QCM : Éthologie : comportement et évolution — 37 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle observation Karl von Frisch réalise-t-il chez les poissons ?

Ils recrutent des ouvrières en indiquant la distance d’une source de nourriture
Ils mémorisent des signaux parentaux pendant une phase sensible de leur développement
Ils voient les couleurs, distinguent des ondes sonores et produisent des phéromones de stress
Ils émettent des cris d’alarme pour avertir leurs congénères de l’arrivée d’un prédateur

Ils voient les couleurs, distinguent des ondes sonores et produisent des phéromones de stress

Explication

Karl von Frisch montre que les poissons disposent de capacités visuelles et auditives différenciées et qu’ils produisent des phéromones de stress. La mémorisation de signaux parentaux relève de l’imprégnation étudiée par Lorenz.

2. Comment la neurophysiologie explique-t-elle la régulation du comportement ?

Elle l’explique par les conséquences positives qui renforcent une réponse
Elle l’interprète comme une fonction adaptative issue de la sélection naturelle
Elle l’étudie comme le résultat de mécanismes nerveux et de réflexes
Elle l’analyse dans le milieu naturel en comparant les comportements d’espèces

Elle l’étudie comme le résultat de mécanismes nerveux et de réflexes

Explication

La neurophysiologie étudie la régulation nerveuse du comportement en considérant l’animal comme un automate soumis à des mécanismes réflexes. L’analyse des fonctions adaptatives relève plutôt de l’approche évolutionniste.

3. Une comparaison entre plusieurs espèces révèle qu’un comportement partagé provient d’un caractère ancestral commun. Quelle explication est mobilisée ?

Une explication ontogénétique fondée sur les apprentissages de chaque individu.
Une explication phylogénétique fondée sur l’histoire évolutive de la lignée.
Une explication ultime fondée sur l’avantage actuel procuré par le comportement.
Une explication proximale fondée sur les mécanismes immédiats du comportement.

Une explication phylogénétique fondée sur l’histoire évolutive de la lignée.

Explication

La cause phylogénétique relie le comportement à l’histoire évolutive et aux caractères ancestraux de la lignée. L’avantage actuel du comportement relèverait plutôt d’une cause ultime.

4. Quelle distinction oppose correctement une cause ultime à une cause proximale d’un comportement ?

La cause ultime concerne son développement individuel, tandis que la cause proximale concerne son histoire évolutive.
La cause ultime concerne ses stimuli déclencheurs, tandis que la cause proximale concerne ses effets reproductifs.
La cause ultime concerne son apprentissage, tandis que la cause proximale concerne ses caractères ancestraux.
La cause ultime concerne sa valeur évolutive, tandis que la cause proximale concerne ses mécanismes immédiats.

La cause ultime concerne sa valeur évolutive, tandis que la cause proximale concerne ses mécanismes immédiats.

Explication

La cause ultime explique pourquoi un comportement a été favorisé par la survie ou la reproduction, alors que la cause proximale décrit comment il fonctionne immédiatement. Confondre ces notions revient à attribuer les mécanismes immédiats à l’explication évolutive.

5. Quelle combinaison décrit correctement l’action de la leptine, de l’insuline et de la ghréline sur la prise alimentaire ?

La leptine contrôle la reproduction, l’insuline règle les rythmes circadiens et la ghréline déclenche la libération de FSH.
La leptine et l’insuline stimulent la faim après un repas, tandis que la ghréline diminue la recherche alimentaire pendant le jeûne.
La leptine stimule la faim lorsque les réserves augmentent, l’insuline déclenche la prise alimentaire et la ghréline réduit l’appétit lorsque l’estomac est vide.
La leptine réduit la recherche alimentaire quand les réserves augmentent, l’insuline freine la prise alimentaire et la ghréline stimule la faim lors du jeûne.

La leptine réduit la recherche alimentaire quand les réserves augmentent, l’insuline freine la prise alimentaire et la ghréline stimule la faim lors du jeûne.

Explication

Une augmentation des réserves graisseuses renforce le signal de leptine, l’insuline contribue à inhiber la prise alimentaire et la ghréline signale la faim lorsque l’estomac est vide. La confusion principale consiste à inverser l’effet orexigène de la ghréline et les effets de freinage de la leptine et de l’insuline.

