explication

Le grenat retient et fractionne préférentiellement les terres rares lourdes, ce qui produit une forte pente dans le spectre. L’idée qu’il contrôle principalement les terres rares légères correspond à la confusion signalée.

11. Quelle signature des éléments traces est typique de la croûte continentale formée avec une contribution du volcanisme d’arc ?

Une anomalie positive en Nb et Ta accompagnée d’une anomalie négative en Pb
Une anomalie négative en Nb et Ta accompagnée d’une anomalie positive en Pb
Une anomalie négative en Pb accompagnée d’une anomalie positive en Sr
Une absence d’anomalie en Nb, Ta et Pb dans les roches continentales

Une anomalie négative en Nb et Ta accompagnée d’une anomalie positive en Pb

Explication

La croûte continentale présente généralement des anomalies négatives en Nb et Ta et une anomalie positive en Pb, signature qui souligne le rôle du volcanisme d’arc. Une anomalie positive en Nb et Ta ne correspond pas à cette caractéristique générale.

12. Quelle anomalie en europium est attendue lorsqu’une grande quantité de plagioclase cristallise dans un magma ?

Une anomalie positive en Eu, car Eu peut se substituer au calcium
Une absence d’anomalie en Eu, car Eu reste dans le liquide
Une anomalie négative en Eu, car Eu est exclu du plagioclase
Une anomalie positive en Eu, car Eu se substitue au fer du plagioclase

Une anomalie positive en Eu, car Eu peut se substituer au calcium

Explication

L’europium peut remplacer le calcium dans le plagioclase, et une cristallisation abondante de cette phase favorise donc une anomalie positive en Eu. Une anomalie négative est plutôt associée à la perte de plagioclase.

13. Lors d’une fusion partielle du manteau à faible taux de fusion, quelle répartition caractérise les éléments incompatibles et compatibles ?

Les deux familles se répartissent également entre le liquide et le résidu solide
Les compatibles passent dans le liquide, tandis que les incompatibles varient peu dans le résidu solide
Les incompatibles passent rapidement dans le liquide, tandis que les compatibles restent dans le résidu solide
Les incompatibles restent dans le résidu solide, tandis que les compatibles passent rapidement dans le liquide

Les incompatibles passent rapidement dans le liquide, tandis que les compatibles restent dans le résidu solide

Explication

Les éléments incompatibles sont extraits préférentiellement et rapidement dans le liquide, surtout lorsque le taux de fusion est faible, tandis que les compatibles restent davantage dans le solide résiduel. L’inversion de ces comportements constitue la confusion classique entre les deux familles d’éléments.

14. Quelle transformation caractérise la fusion partielle du manteau supérieur dans le modèle où le liquide reste en interaction avec le résidu solide ?

Un magma assimile des fragments provenant d’une chambre voisine
Un liquide est produit à partir d’un domaine initialement solide
Des cristaux sont produits à partir d’un liquide refroidissant
Un liquide résiduel se sépare de fractions solides déjà formées

Un liquide est produit à partir d’un domaine initialement solide

Explication

La fusion partielle produit du liquide à partir d’une portion initialement solide du manteau, tout en maintenant une interaction avec le résidu solide. La formation de cristaux à partir d’un liquide correspond à la cristallisation fractionnée.

15. Quel enchaînement décrit correctement les étapes successives de la différenciation de la Terre ?

Accrétion, ségrégation du noyau métallique, accrétion tardive, puis formation de la croûte
Formation de la croûte, accrétion, accrétion tardive, puis ségrégation du noyau métallique
Ségrégation du noyau métallique, formation de la croûte, accrétion, puis accrétion tardive
Accrétion tardive, formation de la croûte, ségrégation du noyau métallique, puis accrétion

Accrétion, ségrégation du noyau métallique, accrétion tardive, puis formation de la croûte

Explication

La différenciation terrestre suit l’accrétion, la ségrégation du noyau métallique, l’accrétion tardive ou « late veneer », puis la formation de la croûte. L’ordre proposé par la formation précoce de la croûte ne respecte pas cette succession.

16. Lors du refroidissement d’un magma soumis à une cristallisation fractionnée, que deviennent les fractions solides formées successivement ?

Elles sont séparées du liquide résiduel
Elles se dissolvent dans le liquide résiduel
Elles proviennent directement d’un manteau solide
Elles augmentent la proportion de liquide primaire

Elles sont séparées du liquide résiduel

Explication

La cristallisation fractionnée forme successivement des cristaux qui sont séparés du liquide résiduel. La production d’un liquide à partir d’un solide relève plutôt de la fusion partielle, et non de la cristallisation fractionnée.

17. Laquelle de ces propositions décrit correctement les éléments traces ?

Ils regroupent les lanthanides de numéro atomique 57 à 71, à l’exception du prométhium
Ils représentent moins de 0,1 % de la masse, comme l’uranium, le thorium, le zinc et le strontium
Ils représentent plus de 1 % de la masse, comme les huit éléments dominants de la croûte
Ils représentent entre 0,1 % et 1 % de la masse, comme les principaux éléments majeurs

Ils représentent moins de 0,1 % de la masse, comme l’uranium, le thorium, le zinc et le strontium

Explication

Les éléments traces sont présents à moins de 0,1 % de la masse ; l’uranium, le thorium, le zinc et le strontium en sont des exemples. Les lanthanides constituent les terres rares, qui forment une catégorie distincte.

