Fiche de révision : Évolution des critères d’orientation

Plan du Cours

  1. Évolution des critères d’orientation par périodes
  2. Période psychotechnique des aptitudes
  3. Période psychotechnique des intérêts et valeurs
  4. Développement par le travail et approche holistique
  5. Approche adéquationniste : congruence et différenciation
  6. Approche développementale : concept de soi et changement
  7. Dynamique vocationnelle à l’adolescence
  8. Circonscription et compromis dans le choix
  9. Happenstance et théorie des carrières imprévisibles
  10. Démarche de bilan et analyse stratégique
  11. Techniques narratives : génogramme et scénarios
  12. SMART, SWOT et plan 5-4-3-2-1

1. Évolution des critères d’orientation par périodes

Notions clés & Définitions

  • Psychotechnique des aptitudes : Approche d’orientation centrée sur la mesure des aptitudes, notamment physiques, pour guider le choix scolaire ou professionnel.
  • Psychotechnique des intérêts : Approche d’orientation centrée sur les intérêts et valeurs, en plus des aptitudes, pour mieux ajuster la personne au métier.
  • Développement de soi par le travail : Approche d’orientation qui vise le développement de la personne via le travail, en reliant choix et construction progressive de compétences.
  • Orientation par l’accompagnement et l’éducation : Approche d’orientation qui traite le choix comme un processus soutenu par l’éducation, l’information et l’accompagnement.
  • Employabilité et adaptabilité : Approche d’orientation tournée vers la capacité à s’ajuster tout au long de la vie, dans des contextes changeants et incertains.

Points essentiels

  • 1900-1925 : les critères d’orientation se focalisent sur les aptitudes physiques et les attitudes au travail, avec une logique fortement liée aux besoins économiques et sociaux.
  • 1925-1950 : l’orientation intègre les intérêts et valeurs pour mieux faire correspondre la personne au métier, en visant aussi la stabilité pour l’employeur.
  • 1950-1980 : l’orientation se centre sur le développement de soi par le travail, avec une approche plus holistique et des entretiens non directifs centrés sur la personne.
  • 1980-2000 : le choix est traité comme un processus, soutenu par l’accompagnement et l’éducation, dans un contexte de mondialisation et d’informatisation.
  • 2000-… : l’orientation met l’accent sur l’employabilité, l’adaptabilité et la responsabilité, avec une logique de carrière et une approche holistique/décloisonnée.
  • Période 1 : public majoritairement des jeunes garçons sortant de l’école élémentaire, avec testing et entretien strictement directif.

Astuce mémo

Aptitudes → Intérêts → Développement → Accompagnement → Employabilité (A-I-D-A-E).

2. Période psychotechnique des aptitudes

Notions clés & Définitions

  • Triple triade : La triple triade regroupe trois cadres à organiser pour que l’accompagnement soit efficace : physique, interactionnel et de signification.
  • Cadre physique : Le cadre physique désigne l’aménagement matériel qui favorise la concentration et le confort pendant l’échange.
  • Cadre de l’interaction : Le cadre de l’interaction correspond aux comportements du conseiller qui rendent l’échange présent, attentif et compréhensible.
  • Cadre de signification : Le cadre de signification vise à relier la demande explicite à ce qui se joue implicitement, via des explications et une psycho-éducation.
  • Courant adéquationniste : Le courant adéquationniste cherche l’ajustement entre caractéristiques stables de la personne et exigences stables du métier pour favoriser réussite et satisfaction.

Points essentiels

  • La période psychotechnique des aptitudes s’inscrit dans une logique d’orientation où l’on cherche un appariement entre profils et exigences professionnelles.
  • Le cadre physique doit inclure un local calme, chaleureux et structuré (température, éclairage, décoration), avec deux chaises et une table, sans ordinateur mais avec prise de notes papier.
  • Le cadre de l’interaction repose sur la présence totale du conseiller, une écoute empathique (regard, mimiques, posture, mouvements) et des relances/questions/reformulations, avec des notes précises mais non envahisssnt.
  • Le cadre de signification consiste à aller au-delà de la demande explicite en travaillant l’implicite, notamment via psycho-éducation et l’usage des théories comme heuristiques.
  • La confiance envers le conseiller se construit dès sa présentation (fonction/statut, formation, expérience, spécificités d’approche) et par un langage poli, chaleureux et soutenu au départ.
  • La confiance dans la relation dépend de la posture générale du conseiller, de la qualité des interactions et de l’adéquation entre demande, objectifs et moyens du travail d’orientation.

