QCM : Évolution et systématique végétales (64 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle branche de la botanique étudie à la fois la classification, la dénomination et l’identification des plantes ?

L’écologie végétale
La botanique systématique
L’anatomie végétale
La physiologie végétale

La botanique systématique

Explication

La botanique systématique regroupe la classification, la dénomination et l’identification des plantes. La physiologie végétale étudie plutôt le fonctionnement des organismes végétaux.

2. Quel est l’un des rôles majeurs de la systématique végétale dans l’étude de la diversité végétale ?

Observer les échanges gazeux des feuilles adultes
Mesurer uniquement la croissance des tissus végétaux
Connaître, conserver et comprendre son évolution
Déterminer la composition minérale de chaque sol

Connaître, conserver et comprendre son évolution

Explication

La systématique végétale aide à connaître, conserver et comprendre l’évolution de la diversité du monde végétal, tout en diffusant les connaissances. L’analyse de la composition des sols relève davantage de la pédologie et de l’écologie.

3. Quelle distinction décrit correctement les fleurs actinomorphes et zygomorphes ?

Les actinomorphes sont dépourvues de symétrie, les zygomorphes ont deux plans
Les actinomorphes ont plusieurs plans identiques, les zygomorphes un seul plan
Les actinomorphes ont deux plans différents, les zygomorphes n’en ont aucun
Les actinomorphes ont un seul plan, les zygomorphes plusieurs plans identiques

Les actinomorphes ont plusieurs plans identiques, les zygomorphes un seul plan

Explication

Une fleur actinomorphe possède au moins deux plans de symétrie identiques, tandis qu’une fleur zygomorphe possède un seul plan de symétrie. Confondre le nombre de plans inverse les deux définitions.

4. Quelle affirmation décrit l’histoire évolutive relative des deux formes de symétrie florale ?

La zygomorphie est ancestrale, tandis que l’actinomorphie est dérivée
La zygomorphie est dérivée, tandis que l’actinomorphie est ancestrale
Les deux formes sont dérivées et apparues une seule fois chez les Angiospermes
Les deux formes sont ancestrales et apparues simultanément chez les Angiospermes

La zygomorphie est dérivée, tandis que l’actinomorphie est ancestrale

Explication

L’actinomorphie est considérée comme l’état ancestral des Angiospermes, alors que la zygomorphie est un état dérivé apparu plus récemment. La zygomorphie est en outre apparue indépendamment dans plusieurs familles.

5. Quel processus correspond au transport du pollen de l’étamine vers le pistil ?

La germination
La pollinisation
La fécondation
La dispersion des graines

La pollinisation

Explication

La pollinisation est le transfert du pollen de l’étamine vers le pistil. La fécondation désigne ensuite la fusion des gamètes, ce qui correspond à une étape différente de la reproduction.

6. Comment définit-on un syndrome floral ?

Un groupe d’espèces partageant une même origine géographique
Une succession de phases cellulaires précédant la formation des graines
Une structure reproductrice produisant les gamètes mâles de la fleur
Un ensemble de caractères floraux liés à un vecteur de pollinisation

Un ensemble de caractères floraux liés à un vecteur de pollinisation

Explication

Un syndrome floral rassemble des caractères floraux sélectionnés au cours de l’évolution en réponse à des vecteurs de pollinisation biotiques ou abiotiques. Il ne désigne ni une phase cellulaire ni un groupe d’espèces.

7. Pourquoi deux taxons peuvent-ils partager un caractère homologue ?

Parce qu’il résulte d’une ressemblance fonctionnelle sans héritage commun
Parce qu’ils l’ont acquis séparément sous une même pression
Parce qu’il apparaît chez eux après une hybridation récente
Parce qu’ils l’ont hérité d’un ancêtre commun

Parce qu’ils l’ont hérité d’un ancêtre commun

Explication

Un caractère homologue est partagé parce qu’il a été hérité d’un ancêtre commun. Une acquisition indépendante peut produire une ressemblance analogue, mais elle ne constitue pas une homologie.

8. Quelle association entre les termes plésiomorphie et apomorphie est correcte ?

La plésiomorphie concerne les espèces actuelles et l’apomorphie les espèces fossiles
La plésiomorphie est propre à un clade et l’apomorphie est toujours partagée
La plésiomorphie est ancestrale et l’apomorphie est dérivée
La plésiomorphie est dérivée et l’apomorphie est ancestrale

La plésiomorphie est ancestrale et l’apomorphie est dérivée

Explication

La plésiomorphie désigne un état ancestral, tandis que l’apomorphie correspond à un état dérivé acquis au cours de l’évolution. Ces termes ne distinguent pas les espèces selon qu’elles sont actuelles ou fossiles.

9. Quelle propriété caractérise une synapomorphie dans une classification phylogénétique ?

C’est un caractère fonctionnel apparu séparément chez plusieurs taxons éloignés
C’est un caractère dérivé propre à une seule espèce sans partage dans le clade
C’est un caractère dérivé partagé par les taxons d’un clade et absent du clade parent
C’est un caractère ancestral commun à tous les taxons d’un groupe étudié

C’est un caractère dérivé partagé par les taxons d’un clade et absent du clade parent

Explication

Une synapomorphie est un caractère apomorphe partagé par plusieurs taxons d’un clade et absent du clade parent. Un caractère dérivé propre à une seule espèce est une autapomorphie, et non une synapomorphie.

10. Chez des Acacias broutés, quelle succession de réponses permet la transmission d’un signal de défense aux arbres voisins ?

La pression des herbivores augmente le nectar, puis les voisins attirent davantage de pollinisateurs
Le stress mécanique bloque l’éthylène, puis les arbres voisins réduisent leur production de tanins
Le broutage diminue les tanins, puis les plasmodesmes transmettent une alerte aux arbres voisins
Le stress mécanique stimule les tanins et l’éthylène, puis l’éthylène alerte les arbres voisins

Le stress mécanique stimule les tanins et l’éthylène, puis l’éthylène alerte les arbres voisins

Explication

Le stress mécanique déclenche d’abord une hausse des tanins et de l’éthylène, puis l’éthylène transmet un signal de détresse aux arbres voisins. Les autres réponses confondent ce mécanisme avec le transport cellulaire, l’attraction des pollinisateurs ou une diminution des défenses.

