QCM : Stress et approche biopsychosociale — 23 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle différence fondamentale distingue l’approche transactionnelle d’une conception déterministe du stress ?

Elle considère que les facteurs biologiques déterminent directement la réaction de stress.
Elle considère que la réaction de stress dépend exclusivement de l’intensité du stresseur.
Elle considère que le stress résulte d’un réflexe identique chez tous les individus.
Elle considère que les émotions et les perceptions modulent la réaction de stress.

Elle considère que les émotions et les perceptions modulent la réaction de stress.

Explication

L’approche transactionnelle accorde un rôle central aux facteurs subjectifs, notamment aux émotions et aux perceptions. Une conception réflexe ou déterministe néglige cette modulation individuelle de la réaction.

2. Dans l’approche transactionnelle, que se passe-t-il entre l’exposition à un stresseur et la réaction de stress ?

Une réponse physiologique automatique relie directement le stresseur à l’organisme.
La nature objective du stresseur détermine la réaction sans médiation psychologique.
Des processus émotionnels, cognitifs et comportementaux interviennent entre les deux.
Une adaptation comportementale apparaît après la réaction physiologique complète.

Des processus émotionnels, cognitifs et comportementaux interviennent entre les deux.

Explication

Les processus émotionnels, perceptivo-cognitifs et comportementaux médiatisent le passage du stresseur à la réaction de stress. Le stresseur n’agit donc pas directement sur l’organisme comme dans une conception réflexe.

3. Que mesure principalement la Perceived Stress Scale ?

L’intensité physiologique des hormones libérées lors d’un événement stressant.
La fréquence objective des événements difficiles rencontrés par une personne.
La gravité clinique des troubles psychologiques associés aux événements récents.
Les fluctuations du stress perçu indépendamment de la nature des événements vécus.

Les fluctuations du stress perçu indépendamment de la nature des événements vécus.

Explication

La Perceived Stress Scale évalue le stress tel qu’il est perçu par la personne, sans dépendre directement de la nature objective des événements. Elle ne constitue donc pas une simple échelle de recensement des événements difficiles.

4. Comment des mesures répétées de la Perceived Stress Scale peuvent-elles contribuer à prévoir l’état de santé ?

La nature des événements recensés permet d’identifier la cause biologique de chaque symptôme.
Une mesure unique au début du suivi suffit à déterminer l’évolution complète de la santé.
Le score moyen recueilli chaque mois pendant douze mois permet d’établir une courbe de stress.
La comparaison entre quatre items permet de calculer directement un diagnostic médical.

Le score moyen recueilli chaque mois pendant douze mois permet d’établir une courbe de stress.

Explication

Des mesures mensuelles répétées pendant douze mois permettent de construire une courbe et d’utiliser le score moyen pour prédire la santé physique ou psychologique actuelle et ultérieure. Une mesure unique ne fournit pas cette dynamique temporelle.

5. Comment le modèle transactionnel définit-il le stress ?

Comme une transaction où la situation est évaluée comme dépassant les ressources et menaçant le bien-être.
Comme une stimulation externe dont l’intensité produit une réponse similaire chez chaque personne.
Comme une réaction physiologique déclenchée par toute modification de l’environnement.
Comme un événement objectivement dangereux, même lorsque la personne ne le perçoit pas ainsi.

Comme une transaction où la situation est évaluée comme dépassant les ressources et menaçant le bien-être.

Explication

Le stress résulte d’une transaction entre l’individu et l’environnement, lorsque la situation est jugée supérieure aux ressources disponibles et susceptible de menacer le bien-être. Une simple stimulation ou un danger objectif ne suffit pas à définir le stress.

6. Pourquoi le modèle transactionnel est-il qualifié de bidirectionnel ?

Parce que l’individu reçoit les influences du milieu sans pouvoir modifier la situation.
Parce que l’individu et l’environnement s’influencent continuellement et réciproquement.
Parce que l’environnement détermine la réaction avant que l’individu puisse l’interpréter.
Parce que la réaction de stress alterne entre des mécanismes psychologiques et biologiques.

Parce que l’individu et l’environnement s’influencent continuellement et réciproquement.

