QCM : Fondamentaux de biologie moléculaire — 33 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle substance Miescher a-t-il extraite entre 1869 et 1871 et appelée initialement nucléine ?

Une protéine riche en acides aminés extraite de tissus musculaires
Un lipide contenant du phosphore extrait de cellules nerveuses
Une substance riche en acide phosphorique extraite de pus puis de sperme de saumon
Un glucide complexe isolé à partir de membranes bactériennes

Une substance riche en acide phosphorique extraite de pus puis de sperme de saumon

Explication

Miescher a isolé la nucléine à partir de pus de plaies infectées, puis de sperme de saumon, et l’a caractérisée par sa richesse en acide phosphorique. L’hypothèse d’une protéine musculaire ne correspond pas à ses observations ni à la substance étudiée.

2. Pourquoi les protéines paraissaient-elles plus aptes que l’ADN à stocker l’information génétique ?

Elles étaient formées de quatre bases plus variées que celles de l’ADN
Elles se répliquaient avec une précision supérieure dans les chromosomes
Leurs molécules contenaient davantage de groupements phosphates que l’ADN
Leurs séquences d’acides aminés semblaient offrir une diversité combinatoire plus grande

Leurs séquences d’acides aminés semblaient offrir une diversité combinatoire plus grande

Explication

La diversité combinatoire des séquences d’acides aminés faisait paraître les protéines suffisamment complexes pour porter une information héréditaire. L’ADN était alors jugé trop peu complexe, et non caractérisé par une diversité supérieure de bases.

3. Quel lien Garrod a-t-il établi en 1909 à propos de l’alcaptonurie ?

Une infection bactérienne entraîne une déficience enzymatique suivie d’une coloration des urines
Une variation du phénotype entraîne l’apparition secondaire d’un génotype enzymatique
Une mutation structurale des protéines provoque directement une modification du caryotype cellulaire
Un défaut enzymatique associé à un génotype provoque des urines noires constituant le phénotype

Un défaut enzymatique associé à un génotype provoque des urines noires constituant le phénotype

Explication

Garrod a relié un défaut enzymatique de dégradation de l’acide homogentisique au génotype et aux urines noires comme phénotype. Les urines noires ne constituent donc pas le génotype, contrairement à la confusion proposée.

4. Que désigne la transformation bactérienne observée chez Streptococcus pneumoniae ?

La conversion d’une souche S virulente en souche R après perte de sa capsule
La production d’une toxine par une souche R qui élimine les bactéries concurrentes
Le transfert d’un composant génétique qui rend une souche R non virulente virulente
La destruction d’une souche S virulente qui protège une souche R contre l’infection

Le transfert d’un composant génétique qui rend une souche R non virulente virulente

Explication

La transformation bactérienne correspond au transfert d’un composant génétique permettant à la souche R non virulente d’acquérir la virulence. La souche S est, au contraire, la forme virulente impliquée dans ce transfert.

5. Quel résultat Griffith a-t-il obtenu en 1928 en mélangeant des bactéries R vivantes avec des bactéries S tuées par la chaleur ?

Les bactéries S ont retrouvé leur virulence après refroidissement du milieu de culture
Les bactéries R ont perdu leur capacité de croissance après exposition aux bactéries S
Les bactéries S ont transmis leur capsule intacte aux bactéries R par division cellulaire
Les bactéries R ont acquis la virulence après contact avec le composant des bactéries S

Les bactéries R ont acquis la virulence après contact avec le composant des bactéries S

Explication

Griffith a montré que des bactéries R vivantes deviennent virulentes après exposition à un composant provenant de bactéries S tuées par la chaleur. Les bactéries S utilisées étaient mortes, tandis que les bactéries R vivantes acquéraient le caractère virulent.