11. Quelle caractéristique distingue l’allélopathie de la spination chez les plantes ?

L’allélopathie attire les herbivores vers le nectar, tandis que la spination stimule la mémoire des insectes
L’allélopathie repose sur des substances toxiques, tandis que la spination repose sur une structure défensive physique
L’allélopathie augmente la photosynthèse, tandis que la spination facilite le passage des protéines entre cellules
L’allélopathie repose sur des épines, tandis que la spination repose sur des substances toxiques libérées dans le sol

L’allélopathie repose sur des substances toxiques, tandis que la spination repose sur une structure défensive physique

Explication

L’allélopathie correspond à une défense chimique par excrétion de substances toxiques, alors que la spination constitue une défense physique. Les autres propositions inversent ces notions ou leur attribuent des fonctions sans rapport.

12. Quelle proportion moyenne de l’énergie lumineuse reçue par une plante est transformée en matière vivante par la photosynthèse ?

Environ 10%10\%
Environ 50%50\%
Environ 1%1\%
Environ 25%25\%

Environ $$1\%$$

Explication

Le rendement moyen de la photosynthèse chez les plantes est d’environ 1%1\% de l’énergie lumineuse reçue. Des valeurs comme 10%10\% ou 25%25\% surestiment donc fortement ce rendement moyen.

13. Dans quelle situation observe-t-on un compromis évolutif ?

Lorsqu’améliorer un caractère entraîne une dégradation d’un autre caractère
Lorsqu’une plante transforme une fraction de la lumière en matière vivante
Lorsqu’un caractère avantageux améliore simultanément toutes les fonctions de l’organisme
Lorsqu’une espèce transmet un signal chimique à des individus voisins

Lorsqu’améliorer un caractère entraîne une dégradation d’un autre caractère

Explication

Un compromis évolutif apparaît quand une espèce ne peut pas optimiser simultanément tous ses traits et que le gain sur un caractère s’accompagne d’un coût sur un autre. Les autres situations décrivent une coordination, une signalisation ou la photosynthèse, pas un compromis entre traits.

14. Que se produit-il chez l’Onagre vespérale lorsque ses pétales vibrent aux fréquences des ailes de ses pollinisateurs ?

La concentration en sucre du nectar augmente d’environ 20%20\% en trois minutes sans accroître son volume
La plante réduit la concentration en sucre du nectar afin de ralentir l’arrivée des pollinisateurs
Les pétales cessent de vibrer après trois minutes et remplacent le nectar par des tanins
Le volume du nectar augmente d’environ 20%20\% en trois minutes sans modifier sa concentration en sucre

La concentration en sucre du nectar augmente d’environ $$20\%$$ en trois minutes sans accroître son volume

Explication

Les vibrations des pétales entraînent une hausse d’environ 20%20\% de la concentration en sucre du nectar en trois minutes, sans augmentation de son volume. La réponse ne porte donc pas sur une production supplémentaire de nectar ni sur une défense chimique.

15. Quel effet la caféine du nectar exerce-t-elle sur la fréquentation ultérieure d’une fleur par les butineuses ?

Elle augmente le volume de nectar, ce qui attire davantage de butineuses sans modifier leur apprentissage
Elle agit comme un répulsif alimentaire, ce qui réduit progressivement la recherche de la fleur associée
Elle renforce la mémoire de la récompense, si bien que la recherche de la fleur augmente le lendemain et après trois jours
Elle perturbe la mémoire des butineuses, qui recherchent alors des fleurs différentes après l’apprentissage

Elle renforce la mémoire de la récompense, si bien que la recherche de la fleur augmente le lendemain et après trois jours

Explication

La caféine améliore la mémorisation de la récompense : le lendemain, trois fois plus de butineuses recherchent la fleur associée, puis deux fois plus après trois jours. Elle n’est donc pas décrite ici comme un répulsif, mais comme un composé favorisant la mémoire.

16. Qu’est-ce qu’un cotylédon dans une graine ?

Une ouverture du pollen par laquelle s’effectue la germination du tube pollinique
Un pore de la paroi végétale qui relie les cytoplasmes de cellules voisines
Une feuille primordiale qui contient les premières réserves d’énergie de la plantule
Un grain de pollen mûr qui transporte les gamètes mâles vers le stigmate

Une feuille primordiale qui contient les premières réserves d’énergie de la plantule

Explication

Le cotylédon est une feuille primordiale présente dans la graine avant la germination et contenant les premières réserves énergétiques de la plantule. Les autres réponses décrivent respectivement le pollen, une aperture pollinique ou un plasmodesme.

17. Quelle opposition décrit correctement la classification classique et la classification phylogénétique des Angiospermes ?

La classification classique utilise les caractères du pollen, tandis que la classification phylogénétique repose sur deux groupes définis par le nombre de cotylédons
La classification classique sépare les plantes selon leur pollinisateur, tandis que la classification phylogénétique les sépare selon la quantité de nectar
La classification classique utilise le nombre de cotylédons, tandis que la classification phylogénétique révèle que ces groupes sont paraphylétiques
La classification classique reconnaît des groupes monophylétiques, tandis que la classification phylogénétique abandonne les caractères des graines

La classification classique utilise le nombre de cotylédons, tandis que la classification phylogénétique révèle que ces groupes sont paraphylétiques

Explication

La classification classique distingue les Monocotylédones et les Dicotylédones selon le nombre de cotylédons, mais ces groupes sont paraphylétiques en classification phylogénétique. La phylogénie s’appuie notamment sur des caractères comme ceux du pollen, et non sur le pollinisateur ou le nectar.