18. Quelle caractéristique définit correctement les terres rares ?

Elles comprennent les lanthanides de La à Lu, de numéro atomique 57 à 71, sauf le prométhium
Elles regroupent les éléments majeurs qui composent 99 % de la croûte terrestre
Elles correspondent aux éléments traces uranium, thorium, zinc et strontium
Elles réunissent les éléments dont la masse dépasse 1 % dans les roches terrestres

Elles comprennent les lanthanides de La à Lu, de numéro atomique 57 à 71, sauf le prométhium

Explication

Les terres rares comprennent les lanthanides allant du lanthane au lutétium, de numéros atomiques 57 à 71, avec l’exception du prométhium qui n’est pas stable. Les éléments majeurs et les éléments traces sont classés selon leur abondance, et non selon cette série atomique.

19. Deux ions concurrents ont des rayons ioniques différant de moins de 15 %. Lequel s’introduit préférentiellement dans la maille cristalline ?

Celui qui possède la concentration la plus élevée dans le liquide environnant
Le plus petit, celui de plus forte valence ou celui qui est le plus électropositif
Celui qui présente la masse atomique la plus grande dans le système
Le plus grand, celui de plus faible valence ou celui qui est le moins électropositif

Le plus petit, celui de plus forte valence ou celui qui est le plus électropositif

Explication

Lorsque les rayons diffèrent de moins de 15 %, la préférence va à l’ion le plus petit, de plus forte valence ou de plus grande électropositivité. La concentration et la masse atomique ne sont pas les critères de préférence indiqués par cette règle de substitution.

20. Quelle géométrie décrit la relation entre la composition et la proportion des composants lors du mélange de deux magmas ?

Les concentrations suivent une droite, tandis qu’un rapport d’éléments suit généralement une hyperbole
Les concentrations et les rapports d’éléments suivent tous deux une droite indépendante des compositions
Les concentrations et les rapports d’éléments suivent tous deux une hyperbole indépendante des contrastes
Les concentrations suivent une hyperbole, tandis qu’un rapport d’éléments suit généralement une droite

Les concentrations suivent une droite, tandis qu’un rapport d’éléments suit généralement une hyperbole

Explication

Le mélange de deux composants magmatiques définit une droite pour les concentrations, alors qu’un rapport d’éléments produit généralement une hyperbole. La courbure de cette hyperbole dépend notamment du contraste entre les concentrations au dénominateur.

21. Quelle combinaison décrit correctement les états d’oxydation particuliers de certaines terres rares dans un magma ?

L’europium devient Ce2+ et le cérium devient Eu4+
L’europium peut être Eu2+ et le cérium peut être Ce4+
L’europium peut être Eu4+ et le cérium peut être Ce2+
L’europium reste Eu3+ et le cérium devient systématiquement Ce2+

L’europium peut être Eu2+ et le cérium peut être Ce4+

Explication

Les terres rares sont généralement trivalentes, mais l’europium peut adopter l’état Eu2+ et le cérium l’état Ce4+ dans certaines conditions magmatiques. Les autres combinaisons inversent ou modifient ces états d’oxydation.

22. Quelle distinction entre coefficient de partage et coefficient de répartition est correcte ?

Le partage dépend du rayon ionique, tandis que la répartition dépend principalement de la concentration totale
Le partage concerne une phase minérale et un liquide, tandis que la répartition concerne deux phases minérales à l’équilibre
Le partage mesure une abondance crustale, tandis que la répartition mesure une abondance mantellique
Le partage suppose l’équilibre thermodynamique, tandis que la répartition décrit une distribution sans cette hypothèse

Le partage suppose l’équilibre thermodynamique, tandis que la répartition décrit une distribution sans cette hypothèse

Explication

Le coefficient de partage est défini dans une situation d’équilibre thermodynamique, alors que le coefficient de répartition décrit une distribution entre une phase minérale et un liquide sans poser cette hypothèse. La distinction porte donc sur le cadre thermodynamique et les phases considérées, non sur l’abondance crustale ou mantellique.

23. Que quantifie un coefficient de partage pour un élément présent dans deux phases minérales ?

La distribution entre une phase minérale et un liquide sans supposer l’équilibre thermodynamique
La proportion d’un élément dans la croûte par rapport à sa proportion dans le manteau
Le rapport des concentrations entre les deux phases à l’équilibre, avec une dépendance à la température dans les solutions diluées
La différence de rayon ionique entre deux ions concurrents dans un site cristallographique

Le rapport des concentrations entre les deux phases à l’équilibre, avec une dépendance à la température dans les solutions diluées

Explication

Le coefficient de partage mesure, à l’équilibre, le rapport des concentrations d’un élément entre deux phases minérales et dépend de la température pour les solutions diluées. La distribution entre une phase minérale et un liquide sans hypothèse d’équilibre relève du coefficient de répartition.

24. Quelle distinction géochimique oppose généralement les MORB aux OIB ?

Les MORB sont enrichis en éléments incompatibles, tandis que les OIB y sont appauvris
Les MORB sont appauvris en éléments incompatibles, tandis que les OIB y sont enrichis
Les MORB et les OIB présentent des teneurs comparables en éléments incompatibles
Les MORB sont appauvris en éléments compatibles, tandis que les OIB sont enrichis

Les MORB sont appauvris en éléments incompatibles, tandis que les OIB y sont enrichis

Explication

Les basaltes des dorsales médio-océaniques sont généralement appauvris en éléments incompatibles, alors que les basaltes insulaires océaniques sont enrichis dans ces éléments. La distinction porte donc sur les éléments incompatibles et non sur les éléments compatibles.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 51 flashcards sur Équilibre géochimique magmatique.

Quelles étapes successives comprend la différenciation de la Terre ?

L'accrétion, la ségrégation du noyau métallique, l'accrétion tardive et la formation de la croûte.

Quelle masse minimale représentent les éléments majeurs dans la croûte terrestre ?

Plus de 1 % de la masse.

Combien d'éléments majeurs composent 99 % de la croûte terrestre ?

Huit éléments majeurs.

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