6. Comment Beadle et Tatum ont-ils identifié une déficience métabolique chez des mutants auxotrophes ?

Ils ont détruit l’ARN, mesuré la réplication et identifié une mutation par séquençage
Ils ont chauffé les bactéries, observé leur virulence, puis extrait le composant transformant
Ils ont irradié les cellules, testé leur croissance sur milieu minimum, puis utilisé la complémentation
Ils ont marqué les protéines, suivi leur entrée cellulaire, puis comparé les surnageants

Ils ont irradié les cellules, testé leur croissance sur milieu minimum, puis utilisé la complémentation

Explication

L’expérience de Beadle et Tatum repose sur l’irradiation, la sélection de mutants incapables de croître sur milieu minimum et la complémentation par le métabolite requis. Le suivi de la virulence ou du marquage des protéines appartient à d’autres expériences historiques.

7. Quel traitement a fait disparaître la transformation bactérienne dans l’expérience d’Avery, McLeod et McCarty ?

Le traitement par trypsine
Le traitement par ARNase
Le traitement par ADNase
Le traitement par une enzyme de dégradation des lipides

Le traitement par ADNase

Explication

La transformation persistait après traitement par trypsine ou ARNase, mais disparaissait lorsque l’ADN était dégradé par l’ADNase. Cela identifie l’ADN comme le composant transformant, contrairement aux protéines ou à l’ARN.

8. Quelle conclusion l’expérience d’Avery, McLeod et McCarty permet-elle de tirer sur la transformation bactérienne ?

L’ARN est le matériel héréditaire responsable de la transformation bactérienne
L’ADN est le matériel héréditaire responsable de la transformation bactérienne
Les lipides membranaires constituent le matériel héréditaire responsable de la transformation bactérienne
Les protéines constituent le matériel héréditaire responsable de la transformation bactérienne

L’ADN est le matériel héréditaire responsable de la transformation bactérienne

Explication

La disparition de la transformation après dégradation de l’ADN établit que l’ADN constitue le principe transformant et le matériel héréditaire concerné. Les protéines et l’ARN ne produisaient pas cette disparition lorsqu’ils étaient dégradés.

9. Dans l’expérience de Hershey et Chase, quel élément marqué a pénétré dans les bactéries infectées par le phage T2 ?

Les protéines marquées au 32P^{32}\mathrm{P}
Les protéines marquées au 35S^{35}\mathrm{S}
L’ARN marqué au 35S^{35}\mathrm{S}
L’ADN marqué au 32P^{32}\mathrm{P}

L’ADN marqué au $$^{32}\mathrm{P}$$

Explication

L’ADN marqué au 32P^{32}\mathrm{P} est entré dans les bactéries, tandis que les protéines marquées au 35S^{35}\mathrm{S} sont restées dans le surnageant. Cette distribution indique que l’ADN, et non la protéine, est injecté lors de l’infection.

10. Quelle organisation caractérise la double hélice de l’ADN ?

Deux brins parallèles, avec les squelettes sucre-phosphate vers l’intérieur et les bases vers l’extérieur
Deux brins antiparallèles, avec les squelettes sucre-phosphate vers l’extérieur et les bases vers l’intérieur
Un seul brin hélicoïdal, avec les sucres vers l’extérieur et les phosphates vers l’intérieur
Deux brins antiparallèles, avec les bases vers l’extérieur et les phosphates au centre

Deux brins antiparallèles, avec les squelettes sucre-phosphate vers l’extérieur et les bases vers l’intérieur

Explication

La double hélice comporte deux brins polynucléotidiques antiparallèles, dont les squelettes sucre-phosphate sont externes et les bases internes. La confusion fréquente consiste à inverser la position des bases et des squelettes.

11. Quel appariement de bases respecte la complémentarité de l’ADN ?

L’adénine avec la thymine et la guanine avec la cytosine
L’adénine avec la cytosine et la guanine avec la thymine
L’adénine avec la thymine et la cytosine avec la guanine
L’adénine avec la guanine et la thymine avec la cytosine

L’adénine avec la thymine et la guanine avec la cytosine

Explication

Dans l’ADN, l’adénine s’apparie à la thymine et la guanine à la cytosine par des liaisons hydrogène. L’association de l’adénine avec la cytosine ne respecte pas cette complémentarité purine-pyrimidine.