18. Quel type de pollen est généralement associé aux Eudicotylédones ?

Un pollen exclusivement tricellulaire
Un pollen monoaperturé
Un pollen triaperturé
Un pollen dépourvu d’apertures

Un pollen triaperturé

Explication

Les Eudicotylédones possèdent généralement des grains de pollen triaperturés, tandis que les Monocotylédones sont généralement associées au pollen monoaperturé. Le nombre de cellules et l’absence d’apertures ne constituent pas la distinction indiquée ici.

19. Quelle est la nature biologique du grain de pollen chez les plantes à fleurs ?

Une cellule somatique diploïde produite dans le stigmate après la pollinisation
Un embryon végétal haploïde produit dans la graine avant la fécondation
Un gamète mâle diploïde produit dans l’ovaire qui fusionne directement avec l’ovule
Un gamétophyte haploïde produit dans les anthères qui transporte les gamètes mâles

Un gamétophyte haploïde produit dans les anthères qui transporte les gamètes mâles

Explication

Le grain de pollen est un gamétophyte haploïde formé dans les anthères et chargé de transporter les gamètes mâles, sans être lui-même un gamète. Les autres propositions lui attribuent une origine, une ploïdie ou une fonction reproductrice incorrecte.

20. Quelle distinction décrit correctement l’autogamie, la géitonogamie et l’allogamie ?

L’autogamie implique deux plantes, la géitonogamie deux espèces et l’allogamie une seule fleur
L’autogamie concerne le pollen d’une autre espèce, la géitonogamie une plante et l’allogamie une fleur
L’autogamie implique une fleur, la géitonogamie deux fleurs d’une même plante et l’allogamie deux plantes différentes
L’autogamie implique deux fleurs, la géitonogamie une fleur et l’allogamie deux organes d’une même plante

L’autogamie implique une fleur, la géitonogamie deux fleurs d’une même plante et l’allogamie deux plantes différentes

Explication

L’autogamie correspond à l’autopollinisation d’une fleur par son propre pollen, tandis que la géitonogamie se déroule entre deux fleurs d’une même plante et l’allogamie entre deux plantes. Confondre l’autogamie avec la géitonogamie revient à négliger le nombre de fleurs concernées.

21. Quel ensemble de caractères constitue un syndrome d’autofécondation ?

Des caractères augmentant la diversité génétique par croisements entre plantes
Des caractères favorisant la reproduction d’une plante par son propre pollen
Des caractères retardant la maturité des organes reproducteurs d’une fleur
Des caractères favorisant l’attraction d’un vecteur de pollinisation vers la fleur

Des caractères favorisant la reproduction d’une plante par son propre pollen

Explication

Le syndrome d’autofécondation regroupe des caractères morphologiques, physiologiques, génétiques et reproductifs qui facilitent la reproduction par autofécondation. Le syndrome floral associé à l’attraction d’un vecteur de pollinisation répond à une autre stratégie reproductive.

22. Quelle combinaison caractérise généralement les fleurs des plantes autogames ?

Des fleurs discrètes, peu odorantes, pauvres en nectar et aux organes sexuels rapprochés
Des fleurs grandes, vivement colorées, très odorantes et riches en nectar
Des fleurs colorées, dépourvues d’étamines fonctionnelles et à maturité sexuelle décalée
Des fleurs odorantes, riches en nectar et présentant des organes sexuels très éloignés

Des fleurs discrètes, peu odorantes, pauvres en nectar et aux organes sexuels rapprochés

Explication

Les plantes autogames présentent généralement des fleurs petites, peu colorées et peu odorantes, avec moins de nectar et des organes sexuels rapprochés. Les caractères d’attraction visuelle, olfactive et nutritive correspondent davantage à une pollinisation dépendante d’un vecteur.

23. Quel est un effet évolutif possible de l’autofécondation chez une plante colonisant un nouvel habitat ?

Elle dépend de nombreux pollinisateurs, mais réduit la proportion de génomes transmis
Elle empêche la colonisation rapide, mais augmente la diversité génétique de la population
Elle facilite la reproduction sans pollinisateur, mais diminue la diversité génétique
Elle maintient une forte hétérozygotie, mais limite la production de descendants

Elle facilite la reproduction sans pollinisateur, mais diminue la diversité génétique

Explication

L’autofécondation permet à une plante de se reproduire sans pollinisateur et de coloniser rapidement de nouveaux sites, tout en augmentant l’homozygotie et en réduisant la diversité génétique. L’idée d’une hausse de la diversité ou de l’hétérozygotie contredit cet effet.

24. Que cherche à expliquer la génétique embryologique et évolutive ?

La manière dont les humains sélectionnent les caractères des plantes cultivées
La manière dont les gènes du développement modifient la morphologie des espèces
La manière dont les pollinisateurs transportent le pollen entre différentes fleurs
La manière dont les plantes accumulent l’amidon dans leurs organes de réserve

La manière dont les gènes du développement modifient la morphologie des espèces

Explication

La génétique embryologique et évolutive étudie le lien entre les gènes du développement et la morphologie des espèces. Les autres propositions concernent respectivement la pollinisation, la domestication et la physiologie des réserves.

25. Quelle association entre symétrie florale et forme de la Linaire est correcte ?

La Linaire commune est actinomorphe et Peloria est zygomorphe
La Linaire commune et Peloria sont toutes deux zygomorphes, mais avec des couleurs différentes
La Linaire commune est bilatéralement actinomorphe et Peloria est radialement zygomorphe
La Linaire commune est zygomorphe et Peloria est actinomorphe

La Linaire commune est zygomorphe et Peloria est actinomorphe

Explication

La Linaire commune possède une symétrie bilatérale dite zygomorphe, tandis que Peloria possède une symétrie radiale dite actinomorphe. La confusion vient de l’inversion des deux termes, qui désignent des organisations géométriques différentes.