Explication

Le modèle est bidirectionnel parce que le sujet et son environnement interagissent de manière continue et réciproque. Le sujet peut notamment modifier son environnement, ce qui écarte une conception à influence unique.

7. Dans quelle condition une situation devient-elle stressante selon le modèle transactionnel ?

Lorsqu’elle comporte une stimulation suffisamment intense pour provoquer une réaction chez la personne.
Lorsqu’elle entraîne une modification comportementale observable dans l’environnement.
Lorsqu’elle est évaluée comme menaçant l’équilibre psychosomatique, émotionnel ou psychoaffectif.
Lorsqu’elle présente un danger objectivement établi, indépendamment de son interprétation.

Lorsqu’elle est évaluée comme menaçant l’équilibre psychosomatique, émotionnel ou psychoaffectif.

Explication

Une situation devient stressante lorsqu’elle est évaluée comme telle et qu’elle menace l’équilibre de la personne. Une stimulation ou un danger objectif peut ne pas être stressant si cette évaluation de menace n’a pas lieu.

8. Dans le modèle transactionnel du stress, quelle séquence décrit correctement le déroulement de l’ajustement face à une situation ?

Stratégies de coping, réévaluation, puis évaluation de la situation
Réévaluation, évaluation, puis stratégies de coping adaptées
Évaluation, réévaluation, puis réaction sans stratégie de coping
Évaluation, stratégies de coping, puis réévaluation de leur efficacité

Évaluation, stratégies de coping, puis réévaluation de leur efficacité

Explication

Le modèle distingue d’abord l’évaluation, puis la réaction par des stratégies de coping, et enfin la réévaluation de leur efficacité. La réévaluation ne précède donc pas la réaction et les stratégies d’ajustement.

9. Une personne apprend qu’elle risque de perdre son emploi, sans l’avoir encore perdu : comment l’évaluation primaire caractérise-t-elle cette situation ?

Comme une menace, car la perte reste une possibilité
Comme une réévaluation, car la situation est encore évolutive
Comme une perte, car l’emploi est déjà compromis
Comme un défi, car toute incertitude favorise l’action

Comme une menace, car la perte reste une possibilité

Explication

L’évaluation primaire qualifie de menace une possibilité de perte qui ne s’est pas encore réalisée. La perte correspondrait à un dommage effectivement survenu, et non à un risque futur.

10. Sur quoi porte principalement l’évaluation secondaire dans le modèle transactionnel du stress ?

Sur la différence entre une perte déjà subie et une menace encore possible
Sur les ressources personnelles et sociales disponibles pour contrôler la situation
Sur la gravité objective de l’événement indépendamment des ressources disponibles
Sur les réactions émotionnelles produites après l’utilisation des stratégies de coping

Sur les ressources personnelles et sociales disponibles pour contrôler la situation

Explication

L’évaluation secondaire examine conjointement les ressources personnelles et sociales afin d’estimer le contrôle perçu. Elle ne se limite donc ni à la gravité objective de l’événement ni à la distinction entre perte et menace.

11. Comment définir correctement le Locus of Control ?

Une évaluation des ressources sociales mobilisables face à une situation stressante
Une mesure ponctuelle du contrôle effectivement exercé dans une situation donnée
Une croyance généralisée concernant l’influence du comportement sur le cours des événements
Une réaction émotionnelle provoquée par l’incertitude et la difficulté d’un événement

Une croyance généralisée concernant l’influence du comportement sur le cours des événements

Explication

Le Locus of Control est une croyance générale sur le fait que les événements dépendent ou non du comportement du sujet. Il ne désigne pas le contrôle effectif exercé dans une situation particulière.

12. Quelle attribution caractérise le mieux une personne ayant un LOC interne ?

Elle relie les événements à des facteurs extérieurs qu’elle juge incontrôlables
Elle considère les événements comme des défis sans leur attribuer de cause précise
Elle explique les événements par leur stabilité sans examiner sa propre implication
Elle relie les événements à des facteurs qu’elle pense pouvoir contrôler

Elle relie les événements à des facteurs qu’elle pense pouvoir contrôler

Explication

Un LOC interne conduit à attribuer les événements à des facteurs que le sujet estime pouvoir contrôler, ce qui favorise une implication active. L’attribution à des forces extérieures incontrôlables correspond plutôt à un LOC externe.