6. Quel objet d’étude correspond à la neuroéthologie ?

Les signaux chimiques qui modifient la composition des aliments
Les coûts énergétiques qui déterminent le choix des proies
Les mécanismes nerveux qui induisent et régulent les comportements
Les variations saisonnières qui synchronisent les rythmes de reproduction

Les mécanismes nerveux qui induisent et régulent les comportements

Explication

La neuroéthologie analyse les mécanismes du système nerveux responsables de l’apparition et de la régulation des comportements. L’étude des rythmes saisonniers ou de la recherche alimentaire relève d’autres problématiques biologiques et ne définit pas cette discipline.

7. Quelle situation correspond à la polygénie ?

Un comportement se développe progressivement au cours de la vie individuelle.
Plusieurs gènes interagissent pour déterminer un même comportement.
Un seul gène produit plusieurs effets comportementaux distincts.
Deux espèces transmettent à leurs hybrides des comportements strictement inchangés.

Plusieurs gènes interagissent pour déterminer un même comportement.

Explication

La polygénie désigne le déterminisme d’un caractère ou d’un comportement par plusieurs gènes qui interagissent. La production de plusieurs effets par un seul gène correspond à la pléiotropie.

8. Comment la magnétoréception peut-elle favoriser la survie d’une espèce migratrice ?

Elle permet de percevoir le champ magnétique terrestre et facilite l’orientation pendant les déplacements.
Elle permet d’analyser les échos sonores et facilite la localisation d’obstacles dans l’obscurité.
Elle permet de mesurer les vibrations osseuses et facilite la production d’influx auditifs.
Elle permet de détecter des molécules dissoutes et facilite la sélection de la nourriture dans l’eau.

Elle permet de percevoir le champ magnétique terrestre et facilite l’orientation pendant les déplacements.

Explication

La magnétoréception donne à certains animaux accès à des informations sur le champ magnétique terrestre, utiles pour s’orienter lors des migrations. Les molécules dissoutes relèvent du goût, tandis que les échos et les vibrations osseuses concernent l’audition ou l’écholocation.

9. Pourquoi les cris d’alarme de certains oiseaux diffèrent-ils selon le prédateur ?

Ils facilitent la reconnaissance des membres du groupe sans modifier leur réaction face au danger.
Ils indiquent la quantité de nourriture disponible et orientent les déplacements vers les zones riches.
Ils déclenchent des comportements de fuite adaptés au type de danger perçu.
Ils synchronisent la reproduction et annoncent l’état hormonal des individus appelants.

Ils déclenchent des comportements de fuite adaptés au type de danger perçu.

Explication

Les oiseaux émettent des cris d’alarme différenciés selon le prédateur, ce qui permet aux congénères d’adapter leur comportement de fuite au danger. Ces signaux ne servent pas principalement à annoncer les ressources alimentaires ou l’état reproducteur.

10. Qu’est-ce que l’imprégnation chez un jeune animal ?

Un apprentissage irréversible de signaux parentaux pendant une phase sensible du développement
Une adaptation comportementale produite par la sélection naturelle au cours des générations
Une association modifiable entre un stimulus neutre et une réponse réflexe
Un renforcement progressif d’un comportement par des conséquences positives

Un apprentissage irréversible de signaux parentaux pendant une phase sensible du développement

Explication

L’imprégnation est un processus irréversible durant lequel le jeune mémorise des signaux parentaux pendant une phase sensible. Une association entre stimulus et réponse réflexe relève plutôt du conditionnement pavlovien et demeure d’une autre nature.

11. Des hybrides issus de deux espèces d’inséparables construisent des nids selon une méthode intermédiaire entre celles de leurs espèces parentales. Que suggère ce résultat ?

La construction du nid dépend d’un seul gène qui impose une méthode propre à chaque espèce.
Les différences de construction du nid résultent principalement d’un apprentissage identique chez les deux espèces.
Les hybrides adoptent une méthode intermédiaire parce que les stimuli du milieu sont nécessairement différents.
Les différences de construction du nid possèdent une base génétique partiellement combinée chez les hybrides.

Les différences de construction du nid possèdent une base génétique partiellement combinée chez les hybrides.