Astuce mémo

Physique-Interaction-Signification : PIS = lieu calme, écoute active, sens implicite.

3. Période psychotechnique des intérêts et valeurs

Notions clés & Définitions

  • Strong : Strong : auteur (1927) ayant proposé des inventaires d’intérêts professionnels organisés par professions.
  • Kuder : Kuder : auteur (1939) ayant contribué à la mesure des intérêts via des dimensions d’intérêt reliées à des groupes de professions.
  • Théorie de Holland : Théorie de Holland : modèle d’orientation fondé sur l’idée que les intérêts et la personnalité vocationnelle se reflètent dans des choix d’environnements de travail.
  • RIASEC : RIASEC : système de six types de personnalité vocationnelle (Réaliste, Investigateur, Artiste, Social, Entrepreneurial, Conventionnel).
  • Congruence : Congruence : degré de correspondance entre le profil vocationnel d’une personne et celui d’un environnement de travail.

Points essentiels

  • Le contexte de la période psychotechnique relie l’allongement de la scolarité et l’évolution du travail à la nécessité de considérer intérêts et valeurs pour guider les choix vocationnels.
  • La théorie de Holland est la plus connue et la plus influente en orientation, et elle alimente directement des instruments de mesure et des méthodes de classification des métiers.
  • Les postulats de base sont que les intérêts professionnels expriment la personnalité et que les individus cherchent des environnements compatibles avec cette personnalité vocationnelle.
  • Le modèle RIASEC décrit la plupart des personnes par une combinaison de six types, chacun associé à des intérêts, activités préférées, croyances, capacités, valeurs et caractéristiques.
  • Les environnements de travail peuvent aussi être décrits avec la même logique, ce qui permet de comparer profils individuels et environnements.
  • La congruence est liée à la satisfaction au travail, à la stabilité et à la performance, car elle favorise l’usage des compétences et l’adéquation des rôles, attitudes et valeurs.

Astuce mémo

RIASEC = 6 voies : Réaliste, Investigateur, Artiste, Social, Entrepreneurial, Conventionnel.

4. Développement par le travail et approche holistique

Notions clés & Définitions

  • Type Social : Le type Social regroupe des personnes motivées par le contact, la compréhension d’autrui et l’aide, avec un fort respect et un souci d’harmonie.
  • Type Entrepreneurial : Le type Entrepreneurial désigne des personnes dynamiques, orientées défis et projets, qui cherchent visibilité et pouvoir via la réussite.
  • Type Conventionnel : Le type Conventionnel correspond à des personnes prudentes et discrètes, motivées par la stabilité, la sécurité et des tâches structurées.
  • Type éveilleur : Le type éveilleur regroupe des personnes idéalistes et engagées, qui veulent contribuer à des causes larges et défendre leurs arguments.
  • Congruence : La congruence est l’adéquation entre le profil d’intérêts et l’emploi, associée à la stabilité, à la satisfaction intrinsèque et à la performance.

Points essentiels

  • Le type Social préfère résoudre les problèmes par la discussion et l’amélioration des relations, en accueillant ouvertement les personnes.
  • Le type Social est attiré par les domaines combinant intérêt actif pour les personnes et attention systématique aux détails.
  • Le type Entrepreneurial évalue rapidement la rentabilité d’une proposition grâce à un esprit mathématique et investit dans des combinaisons jugées gagnantes.
  • Le type Entrepreneurial est peu porté aux rapports sentimentaux et se montre habile en société, avec une recherche de prestige et de pouvoir.
  • Le type Entrepreneurial considère la vie comme une lutte pour le pouvoir et valorise la compétition et les défis.
  • Le type Conventionnel privilégie une vie quotidienne simple, prévisible et structurée, avec des règles claires et un besoin de sécurité.