26. Qu’est-ce qu’une épimutation ?

Une modification épigénétique héritable qui change l’expression d’un gène sans changer sa séquence
Une recombinaison entre chromosomes qui remplace plusieurs gènes du développement
Une modification de la séquence d’ADN qui empêche la transmission d’un caractère
Une variation environnementale temporaire qui change la forme d’une fleur sans transmission

Une modification épigénétique héritable qui change l’expression d’un gène sans changer sa séquence

Explication

Une épimutation est une modification épigénétique transmissible qui modifie l’expression d’un gène sans modifier la séquence des nucléotides. Une mutation génétique classique, au contraire, touche la séquence d’ADN.

27. Comment la méthylation peut-elle modifier la symétrie florale de la Linaire ?

Elle inhibe Cycloidea et peut produire un phénotype floral héréditaire sélectionnable
Elle augmente la transcription de Cycloidea et supprime la variation de la symétrie
Elle détruit la séquence de Cycloidea et empêche toute formation d’organes floraux
Elle active Cycloidea et transforme une fleur radiale en fleur bilatérale non héréditaire

Elle inhibe Cycloidea et peut produire un phénotype floral héréditaire sélectionnable

Explication

La méthylation inhibe l’action du gène Cycloidea, ce qui peut modifier la symétrie florale et produire un phénotype héréditaire soumis à la sélection. Cette modification relève de la régulation épigénétique et ne correspond pas à une activation du gène.

28. Quelle association entre espèce de Solanum et origine géographique est correcte ?

La pomme de terre vient de la Cordillère des Andes et la tomate du nord-ouest de l’Amérique du Sud
La pomme de terre vient d’Europe et la tomate de l’est de l’Amérique du Sud
La pomme de terre vient du nord-ouest de l’Amérique du Sud et la tomate de la Cordillère des Andes
La pomme de terre vient d’Asie centrale et la tomate des hauts plateaux africains

La pomme de terre vient de la Cordillère des Andes et la tomate du nord-ouest de l’Amérique du Sud

Explication

Solanum tuberosum, la pomme de terre, est originaire de la Cordillère des Andes, tandis que Solanum lycopersicum, la tomate, vient du nord-ouest de l’Amérique du Sud. Les autres associations déplacent l’origine de l’une ou des deux espèces.

29. Quel enchaînement explique la diversification de populations proches de la tomate dans les Andes ?

L’élévation progressive de l’Altiplano a favorisé leur adaptation, puis leur diversification en espèces de Solanum
La domestication humaine a précédé l’élévation de l’Altiplano et produit directement toutes les espèces de Solanum
La sélection par les herbicides a transformé les populations proches de la tomate avant toute adaptation environnementale
La baisse de l’Altiplano a empêché l’adaptation, puis les croisements artificiels ont créé les populations sauvages

L’élévation progressive de l’Altiplano a favorisé leur adaptation, puis leur diversification en espèces de Solanum

Explication

L’élévation progressive de l’Altiplano a favorisé l’adaptation de populations proches de la tomate à leur nouvel environnement, puis leur diversification. La sélection naturelle intervient dans cette adaptation, tandis que la domestication est une action humaine ultérieure.

30. Quelle description de la pomme de terre domestiquée est correcte ?

Elle a été domestiquée il y a environ 8000 ans et ses tubercules sont des tiges souterraines riches en amidon
Elle a été domestiquée avant toute agriculture et ses tubercules sont des fruits souterrains riches en protéines
Elle a été domestiquée récemment et ses tubercules sont des racines aériennes pauvres en amidon
Elle a été domestiquée il y a environ 800 ans et ses tubercules sont des feuilles souterraines riches en sucres

Elle a été domestiquée il y a environ 8000 ans et ses tubercules sont des tiges souterraines riches en amidon

Explication

La pomme de terre a été domestiquée par les humains il y a environ 8000 ans, et ses tubercules sont des organes de réserve riches en amidon issus de tiges souterraines. Ils ne sont donc ni des racines, ni des feuilles, ni des fruits.

31. Quelle différence morphologique distingue principalement le maïs domestiqué de la téosinte sauvage ?

Le maïs possède des fleurs sans grains, tandis que la téosinte produit des épis volumineux et compacts
Le maïs porte des tubercules riches en amidon, tandis que la téosinte porte des racines épaissies
Le maïs possède de grands épis à grains volumineux, tandis que la téosinte a des grains plus petits et moins nombreux
Le maïs possède de petits épis à grains rares, tandis que la téosinte a de grands épis très fournis

Le maïs possède de grands épis à grains volumineux, tandis que la téosinte a des grains plus petits et moins nombreux

Explication

Le maïs domestiqué se caractérise par de grands épis portant des grains volumineux, alors que la téosinte sauvage possède des grains plus petits et moins nombreux. La distinction porte donc sur la morphologie des épis et des grains, non sur des organes souterrains.

32. Quelle discipline étudie la diversité des organismes et leurs relations phylogénétiques afin de retracer leur histoire évolutive ?

La biogéographie
La systématique
La nomenclature
La taxonomie

La systématique

Explication

La systématique analyse la diversité du vivant ainsi que les relations phylogénétiques pour reconstituer l’histoire évolutive. La taxonomie concerne plutôt la description, la dénomination et le classement des taxons.

33. Quelle activité caractérise principalement la taxonomie ?

Reconstituer les liens de parenté à partir des ancêtres communs
Décrire, nommer et classer les organismes selon des rangs hiérarchiques
Comparer les adaptations écologiques de populations éloignées
Mesurer la fréquence des caractères dans une communauté

Décrire, nommer et classer les organismes selon des rangs hiérarchiques

Explication

La taxonomie décrit, dénomme et classe les organismes dans des rangs comme le genre, la famille, l’ordre et la classe. La reconstruction des liens de parenté relève principalement de la phylogénie.