12. Quelle conclusion l’expérience de Meselson et Stahl menée en 1958 a-t-elle établie ?

La réplication de l’ADN est dispersive après culture de bactéries non marquées dans un milieu au 14N^{14}\mathrm{N}
La réplication de l’ADN produit deux molécules entièrement nouvelles après exposition à un milieu au 15N^{15}\mathrm{N}
La réplication de l’ADN est conservative après transfert de bactéries marquées au 14N^{14}\mathrm{N} vers un milieu au 15N^{15}\mathrm{N}
La réplication de l’ADN est semi-conservative après transfert de bactéries marquées au 15N^{15}\mathrm{N} vers un milieu au 14N^{14}\mathrm{N}

La réplication de l’ADN est semi-conservative après transfert de bactéries marquées au $$^{15}\mathrm{N}$$ vers un milieu au $$^{14}\mathrm{N}$$

Explication

Meselson et Stahl ont confirmé le modèle semi-conservatif en transférant des bactéries marquées au 15N^{15}\mathrm{N} dans un milieu contenant du 14N^{14}\mathrm{N}. Le modèle conservatif prédit une conservation intacte de la molécule parentale, ce qui ne correspond pas à leur conclusion.

13. Quelle caractéristique correspond à l’ADN polymérase I identifiée par Kornberg en 1958 ?

Elle assemble des protéines à partir d’acides aminés et d’une matrice d’ARN
Elle dégrade l’ADN sans matrice en consommant des nucléotides libres
Elle utilise une matrice d’ARN, des ribonucléotides et du Mg2+\mathrm{Mg}^{2+} pour la synthèse
Elle utilise une matrice d’ADN, des dXTP et du Mg2+\mathrm{Mg}^{2+} pour la synthèse

Elle utilise une matrice d’ADN, des dXTP et du $$\mathrm{Mg}^{2+}$$ pour la synthèse

Explication

Kornberg a identifié une ADN-polymérase ADN-dépendante qui nécessite une matrice d’ADN, des dXTP et du Mg2+\mathrm{Mg}^{2+}. Une polymérase ARN-dépendante utiliserait une matrice d’ARN, ce qui correspond à une autre catégorie enzymatique.

14. Que proposait Levene en 1926 concernant l’organisation chimique de l’ADN ?

L’ADN est un polymère de désoxynucléotides reliés par des ponts phosphodiester selon une polarité 535'\rightarrow3'
L’ADN est un assemblage de protéines reliées par des liaisons peptidiques selon une polarité 353'\rightarrow5'
L’ADN est une chaîne de bases libres reliées par des liaisons ioniques selon une orientation circulaire
L’ADN est un polymère de ribonucléotides reliés par des ponts hydrogène sans orientation définie

L’ADN est un polymère de désoxynucléotides reliés par des ponts phosphodiester selon une polarité $$5'\rightarrow3'$$

Explication

Levene a proposé que l’ADN soit constitué de désoxynucléotides reliés par des ponts phosphodiester et orientés de 55' vers 33'. L’idée d’une absence d’orientation confond la structure chimique du polymère avec une chaîne dépourvue de polarité.

15. Quelle répartition cellulaire Brachet a-t-il mise en évidence en 1940 ?

L’ADN est réparti dans les deux compartiments, l’ARN est cytoplasmique et la synthèse protéique se déroule dans le noyau
L’ADN est principalement cytoplasmique, la synthèse protéique est nucléaire et l’ARN reste limité au noyau
L’ADN est principalement nucléaire, la synthèse protéique est cytoplasmique et l’ARN se trouve dans les deux compartiments
L’ADN et l’ARN sont principalement nucléaires, tandis que les protéines sont synthétisées dans les chromosomes

L’ADN est principalement nucléaire, la synthèse protéique est cytoplasmique et l’ARN se trouve dans les deux compartiments

Explication

Brachet a montré que l’ADN est majoritairement localisé dans le noyau, tandis que la synthèse des protéines se déroule dans le cytoplasme et que l’ARN est présent dans les deux compartiments. Attribuer la synthèse protéique au noyau inverse la distinction entre localisation de l’information et lieu de production.