13. Quelles dimensions l’attribution causale examine-t-elle pour expliquer rétrospectivement un événement ?

Son intensité, sa durée et sa valence émotionnelle
Sa fréquence, sa nouveauté et sa proximité sociale
Son imprévisibilité, sa gravité et son caractère collectif
Son internalité, sa stabilité et sa contrôlabilité

Son internalité, sa stabilité et sa contrôlabilité

Explication

Selon l’approche attributionnelle, les causes perçues sont analysées selon leur internalité, leur stabilité et leur contrôlabilité. Les autres ensembles de caractéristiques ne correspondent pas aux dimensions centrales de cette attribution causale.

14. Quelle distinction oppose correctement le réseau social au soutien social perçu ?

Le réseau social mesure le contrôle personnel, tandis que le soutien perçu mesure la stabilité des événements
Le réseau social est subjectif et affectif, tandis que le soutien perçu compte les interactions observables
Le réseau social est quantitatif et objectif, tandis que le soutien perçu est subjectif et relationnel
Le réseau social décrit les ressources matérielles, tandis que le soutien perçu décrit les ressources informatives

Le réseau social est quantitatif et objectif, tandis que le soutien perçu est subjectif et relationnel

Explication

Le réseau social correspond au nombre objectif d’interactions, alors que le soutien social perçu concerne la qualité ressentie des relations. Confondre le décompte des contacts avec l’expérience subjective du soutien inverse ces deux notions.

15. Pourquoi le soutien social perçu peut-il jouer un rôle protecteur face au stress ?

Parce qu’il fournit une mesure objective et stable des relations effectivement mobilisables
Parce qu’il procure un sentiment de soutien, même si son évaluation peut être biaisée
Parce qu’il garantit que le réseau relationnel comporte un grand nombre de contacts disponibles
Parce qu’il remplace les ressources personnelles lorsque la situation devient difficile

Parce qu’il procure un sentiment de soutien, même si son évaluation peut être biaisée

Explication

Le soutien social perçu a une fonction protectrice importante en raison du sentiment subjectif d’être soutenu, mais cette perception peut être surestimée ou sous-estimée. Elle ne constitue donc pas un décompte objectif et garanti des relations disponibles.

16. Comment définir le coping face à un événement menaçant ?

Un ensemble de réactions visant à maîtriser, réduire ou tolérer l’impact de l’événement
L’événement menaçant qui provoque directement une perturbation du bien-être
Un diagnostic décrivant les conséquences durables d’une situation stressante
Une caractéristique stable qui détermine la sensibilité personnelle aux difficultés

Un ensemble de réactions visant à maîtriser, réduire ou tolérer l’impact de l’événement

Explication

Le coping regroupe les réactions cognitives, émotionnelles et comportementales qu’une personne mobilise pour faire face à une menace. L’événement menaçant lui-même correspond au stresseur, et non au coping.

17. Quelle distinction caractérise le mieux le coping centré sur le problème et le coping centré sur l’émotion ?

Le premier apaise les émotions, tandis que le second modifie directement la situation
Le premier agit sur la situation, tandis que le second régule la tension émotionnelle
Le premier intervient après la difficulté, tandis que le second la précède généralement
Le premier concerne les pensées, tandis que le second concerne les comportements observables

Le premier agit sur la situation, tandis que le second régule la tension émotionnelle

Explication

Le coping centré sur le problème cherche à contrôler ou modifier directement la situation, alors que le coping centré sur l’émotion vise la réduction ou la régulation de la tension ressentie. Se sentir mieux ne signifie donc pas nécessairement avoir résolu la situation.

18. Pourquoi une stratégie de coping ne peut-elle pas être considérée comme efficace indépendamment du contexte ?

Son efficacité augmente lorsque la personne applique une stratégie familière
Son efficacité repose sur l’intensité de la réaction émotionnelle provoquée par l’événement
Son efficacité dépend à la fois des caractéristiques de la situation et de celles du sujet
Son efficacité dépend principalement de la rapidité avec laquelle la personne agit

Son efficacité dépend à la fois des caractéristiques de la situation et de celles du sujet

Explication

L’adéquation d’une stratégie dépend de la situation rencontrée et des caractéristiques de la personne qui l’utilise. Par exemple, agir directement sur un problème insoluble peut échouer, alors qu’une situation modifiable peut bénéficier d’un coping centré sur le problème.