Explication

Le comportement intermédiaire des hybrides montre que les différences parentales ont une base génétique dont les effets se combinent. Ce résultat ne permet pas d’attribuer la variation à un apprentissage identique ni à un seul gène.

12. Par quels mécanismes la vie en groupe peut-elle réduire le risque individuel de prédation ?

La spécialisation de chaque individu dans la chasse et la disparition des signaux de danger
La suppression de la compétition alimentaire et l’absence de partage des ressources capturées
La réduction des besoins énergétiques et l’augmentation de la taille individuelle des membres
La dilution du risque entre les individus et l’augmentation de la vigilance collective

La dilution du risque entre les individus et l’augmentation de la vigilance collective

Explication

Dans un groupe, la probabilité qu’un individu donné soit capturé peut diminuer par dilution du risque, tandis que plusieurs individus peuvent détecter plus efficacement un prédateur. La vie collective n’implique pas une suppression de la compétition alimentaire ni une chasse spécialisée de chaque membre.

13. Quelle définition correspond à une stratégie évolutivement stable ?

Une stratégie comportementale dont la fréquence se maintient parce que ses bénéfices et ses coûts restent favorables dans un environnement donné.
Une stratégie comportementale choisie par chaque individu après comparaison consciente de toutes les possibilités disponibles.
Une stratégie comportementale transmise par apprentissage et conservée même lorsque ses coûts deviennent supérieurs à ses bénéfices.
Une stratégie comportementale qui augmente dans chaque population parce qu’elle produit le plus grand nombre de descendants dans tous les environnements.

Une stratégie comportementale dont la fréquence se maintient parce que ses bénéfices et ses coûts restent favorables dans un environnement donné.

Explication

Une stratégie évolutivement stable se maintient dans une population lorsque l’équilibre entre ses bénéfices et ses coûts lui reste favorable dans un environnement donné. Elle n’est pas définie par une supériorité dans tous les environnements ni par une décision consciente de chaque individu.

14. Quelle caractéristique définit l’éthologie naturaliste ?

Elle décrit et compare les comportements dans le milieu naturel en lien avec la sélection naturelle
Elle renforce les comportements en fonction des conséquences positives qu’ils produisent
Elle explique le comportement par des réflexes nerveux indépendants des conditions du milieu
Elle mesure les réponses animales en laboratoire selon un schéma stimulus-réponse

Elle décrit et compare les comportements dans le milieu naturel en lien avec la sélection naturelle

Explication

L’éthologie naturaliste observe et compare les comportements animaux dans leur milieu naturel en les considérant comme des produits de la sélection naturelle. Le schéma stimulus-réponse en laboratoire correspond davantage au béhaviorisme expérimental.

15. Quelle succession de fonctions correspond aux trois parties principales de l’oreille ?

L’oreille externe produit des vibrations osseuses, l’oreille moyenne génère l’influx nerveux et l’oreille interne concentre les sons.
L’oreille externe concentre les sons, l’oreille moyenne génère les influx nerveux et l’oreille interne amplifie les ondes aériennes.
L’oreille externe génère l’influx nerveux, l’oreille moyenne concentre les sons et l’oreille interne produit des vibrations osseuses.
L’oreille externe concentre les sons, l’oreille moyenne produit des vibrations osseuses et l’oreille interne génère l’influx nerveux.

L’oreille externe concentre les sons, l’oreille moyenne produit des vibrations osseuses et l’oreille interne génère l’influx nerveux.

Explication

L’oreille externe rassemble les sons, l’oreille moyenne convertit les ondes sonores en vibrations des osselets et l’oreille interne transforme ces vibrations en influx nerveux. Attribuer la production de l’influx à l’oreille moyenne inverse l’étape de transduction sensorielle.

16. Quelle contribution Aristote apporte-t-il à l’étude ancienne des animaux ?

Il explique les comportements animaux par la sélection naturelle des variations héréditaires
Il réduit les animaux à des automates dépourvus de toute activité propre
Il décrit et tente de classer les comportements animaux dans l’Histoire des animaux
Il observe les animaux dans leur milieu afin de comparer leurs adaptations sociales

Il décrit et tente de classer les comportements animaux dans l’Histoire des animaux

Explication

Aristote propose dans l’Histoire des animaux la première description connue des comportements animaux accompagnée d’une tentative de classification. La réduction des animaux à des automates correspond à la position attribuée à Descartes, non à Aristote.