34. Sur quel principe la cladistique fonde-t-elle la classification des organismes ?

Sur la répartition géographique actuelle des espèces
Sur la complexité morphologique des organismes étudiés
Sur les ramifications de lignées issues d’ancêtres communs
Sur la ressemblance générale entre organismes adultes

Sur les ramifications de lignées issues d’ancêtres communs

Explication

La cladistique classe les organismes en fonction des ramifications de lignées provenant d’ancêtres communs et forme ainsi des clades. Une simple ressemblance générale ne suffit pas à établir ces regroupements.

35. Pourquoi la ronce et le framboisier sont-ils considérés comme des groupes frères par rapport au cerisier ?

Parce que leur ancêtre commun est plus récent que celui partagé avec le cerisier
Parce qu’ils possèdent des fruits identiques issus d’une même adaptation
Parce qu’ils appartiennent au même genre alors que le cerisier appartient à une autre famille
Parce qu’ils occupent des habitats plus proches que ceux du cerisier

Parce que leur ancêtre commun est plus récent que celui partagé avec le cerisier

Explication

La ronce et le framboisier sont groupes frères car leur ancêtre commun est plus récent que l’ancêtre commun qu’ils partagent avec le cerisier. L’appartenance taxonomique ou la proximité écologique ne définit pas directement ce statut phylogénétique.

36. Quelle définition correspond à un clade ?

Un regroupement de lignées provenant d’ancêtres différents
Un ensemble de taxons présentant une ressemblance fonctionnelle
Un groupe réunissant quelques descendants sélectionnés d’un ancêtre commun
Un groupe comprenant un ancêtre commun et tous ses descendants

Un groupe comprenant un ancêtre commun et tous ses descendants

Explication

Un clade inclut un ancêtre commun ainsi que l’ensemble de ses descendants. Un groupe qui exclut certains descendants devient paraphylétique, tandis qu’un regroupement d’origines différentes est polyphylétique.

37. Qu’est-ce qu’une synapomorphie ?

Un caractère ancestral conservé par plusieurs lignées éloignées
Un caractère dérivé partagé, transmis depuis l’ancêtre d’un groupe
Un caractère apparu indépendamment chez des espèces différentes
Un caractère propre à une seule espèce actuelle

Un caractère dérivé partagé, transmis depuis l’ancêtre d’un groupe

Explication

Une synapomorphie est un caractère dérivé apparu chez l’ancêtre d’un groupe puis transmis à ses descendants. Un caractère apparu indépendamment dans plusieurs lignées relève plutôt de l’homoplasie.

38. Quelle association décrit correctement les groupes monophylétique, paraphylétique et polyphylétique ?

Le monophylétique inclut une partie des descendants, le paraphylétique tous, le polyphylétique une seule lignée
Le monophylétique regroupe des fonctions communes, le paraphylétique des formes communes, le polyphylétique des habitats communs
Le monophylétique inclut tous les descendants, le paraphylétique une partie, le polyphylétique des origines différentes
Le monophylétique réunit des origines différentes, le paraphylétique des espèces sœurs, le polyphylétique tous les descendants

Le monophylétique inclut tous les descendants, le paraphylétique une partie, le polyphylétique des origines différentes

Explication

Un groupe monophylétique comprend un ancêtre et tous ses descendants, un groupe paraphylétique en exclut une partie, et un groupe polyphylétique rassemble des taxons d’ancêtres différents. Ces catégories se distinguent donc par l’origine évolutive et la complétude des descendants inclus.

39. Quelle distinction oppose correctement caractères homologues et caractères analogues ?

Les homologues partagent une fonction récente, tandis que les analogues proviennent du même ancêtre
Les homologues apparaissent indépendamment, tandis que les analogues sont hérités d’un ancêtre commun
Les homologues ont une origine évolutive commune, tandis que les analogues partagent surtout une forme ou une fonction
Les homologues caractérisent des espèces éloignées, tandis que les analogues caractérisent des espèces sœurs

Les homologues ont une origine évolutive commune, tandis que les analogues partagent surtout une forme ou une fonction

Explication

Les caractères homologues dérivent d’une origine évolutive commune, alors que les caractères analogues se ressemblent principalement par leur forme ou leur fonction. Une ressemblance fonctionnelle ne démontre donc pas une parenté directe.

40. Comment définir l’homoplasie en biologie évolutive ?

La disparition progressive d’un caractère ancestral dans une lignée isolée
L’apparition de caractères similaires sans héritage d’un ancêtre commun porteur de ces caractères
La transformation d’un organe en graine sans intervention de fécondation
La conservation d’un caractère identique transmis par un ancêtre commun aux descendants

L’apparition de caractères similaires sans héritage d’un ancêtre commun porteur de ces caractères

Explication

L’homoplasie désigne une ressemblance apparue chez des espèces différentes sans héritage depuis un ancêtre commun portant ce caractère. La conservation d’un caractère issu d’un ancêtre commun correspond plutôt à l’homologie.

41. Pourquoi les labelles de quatre espèces d’Orchidées peuvent-ils être homologues malgré leurs formes et leurs tailles différentes ?

Parce qu’ils ont acquis indépendamment la même fonction chez des espèces sans ancêtre commun
Parce qu’ils dérivent d’une structure ancestrale commune et se sont adaptés à des pollinisateurs différents
Parce qu’ils proviennent de structures anatomiques différentes remplissant une fonction défensive
Parce qu’ils présentent une forme identique imposée par un environnement comparable

Parce qu’ils dérivent d’une structure ancestrale commune et se sont adaptés à des pollinisateurs différents

Explication

Les labelles sont homologues car ils dérivent d’une structure ancestrale commune, même si leurs formes résultent d’adaptations à des pollinisateurs différents. Une acquisition indépendante d’une fonction similaire décrirait plutôt une homoplasie.

