QCM : Acides aminés et protéines — 36 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle structure caractérise un acide aminé α ?

Un carbone α lié à un carboxyle, une amine, un hydrogène et un groupe R
Un carbone α lié à un carboxyle, deux groupes amine et un groupe R
Un carbone α lié à deux groupes carboxyle, un hydrogène et un groupe R
Un carbone β lié à un carboxyle, une amine, un hydrogène et un groupe R

Un carbone α lié à un carboxyle, une amine, un hydrogène et un groupe R

Explication

Un acide aminé α possède un carbone central auquel sont attachés simultanément les quatre éléments indiqués. La position du groupe amine par rapport au carboxyle distingue plutôt les différents types de positionnement, et non la définition complète de cette structure.

2. Quelle partie d’un acide aminé détermine notamment sa taille, sa charge, son hydrophobie et sa réactivité chimique ?

L’atome d’hydrogène
Le groupe amine
Le radical R
Le groupe carboxyle

Le radical R

Explication

Le radical R varie d’un acide aminé à l’autre et porte donc plusieurs propriétés différentielles. Les groupes carboxyle et amine sont communs aux acides aminés et expliquent surtout leurs propriétés générales.

3. Quelle proposition décrit correctement les acides aminés protéogéniques ?

Ce sont des résidus incorporés dans les protéines après une modification post-traductionnelle
Ce sont des précurseurs incorporables in vivo dans les protéines, au nombre de 21
Ce sont des molécules produites par les cellules humaines pour dégrader les protéines
Ce sont des acides aminés présents dans les protéines mais absents de leurs précurseurs

Ce sont des précurseurs incorporables in vivo dans les protéines, au nombre de 21

Explication

Les acides aminés protéogéniques servent de précurseurs directement incorporables dans les protéines et sont au nombre de 21. Les acides aminés ajoutés après traduction relèvent d’une modification post-traductionnelle et ne correspondent pas à cette définition.

4. Comment distinguer un acide aminé indispensable d’un acide aminé non indispensable chez l’être humain ?

L’indispensable est présent dans les protéines, tandis que le non indispensable en est absent
L’indispensable doit venir de l’alimentation, tandis que le non indispensable peut être synthétisé par les cellules
L’indispensable est incorporé après traduction, tandis que le non indispensable est incorporé avant traduction
L’indispensable possède un groupe R chargé, tandis que le non indispensable possède un groupe R apolaire

L’indispensable doit venir de l’alimentation, tandis que le non indispensable peut être synthétisé par les cellules

Explication

Les cellules humaines ne peuvent pas synthétiser les acides aminés indispensables, qui doivent donc être fournis par l’alimentation. Les acides aminés non indispensables peuvent être produits par ces cellules, indépendamment de leur charge ou de leur incorporation protéique.

5. Quelle caractéristique structurale distingue la glycine des autres acides aminés constitutifs des protéines ?

Son groupe R est un groupement hydroxyle, ce qui la rend phosphorylable
Son groupe R est un atome d’hydrogène, ce qui la rend achirale
Son groupe R contient du soufre, ce qui la rend capable de former des ponts disulfure
Son groupe R est ramifié, ce qui la rend particulièrement hydrophobe

Son groupe R est un atome d’hydrogène, ce qui la rend achirale

Explication

La glycine possède un atome d’hydrogène comme chaîne latérale et son carbone α n’est donc pas asymétrique. Les groupements hydroxyle, soufrés et ramifiés correspondent à d’autres caractéristiques d’acides aminés.

6. Quel ensemble regroupe les acides aminés aliphatiques ramifiés, apolaires, hydrophobes et essentiels ?

La sérine, la thréonine et la cystéine
La valine, la leucine et l’isoleucine
La lysine, l’arginine et l’acide aspartique
La glycine, l’alanine et la méthionine

La valine, la leucine et l’isoleucine

Explication

La valine, la leucine et l’isoleucine forment le groupe des acides aminés aliphatiques ramifiés présentant ces propriétés. La glycine, l’alanine et la méthionine sont aliphatiques, mais elles ne constituent pas toutes un ensemble d’acides aminés ramifiés.

