QCM : Fondements de la victimologie — 22 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objet central de la victimologie en tant que discipline scientifique ?

L’examen des institutions chargées de poursuivre les auteurs
L’analyse des infractions selon leur fréquence sociale
L’étude de la victime comme personne ou comme concept
L’étude du fait criminel dans ses dimensions juridiques

L’étude de la victime comme personne ou comme concept

Explication

La victimologie prend pour objet la victime, envisagée comme réalité individuelle ou comme concept. La criminologie, qui constitue le distracteur le plus plausible, se centre d’abord sur le fait criminel.

2. Quelle population la victimologie peut-elle étudier lorsqu’elle analyse les formes de victimisation ?

Des normes juridiques indépendantes de toute expérience vécue
Des personnes physiques individuelles ou regroupées
Des auteurs d’infractions classés selon leur dangerosité
Des institutions publiques chargées de la prévention pénale

Des personnes physiques individuelles ou regroupées

Explication

La victimologie étudie des personnes physiques, soit individuellement, soit en groupe, en mobilisant une approche multidisciplinaire. L’étude des auteurs d’infractions relève davantage du centre traditionnel de la criminologie.

3. Lorsqu’elle étudie une victimisation, quels éléments la victimologie cherche-t-elle notamment à analyser ?

La qualification pénale, la peine encourue et la carrière judiciaire
La personnalité de l’auteur, son mobile et son mode opératoire
La hiérarchie des tribunaux, leurs compétences et leurs procédures
Le processus vécu, ses conséquences et ses implications sociales

Le processus vécu, ses conséquences et ses implications sociales

Explication

L’analyse victimologique porte sur les processus de victimisation, leurs conséquences et leurs implications pour la victime, son entourage et le corps social. La qualification pénale et la peine appartiennent davantage à l’analyse juridique de l’infraction.

4. Quel ensemble de questions relève directement des champs d’application de la victimologie ?

La prévention, l’évaluation, la réparation, l’aide et les soins
La rédaction des lois, l’organisation judiciaire et le maintien de l’ordre
La classification des auteurs, la peine et la récidive pénale
La mesure de la délinquance, la preuve pénale et l’exécution des peines

La prévention, l’évaluation, la réparation, l’aide et les soins

Explication

La victimologie s’intéresse notamment à la prévention, à l’évaluation, à la réparation, à l’indemnisation, à la reconnaissance, à l’aide et aux soins. La classification des auteurs et l’étude de la récidive concernent davantage l’analyse criminologique des délinquants.

5. Une équipe évalue l’efficacité d’une politique publique de prévention des violences afin d’en tirer des connaissances scientifiques : de quelle orientation relève principalement ce travail ?

De la victimologie appliquée
De la victimologie empirique
De la victimologie clinique
De la victimologie traumatologique

De la victimologie empirique

Explication

La victimologie empirique repose sur des études scientifiques de victimisations ou sur l’évaluation de politiques publiques de prévention. La victimologie appliquée, distracteur proche, développe plutôt des structures d’accueil, d’aide ou de soins.

6. Quelle distinction décrit correctement la victimologie clinique et l’approche traumatologique ?

La clinique traite les séquelles psychosociales, tandis que la traumatologie concerne le psychotraumatisme
La clinique évalue les politiques publiques, tandis que la traumatologie crée des structures d’accueil
La clinique étudie les infractions pénales, tandis que la traumatologie examine les systèmes de droit
La clinique analyse les représentations sociales, tandis que la traumatologie retrace leur évolution historique

La clinique traite les séquelles psychosociales, tandis que la traumatologie concerne le psychotraumatisme

Explication

La victimologie clinique vise à remédier aux séquelles psychosociales de la victimisation, alors que l’approche traumatologique intervient lorsque les soins concernent un psychotraumatisme. L’évaluation des politiques et la création de structures correspondent plutôt aux distinctions entre orientations empirique et appliquée.

7. Que signifie étudier la victime comme personne plutôt que comme concept ?

Analyser les représentations sociales attachées au terme de victime
Observer l’évolution historique de la notion dans les sociétés
Examiner une réalité individuelle vécue par une personne physique
Étudier les politiques publiques destinées aux groupes de victimes

Examiner une réalité individuelle vécue par une personne physique

Explication

La victime comme personne renvoie à une réalité individuelle incarnée par une personne physique. L’analyse des représentations et des significations sociales correspond à la victime envisagée comme concept.

8. Quelle évolution caractérise la victimologie depuis les années 1990 ?

Un abandon des dimensions sociales au profit des traitements médicaux spécialisés
Une ouverture paradigmatique vers l’étude des représentations et des sens associés à la victime
Une limitation des recherches aux victimes considérées individuellement
Un recentrage sur les seules infractions pénales et leurs qualifications juridiques

Une ouverture paradigmatique vers l’étude des représentations et des sens associés à la victime

Explication

Depuis les années 1990, la victimologie s’est ouverte à l’étude des représentations et des différents sens associés à la notion de victime. Le recentrage sur les seules qualifications pénales contredit cette extension des perspectives.