42. Que montre la comparaison des urnes-pièges de Nepenthes, Sarracenia et Cephalotus ?

Elles résultent d’une modification commune des feuilles chez une même lignée
Elles sont apparues au moins trois fois indépendamment chez des plantes non apparentées
Elles constituent un caractère dérivé partagé par un ancêtre de ces trois genres
Elles proviennent d’une structure ancestrale unique héritée par des plantes proches

Elles sont apparues au moins trois fois indépendamment chez des plantes non apparentées

Explication

Les urnes-pièges de ces trois genres sont apparues au moins trois fois indépendamment chez des plantes non apparentées. Leur ressemblance illustre donc une évolution convergente plutôt qu’un héritage commun de cette structure.

43. Pourquoi les caractères convergents sont-ils peu fiables pour reconstruire la parenté ?

Parce qu’ils ne peuvent être observés que chez des organismes fossiles
Parce qu’ils sont toujours absents chez les espèces appartenant à une même lignée
Parce qu’ils peuvent produire des ressemblances indépendantes qui ne reflètent pas une origine commune
Parce qu’ils correspondent nécessairement à des caractères ancestraux conservés

Parce qu’ils peuvent produire des ressemblances indépendantes qui ne reflètent pas une origine commune

Explication

Les caractères convergents apparaissent indépendamment et peuvent donc rapprocher artificiellement des espèces qui ne partagent pas leur origine. La classification phylogénétique doit privilégier les caractères homologues, qui témoignent d’une origine évolutive commune.

44. Quelle distinction oppose correctement convergence évolutive et parallélisme évolutif ?

La convergence concerne des lignées proches, tandis que le parallélisme concerne des lignées éloignées.
La convergence apparaît après une disparition de caractère, tandis que le parallélisme restaure un état ancestral.
La convergence concerne des lignées éloignées, tandis que le parallélisme concerne des lignées proches.
La convergence repose sur des bases homologues, tandis que le parallélisme provient de structures différentes.

La convergence concerne des lignées éloignées, tandis que le parallélisme concerne des lignées proches.

Explication

La convergence se produit chez des lignées éloignées à partir de structures différentes, alors que le parallélisme touche des lignées proches partageant des bases homologues. Confondre l’éloignement des lignées inverse précisément cette distinction.

45. Quel phénomène décrit le développement indépendant de traits similaires chez des organismes non apparentés soumis à des pressions de sélection comparables ?

La dérive morphologique
La réversion évolutive
Le parallélisme évolutif
La convergence évolutive

La convergence évolutive

Explication

La convergence évolutive correspond à l’apparition indépendante de traits similaires chez des organismes non apparentés soumis à des contraintes de sélection comparables. Le parallélisme concerne plutôt des lignées proches partageant des bases génétiques ou développementales.

46. Quel exemple correspond à une réversion évolutive ?

L’acquisition parallèle d’un trait par deux lignées proches
L’apparition d’un trait similaire chez deux lignées éloignées
La réapparition d’un caractère ancestral après sa disparition dans une lignée
La modification d’un organe sous l’effet d’une sélection comparable

La réapparition d’un caractère ancestral après sa disparition dans une lignée

Explication

Une réversion est la réapparition d’un caractère ancestral après sa disparition ou sa forte réduction dans une lignée. L’apparition indépendante d’un trait similaire chez plusieurs lignées relève plutôt de la convergence ou du parallélisme.

47. Comment faut-il interpréter la loi de Dollo concernant la réversibilité de l’évolution ?

Comme une théorie limitant la réversion aux lignées possédant des structures anatomiques homologues.
Comme un principe statistique rendant les réversions strictes très improbables, sans exclure des réapparitions partielles.
Comme une règle selon laquelle les caractères évoluent toujours vers des formes plus complexes.
Comme une loi déterministe interdisant toute reconstruction d’un caractère ancestral perdu.

Comme un principe statistique rendant les réversions strictes très improbables, sans exclure des réapparitions partielles.

Explication

La loi de Dollo exprime une faible probabilité statistique d’une réversion strictement identique, mais des réapparitions partielles restent possibles si certaines bases génétiques sont conservées. Elle n’interdit donc pas toute reconstruction évolutive.

48. Que montrent les données APG IV de 2016 sur la diversité des Angiospermes ?

Elles comprennent 416 familles et 29 538 espèces, soit environ 10 % des végétaux actuels.
Elles comprennent 295 383 familles et 416 espèces, soit près de la moitié des végétaux actuels.
Elles comprennent 416 familles et 295 383 espèces, soit plus de 80 % des végétaux actuels.
Elles comprennent environ 80 familles et 29 538 espèces, soit moins de 20 % des végétaux actuels.

Elles comprennent 416 familles et 295 383 espèces, soit plus de 80 % des végétaux actuels.

Explication

APG IV indique 416 familles et 295 383 espèces d’Angiospermes, représentant plus de 80 % des végétaux actuels. Les Gymnospermes constituent un groupe moins diversifié et ne correspondent donc pas à ces chiffres.

49. Quelle combinaison caractérise les Angiospermes ?

Des fleurs, des graines produites sans fécondation et une absence de tissus conducteurs spécialisés
Des fleurs, de véritables graines issues d’une double fécondation et des vaisseaux conducteurs parfaits
Des cônes, des graines nues issues d’une fécondation simple et des vaisseaux conducteurs rudimentaires
Des spores, l’absence de fleurs et des tissus conducteurs dépourvus de vaisseaux

Des fleurs, de véritables graines issues d’une double fécondation et des vaisseaux conducteurs parfaits

Explication

Les Angiospermes sont des plantes à fleurs possédant de véritables graines issues d’une double fécondation et des vaisseaux conducteurs parfaits. Les graines nues et les cônes caractérisent plutôt les Gymnospermes.

50. Quel appariement associe correctement un cultivar de Brassica oleracea à l’organe principalement sélectionné ?

Le brocoli — les feuilles
Le chou-rave — la tige
Le chou frisé — les bourgeons floraux
Le chou de Bruxelles — la racine principale

Le chou-rave — la tige

Explication

Le chou-rave résulte de la sélection de la tige. Le chou frisé est sélectionné pour ses feuilles, le brocoli pour ses bourgeons floraux et le chou de Bruxelles pour ses bourgeons foliaires latéraux.