7. Quelle propriété associe correctement la méthionine à son rôle dans la biosynthèse des protéines ?

Son azote forme une liaison amide et son radical polaire empêche l’initiation
Son soufre forme un pont disulfure et son radical hydrophile favorise la terminaison
Son oxygène forme un ester phosphate et son radical chargé déclenche l’élongation
Son soufre forme un thioéther et son radical hydrophobe participe à l’initiation

Son soufre forme un thioéther et son radical hydrophobe participe à l’initiation

Explication

La méthionine est un acide aminé soufré essentiel dont le soufre appartient à une liaison thioéther, tandis que son radical est apolaire et hydrophobe. La formation de ponts disulfure caractérise plutôt l’oxydation de fonctions thiol de cystéines.

8. Quel mécanisme permet à la sérine et à la thréonine de participer à la régulation des protéines ?

Leurs groupements hydroxyles peuvent être estérifiés par l’acide phosphorique
Leurs groupements amine peuvent être oxydés en ponts disulfure
Leurs groupements carboxyle peuvent être réduits en fonctions thiol
Leurs groupements R peuvent être remplacés par des chaînes carbonées

Leurs groupements hydroxyles peuvent être estérifiés par l’acide phosphorique

Explication

Les groupements hydroxyles de la sérine et de la thréonine peuvent recevoir un groupement phosphate, ce qui permet une régulation par phosphorylation et déphosphorylation. Les ponts disulfure et les fonctions thiol concernent les cystéines, non ces deux acides aminés.

9. Quelle particularité structurale distingue la proline de la plupart des autres acides aminés ?

Elle possède une fonction amine secondaire intégrée à un cycle pyrrolidine.
Elle possède une fonction amide terminale intégrée à un cycle aromatique.
Elle possède une fonction amine primaire reliée à un cycle benzénique.
Elle possède une fonction carboxyle secondaire intégrée à un cycle pyranose.

Elle possède une fonction amine secondaire intégrée à un cycle pyrrolidine.

Explication

La proline contient une amine secondaire cyclique dans un cycle pyrrolidine, ce qui la distingue des acides aminés à amine primaire. La présence d’un cycle aromatique ou d’une fonction amide ne décrit pas sa structure.

10. Quelle comparaison entre la phénylalanine et la tyrosine est correcte ?

La phénylalanine est non aromatique, tandis que la tyrosine possède un noyau aromatique fortement chargé.
La phénylalanine est basique, tandis que la tyrosine est acide en raison de son groupement carboxyle.
La phénylalanine est apolaire et hydrophobe, tandis que la tyrosine est polaire grâce à son phénol.
La phénylalanine est polaire grâce à un phénol, tandis que la tyrosine est apolaire et hydrophobe.

La phénylalanine est apolaire et hydrophobe, tandis que la tyrosine est polaire grâce à son phénol.

Explication

Les deux acides aminés sont aromatiques, mais la phénylalanine est apolaire et très hydrophobe alors que le phénol rend la tyrosine polaire. La tyrosine n’est pas caractérisée ici par une charge forte ni la phénylalanine par une basicité.

11. Quel acide aminé présente un maximum d’absorption ultraviolette proche de 280 nm280\ \text{nm} ?

La tyrosine
Le tryptophane
La phénylalanine
La proline

Le tryptophane

Explication

Le tryptophane absorbe les ultraviolets avec un maximum proche de 280 nm280\ \text{nm}, contre environ 260 nm260\ \text{nm} pour la phénylalanine et 275 nm275\ \text{nm} pour la tyrosine. La proline n’appartient pas au groupe des acides aminés aromatiques responsables de ces maxima.