9. Quel est l’objet de la criminologie victimologique ?

Analyser la place de la victime dans une compréhension générale du fait criminel
Décrire les soins nécessaires après l’apparition d’un psychotraumatisme
Mesurer l’efficacité des structures d’accueil destinées aux victimes
Retracer l’image de la victime dans les sociétés à travers les siècles

Analyser la place de la victime dans une compréhension générale du fait criminel

Explication

La criminologie victimologique analyse la place de la victime dans une compréhension générale du fait criminel. L’étude historique de l’image de la victime constitue un autre angle de recherche, centré sur l’évolution des représentations à travers le temps.

10. À quelle publication Benjamin Mendelsohn associe-t-on généralement la fondation symbolique de la victimologie ?

À l’article publié en 1956 sur une nouvelle branche de la science biopsycho-sociale
À une étude empirique de la relation criminelle-victime publiée en 1956
À la création d’un institut international consacré aux victimes en 1969
À la première utilisation du terme dans un texte paru en 1947

À l’article publié en 1956 sur une nouvelle branche de la science biopsycho-sociale

Explication

La fondation symbolique de la discipline est généralement associée à l’article de Benjamin Mendelsohn publié en 1956. L’emploi du terme « victimologie » est toutefois antérieur, puisqu’il remonte à 1947 ou 1949 selon les auteurs.

11. Comment la première victimologie est-elle également désignée ?

Comme une victimologie humaniste, sociale ou institutionnelle
Comme une victimologie scientifique, empirique ou étiologique
Comme une victimologie clinique, thérapeutique ou psychiatrique
Comme une victimologie judiciaire, pénale ou répressive

Comme une victimologie scientifique, empirique ou étiologique

Explication

La première victimologie, développée jusqu’à la fin des années soixante, porte aussi les qualificatifs scientifique, empirique et étiologique. Les termes humaniste et de l’action renvoient plutôt à la deuxième victimologie.

12. Quand le terme « victimologie » a-t-il été utilisé pour la première fois selon les auteurs ?

Dans l’immédiat après-guerre sans autre précision
En 1956 ou en 1958
En 1947 ou en 1949
Au début des années soixante

En 1947 ou en 1949

Explication

Les auteurs situent la première utilisation du terme en 1947 ou en 1949. L’année 1956 correspond plutôt à la publication considérée comme la fondation symbolique de la discipline.

13. Que désigne le « couple pénal » dans la première victimologie ?

L’ensemble formé par le délinquant, l’acte et la victime dans une situation totale
Le rapprochement entre la victime et la société qui reconnaît son identité
La relation juridique entre la victime et les institutions chargées de son indemnisation
La distinction entre les victimes d’infractions et celles de catastrophes

L’ensemble formé par le délinquant, l’acte et la victime dans une situation totale

Explication

Pour Steven Schafer, le couple pénal renvoie à une situation totale où le délinquant, l’acte et la victime sont des éléments inséparables. Il ne désigne donc pas principalement le rapport entre la victime et les institutions sociales.

14. Quel objet la première victimologie étudiait-elle empiriquement dans l’acte criminel ?

La reconnaissance sociale des victimes d’accidents et de catastrophes
Les mécanismes législatifs encadrant l’indemnisation des personnes touchées
La relation entre le criminel et sa victime ainsi que le rôle joué par cette dernière
Les effets psychosociaux de l’aide apportée aux victimes par les institutions

La relation entre le criminel et sa victime ainsi que le rôle joué par cette dernière

Explication

La première victimologie analysait la relation entre le criminel et sa victime afin d’identifier le rôle conscient ou inconscient de celle-ci dans l’acte. Les effets de l’aide et la reconnaissance sociale relèvent davantage de l’élargissement ultérieur de la discipline.

15. Quelle responsabilité la première victimologie attribuait-elle parfois à la victime dans la victimisation subie ?

Un rôle institutionnel dans la définition des sanctions pénales applicables
Une responsabilité administrative liée à l’organisation des services d’aide
Une responsabilité juridique équivalente à celle du tribunal qui juge l’infraction
Un pouvoir catalytique pouvant contribuer au passage à l’acte criminel

Un pouvoir catalytique pouvant contribuer au passage à l’acte criminel

Explication

La première victimologie attribuait à la victime un pouvoir catalytique susceptible d’influencer le passage à l’acte, ce qui conduisait à lui imputer une part de responsabilité. Cette conception ne signifie pas que la victime détenait un rôle juridique ou administratif dans la sanction.