51. Que désigne le syndrome de domestication chez les plantes ?

Une réponse physiologique temporaire provoquée par les conditions de culture modernes
Un ensemble de changements morphologiques, physiologiques, phénologiques et éthologiques liés à la domestication
Une transformation limitée à la taille des organes récoltés chez les plantes cultivées
Un groupe de caractères recherchés par les agriculteurs sans changements indirects associés

Un ensemble de changements morphologiques, physiologiques, phénologiques et éthologiques liés à la domestication

Explication

Le syndrome de domestication regroupe plusieurs catégories de caractères différenciant les organismes domestiqués de leurs ancêtres sauvages. Il inclut aussi des changements indirects non recherchés, et pas seulement les traits directement sélectionnés.

52. Quelle différence sexuelle distingue la vigne sauvage de la vigne commune ?

La vigne sauvage est dioïque, tandis que la vigne commune possède des fleurs hermaphrodites et est monoïque.
Les deux formes sont dioïques, mais la vigne commune produit davantage de fleurs femelles fertiles.
Les deux formes sont monoïques, mais la vigne sauvage porte des fleurs hermaphrodites moins nombreuses.
La vigne sauvage est monoïque, tandis que la vigne commune possède des fleurs mâles et femelles séparées.

La vigne sauvage est dioïque, tandis que la vigne commune possède des fleurs hermaphrodites et est monoïque.

Explication

Vitis vinifera subsp. sylvestris est dioïque, alors que Vitis vinifera subsp. vinifera possède des fleurs hermaphrodites et est monoïque. L’inversion de ces états constitue la confusion principale sur cette distinction.

53. Quel mécanisme a été mis en évidence par les travaux de Dmitri Belyaev sur la domestication ?

La sélection d’individus plus agressifs provoque directement une réduction coordonnée de tous les organes.
La sélection d’individus moins agressifs peut entraîner secondairement des changements morphologiques coordonnés.
La sélection de plantes résistantes aux maladies suffit à faire apparaître des comportements de tolérance envers l’humain.
La sélection de fruits plus gros transforme progressivement les plantes sauvages en espèces à reproduction sexuée.

La sélection d’individus moins agressifs peut entraîner secondairement des changements morphologiques coordonnés.

Explication

Les travaux de Belyaev montrent que sélectionner la docilité et la tolérance envers l’humain peut provoquer secondairement plusieurs changements morphologiques coordonnés. La sélection de caractères agricoles comme la taille des fruits ne constitue pas le mécanisme étudié ici.

54. Quelle caractéristique reproductive est fréquente chez les cultivars de bananiers ?

Ils sont généralement stériles et produisent des fruits parthénocarpiques sans fécondation.
Ils sont généralement fertiles et produisent des graines nombreuses après autofécondation.
Ils sont généralement apomictiques et produisent des fruits uniquement après pollinisation par les insectes.
Ils sont généralement dioïques et produisent des fruits après fécondation croisée obligatoire.

Ils sont généralement stériles et produisent des fruits parthénocarpiques sans fécondation.

Explication

Les cultivars de bananiers sont généralement stériles et parthénocarpiques, de sorte que leurs fruits se développent sans fécondation. Ils ne produisent donc pas normalement les graines issues d’une reproduction sexuée classique.

55. Quelle distinction décrit correctement la liaison génétique et la pléiotropie ?

La liaison correspond à une interaction entre allèles, tandis que la pléiotropie concerne la sélection d’un caractère unique.
La liaison concerne des gènes proches, tandis que la pléiotropie implique un gène agissant sur plusieurs caractères.
La liaison décrit une réponse à l’environnement, tandis que la pléiotropie décrit une modification aléatoire des allèles.
La liaison concerne un gène multifonctionnel, tandis que la pléiotropie implique des gènes situés sur des chromosomes voisins.

La liaison concerne des gènes proches, tandis que la pléiotropie implique un gène agissant sur plusieurs caractères.

Explication

La liaison génétique résulte de la proximité de plusieurs gènes sur un chromosome, alors que la pléiotropie provient de l’action d’un même gène sur plusieurs caractères. L’idée d’un gène multifonctionnel associé à la liaison inverse précisément ces deux notions.

56. Pourquoi la sélection d’une croissance rapide peut-elle réduire la résistance au froid chez une plante ?

Elle augmente la diversité génétique de la plante et diminue la fréquence des allèles de résistance.
Elle modifie directement les chromosomes responsables du froid en accélérant leur recombinaison.
Elle empêche l’expression des gènes de croissance lorsque la température devient favorable.
Elle mobilise davantage de ressources pour la croissance au détriment des mécanismes de protection contre le froid.

Elle mobilise davantage de ressources pour la croissance au détriment des mécanismes de protection contre le froid.

Explication

La sélection d’un caractère peut réallouer les ressources internes : une croissance rapide en consomme davantage, laissant moins de ressources aux protections contre le froid. La diversité génétique et la recombinaison chromosomique ne constituent pas le mécanisme décrit ici.

57. Dans une population végétale ayant subi un goulot d’étranglement, que désigne la dérive génétique ?

Une interaction entre plusieurs gènes déterminant l’expression d’un caractère particulier.
Une variation de l’expression des gènes provoquée par les conditions du milieu.
Un changement aléatoire de la fréquence des allèles après une réduction de la diversité génétique.
Une augmentation dirigée de la fréquence des allèles les mieux adaptés par sélection naturelle.

Un changement aléatoire de la fréquence des allèles après une réduction de la diversité génétique.

Explication

La dérive génétique est une modification aléatoire de la fréquence des allèles, pouvant suivre un goulot d’étranglement qui réduit la diversité. Une variation liée au milieu relève plutôt de la plasticité phénotypique, et une augmentation dirigée correspond à la sélection.