Astuce mémo

Social = soutien et harmonie ; Entrepreneurial = défis et visibilité ; Conventionnel = sécurité et structure ; Éveilleur = idéal et causes larges.

5. Approche adéquationniste : congruence et différenciation

Notions clés & Définitions

  • Congruence intérêts-travail : La congruence correspond à l’alignement entre les intérêts d’une personne et les caractéristiques du travail, et elle sert de prédicteur plus fort que les intérêts seuls.
  • Différenciation intérêts : La différenciation désigne le fait que les intérêts se déclinent en profils distincts, permettant d’expliquer des choix d’activités et des trajectoires différentes.
  • Modèle de Holland RIASEC : Le modèle RIASEC classe les profils d’intérêts en six types, chacun associé à des préférences d’activités et d’environnements professionnels.
  • Théorie des traits : La théorie des traits décrit la personnalité comme un ensemble de dimensions stables, mesurées sur des continuums bipolaires.
  • BIG 5 : Le BIG 5 est un cadre de traits qui permet de décrire la personnalité via plusieurs dimensions relativement indépendantes.

Points essentiels

  • L’intérêt déclenche l’action et oriente le choix des objets vers lesquels la personne se dirige.
  • Les intérêts professionnels sont des préférences pour des classes d’activités évoquant des professions ou des groupes de professions.
  • La présence de sujets dans les formations et professions peut être prédite dans 50% des cas à partir du profil d’intérêts.
  • La congruence intérêts-travail prédit la satisfaction au travail plus fortement que les intérêts pris isolément (Nye et al., 2017).
  • Les dernières méta-analyses suggèrent que l’intérêt peut prédire les résultats scolaires et le succès professionnel.
  • Le modèle RIASEC distingue Réaliste, Investigateur, Artistique, Social, Entreprenant et Conventionnel, chacun lié à des préférences d’activités.

Astuce mémo

Congruence = meilleur score : intérêts + travail (pas seulement intérêts).

6. Approche développementale : concept de soi et changement

Notions clés & Définitions

  • Approche développementale : Approche qui décrit la construction des identités personnelles et professionnelles comme un processus progressif, organisé par des étapes de vie.
  • Maturité vocationnelle : Notion utilisée pour situer le niveau de préparation d’une personne à s’engager dans des tâches vocationnelles adaptées à sa période de vie.
  • Concept de soi : Représentation intégrant les caractéristiques dont la personne a conscience et servant de base à ses choix et ajustements au fil du temps.
  • Espace de vie : Cadre qui organise les rôles et les périodes de vie afin de comprendre comment les trajectoires professionnelles se construisent et se transforment.
  • Donald Super : Auteur associé à une approche centrée sur l’évolution des rôles de vie et du développement vocationnel.

Points essentiels

  • Avant WW1, l’évaluation en orientation visait surtout les compétences physiques, puis elle s’est déplacée vers les aptitudes cognitives entre les deux guerres.
  • Dans les années 60’-70’, l’évaluation des compétences a été fortement contestée, avant un retour via l’évaluation externe d’aptitudes spécifiques dans les années 80’.
  • Dans les années 80’-90’, l’accompagnement s’est centré sur l’activité mentale d’orientation, puis aujourd’hui on observe une évaluation précoce pour l’enseignement spécialisé et peu d’évaluation pendant la scolarité ord.
  • L’approche développementale suppose une genèse ordonnée : l’identité personnelle et professionnelle se construit au fil du temps plutôt qu’en un seul moment.
  • L’approche développementale repère des périodes de vie et des tâches vocationnelles correspondantes, ce qui permet de parler de maturité vocationnelle.
  • Les individus diffèrent par aptitudes, besoins, personnalités, valeurs et intérêts, et ces différences rendent certaines professions plus ou moins accessibles selon leur combinaison requise.

Astuce mémo

Concept de soi = boussole qui se met à jour avec le temps : périodes → tâches → ajustements.