17. Quelle méthode permet d’estimer la dépense énergétique d’un animal dans ses conditions naturelles ?

La télémétrie, fondée sur la localisation et le suivi des déplacements de l’animal
Le budget-temps, fondé sur la proportion des activités comportementales observées
La méthode de l’eau doublement marquée, fondée sur les pertes de deutérium et d’oxygène 18
La calorimétrie respiratoire, fondée sur les échanges gazeux en chambre contrôlée

La méthode de l’eau doublement marquée, fondée sur les pertes de deutérium et d’oxygène 18

Explication

L’eau doublement marquée estime la dépense énergétique en suivant les pertes de deutérium et d’oxygène 18 après injection d’eau enrichie, tandis que l’animal évolue dans son milieu. La calorimétrie respiratoire constitue le distracteur le plus proche, mais elle s’effectue en chambre contrôlée.

18. Quel comportement est prédit par la théorie de l’optimal foraging ?

Choisir une ressource en fonction de sa valeur nutritive, sans intégrer le temps de recherche ni le danger associé.
Choisir la ressource la plus abondante, même si son acquisition exige davantage d’énergie et augmente l’exposition aux prédateurs.
Choisir une ressource dont les bénéfices attendus compensent les dépenses énergétiques et les risques encourus.
Choisir une ressource rare afin de réduire la concurrence, même lorsque son rendement énergétique demeure faible.

Choisir une ressource dont les bénéfices attendus compensent les dépenses énergétiques et les risques encourus.

Explication

La théorie de l’optimal foraging prévoit que la recherche alimentaire favorise un compromis maximisant les bénéfices tout en réduisant les coûts énergétiques et les risques. La seule abondance ou la seule valeur nutritive ne suffit donc pas à expliquer le choix optimal.

19. Quelle succession d’étapes décrit correctement l’application de l’eau doublement marquée sur le terrain ?

Capturer l’animal, mesurer sa respiration, le relâcher, puis comparer les comportements observés pendant une journée
Injecter les isotopes, prélever immédiatement, maintenir l’animal en chambre, puis mesurer sa consommation d’oxygène
Prélever un sang initial, injecter les isotopes, attendre l’équilibrage, relâcher 24 heures, puis prélever à nouveau
Prélever un sang initial, relâcher l’animal, injecter les isotopes après 24 heures, puis effectuer le prélèvement final

Prélever un sang initial, injecter les isotopes, attendre l’équilibrage, relâcher 24 heures, puis prélever à nouveau

Explication

Le protocole prévoit un prélèvement initial, l’injection de deutérium et d’oxygène 18, un délai d’équilibrage, vingt-quatre heures de liberté, puis un prélèvement final. Une mesure immédiate après injection ne permettrait pas de respecter l’étape d’équilibrage prévue par la méthode.

20. Chez un animal, la vue d’un objet présentant une forme caractéristique déclenche une parade spécifique. Comment nomme-t-on ce signal ?

Un renforcement instrumental augmentant la fréquence de la parade.
Un stimulus signe capable de déclencher le comportement correspondant.
Un mécanisme inné de déclenchement permettant de reconnaître le signal.
Un stimulus inconditionnel provoquant une réponse après apprentissage associatif.

Un stimulus signe capable de déclencher le comportement correspondant.

Explication

Un stimulus signe est un signal, ou un ensemble de stimuli, suffisant pour déclencher un comportement spécifique. Le mécanisme inné de déclenchement désigne plutôt le dispositif qui permet à l’animal de reconnaître ce signal.

21. Dans la relation rCO2=N(Ko−Kd)rCO_2 = N(K_o-K_d), que représentent respectivement KoK_o et KdK_d ?

La production de CO₂ et la quantité d’eau injectée
La quantité d’eau injectée et la production de CO₂
Les pertes d’oxygène 18 et les pertes de deutérium
Les pertes de deutérium et les pertes d’oxygène 18

Les pertes d’oxygène 18 et les pertes de deutérium

Explication

Dans cette équation, KoK_o désigne la perte d’oxygène 18 et KdK_d la perte de deutérium, dont la différence sert à calculer la production de CO₂. Inverser ces deux pertes modifierait le sens du calcul et ne correspondrait pas aux définitions des termes.