16. Quelle description correspond aux ribosomes caractérisés par Palade en 1955 ?

Des particules de 20 à 30 nm formées de protéines et d’ARN, abondantes dans les cellules très productrices de protéines
Des organites de 200 à 300 nm formés de protéines et d’ADN, abondants dans les cellules riches en lipides
Des particules de 2 à 3 nm formées de glucides et d’ARN, présentes dans les membranes cellulaires
Des organites de 20 à 30 µm formés d’ADN et de lipides, abondants dans les cellules peu actives

Des particules de 20 à 30 nm formées de protéines et d’ARN, abondantes dans les cellules très productrices de protéines

Explication

Palade a caractérisé les ribosomes comme des particules de 20 à 30 nm constituées de protéines et d’ARN, particulièrement nombreuses dans les cellules produisant beaucoup de protéines. Les ribosomes ne sont pas des organites micrométriques composés d’ADN et de lipides.

17. Quel trajet de l’information génétique correspond au dogme central de la biologie moléculaire ?

L’ARN messager est transcrit en ADN, puis l’ADN est traduit directement en protéine
L’ADN est traduit en ARN messager, puis l’ARN messager est transcrit en protéine
L’ADN est transcrit en ARN messager, puis l’ARN messager est traduit en protéine
La protéine est transcrite en ARN messager, puis l’ARN messager est répliqué en ADN

L’ADN est transcrit en ARN messager, puis l’ARN messager est traduit en protéine

Explication

Le dogme central décrit un transfert de l’information de l’ADN vers l’ARN messager par transcription, puis de l’ARN messager vers la protéine par traduction. La transcription produit l’ARNm, tandis que la traduction produit la protéine ; ces deux termes ne sont donc pas interchangeables.

18. Quelle conclusion Brenner, Jacob et Meselson ont-ils tirée en 1961 après l’infection d’un phage ?

Un ADN rapidement renouvelé est synthétisé puis transformé directement en protéines
Un ARNm rapidement renouvelé est synthétisé puis utilisé par des ribosomes préexistants
Un ARNt stable est produit avant l’infection puis associé à de nouveaux ribosomes
Une protéine enzymatique est produite avant l’apparition d’un nouvel ARNm viral

Un ARNm rapidement renouvelé est synthétisé puis utilisé par des ribosomes préexistants

Explication

Leurs expériences ont mis en évidence un ARNm de phage minoritaire et rapidement renouvelé, utilisé par des ribosomes déjà présents dans la cellule. L’idée d’une synthèse préalable d’un ADN viral ne correspond pas à l’observation expérimentale rapportée.

19. Pourquoi le code génétique est-il qualifié de dégénéré selon les hypothèses de Crick ?

Parce que les codons sont formés de deux bases qui se chevauchent et produisent des séquences variables
Parce que 20 triplets codent 64 acides aminés, de sorte que plusieurs acides aminés partagent une même base
Parce que les quatre bases sont associées au hasard et ne forment pas de combinaisons répétées
Parce que 64 triplets codent 20 acides aminés, de sorte que plusieurs triplets peuvent spécifier le même acide aminé

Parce que 64 triplets codent 20 acides aminés, de sorte que plusieurs triplets peuvent spécifier le même acide aminé

Explication

La dégénérescence vient du fait que 64 triplets non chevauchants doivent coder 20 acides aminés, ce qui permet à plusieurs triplets de correspondre au même acide aminé. Les hypothèses de Crick ne proposent ni des codons de deux bases ni un appariement aléatoire.