7. Dynamique vocationnelle à l’adolescence

Notions clés & Définitions

  • Maturité vocationnelle : Capacité à faire des choix professionnels adaptés à son âge, en accomplissant progressivement les tâches de développement de carrière jusqu’à franchir les stades.
  • Adaptabilité de carrière : Capacité à gérer des tâches de préparation et de participation à un rôle professionnel, ainsi qu’à ajuster ses choix face à des changements imprévus du travail.
  • Concept de soi : Ensemble des façons de se percevoir et de penser comment les autres nous voient, qui se construit avec la culture, la famille et les expériences vécues.
  • Minicycle vocationnel : Processus où une personne repasse plus rapidement par des stades antérieurs lors d’une transition marquée par une instabilité ou une remise en question.
  • Maxicycle vocationnel : Processus global de développement vocationnel qui se déroule à un rythme plus lent que celui des minicycles lors d’événements perturbateurs.

Points essentiels

  • Les individus diffèrent par aptitudes, besoins, personnalités, valeurs et intérêts, ce qui rend certaines professions plus ou moins accessibles selon la combinaison de caractéristiques requises.
  • Le concept de soi vocationnel s’intègre à partir des caractéristiques dont l’individu a conscience et influence les choix professionnels.
  • Les préférences, compétences, situations professionnelles et concept de soi évoluent avec le temps et les expériences, ce qui entraîne un changement développemental.
  • Le changement vocationnel suit une séquence en 5 étapes : croissance, exploration, installation, maintien et déclin.
  • Les trajectoires de carrière dépendent notamment du niveau socioéconomique parental, des aptitudes cognitives, du niveau d’éducation, des compétences, du concept de soi, de la maturité vocationnelle et des opportunités.
  • La dynamique vocationnelle à l’adolescence (Dumora) vise à repérer des périodes du développement des intentions d’avenir via des entretiens longitudinaux avec des jeunes de 11 à 17 ans issus de milieux sociaux contrastés

Astuce mémo

Maturité = choix adaptés à l’âge ; Adaptabilité = ajuster au contexte ; Minicycle = retour accéléré en transition (maxicycle = parcours global).

8. Circonscription et compromis dans le choix

Notions clés & Définitions

  • Compromis : Le compromis est un processus où l’on abandonne des aspirations préférées pour en choisir d’autres jugées plus compatibles et plus accessibles.
  • Circonscription : La circonscription est un processus où l’on renonce à des aspirations professionnelles quand les opportunités ou formations semblent absentes ou inaccessibles.
  • Accessibilité perçue : L’accessibilité perçue correspond à la façon dont une personne estime qu’une profession ou une formation est atteignable, indépendamment de la réalité.
  • Carte cognitive des professions : La carte cognitive des professions est une représentation mentale des métiers, construite à partir de facteurs sociaux et personnels, commune à la société puis personnalisée.

Points essentiels

  • Le compromis repose sur la compatibilité ressentie et sur l’accessibilité des options, pas sur la simple préférence initiale.
  • La circonscription résulte de deux limites : une limite du niveau social tolérable et une limite de l’effort tolérable.
  • L’origine sociale élevée augmente le « plancher » : en dessous d’un certain prestige social, les professions ne sont plus envisagées.
  • L’excellence scolaire augmente le niveau de prestige des professions envisageables, en relevant le plafond des options.
  • Les jeunes rejettent aussi les options jugées trop difficiles à atteindre sans effort déraisonnable ou avec un risque d’échec trop élevé.
  • Les cartes cognitives structurent les choix surtout selon deux axes, sexe et prestige, et ces dimensions ne sont pas indépendantes.

Astuce mémo

Compromis = je baisse mes rêves pour une option plus accessible ; Circonscription = je trace des limites (sociale et effort) puis je n’explore plus sous/au-delà.

9. Happenstance et théorie des carrières imprévisibles

Notions clés & Définitions

  • Pensée divergente : La pensée divergente est un mode de pensée créatif qui produit plusieurs pistes à partir d’observations, sans se limiter au superficiel.
  • Pensée conceptuelle : La pensée conceptuelle est un raisonnement qui organise des informations en repérant des points communs et des équivalences.
  • Pensée évaluative : La pensée évaluative est une démarche qui compare des options selon des critères logiques et des valeurs pour viser le meilleur choix réalisable.
  • Pensée implicative : La pensée implicative est une façon de raisonner qui anticipe les conséquences possibles d’un projet avant et pendant son engagement.
  • Approche orientante : L’approche orientante est une démarche scolaire qui relie contenus disciplinaires et compétences vocationnelles pour soutenir la construction de projets professionnels.