22. Dans quel cas s’agit-il d’un conditionnement pavlovien ?

Un son initialement neutre déclenche une réponse après avoir été associé à un stimulus inconditionnel.
Un sujet apprend progressivement une réponse en observant les comportements d’autres individus.
Un comportement devient plus fréquent parce qu’il est suivi d’une conséquence favorable.
Un animal accomplit une séquence motrice innée après la présentation d’un signal caractéristique.

Un son initialement neutre déclenche une réponse après avoir été associé à un stimulus inconditionnel.

Explication

Le conditionnement pavlovien est un apprentissage associatif dans lequel un stimulus neutre acquiert la capacité de déclencher une réponse après son association avec un stimulus inconditionnel. L’augmentation d’un comportement par ses conséquences correspond à l’apprentissage instrumental.

23. Que désigne l’ontogénèse dans l’étude du comportement ?

Le développement progressif d’un individu depuis sa conception jusqu’à l’âge adulte.
L’évolution historique d’un comportement au sein d’une lignée d’espèces.
L’action coordonnée de plusieurs gènes sur l’expression d’un même comportement.
La production de plusieurs effets comportementaux par un seul gène.

Le développement progressif d’un individu depuis sa conception jusqu’à l’âge adulte.

Explication

L’ontogénèse correspond au développement progressif d’un être vivant depuis sa conception jusqu’à l’âge adulte. L’évolution d’un comportement dans une lignée relève plutôt de la phylogénèse.

24. Quelle description caractérise le mieux un éthogramme ?

Un répertoire codifié des comportements et de leurs relations avec l’environnement
Un tableau qui convertit les durées d’activité en dépenses énergétiques
Une technique qui mesure les échanges gazeux dans une chambre contrôlée
Un dispositif qui localise les déplacements grâce à des instruments embarqués

Un répertoire codifié des comportements et de leurs relations avec l’environnement

Explication

L’éthogramme répertorie et code les comportements observés ainsi que leurs relations avec l’environnement. La télémétrie, contrairement à cette description, fournit des données à l’aide d’instruments pour suivre notamment les déplacements.

25. Quelle opposition distingue le réductionnisme de l’évolutionnisme dans l’explication du comportement ?

Le réductionnisme privilégie les mécanismes proximaux, tandis que l’évolutionnisme privilégie la fonction adaptative
Le réductionnisme observe les milieux naturels, tandis que l’évolutionnisme mesure les réponses aux stimuli
Le réductionnisme privilégie la fonction adaptative, tandis que l’évolutionnisme privilégie les réflexes nerveux
Le réductionnisme étudie l’apprentissage social, tandis que l’évolutionnisme décrit les mécanismes sensoriels

Le réductionnisme privilégie les mécanismes proximaux, tandis que l’évolutionnisme privilégie la fonction adaptative

Explication

Le réductionnisme explique le comportement par des mécanismes internes en laissant peu de place à l’environnement et à l’apprentissage, tandis que l’évolutionnisme l’interprète par sa fonction adaptative et la sélection naturelle. L’observation du milieu naturel caractérise plutôt l’éthologie naturaliste.

26. Un rat appuie davantage sur un levier parce que cette action lui procure de la nourriture. Quel type d’apprentissage ce phénomène illustre-t-il ?

Une réponse innée sélectionnée par les caractères ancestraux de l’espèce.
Un apprentissage instrumental fondé sur les conséquences du comportement.
Un conditionnement pavlovien fondé sur l’association de deux stimuli.
Un comportement instinctif déclenché automatiquement par un signal externe.

Un apprentissage instrumental fondé sur les conséquences du comportement.

Explication

L’apprentissage instrumental modifie et renforce un comportement en fonction de ses conséquences, comme l’obtention de nourriture. Le conditionnement pavlovien associe plutôt un stimulus initialement neutre à un stimulus inconditionnel.

27. Quelle distinction caractérise correctement les rythmes circadien et nycthéméral ?

Le rythme circadien suit exactement le cycle jour-nuit, tandis que le rythme nycthéméral est endogène et approximativement quotidien.
Le rythme circadien est endogène et approximativement quotidien, tandis que le rythme nycthéméral suit exactement le cycle jour-nuit.
Le rythme circadien dépend des signaux lumineux externes, tandis que le rythme nycthéméral persiste en environnement constant.
Le rythme circadien est approximativement annuel, tandis que le rythme nycthéméral dépend des variations saisonnières.