12. Quelle distinction caractérise les acides aspartique et glutamique par rapport à l’asparagine et à la glutamine au pH physiologique ?

Les deux premiers sont aromatiques et hydrophobes, tandis que les deux seconds sont aromatiques et polaires.
Les deux premiers sont dicarboxyliques et négativement ionisés, tandis que les deux seconds sont des amides neutres.
Les deux premiers possèdent des fonctions guanidinium positives, tandis que les deux seconds possèdent des amines terminales.
Les deux premiers sont des amides neutres, tandis que les deux seconds sont dicarboxyliques et négativement ionisés.

Les deux premiers sont dicarboxyliques et négativement ionisés, tandis que les deux seconds sont des amides neutres.

Explication

L’aspartate et le glutamate possèdent une seconde fonction carboxyle, presque complètement ionisée négativement au pH physiologique. L’asparagine et la glutamine correspondent à leurs formes amides chimiquement neutres, et non à des acides aminés basiques ou aromatiques.

13. Quelle charge la lysine conserve-t-elle généralement au pH physiologique ?

Une charge négative portée par une seconde fonction carboxyle.
Une charge neutre due à une fonction amide terminale.
Une charge répartie entre trois atomes d’azote d’un guanidinium.
Une charge positive portée par sa fonction amine terminale.

Une charge positive portée par sa fonction amine terminale.

Explication

La fonction amine terminale de la lysine, dont le pK vaut environ 10,810{,}8, reste protonée et positivement chargée au pH physiologique. La charge délocalisée entre trois azotes caractérise le guanidinium de l’arginine, tandis que les fonctions amide sont neutres.

14. Quelle caractéristique explique la forte basicité et la charge de l’arginine ?

Son noyau imidazole échange des protons près du pH neutre.
Son amine terminale conserve une charge positive principalement localisée sur un atome d’azote.
Sa seconde fonction carboxyle porte une charge négative au pH physiologique.
Son noyau guanidinium délocalise la charge positive entre trois atomes d’azote.

Son noyau guanidinium délocalise la charge positive entre trois atomes d’azote.

Explication

Le noyau guanidinium de l’arginine a un pK d’environ 12,812{,}8 et répartit sa charge positive entre trois atomes d’azote. Une charge portée par une amine terminale décrit plutôt la lysine, tandis que l’imidazole appartient à l’histidine.

15. Comment les acides aminés hydrophobes se comportent-ils généralement dans un environnement aqueux ?

Ils libèrent des protons afin de rendre le solvant plus acide.
Ils établissent avec l’eau des liaisons hydrogène par leurs radicaux polaires.
Ils regroupent leurs radicaux apolaires à l’abri du solvant.
Ils exposent leurs radicaux apolaires pour augmenter leur interaction avec l’eau.

Ils regroupent leurs radicaux apolaires à l’abri du solvant.

Explication

Les acides aminés hydrophobes tendent à regrouper leurs radicaux apolaires à l’abri du solvant aqueux. La formation de liaisons hydrogène avec l’eau caractérise plutôt les acides aminés hydrophiles.

16. Lequel des groupes suivants contient exclusivement des acides aminés polaires chargés ?

Phénylalanine, tryptophane, proline, glycine et alanine
Aspartate, glutamate, lysine, arginine et histidine
Asparagine, glutamine, sérine, thréonine et tyrosine
Alanine, valine, leucine, isoleucine et méthionine

Aspartate, glutamate, lysine, arginine et histidine

Explication

Les acides aminés polaires chargés comprennent l’aspartate, le glutamate, la lysine, l’arginine et l’histidine. Les autres groupes proposés mélangent des acides aminés non chargés, non polaires ou présentant une autre classification.