Points essentiels

  • L’exploration vise à accumuler des informations utiles à la connaissance de soi et aux représentations professionnelles, en recherchant des connaissances inhabituelles.
  • La cristallisation consiste à clarifier les informations en identifiant des points communs pour passer d’un chaos informatif à une organisation cohérente.
  • La spécification apprend à hiérarchiser des critères en référence à des valeurs, en intégrant ce qui est désirable et ce qui est probable.
  • La réalisation correspond à l’engagement du projet, avec l’ordre des actions, l’identification des obstacles et le développement de stratégies.
  • L’approche orientante prend en compte le rôle de l’instance scolaire et revoit les pratiques pédagogiques pour évaluer leurs effets sur l’orientation.
  • Trois principes structurent l’approche orientante : infusion (liens monde du travail dans les cours), collaboration (partenaires/parents/société), mobilisation (élève acteur de son projet).

Astuce mémo

Exploration→Cristallisation→Spécification→Réalisation : chercher (divergent) → trier (conceptuel) → choisir (évaluatif) → agir (implicatif).

10. Démarche de bilan et analyse stratégique

Notions clés & Définitions

  • Sentiment d’efficacité personnelle : Le sentiment d’efficacité personnelle correspond à la croyance qu’on peut réussir une tâche, et il influence la pensée, les choix, la motivation, les efforts et la gestion du stress.
  • Persuasion verbale : La persuasion verbale regroupe les retours et encouragements reçus d’autrui qui renforcent ou fragilisent le sentiment de compétence.
  • Attentes de résultats : Les attentes de résultats sont les croyances sur les conséquences probables d’une action et sur le contrôle qu’on pense avoir sur ces conséquences.
  • Développement des intérêts : Le développement des intérêts désigne l’évolution des préférences et de l’attrait pour certaines activités, qui guide ensuite les choix et l’engagement.
  • Théorie de l’Happenstance : La théorie de l’happenstance propose que les carrières se construisent en partie grâce à des événements imprévus, et qu’on peut apprendre à les provoquer et à les saisir.

Points essentiels

  • La persuasion verbale inclut des feedbacks évaluatifs, des encouragements, des conseils et des attentes, et le non verbal joue aussi un rôle dans l’impact sur le SEP.
  • Une activation émotionnelle trop intense peut nuire au sentiment d’efficacité personnelle, donc à la dynamique motivationnelle.
  • Plus un jeune a confiance en ses capacités, plus il choisit des activités à défi qui permettent d’acquérir de nouvelles compétences.
  • Le sentiment d’efficacité personnelle prédit fortement la réussite psychosociale (De Clercq, 2019) via des objectifs plus élevés, un traitement en profondeur, une autorégulation des efforts, plus de persévérance et une 1
  • Avec le SEP, les performances ne dépendent pas seulement des compétences objectives, car la régulation (stress/anxiété) et la persistance comptent aussi.
  • Le SEP influence la façon de penser (constructive vs dévalorisante), les décisions (études, carrière, vie affective/familiale), la motivation (choix des buts) et la gestion du stress/anxiété.

Astuce mémo

SEP = Savoir-penser-Choisir-Persévérer (et gérer le Stress).

11. Techniques narratives : génogramme et scénarios

Notions clés & Définitions

  • Génogramme : Outil de représentation familiale qui organise les liens et événements marquants sur plusieurs générations pour comprendre des influences personnelles.
  • Scénarios de vie : Trames narratives qui décrivent comment une personne imagine sa trajectoire et les événements qui la structurent, pour guider ses choix.
  • Identité narrative : Construction personnelle du récit de soi qui sert à définir qui l’on est pour soi et pour les autres.
  • Life design : Démarche de construction de carrière par étapes, en s’appuyant sur l’histoire personnelle et les possibilités futures.