20. Dans un système acellulaire contenant un ARN poly-U, quel acide aminé Nirenberg et Matthaei ont-ils associé au codon UUU ?

La glycine
La lysine
La phénylalanine
La méthionine

La phénylalanine

Explication

L’ARN poly-U a permis de montrer en 1961 que le codon UUU spécifie la phénylalanine. La méthionine, la lysine et la glycine correspondent à d’autres codons du code génétique.

21. Qu’est-ce qu’un opéron dans la régulation de l’expression des gènes ?

Une séquence codante traduite en plusieurs protéines indépendantes
Une protéine régulatrice qui contrôle la transcription d’un seul gène
Un enzyme de restriction qui reconnaît une séquence d’ADN particulière
Un groupe de gènes dont l’expression est coordonnée par un opérateur

Un groupe de gènes dont l’expression est coordonnée par un opérateur

Explication

Un opéron regroupe plusieurs gènes dont l’expression est coordonnée par une région appelée opérateur. L’opérateur n’est pas une protéine, et une enzyme de restriction intervient dans la coupure de l’ADN plutôt que dans cette coordination transcriptionnelle.

22. Que se passe-t-il pour la synthèse de bêta-galactosidase chez Escherichia coli lorsque du lactose est présent ?

La présence de lactose induit la production de bêta-galactosidase
La présence de lactose détruit l’ARNm de la bêta-galactosidase
La présence de lactose bloque la production de bêta-galactosidase
La présence de lactose remplace l’opérateur dans l’ADN bactérien

La présence de lactose induit la production de bêta-galactosidase

Explication

Dans l’opéron lactose, le lactose présent déclenche l’expression conduisant à la production de bêta-galactosidase. Il ne détruit pas l’ARNm et ne remplace pas physiquement l’opérateur dans l’ADN.

23. Quelle caractéristique décrit HindII, découverte par Smith et son équipe en 1970 ?

Elle reconnaît une séquence palindrome et coupe les deux brins en produisant des bouts francs
Elle reconnaît une protéine régulatrice et empêche la transcription des gènes voisins
Elle reconnaît un codon d’ARNm et libère un acide aminé pendant la traduction
Elle reconnaît une séquence répétée et coupe un seul brin en produisant des extrémités cohésives

Elle reconnaît une séquence palindrome et coupe les deux brins en produisant des bouts francs

Explication

HindII est une enzyme de restriction de type II qui reconnaît une séquence palindrome et coupe les deux brins de l’ADN, formant des bouts francs. La production d’extrémités cohésives caractérise certaines autres enzymes, mais pas HindII dans cette description.

24. Quelle conclusion l’expérience de Gierer et Schramm sur le virus de la mosaïque du tabac a-t-elle permis d’établir ?

L’ADN viral peut provoquer la maladie et constituer le matériel génétique du virus
Les protéines virales peuvent provoquer la maladie sans porter d’information génétique
Les ribosomes de la plante peuvent provoquer la maladie en produisant des protéines anormales
L’ARN viral peut provoquer la maladie et constituer le matériel génétique du virus

L’ARN viral peut provoquer la maladie et constituer le matériel génétique du virus

Explication

En 1956, l’ARN isolé du virus de la mosaïque du tabac s’est révélé capable d’infecter une plante saine, montrant qu’il porte l’information génétique de certains virus. Cette conclusion ne désigne ni l’ADN ni les protéines de la plante comme matériel génétique du TMV.