17. Que désigne le point isoélectrique pHipHi d’un acide aminé ?

Le pH auquel sa solubilité dans l’eau est maximale
Le pH auquel sa charge électrique globale est nulle
Le pH auquel tous ses groupes sont protonés
Le pH auquel sa charge électrique globale est positive

Le pH auquel sa charge électrique globale est nulle

Explication

Le point isoélectrique correspond au pH où les charges positives et négatives de l’acide aminé se compensent, donnant une charge globale nulle. Un acide aminé n’y possède pas nécessairement tous ses groupes protonés.

18. Que se passe-t-il lorsqu’un milieu atteint une valeur de pH égale au pK d’un groupement ionisable ?

La forme protonée représente environ trois quarts des molécules
Toutes les fonctions ionisables adoptent la même charge
Les formes protonée et déprotonée sont présentes en concentrations égales
La forme déprotonée devient absente du mélange

Les formes protonée et déprotonée sont présentes en concentrations égales

Explication

À pH=pKpH=pK, les concentrations de la forme protonée et de la forme déprotonée du groupement considéré sont égales. Cette égalité concerne ce groupement et non toutes les fonctions ionisables de la molécule.

19. Quelle expression permet de calculer le point isoélectrique d’un acide aminé dépourvu de chaîne latérale ionisable ?

pHi=pKNH2pKCOOHpHi = \frac{pK_{NH_2}}{pK_{COOH}}
pHi=pKCOOH−pKNH22pHi = \frac{pK_{COOH}-pK_{NH_2}}{2}
pHi=pKCOOH+pKNH22pHi = \frac{pK_{COOH}+pK_{NH_2}}{2}
pHi=pKCOOH+pKNH2pHi = pK_{COOH}+pK_{NH_2}

$$pHi = \frac{pK_{COOH}+pK_{NH_2}}{2}$$

Explication

Pour cet acide aminé, le point isoélectrique est la moyenne des deux pK des groupes carboxyle et amine. Pour un acide aminé dicarboxylique, il faut plutôt moyenner les deux pK qui encadrent la forme zwitterionique.

20. Quelle distinction entre oligopeptide, polypeptide et protéine est correcte ?

Un oligopeptide contient moins de 10 résidus, un polypeptide plus de 10, et une protéine dépasse 10 000 Da
Un oligopeptide dépasse 10 résidus, un polypeptide en contient moins de 10, et une protéine dépasse 1 000 Da
Un oligopeptide et un polypeptide ont moins de 10 résidus, tandis qu’une protéine dépasse 10 000 Da
Un oligopeptide contient moins de 10 résidus, un polypeptide dépasse 10 000 Da, et une protéine en contient plus de 10

Un oligopeptide contient moins de 10 résidus, un polypeptide plus de 10, et une protéine dépasse 10 000 Da

Explication

La classification repose sur le nombre de résidus pour les oligopeptides et les polypeptides, puis sur la masse moléculaire pour distinguer les protéines. Une protéine est ainsi un polypeptide dont la masse moléculaire dépasse 10 000 Da.

21. Comment se forme une liaison peptidique entre deux acides aminés ?

Par l’union de deux groupes carboxyles avec perte d’un phosphate
Par l’union de deux groupes amines avec oxydation du soufre
Par l’union d’un groupe hydroxyle avec un groupe carbonyle
Par l’union d’un groupe carboxyle avec un groupe amine

Par l’union d’un groupe carboxyle avec un groupe amine

Explication

La liaison peptidique relie deux acides aminés grâce à l’association d’un groupe carboxyle et d’un groupe amine. Les autres associations décrivent des fonctions chimiques différentes de celle impliquée dans cette liaison.

22. Dans quel sens une séquence peptidique est-elle écrite par convention ?

De l’extrémité N-terminale vers l’extrémité C-terminale
Du résidu central vers les deux extrémités
De l’extrémité C-terminale vers l’extrémité N-terminale
Du résidu le plus hydrophobe vers le résidu le plus polaire

De l’extrémité N-terminale vers l’extrémité C-terminale

Explication

La convention d’écriture d’une séquence peptidique va de l’extrémité N-terminale vers l’extrémité C-terminale. La lecture inverse modifierait l’ordre des acides aminés et produirait une séquence différente.

