QCM : Etude du quotidien (14 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle différence caractérise les finalités du travail social des Trente Glorieuses et celles de l’intervention sociale contemporaine ?

Le premier vise à assister, éduquer et animer, tandis que la seconde vise à gérer, aider et soigner.
Le premier vise à gérer, aider et soigner, tandis que la seconde vise à assister, éduquer et animer.
Le premier vise à surveiller, contrôler et rentabiliser, tandis que la seconde vise à prévenir, orienter et intégrer.
Le premier vise à maintenir à domicile, tandis que la seconde vise à cibler les familles ouvrières.

Le premier vise à assister, éduquer et animer, tandis que la seconde vise à gérer, aider et soigner.

Explication

Le travail social des Trente Glorieuses est associé à l’assistance, à l’éducation et à l’animation, alors que l’intervention contemporaine met l’accent sur la gestion, l’aide et le soin. La deuxième réponse inverse les finalités des deux périodes.

2. Une personne éligible ignore l’existence d’une aide à laquelle elle pourrait prétendre ; quel motif de non-recours cela illustre-t-il ?

La non-demande d’une aide connue et accessible à la personne éligible.
La non-connaissance de l’aide et de l’éligibilité à celle-ci.
La non-réception d’une aide pourtant accordée par l’organisme compétent.
La non-orientation vers un service adapté par un intervenant social.

La non-connaissance de l’aide et de l’éligibilité à celle-ci.

Explication

La non-connaissance correspond au fait de ne pas connaître une prestation ou ses conditions d’accès. La non-demande concerne plutôt une aide connue que la personne éligible ne sollicite pas.

3. Quels types de ressources permettent à une personne de se situer dans l’espace social et d’agir dans ses environnements ?

Des ressources familiales, médicales, culturelles et institutionnelles.
Des ressources matérielles, professionnelles, relationnelles et corporelles.
Des ressources professionnelles, résidentielles, juridiques et numériques.
Des ressources financières, scolaires, administratives et territoriales.

Des ressources matérielles, professionnelles, relationnelles et corporelles.

Explication

Les ressources considérées comprennent les dimensions matérielle, professionnelle, relationnelle et corporelle, qui contribuent à la position sociale et à la capacité d’agir. Les ressources financières ou médicales peuvent compter dans certaines situations, mais elles ne correspondent pas à l’ensemble énoncé ici.

4. Une équipe souhaite réduire le non-recours auprès de personnes éloignées des politiques de santé : quelle démarche correspond à l’aller-vers ?

Rejoindre le public sur son lieu de vie et mener des interventions collectives sur le territoire.
Diffuser des informations générales sans établir de contact avec les populations concernées.
Centraliser les demandes dans un guichet et attendre que le public s’y présente.
Orienter les personnes vers des services spécialisés après leur demande individuelle.

Rejoindre le public sur son lieu de vie et mener des interventions collectives sur le territoire.

Explication

L’aller-vers consiste à rejoindre les personnes sur leur lieu de vie, notamment par l’immersion et des interventions collectives et territoriales, afin d’améliorer l’accès aux services. Le guichet décrit au contraire un dispositif qui attend que le public vienne à lui.

5. Quelle distinction décrit correctement les personnes exclues, désaffiliées et fragiles ?

Les exclues n’ont plus que leur corps comme ultime ressource, les désaffiliées sont fragiles du fait de leur âge, et les fragiles ont des inscriptions précaires au travail.
Les exclues n’ont plus que leur corps comme ultime ressource, les désaffiliées ont des inscriptions précaires au travail et des relations fragilisées, et les fragiles le sont du fait de leur âge.
Les exclues sont fragilisées du fait de leur âge, les désaffiliées ont des relations stables malgré un emploi précaire, et les fragiles n’ont plus que leur corps comme ressource.
Les exclues ont des inscriptions précaires au travail et des relations fragilisées, les désaffiliées n’ont plus que leur corps comme ultime ressource, et les fragiles le sont du fait de leur âge.

Les exclues n’ont plus que leur corps comme ultime ressource, les désaffiliées ont des inscriptions précaires au travail et des relations fragilisées, et les fragiles le sont du fait de leur âge.

Explication

Les personnes exclues sont les plus désocialisées et n’ont plus que leur corps comme ultime ressource ; les désaffiliées gardent des inscriptions précaires dans le travail et des relations fragilisées, tandis que la fragilité est ici liée à l’âge. La deuxième description inverse les caractéristiques des personnes exclues et désaffiliées.

6. Lors d’un accompagnement social, quel élément faut-il objectiver chez une personne fragilisée ?

Son niveau de ressources financières au regard des seuils administratifs.
Son degré d’adhésion aux démarches définies par les professionnels.
Son aptitude à rétablir rapidement ses relations avec son entourage.
Sa capacité d’agir dans sa situation et son environnement.

Sa capacité d’agir dans sa situation et son environnement.

Explication

L’accompagnement social demande d’objectiver la capacité d’agir de la personne fragilisée. Évaluer ses ressources financières peut éclairer certains besoins, mais ne remplace pas l’examen de cette capacité.

7. Quel rôle joue l’accès aux droits dans une société démocratique et équitable ?

Il garantit à chacun la possibilité de connaître et de faire valoir ses droits.
Il confie aux institutions la définition des devoirs civiques de chaque citoyen.
Il limite la puissance de l’État en séparant les fonctions des pouvoirs publics.
Il organise la hiérarchie des textes qui encadrent les rapports entre les personnes.

Il garantit à chacun la possibilité de connaître et de faire valoir ses droits.