25. Quelle réaction la transcriptase inverse du virus du sarcome de Rous catalyse-t-elle ?

La synthèse d’un ARN en utilisant un ADN comme matrice
La synthèse d’un ADN en utilisant un ARN comme matrice
La synthèse d’un ARN en utilisant une protéine comme matrice
La synthèse d’une protéine en utilisant un ARN comme matrice

La synthèse d’un ADN en utilisant un ARN comme matrice

Explication

La transcriptase inverse produit de l’ADN à partir d’une matrice ARN, ce qui a été démontré par Temin et Baltimore en 1970. La synthèse d’un ARN à partir d’un ADN relève d’une transcription classique, tandis qu’une protéine n’est pas une matrice nucléique.

26. Quelle trajectoire de l’information génétique constitue une exception au schéma classique chez les rétrovirus ?

Le passage des protéines vers l’ARN avant la synthèse de l’ADN viral
Le passage de l’ADN vers les protéines sans intermédiaire d’acide nucléique
Le passage de l’ADN vers l’ARN avant la réplication du génome viral
Le passage de l’ARN vers l’ADN avant l’expression des protéines

Le passage de l’ARN vers l’ADN avant l’expression des protéines

Explication

Chez les rétrovirus, l’information peut passer de l’ARN vers l’ADN grâce à la transcriptase inverse, contrairement au schéma classique ADN vers ARNm vers protéines. La conversion des protéines en ARN et la suppression de tout intermédiaire nucléique ne décrivent pas cette exception.

27. Lors d’un cycle de PCR, quelle succession d’événements permet de copier la séquence d’ADN ciblée ?

Dénaturation vers 92–94 °C, hybridation vers 50–70 °C, puis élongation à 72 °C
Dénaturation à 72 °C, hybridation vers 92–94 °C, puis élongation vers 50–70 °C
Élongation vers 92–94 °C, dénaturation vers 50–70 °C, puis hybridation à 72 °C
Hybridation vers 92–94 °C, élongation vers 50–70 °C, puis dénaturation à 72 °C

Dénaturation vers 92–94 °C, hybridation vers 50–70 °C, puis élongation à 72 °C

Explication

La PCR sépare d’abord les brins par dénaturation, permet ensuite l’appariement des amorces, puis synthétise les nouveaux brins à 72 °C grâce à la Taq polymérase. La dénaturation ne copie pas l’ADN : elle rend les brins accessibles aux amorces et à l’enzyme.

28. Quelle méthode détermine une séquence d’ADN grâce à des terminateurs de réplication et à la lecture ordonnée de fragments séparés ?

La PCR quantitative avec des amorces fluorescentes et une mesure de fluorescence
Le séquençage de Sanger avec des ddXTP et une électrophorèse sur gel de polyacrylamide
L’hybridation moléculaire avec des sondes complémentaires et une détection colorimétrique
La digestion enzymatique avec des endonucléases et une cartographie des fragments

Le séquençage de Sanger avec des ddXTP et une électrophorèse sur gel de polyacrylamide

Explication

Le séquençage de Sanger emploie des ddXTP qui interrompent la réplication, puis sépare les fragments par électrophorèse afin d’en lire l’ordre. La PCR quantitative mesure une amplification, mais elle ne fournit pas directement cette lecture ordonnée de fragments.

29. Quelle organisation des gènes eucaryotes et de l’ARN pré-messager a été mise en évidence par Roberts et Sharp en 1977 ?

Des exons séparés par des introns, avec élimination des introns lors de la formation de l’ARNm
Des introns séparés par des exons, avec élimination des exons lors de la formation de l’ARNm
Des exons continus, avec ajout d’introns pendant la maturation de l’ARN pré-messager
Des introns continus, avec duplication des exons avant la traduction de l’ARNm

Des exons séparés par des introns, avec élimination des introns lors de la formation de l’ARNm

Explication

Les gènes eucaryotes contiennent des exons interrompus par des introns, et l’épissage retire les introns pour produire l’ARNm mature. Confondre les deux types de séquences conduit à penser à tort que les exons sont éliminés.