23. Quelle conséquence structurale résulte de la résonance de la liaison peptidique ?

Les atomes N, C et O concernés adoptent une hybridation sp2 et restent dans un même plan
Les atomes N, C et O concernés adoptent une hybridation sp3 et tournent librement autour de la liaison
Le carbone peptidique adopte une hybridation sp et impose une géométrie linéaire
Les atomes N, C et O concernés deviennent indépendants et perdent toute délocalisation électronique

Les atomes N, C et O concernés adoptent une hybridation sp2 et restent dans un même plan

Explication

La délocalisation de l’orbitale π entre N, C et O impose une hybridation sp2 et une disposition plane de ces trois atomes. Cette liaison est donc rigide, contrairement aux liaisons autour des carbones α qui permettent des rotations.

24. Pourquoi la détermination de la composition globale d’un polypeptide ne suffit-elle pas à établir sa séquence ?

Parce que la composition identifie les extrémités, alors que la séquence mesure la masse moléculaire
Parce que la composition fragmente la chaîne, alors que la séquence sépare les chaînes polypeptidiques
Parce que la composition donne les proportions d’acides aminés, alors que la séquence précise leur ordre
Parce que la composition révèle les liaisons peptidiques, alors que la séquence détermine les pK

Parce que la composition donne les proportions d’acides aminés, alors que la séquence précise leur ordre

Explication

L’analyse de composition indique quels acides aminés sont présents et dans quelles proportions, sans préciser leur arrangement. Le séquençage doit donc déterminer l’ordre des résidus après les étapes de fragmentation et d’analyse des fragments.

25. Quel est le principe de la réaction d’Edman appliquée à une chaîne polypeptidique ?

Elle marque l’acide aminé N-terminal, libère sa phénylthiohydantoïne, puis répète le cycle
Elle marque l’acide aminé C-terminal, libère sa phénylthiohydantoïne, puis répète le cycle
Elle clive après les méthionines et mesure directement la composition globale
Elle clive après les lysines et arginines afin d’identifier les fragments obtenus

Elle marque l’acide aminé N-terminal, libère sa phénylthiohydantoïne, puis répète le cycle

Explication

La réaction d’Edman cible successivement l’extrémité N-terminale grâce au phénylisothiocyanate, puis libère le dérivé identifiable en milieu acide. La carboxypeptidase, en revanche, agit sur l’extrémité C-terminale.

26. Une chaîne polypeptidique contient la séquence Lys-Ala-Arg-Pro-Val. Où la trypsine peut-elle cliver selon sa règle de spécificité ?

Après Ala et après Val, sauf lorsque le résidu suivant est Lys
Avant Lys et avant Arg, sauf lorsque le résidu précédent est Pro
Après Lys et après Arg, sauf lorsque le résidu suivant est Pro
Après Pro et après Val, sauf lorsque le résidu suivant est Arg

Après Lys et après Arg, sauf lorsque le résidu suivant est Pro

Explication

La trypsine coupe du côté carboxyle des lysines et des arginines, mais le clivage est empêché lorsque le résidu concerné est suivi d’une proline. Dans cette séquence, le site après Arg est donc bloqué par Pro, tandis que celui après Lys reste possible.

27. Quelle distinction décrit correctement les structures secondaire et tertiaire d’une protéine ?

La structure secondaire décrit des arrangements locaux, tandis que la structure tertiaire correspond au repliement global de la chaîne.
La structure secondaire décrit la forme globale, tandis que la structure tertiaire correspond à des motifs locaux réguliers.
La structure secondaire correspond à l’association de sous-unités, tandis que la structure tertiaire décrit des liaisons peptidiques.
La structure secondaire concerne la composition en acides aminés, tandis que la structure tertiaire indique leur ordre dans la chaîne.