Points essentiels

  • Le bilan vise la production d’un profil individuel de compétences en vue de la réorientation, du CV, de l’identification des besoins de formation et de la valorisation/validation des compétences.
  • La compétence correspond à un potentiel mobilisable efficacement dans un contexte donné, et la performance sert de preuve observable de cette compétence.
  • Les compétences se distinguent fréquemment en hard skills et soft skills, ainsi qu’en compétences théoriques/techniques et génériques/spécifiques, transversales/disciplinaires, et cognitives/motrices/émotionnelles/social
  • L’étape 1 du bilan (investigation) établit un inventaire des expériences via CV académique, CV professionnel et parcours extra-professionnel, à l’aide d’inventaires d’activités, dossiers de réalisations et inventaires d’
  • L’étape 2 (transposition) infère les compétences à partir de l’inventaire en mobilisant des référentiels métiers (SFMQ), des dictionnaires (verbes d’action, aptitudes) et RECTEC.
  • L’étape 3 (intégration) construit un profil de compétences structuré selon les besoins du bénéficiaire et associé aux expériences/réalisations les plus illustratives.

12. SMART, SWOT et plan 5-4-3-2-1

Notions clés & Définitions

  • SMART : SMART est une méthode de fixation d’objectifs structurée par cinq critères pour rendre un objectif clair, vérifiable et daté.
  • SWOT : SWOT est un outil d’analyse qui organise les facteurs internes et externes en forces, faiblesses, opportunités et menaces.
  • Plan 5-4-3-2-1 : Le plan 5-4-3-2-1 est une méthode de mise en action qui découpe un objectif en étapes temporelles de plus en plus courtes.
  • Objectifs spécifiques : Les objectifs spécifiques sont des objectifs formulés de façon précise, avec ce que l’on veut faire et des verbes d’action.
  • Objectifs mesurables : Les objectifs mesurables sont des objectifs évalués grâce à une méthode et des critères concrets de réussite.

Points essentiels

  • SMART impose des objectifs SPÉCIFIQUES avec précision sur l’action à réaliser et des verbes d’action.
  • SMART impose des objectifs MESURABLES avec une méthode d’évaluation et des critères précis (ex. envoyer dix CV, obtenir un entretien par mois).
  • SMART impose des objectifs ATTEIGNABLES en vérifiant la faisabilité au regard des ressources personnelles et du contexte.
  • SMART impose des objectifs RÉALISTES en cohérence avec les valeurs et avec les objectifs à long terme.
  • SMART impose une TEMPORALITÉ en indiquant le moment de départ, les étapes et leurs délais.
  • SWOT classe les éléments en forces et faiblesses (internes) puis en opportunités et menaces (externes).

Astuce mémo

SMART = Spécifique Mesurable Atteignable Réaliste Temporel ; 5-4-3-2-1 = projection puis actions de plus en plus proches.

Repères chronologiques

DateÉvénement
1900-1925Psychotechnique des aptitudes (critères centrés sur aptitudes physiques et attitudes au travail)
1925-1950Psychotechnique des intérêts et valeurs (intérêts/valeurs + logique économique/sociale)
1950-1980Développement de soi par le travail (approche holistique, entretiens non directifs)
1980-2000Orientation par l’accompagnement et l’éducation (choix comme processus)
2000-….Employabilité, adaptabilité, responsabilité (logique carrière, approche décloisonnée)

Tableaux de synthèse

Évolution des critères d’orientation par périodes

PériodeFocusLogique dominante
1900-1925Aptitudes physiques ; attitudes au travail / dextéritéDev économique et sociale de l’époque
1925-1950Aptitudes physiques et cognitives ; intérêts et valeursÉconomique et sociale
1950-1980Intérêts, valeurs, personnalité ; approche holistiqueIndividuelle (libre arbitre) et éducative
1980-2000Choix en tant que processusIndividuelle et éducative
2000-….Processus ; adaptabilité, flexibilité ; approche holistique/décloisonnéeIndividuelle (élective) et éducative/sociale