30. Dans l’interférence par ARN, comment le complexe RISC conduit-il à la destruction de l’ARNm ciblé ?

Le RISC clive l’ARN double brin, puis Dicer utilise l’ARNm comme matrice pour produire un ARN guide
L’ARNm ciblé active Dicer, qui le traduit en protéine avant que le RISC ne dégrade l’ARN double brin
Dicer clive l’ARN double brin, puis le brin guide du RISC s’apparie à l’ARNm et favorise son clivage
Dicer assemble l’ARNm avec deux brins guides, puis le RISC transforme cet ARN en ADN complémentaire

Dicer clive l’ARN double brin, puis le brin guide du RISC s’apparie à l’ARNm et favorise son clivage

Explication

Dicer transforme l’ARN double brin en petits fragments, dont un brin est chargé dans le RISC pour reconnaître l’ARNm complémentaire et provoquer sa destruction. Le brin double ne guide pas directement le RISC sous sa forme initiale : il doit d’abord être clivé.

31. Quelle fonction les séquences espaceurs dérivées de bactériophages remplissent-elles dans le système CRISPR/Cas ?

Elles guident les nucléases Cas vers l’ADN étranger correspondant à la séquence mémorisée
Elles empêchent la transcription des gènes bactériens en se fixant sur les ARN ribosomiques
Elles réparent les cassures de l’ADN bactérien en servant de matrice pour la synthèse des brins
Elles codent les nucléases Cas qui coupent l’ADN étranger après leur expression bactérienne

Elles guident les nucléases Cas vers l’ADN étranger correspondant à la séquence mémorisée

Explication

Les espaceurs conservent une information issue de bactériophages et servent de séquences de reconnaissance pour diriger les nucléases Cas contre l’ADN étranger. Les gènes cas codent les nucléases, tandis que les espaceurs assurent la spécificité de ciblage.

32. Après qu’un ARN guide synthétique a dirigé Cas9 vers une séquence génomique, comment la cassure peut-elle être réparée ?

Par HDR avec des extrémités non homologues ou par NHEJ avec une matrice homologue
Par réplication de la séquence ciblée ou par transcription inverse de l’ARN guide
Par HDR avec une matrice homologue ou par NHEJ avec jonction d’extrémités non homologues
Par épissage des deux brins cassés ou par traduction directe de la séquence génomique

Par HDR avec une matrice homologue ou par NHEJ avec jonction d’extrémités non homologues

Explication

Après le ciblage par Cas9, la cellule peut utiliser la HDR, qui s’appuie sur une matrice homologue, ou la NHEJ, qui réunit des extrémités non homologues. Ces deux voies ne se distinguent donc pas par l’utilisation inversée de leurs mécanismes.

33. Quelle distinction décrit correctement les réparations HDR et NHEJ après une coupure ciblée par Cas9 ?

La HDR et la NHEJ utilisent une matrice donneuse, mais seule la HDR modifie l’ordre des nucléotides
La HDR utilise une matrice donneuse, tandis que la NHEJ peut générer des insertions ou délétions appelées indels
La HDR provoque des indels par jonction imprécise, tandis que la NHEJ recopie une matrice donneuse homologue
La HDR joint des extrémités sans homologie, tandis que la NHEJ utilise une matrice donneuse pour rétablir la séquence

La HDR utilise une matrice donneuse, tandis que la NHEJ peut générer des insertions ou délétions appelées indels

Explication

La HDR dirige la réparation grâce à une matrice donneuse, ce qui permet une modification programmée de la séquence. La NHEJ peut être imprécise et produire des insertions ou des délétions, appelées indels, au niveau de la cassure.

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Qu'a extrait Miescher entre 1869 et 1871 ?

Il a extrait l'ADN, alors appelé nucléine.

Quelle caractéristique chimique Miescher a-t-il identifiée dans la nucléine ?

Elle est riche en acide phosphorique.

Qu'a décrit Kossel entre 1879 et 1891 concernant l'ADN ?

L'ADN est constitué de quatre bases azotées, purines et pyrimidines, et d'un pentose.

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