La structure secondaire décrit des arrangements locaux, tandis que la structure tertiaire correspond au repliement global de la chaîne.

Explication

La structure secondaire concerne les conformations locales, comme les hélices et les feuillets, alors que la structure tertiaire décrit le repliement spatial global d’une chaîne. L’association de plusieurs sous-unités relève de la structure quaternaire, et non de la structure secondaire.

28. Quelle caractéristique correspond à une hélice α droite ?

Elle contient 5,4 résidus par tour et possède un pas de 3,6 Å.
Elle contient 3,6 résidus par tour et possède un pas de 5,4 Å.
Elle contient 2,5 résidus par tour et possède un pas de 3,6 Å.
Elle contient 4,0 résidus par tour et possède un pas de 6,8 Å.

Elle contient 3,6 résidus par tour et possède un pas de 5,4 Å.

Explication

Une hélice α droite comporte 3,6 résidus par tour et son pas est de 5,4 Å. Les valeurs proposées dans les autres réponses ne correspondent pas aux paramètres caractéristiques de cette structure.

29. Quelle différence distingue un feuillet β antiparallèle d’un feuillet β parallèle ?

Les chaînes sont orientées en sens opposés dans le parallèle, qui est généralement plus stable.
Les chaînes ont la même orientation dans les deux types, mais leurs boucles diffèrent.
Les chaînes sont orientées en sens opposés dans l’antiparallèle, qui est généralement plus stable.
Les chaînes sont orientées dans le même sens dans l’antiparallèle, qui est généralement plus stable.

Les chaînes sont orientées en sens opposés dans l’antiparallèle, qui est généralement plus stable.

Explication

Dans un feuillet β antiparallèle, les chaînes ont des orientations opposées et l’ensemble est généralement plus stable que le feuillet parallèle. Le feuillet parallèle possède au contraire des chaînes orientées dans le même sens.

30. Que désigne la structure tertiaire d’une protéine ?

L’organisation locale de motifs comme les hélices α et les feuillets β.
La succession linéaire des acides aminés reliés par des liaisons peptidiques.
La structure spatiale globale obtenue par le repliement d’une chaîne sur elle-même.
L’association spatiale de plusieurs chaînes polypeptidiques en sous-unités.

La structure spatiale globale obtenue par le repliement d’une chaîne sur elle-même.

Explication

La structure tertiaire est le repliement spatial global d’une seule chaîne polypeptidique. L’association de plusieurs chaînes correspond à la structure quaternaire, tandis que la succession des acides aminés constitue la structure primaire.

31. Quelle interaction stabilisatrice de la structure tertiaire est covalente ?

La liaison hydrogène entre des groupes polaires de la chaîne.
Le pont disulfure formé entre deux résidus de cystéine.
L’interaction électrostatique entre des groupes de charges opposées.
L’interaction hydrophobe entre des chaînes latérales apolaires.

Le pont disulfure formé entre deux résidus de cystéine.

Explication

Le pont disulfure entre deux cystéines est une liaison covalente qui contribue à stabiliser la structure tertiaire. Les interactions hydrophobes, hydrogène et électrostatiques sont des interactions non covalentes.

32. Que montre l’expérience d’Anfinsen sur la ribonucléase dénaturée ?

L’ajout prolongé d’urée transforme la ribonucléase en une protéine active présentant une nouvelle conformation.
La rupture des liaisons peptidiques permet à la ribonucléase de reconstruire sa séquence et son activité.
L’élimination du β-mercaptoéthanol et de l’urée permet le retour spontané de la conformation native et de l’activité.
Le maintien du β-mercaptoéthanol empêche la ribonucléase de retrouver toute organisation tridimensionnelle.

L’élimination du β-mercaptoéthanol et de l’urée permet le retour spontané de la conformation native et de l’activité.