Le rythme circadien est endogène et approximativement quotidien, tandis que le rythme nycthéméral suit exactement le cycle jour-nuit.

Explication

Le rythme circadien repose sur une horloge interne et possède une période proche de vingt-quatre heures, alors que le rythme nycthéméral est synchronisé avec l’alternance réelle du jour et de la nuit. Confondre ces notions revient à attribuer au rythme circadien une dépendance directe aux signaux jour-nuit.

28. Quelle structure abrite l’horloge biologique qui présente une activité nerveuse et hormonale cyclique ?

Le cortex olfactif du cerveau antérieur
Le noyau suprachiasmatique de l’hypothalamus
Le lobe antérieur de l’hypophyse
La moelle épinière thoracique

Le noyau suprachiasmatique de l’hypothalamus

Explication

L’horloge biologique se trouve dans le noyau suprachiasmatique de l’hypothalamus, où l’activité nerveuse et hormonale suit des cycles, notamment pour la sécrétion de mélatonine. L’hypophyse libère certaines hormones, mais elle n’est pas la structure désignée comme l’horloge biologique centrale.

29. Que stipule la loi de l’effet de Thorndike ?

Un stimulus associé à un autre stimulus finit par déclencher une réponse conditionnée
Un comportement suivi d’une conséquence positive est davantage retenu et reproduit
Un comportement observé dans la nature révèle une adaptation propre à l’espèce
Un réflexe nerveux apparaît lorsqu’un signal sensoriel dépasse un seuil d’activation

Un comportement suivi d’une conséquence positive est davantage retenu et reproduit

Explication

La loi de l’effet établit qu’une conséquence positive augmente la probabilité qu’un comportement soit conservé et reproduit. Le conditionnement pavlovien concerne plutôt l’association entre stimuli, ce qui constitue une notion différente.

30. Que cherche principalement à étudier l’éthologie ?

Les comportements animaux, leurs causes et leurs fonctions
Les structures anatomiques, leurs formes et leurs variations
Les interactions sociales humaines, leurs normes et leurs institutions
Les réflexes nerveux, leurs circuits et leurs seuils d’activation

Les comportements animaux, leurs causes et leurs fonctions

Explication

L’éthologie analyse les comportements animaux en recherchant à la fois leurs causes et leurs fonctions. L’étude des réflexes nerveux relève plus précisément de la neurophysiologie, qui ne couvre pas à elle seule l’ensemble de cette discipline.

31. Quelle caractéristique définit le mieux un instinct ?

Un patron moteur fixé, propre à l’espèce, largement génétique et déclenché automatiquement.
Une réponse progressivement modifiée par l’expérience et les conséquences de l’action.
Une réaction acquise après l’association répétée d’un signal neutre avec une récompense.
Un comportement flexible construit par l’observation des adultes et l’imitation de leurs gestes.

Un patron moteur fixé, propre à l’espèce, largement génétique et déclenché automatiquement.

Explication

L’instinct repose sur des patrons moteurs fixés, caractéristiques de l’espèce et largement déterminés génétiquement, qui peuvent être déclenchés par des stimuli externes. Un comportement modifié par l’expérience relève plutôt de l’apprentissage.

32. Une étude montre qu’un jeune oiseau modifie progressivement son chant après avoir entendu des adultes de son espèce. Quelle question de Tinbergen cette étude explore-t-elle principalement ?

La question proximale, centrée sur les mécanismes physiologiques immédiats du chant.
La question ultime, centrée sur l’avantage reproductif associé au chant.
La question ontogénétique, centrée sur le développement et les apprentissages individuels.
La question phylogénétique, centrée sur les caractères ancestraux de la lignée.

La question ontogénétique, centrée sur le développement et les apprentissages individuels.

Explication

L’ontogénèse explique comment un comportement se développe au cours de la vie individuelle, notamment grâce aux apprentissages. Une analyse phylogénétique porterait plutôt sur l’histoire évolutive de l’espèce.