Explication

L’accès aux droits est un droit fondamental qui permet à chaque citoyen de connaître et de faire valoir ses droits. La hiérarchie des normes limite plutôt la puissance de l’État et caractérise l’État de droit.

8. Une Maison des services au public créée en 2015 doit être transformée selon une exigence introduite en 2020 : laquelle ?

Obtenir la labellisation France Services pour pouvoir être transformée.
Remplacer ses services de proximité par un dispositif d’orientation à distance.
Devenir un groupement d’intérêt public situé au tribunal du chef-lieu départemental.
Mettre en place un bus de dépistage associé à la politique de santé territoriale.

Obtenir la labellisation France Services pour pouvoir être transformée.

Explication

Depuis 2020, la labellisation France Services est exigée pour la transformation des Maisons des services au public créées en 2015. Le groupement d’intérêt public situé au tribunal correspond à la définition du CDAD, et non à cette exigence.

9. Que recouvre le care dans l’intervention sociale ?

La volonté de prendre soin de l’autre en tenant compte de ses dimensions physique, psychologique et morale.
La volonté d’éduquer l’autre en privilégiant ses dimensions psychologique et relationnelle.
La volonté d’organiser l’aide en fonction des dimensions physiques et administratives de la situation.
La volonté de soutenir l’autonomie de l’autre en tenant compte de ses besoins matériels et professionnels.

La volonté de prendre soin de l’autre en tenant compte de ses dimensions physique, psychologique et morale.

Explication

Le care consiste en une volonté de prendre soin de l’autre dans ses dimensions physique, psychologique et morale. Une approche centrée sur les besoins matériels et professionnels ne couvre pas toutes les dimensions du care.

10. Quelle situation constitue un non-recours aux droits ?

Une personne renonce à un service auquel elle n’a pas droit.
Une personne reçoit une prestation après avoir vérifié qu’elle y est éligible.
Une personne ne reçoit pas une prestation à laquelle elle aurait droit.
Une personne demande un service dont elle ne remplit pas les conditions d’accès.

Une personne ne reçoit pas une prestation à laquelle elle aurait droit.

Explication

Le non-recours désigne le fait de ne pas recevoir une prestation ou un service auquel une personne aurait droit. Une demande portant sur un service pour lequel la personne n’est pas éligible ne relève pas de cette définition.

11. Une notion sert à analyser les différents risques rencontrés par une personne tout au long de son parcours de vie. De quelle notion s’agit-il ?

De la précarité, qui décrit l’absence de garantie de durée ou de stabilité d’une situation.
De la vulnérabilité, qui traverse les risques encourus au fil de la trajectoire individuelle.
De la pauvreté, définie par les interactions entre les personnes pauvres et les bienfaiteurs.
De l’exclusion, caractérisée par une désocialisation et par le corps comme ultime ressource.

De la vulnérabilité, qui traverse les risques encourus au fil de la trajectoire individuelle.

Explication

La vulnérabilité est transversale aux divers risques auxquels les individus sont exposés au cours de leurs trajectoires. La précarité concerne plutôt le manque de garantie de durée ou de stabilité d’une situation.

12. Lequel de ces comportements correspond à un devoir civique du citoyen ?

Faire valoir son droit à la protection sociale auprès des institutions.
Connaître et respecter les lois en vigueur dans la société.
Exprimer ses convictions dans le cadre de la liberté de conscience.
Exercer son droit de vote lors des élections auxquelles il participe.

Connaître et respecter les lois en vigueur dans la société.

Explication

Connaître et respecter les lois fait partie des devoirs du citoyen, au même titre que payer ses impôts et participer à la journée défense et citoyenneté. Le vote, la protection sociale et la liberté de conscience sont des droits civiques.

13. Quelle définition de l’État de droit Hans Kelsen propose-t-il ?

Un état où les normes juridiques sont hiérarchisées de façon à limiter la puissance de l’État.
Un ensemble de règles qui organisent les rapports entre les personnes dans la société.
Un régime où chaque citoyen participe directement à l’élaboration des lois nationales.
Un système où les pouvoirs publics déterminent librement l’application des normes juridiques.

Un état où les normes juridiques sont hiérarchisées de façon à limiter la puissance de l’État.

Explication

Pour Hans Kelsen, l’État de droit repose sur une hiérarchie des normes qui limite la puissance étatique. L’ensemble des règles organisant les rapports entre les personnes correspond à la définition du droit, et non à celle de l’État de droit.

14. Quelle caractéristique définit la précarité ?

L’exposition transversale aux risques susceptibles de jalonner la trajectoire d’un individu.
La perte des ressources matérielles qui permettaient à une personne d’agir dans son environnement.
La fragilisation des relations sociales liée à une inscription instable dans le monde du travail.
L’absence de garantie de durée ou de stabilité, qui rend une situation susceptible d’être remise en cause.

L’absence de garantie de durée ou de stabilité, qui rend une situation susceptible d’être remise en cause.

Explication

La précarité désigne une situation dépourvue de garantie de durée ou de stabilité et donc susceptible d’être remise en cause. L’exposition transversale aux risques sur une trajectoire correspond plutôt à la vulnérabilité.

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Que désigne la précarité ?

Une situation sans garantie de durée ou de stabilité, toujours susceptible d’être remise en cause.

À quoi la vulnérabilité est-elle transversale au cours des trajectoires individuelles ?

Aux divers risques encourus par les individus.

Quelles ressources permettent aux personnes d’agir dans leurs environnements ?

Les ressources matérielles, professionnelles, relationnelles et corporelles.

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