Explication

Après dénaturation par l’urée et le β-mercaptoéthanol, leur retrait permet à la ribonucléase de retrouver spontanément sa conformation native et son activité. L’expérience ne repose pas sur une rupture des liaisons peptidiques, car la séquence primaire est conservée.

33. Quelle définition correspond à la structure quaternaire d’une protéine ?

La disposition linéaire des acides aminés dans une chaîne polypeptidique.
L’organisation locale de segments en hélices, feuillets, coudes et boucles.
Le repliement global d’une seule chaîne polypeptidique sur elle-même.
L’association de plusieurs sous-unités protéiques identiques ou différentes.

L’association de plusieurs sous-unités protéiques identiques ou différentes.

Explication

La structure quaternaire résulte de l’association de plusieurs sous-unités protéiques, qui peuvent être identiques ou différentes. Le repliement d’une seule chaîne relève de la structure tertiaire, tandis que les motifs locaux relèvent de la structure secondaire.

34. Quelle modification caractérise une dénaturation protéique ?

Une perte de l’activité biologique par altération de la conformation native sans rupture de la structure primaire.
Une association de plusieurs sous-unités provoquant une augmentation de l’activité biologique.
Une rupture des liaisons peptidiques entraînant la dégradation de la structure primaire.
Une modification de la séquence primaire sans changement de la conformation native.

Une perte de l’activité biologique par altération de la conformation native sans rupture de la structure primaire.

Explication

La dénaturation altère la conformation native et peut faire perdre l’activité biologique, tout en conservant la structure primaire. La rupture des liaisons peptidiques correspond plutôt à une hydrolyse qu’à une dénaturation.

35. Pourquoi la solubilité d’une protéine est-elle minimale à son point isoélectrique ?

La charge nette maximale augmente les répulsions entre molécules et favorise leur dispersion.
L’égalité entre le pH et le pHi rompt les liaisons peptidiques et libère les acides aminés.
L’absence de charge nette réduit les répulsions entre molécules et favorise leur agrégation.
L’excès de charge nette renforce les interactions hydrophobes et provoque leur précipitation.

L’absence de charge nette réduit les répulsions entre molécules et favorise leur agrégation.

Explication

Au point isoélectrique, la charge nette est nulle ou très faible, ce qui diminue les répulsions entre molécules et favorise leur agrégation. La précipitation observée ne résulte pas d’une rupture des liaisons peptidiques.

36. En chromatographie d’exclusion, comment évolue le volume d’élution selon la taille de la molécule ?

Les petites molécules ont un coefficient KDK_D négatif, tandis que les grosses ont un coefficient supérieur à 1.
Les grosses et les petites molécules ont le même coefficient KDK_D, car leur volume d’élution est identique.
Les grosses molécules ont un coefficient KDK_D proche de 1, tandis que les petites ont un coefficient proche de 0.
Les grosses molécules ont un coefficient KDK_D proche de 0, tandis que les petites ont un coefficient proche de 1.

Les grosses molécules ont un coefficient $$K_D$$ proche de 0, tandis que les petites ont un coefficient proche de 1.

Explication

Dans la relation Ve=Vo+KDViV_e=V_o+K_DV_i, KDK_D est proche de 0 pour les grosses molécules et proche de 1 pour les petites, qui pénètrent davantage dans les pores. L’augmentation de la pénétration des pores concerne donc les petites molécules.

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Mémorisez les réponses avec 82 flashcards sur Acides aminés et protéines.

Quels groupes sont liés au carbone α d'un acide aminé α ?

Un groupe carboxyle, un groupe amine, un atome d’hydrogène et un groupe R.

Quels groupes déterminent les propriétés communes des acides aminés ?

Les groupes carboxyle et amine.

Quel rôle joue le radical R dans un acide aminé ?

Il détermine la taille, la charge, l’hydrophobie et la réactivité chimique.

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