33. Comment la chémoréception distingue-t-elle généralement le goût de l’odorat ?

Le goût transforme les sons en influx nerveux, tandis que l’odorat localise les obstacles grâce à leur écho.
Le goût détecte surtout des substances aériennes, tandis que l’odorat détecte des substances dissoutes dans les liquides.
Le goût détecte surtout des substances dissoutes dans les liquides, tandis que l’odorat détecte des substances présentes dans l’air.
Le goût mesure les vibrations mécaniques, tandis que l’odorat perçoit les variations du champ magnétique terrestre.

Le goût détecte surtout des substances dissoutes dans les liquides, tandis que l’odorat détecte des substances présentes dans l’air.

Explication

La chémoréception comprend notamment le goût, qui porte sur des molécules dissoutes, et l’odorat, qui détecte des molécules présentes dans l’air. Les vibrations sonores et les échos relèvent de mécanismes sensoriels différents.

34. Quelle idée Darwin applique-t-il aux comportements des animaux ?

Les comportements animaux sont indépendants de la reproduction et de la survie des espèces
Certains traits comportementaux sont héréditaires et peuvent être sélectionnés naturellement
Les comportements animaux résultent principalement de réflexes acquis sans transmission héréditaire
Les comportements animaux proviennent d’associations entre stimuli sans fonction évolutive

Certains traits comportementaux sont héréditaires et peuvent être sélectionnés naturellement

Explication

Darwin montre que des traits comportementaux peuvent être héréditaires et soumis à la sélection naturelle, faisant du comportement un moteur de l’évolution. L’idée d’associations entre stimuli décrit plutôt le conditionnement pavlovien et ne rend pas compte de cette dimension évolutive.

35. Dans la danse des abeilles, que traduit la durée de la danse ?

Le nombre d’ouvrières nécessaires pour exploiter la source de nourriture
Le niveau de danger détecté près de la source de nourriture
La distance séparant la colonie de la source de nourriture
L’orientation de la source de nourriture par rapport au soleil

La distance séparant la colonie de la source de nourriture

Explication

La durée de la danse encode la distance de la nourriture, tandis que son orientation indique la direction par rapport au soleil. Confondre ces deux informations conduit à attribuer la distance à l’orientation de la danse.

36. Quelle séquence correspond à une étude éthologique rigoureuse ?

Observer, localiser, anesthésier, peser, puis comparer les masses corporelles
Enregistrer, injecter, attendre, prélever, puis estimer les pertes isotopiques
Capturer, mesurer, marquer, relâcher, puis calculer les échanges gazeux
Observer, définir, coder, chronométrer, puis comparer les fréquences ou les durées

Observer, définir, coder, chronométrer, puis comparer les fréquences ou les durées

Explication

Une étude éthologique suit une progression allant de l’observation à la définition et au codage, avant le chronométrage et la comparaison des comportements. La séquence fondée sur l’injection et les prélèvements relève plutôt d’une méthode isotopique de mesure énergétique.

37. Chez un animal saisonnier, quelle succession d’événements peut suivre un allongement de la photopériode ?

Les yeux perçoivent le changement, l’hypothalamus est stimulé, puis l’hypophyse libère FSH et LH.
Les yeux perçoivent le changement, puis la mélatonine bloque l’hypothalamus et empêche la libération de FSH et LH.
L’estomac détecte le changement, puis la ghréline stimule l’hypophyse avant l’activation des gonades.
L’hypophyse perçoit directement le changement, puis les yeux libèrent FSH et LH sous contrôle de l’hypothalamus.

Les yeux perçoivent le changement, l’hypothalamus est stimulé, puis l’hypophyse libère FSH et LH.

Explication

L’allongement de la photopériode est détecté par les yeux et agit sur l’hypothalamus, qui déclenche ensuite la libération hypophysaire de FSH et de LH. La mélatonine et la ghréline interviennent dans d’autres régulations et ne décrivent pas cette chaîne de préparation reproductive.

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Mémorisez les réponses avec 68 flashcards sur Éthologie : comportement et évolution.

Qu'est-ce que l'éthologie étudie précisément ?

Les comportements animaux, leurs causes et leurs fonctions.

Qui a décrit et classé les comportements animaux en premier ?

Aristote dans l'Histoire des animaux.

Quelle est la caractéristique principale du réductionnisme en éthologie ?

Il explique le comportement par des mécanismes internes en négligeant l'environnement et l'apprentissage.

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