16. Pourquoi les critiques ont-elles parfois réduit la première victimologie à l’« art de blâmer la victime » ?

Parce qu’elle associait à la victime une responsabilité dans la victimisation et une connotation morale
Parce qu’elle refusait d’étudier la relation entre l’auteur de l’infraction et la victime
Parce qu’elle limitait son analyse aux victimes d’accidents et de catastrophes naturelles
Parce qu’elle consacrait ses recherches aux dispositifs d’aide plutôt qu’aux actes criminels

Parce qu’elle associait à la victime une responsabilité dans la victimisation et une connotation morale

Explication

Cette critique s’explique par l’attribution d’un rôle causal ou d’une responsabilité à la victime, à laquelle était associée une connotation morale. La première victimologie étudiait au contraire la relation criminel-victime et l’acte criminel.

17. Comment la deuxième victimologie est-elle également désignée ?

Comme une victimologie scientifique, empirique ou étiologique
Comme une victimologie humaniste, de l’action ou de l’acte
Comme une victimologie centrée sur la responsabilité de la victime
Comme une victimologie exclusivement pénale et criminologique

Comme une victimologie humaniste, de l’action ou de l’acte

Explication

La deuxième victimologie, développée dès les années septante, est qualifiée d’humaniste, de victimologie de l’action ou de victimologie de l’acte. Les qualificatifs scientifique, empirique et étiologique caractérisent plutôt la première victimologie.

18. Comment la deuxième victimologie redéfinit-elle le statut de la victime ?

Elle la rattache aux circonstances atténuantes accordées à l’auteur de l’infraction
Elle la limite à la personne directement touchée par une infraction pénale
Elle la définit principalement par son rôle dans le passage à l’acte du criminel
Elle l’envisage dans son rapport à une société qui reconnaît son identité et sa souffrance

Elle l’envisage dans son rapport à une société qui reconnaît son identité et sa souffrance

Explication

La deuxième victimologie rattache la victime à une société capable de reconnaître son identité et sa souffrance. Cette approche s’éloigne de la focalisation de la première victimologie sur la relation entre l’auteur et la victime.

19. Quel élargissement des catégories de victimes caractérise la deuxième victimologie ?

Elle retient les victimes d’infractions tout en excluant celles liées aux institutions publiques
Elle s’intéresse aux victimes criminelles et écarte les dommages causés par les catastrophes
Elle regroupe les victimes selon leur responsabilité personnelle dans l’acte subi
Elle inclut les victimes d’infractions, d’accidents, de catastrophes, de la société et de l’État

Elle inclut les victimes d’infractions, d’accidents, de catastrophes, de la société et de l’État

Explication

Selon G. Kirchhoff, la deuxième victimologie élargit son champ aux victimes d’actes criminels, d’accidents, de catastrophes, de la société, de l’État et de ses représentants. Elle ne se limite donc plus au cadre de l’infraction pénale.

20. Sur quels aspects la victimologie de l’action met-elle particulièrement l’accent ?

Sur la mesure du rôle conscient ou inconscient de la victime dans le crime
Sur les dimensions psychosociales, législatives et judiciaires de l’aide aux victimes
Sur l’étude étiologique de la relation entre le criminel et sa victime
Sur la réduction de la peine imposée à l’auteur de l’infraction

Sur les dimensions psychosociales, législatives et judiciaires de l’aide aux victimes

Explication

La victimologie de l’action s’intéresse aux aspects psychosociaux, législatifs et judiciaires en développant l’aide aux victimes. L’analyse étiologique de la relation criminel-victime appartient davantage à la première victimologie.

21. Quelle formulation caractérise le mieux la victimologie générale ?

Une approche principalement criminologique centrée sur la responsabilité pénale de l’auteur
Un discours scientifique transdisciplinaire articulé autour de plusieurs champs, dont la criminologie et le droit
Une pratique clinique consacrée aux soins psychologiques après un événement traumatique
Une doctrine juridique consacrée à la réparation des dommages subis par les victimes

Un discours scientifique transdisciplinaire articulé autour de plusieurs champs, dont la criminologie et le droit

Explication

La victimologie générale est un discours scientifique transdisciplinaire qui associe notamment criminologie, droit, psychotraumatologie et action humanitaire. La réduire à une approche criminologique et pénale correspond plutôt à la première victimologie.

22. Quel changement théorique résulte de l’émancipation de la victimologie par rapport au criminel ?

La transformation de la victimologie en doctrine historique consacrée aux conflits collectifs
La concentration de la discipline sur les traitements médicaux du psychotraumatisme
L’apparition d’un paradigme qui interroge l’identité de la victime et ses connotations implicites
Le retour à une analyse pénale qui subordonne la victime à la responsabilité de l’auteur

L’apparition d’un paradigme qui interroge l’identité de la victime et ses connotations implicites

Explication

L’émancipation par rapport au criminel a fait émerger un nouveau paradigme centré sur l’identité victimaire et les significations qui lui sont implicitement associées. Elle ne ramène donc pas la discipline à l’analyse pénale de l’auteur.

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Qu'est-ce que la victimologie étudie comme objet principal ?

La victime en tant que personne ou concept.

Quels types de personnes la victimologie étudie-t-elle ?

Des personnes physiques individuelles ou regroupées.

Quelle approche utilise la victimologie pour analyser la victimisation ?

Une approche multidisciplinaire.

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