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre la congruence (alignement profil-intérêts/travail) avec la simple présence d’intérêts : la congruence sert de prédicteur plus fort.
  2. Croire que les types RIASEC sont des catégories fixes : le cours insiste sur la cristallisation progressive et la possibilité d’évolution (surtout chez les jeunes).
  3. Mélanger cadre physique et cadre de signification : le premier concerne le local (calme, chaleur, matériel), le second l’explicitation de l’implicite via psycho-éducation.
  4. Interpréter l’entretien non directif comme absence de cadre : le cours exige aussi alliance, cap, objectifs et reformulations.
  5. Penser que l’évaluation des compétences remplace l’évaluation des intérêts : le cours distingue leurs rôles (orientation de l’effort vs niveau d’efficience).
  6. Confondre minicycle et maxicycle : le minicycle est un retour accéléré en transition perturbatrice, le maxicycle est le développement global plus lent.
  7. Réduire la circonscription à un manque d’ambition : elle repose sur des limites (accessibilité perçue, niveau social tolérable, effort tolérable), pas seulement sur le désir.

Checklist Examen

  1. Savoir résumer l’évolution des critères d’orientation par périodes (focus, public, pratiques, logique, contexte) dans l’ordre chronologique 1900-1925 → 2000-….
  2. Décrire la période psychotechnique des aptitudes : focus (physique/moralité), public (jeunes garçons), pratiques (testing + entretien directif), logique dominante et contexte.
  3. Décrire la période psychotechnique des intérêts : focus (physiques/cognitives + intérêts/valeurs), public (garçons/filles + précaires), pratiques (testing + éviter turnover), logique et contexte.
  4. Décrire la période développement par le travail : focus (intérêts/valeurs/personnalité + holistique), pratiques (entretien non directif centré personne + testing), logique et contexte.
  5. Décrire la période accompagnement et éducation : focus (choix processus), pratiques (information/formation/accompagnement), logique et contexte (mondialisation/informatisation).
  6. Décrire la période employabilité/adaptabilité : focus (processus, flexibilité, approche holistique/décloisonnée), pratiques (entretien non directif + biographique + orientante), logique et contexte (ère digitale, diplôme
  7. Maîtriser la triple triade : cadre physique (local, matériel), cadre de l’interaction (présence, écoute empathique, relances, notes), cadre de signification (implicite, psycho-éducation, théories comme heuristiques).
  8. Expliquer la construction de la confiance : présentation du conseiller (fonction/statut/formation/expérience), confiance dans la relation (posture/qualité adéquation moyens-demande), et confiance du consultant (pouvoir d
  9. Maîtriser le courant adéquationniste : fondements (caractéristiques/ exigences stables, décisions rationnelles, appariement) et principes de Parsons (3 facteurs).
  10. Expliquer la théorie de Holland : RIASEC (6 types), congruence (principe), et les 4 principes (congruence, consistance, différenciation, identité) avec leur utilité pour l’orientation.
  11. Savoir caractériser les types RIASEC (au moins Social, Entrepreneurial, Conventionnel, et Éveilleur) selon les descriptions du cours (motivations, préférences, style de résolution).
  12. Maîtriser l’approche développementale (Super) : concept de soi, maturité vocationnelle, adaptabilité de carrière, séquence en 5 étapes, et distinction minicycle/maxicycle.
  13. Expliquer la dynamique vocationnelle à l’adolescence (Dumora) : objectif, méthodologie (entretiens longitudinaux), tranche d’âge (11-17 ans) et logique développementale.
  14. Expliquer circonscription et compromis (Gottfredson) : définitions, rôle de l’accessibilité perçue, limites (niveau social tolérable, effort tolérable) et dimensions de la carte cognitive (sexe + prestige).

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Évolution des critères d’orientation avec 11 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Entre 1900 et 1925, sur quels critères l’orientation se focalise-t-elle principalement ?

2. Qu'est-ce que l'évolution des critères d’orientation par périodes reflète dans le contexte de l'histoire de l'orientation professionnelle?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Évolution des critères d’orientation avec 9 flashcards interactives.

Évolution des critères d’orientation

De l’aptitude physique aux compétences globales

Évolution par périodes

De 1900 à aujourd’hui, critères changent.

Période psychotechnique des aptitudes

Orientation centrée sur aptitudes physiques, testing, entretien directif

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