19. Quelle séquence peut être adaptée lorsqu’une personne doit faire face à une situation difficile qui demande du temps pour être modifiée ?

Résoudre d’abord la situation, puis utiliser une régulation émotionnelle en cas d’échec
Réguler d’abord la tension émotionnelle, puis agir sur le problème à moyen terme
Analyser d’abord toutes les causes, puis éviter les émotions jusqu’à la résolution
Rechercher d’abord des informations, puis maintenir une distance émotionnelle durable

Réguler d’abord la tension émotionnelle, puis agir sur le problème à moyen terme

Explication

Une régulation émotionnelle initiale peut aider la personne à retrouver des ressources avant d’entreprendre des actions centrées sur le problème. La résolution immédiate n’est pas toujours possible, notamment lorsque la situation demande du temps.

20. Quelle différence oppose l’approche biopsychosociale à l’approche psychosociale ?

La première examine les maladies physiques, tandis que la seconde se concentre sur les réactions émotionnelles
La première étudie les comportements individuels, tandis que la seconde analyse les mécanismes biologiques et sociaux
La première intègre les facteurs biologiques, psychologiques et sociaux, tandis que la seconde associe facteurs psychologiques et environnementaux
La première privilégie les facteurs sociaux, tandis que la seconde combine les dimensions biologiques et psychologiques

La première intègre les facteurs biologiques, psychologiques et sociaux, tandis que la seconde associe facteurs psychologiques et environnementaux

Explication

L’approche biopsychosociale articule les dimensions biologique, psychologique et sociologique. L’approche psychosociale considérée ici ne comprend pas la dimension biologique et se concentre sur les facteurs psychologiques et environnementaux.

21. Selon l’approche biopsychosociale, quelles sphères constituent l’individu ?

Les sphères individuelle, relationnelle et institutionnelle
Les sphères physique, familiale et professionnelle
Les sphères biologique, psychologique et sociale
Les sphères cognitive, émotionnelle et comportementale

Les sphères biologique, psychologique et sociale

Explication

L’approche biopsychosociale considère l’individu comme un ensemble de trois sphères complémentaires : biologique, psychologique et sociale. Un modèle limité à la dimension psychologique ne rend pas compte de cette intégration.

22. Quelle caractéristique distingue le modèle TIM des modèles limités à une seule dimension ?

Il analyse les comportements sans intégrer les facteurs psychologiques
Il privilégie une variable clinique au détriment des facteurs sociaux
Il décrit les réactions de stress par un seul mécanisme physiologique
Il articule les dimensions biopsychosociales et de nombreuses variables

Il articule les dimensions biopsychosociales et de nombreuses variables

Explication

Le modèle TIM est intégratif et multifactoriel : il combine les dimensions biologiques, psychologiques et sociales ainsi que de nombreuses variables. Le modèle n’est donc pas limité à un seul mécanisme physiologique, même si cette confusion est plausible avec des modèles plus spécialisés.

23. Dans le modèle orthogonal de Dantzer, quels axes physiologiques peuvent être mobilisés par des efforts contrariés ?

Les axes immunitaire et digestif
Les axes dopaminergique et sérotoninergique
Les axes sympathique et corticotrope
Les axes moteur et vestibulaire

Les axes sympathique et corticotrope

Explication

Le modèle de Dantzer décrit les efforts contrariés comme mobilisant conjointement les axes sympathique et corticotrope. Une réponse limitée à un seul axe physiologique ne correspond donc pas à la structure orthogonale de ce modèle.

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Que considère l'approche transactionnelle du stress par rapport au déterminisme?

Elle abandonne le déterminisme.

Quels facteurs modulent la réaction de stress selon l'approche transactionnelle?

Les facteurs subjectifs comme les émotions et perceptions du sujet.

Quels processus interviennent entre le stresseur et la réaction de stress?

Les processus émotionnels, perceptivo-cognitifs et comportementaux.

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