58. Quel mécanisme explique qu’un gène produise un effet différent selon la présence d’autres gènes ?

L’épistasie, qui correspond à une interaction entre gènes.
La dérive génétique, qui correspond à une fluctuation aléatoire des allèles.
La plasticité phénotypique, qui correspond à une réponse variable au milieu.
La pléiotropie, qui correspond à l’action d’un gène sur plusieurs caractères.

L’épistasie, qui correspond à une interaction entre gènes.

Explication

L’épistasie désigne une interaction dans laquelle l’effet d’un gène dépend de la présence d’autres gènes. La pléiotropie concerne plutôt plusieurs caractères influencés par un même gène, sans définir cette dépendance entre gènes.

59. Quelle caractéristique peut présenter une variété horticole de bleuet des champs ?

Des fleurs réduites avec une seule couronne de sépales, toujours fertiles et riches en nectaires.
Des fleurs dépourvues de corolle, produisant de nombreux fruits et adaptées aux sols forestiers.
Des fleurs uniformément blanches, portant une couronne de sépales et assurant une forte production de nectar.
Des fleurs plus fournies avec plusieurs couronnes de sépales, souvent sans nectaires et généralement stériles.

Des fleurs plus fournies avec plusieurs couronnes de sépales, souvent sans nectaires et généralement stériles.

Explication

Les variétés horticoles peuvent présenter des fleurs plus fournies, plusieurs couronnes de sépales et une triple corolle, mais elles sont le plus souvent stériles et dépourvues de nectaires. Les autres descriptions contredisent plusieurs de ces caractéristiques.

60. Quelle mesure contribue à limiter la pollution génétique des populations sauvages de bleuet ?

Introduire des variétés horticoles fertiles afin d’augmenter la diversité des populations sauvages.
Remplacer les bleuets sauvages par des plantes cultivées présentant des fleurs plus fournies.
Utiliser une flore d’origine garantie portant le signe de qualité « Vraies messicoles ».
Récolter des graines dans des friches sans vérifier leur origine ni leur composition floristique.

Utiliser une flore d’origine garantie portant le signe de qualité « Vraies messicoles ».

Explication

L’emploi d’une flore d’origine garantie portant le signe « Vraies messicoles » permet de réduire le risque d’introduire des variétés horticoles dans les populations sauvages. La multiplication de variétés horticoles fertiles accroîtrait au contraire le risque de pollution génétique.

61. Qu’est-ce qui caractérise une messicole ?

Une plante forestière dépendant d’un couvert arboré dense et de sols riches en humus.
Une plante spontanée vivant dans les friches, sans relation particulière avec les cultures céréalières.
Une plante cultivée pour ses fleurs, sélectionnée pour produire plusieurs couronnes de sépales.
Une plante annuelle ou vivace associée aux cultures de céréales, comme le coquelicot ou le bleuet.

Une plante annuelle ou vivace associée aux cultures de céréales, comme le coquelicot ou le bleuet.

Explication

Les messicoles sont des plantes annuelles ou vivaces inféodées aux cultures de céréales, parmi lesquelles figurent le coquelicot et le bleuet. Une présence dans les friches ne suffit pas à définir une messicole, car le lien avec les cultures céréalières est déterminant.

62. Quelle différence oppose la reconnaissance à l’identification botanique ?

La reconnaissance utilise une clé analytique, tandis que l’identification repose sur une impression visuelle immédiate.
La reconnaissance compare les caractères observés, tandis que l’identification se limite à mémoriser le nom courant.
La reconnaissance nomme rapidement un taxon, tandis que l’identification suit une démarche analytique fondée notamment sur des clés.
La reconnaissance décrit un spécimen de référence, tandis que l’identification classe les organismes selon leur environnement.

La reconnaissance nomme rapidement un taxon, tandis que l’identification suit une démarche analytique fondée notamment sur des clés.

Explication

La reconnaissance est immédiate et visuelle, alors que l’identification ou détermination repose sur une analyse construite, notamment à l’aide de clés. L’emploi systématique d’une clé pour la reconnaissance inverse les deux démarches.

63. Quel est le rôle d’un holotype dans la description d’une espèce ?

C’est l’individu type ayant servi à décrire l’espèce et présentant ses caractères typiques.
C’est le premier individu observé dans une population, même s’il ne possède pas les caractères représentatifs.
C’est un groupe d’organismes choisi pour représenter plusieurs espèces proches dans une classification.
C’est un spécimen complémentaire utilisé pour élargir la description sans constituer la référence principale.

C’est l’individu type ayant servi à décrire l’espèce et présentant ses caractères typiques.

Explication

L’holotype est l’individu de référence qui a servi à la description d’une espèce et qui porte ses caractères typiques. Un spécimen complémentaire correspond plutôt au rôle d’un paratype, tandis qu’un groupe d’organismes constitue un taxon.

64. Quel était l’objectif principal du programme européen BIODEPTH mené en 1999 ?

Étudier l’effet de la diversité végétale sur la productivité primaire dans des parcelles expérimentales européennes.
Comparer la morphologie des holotypes de plantes provenant de huit pays européens.
Mesurer l’influence de la pollution génétique sur les variétés horticoles de plantes cultivées.
Décrire la plasticité des espèces végétales dans des forêts soumises à des climats identiques.

Étudier l’effet de la diversité végétale sur la productivité primaire dans des parcelles expérimentales européennes.

Explication

BIODEPTH a étudié en 1999, dans huit pays européens, l’impact de la diversité végétale sur la productivité primaire dans des parcelles expérimentales. Le programme portait sur des prairies expérimentales aux climats et aux sols variés, non sur les holotypes ou les variétés horticoles.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 83 flashcards sur Évolution et systématique végétales.

Qu'est-ce que la botanique systématique étudie principalement ?

La classification, la dénomination et l’identification des plantes.

Quels objectifs la systématique végétale poursuit-elle ?

Connaître, conserver, comprendre l’évolution et diffuser les connaissances sur la diversité végétale.

Combien de plans de symétrie ont les fleurs actinomorphes ?

Au moins deux plans de symétrie identiques.

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