QCM : Génétique des drosophiles — 13 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition caractérise un autosome chez un organisme diploïde ?

Un chromosome présent uniquement chez les mâles
Un chromosome transmis par le chromosome Y
Un chromosome non sexuel
Un chromosome déterminant le sexe

Un chromosome non sexuel

Explication

Un autosome est un chromosome qui n’est pas un chromosome sexuel. Le chromosome déterminant le sexe appartient à la catégorie des gonosomes, et non à celle des autosomes.

2. Quelle affirmation définit correctement un gonosome ?

C’est un chromosome présent dans les autosomes
C’est un chromosome non sexuel
C’est un chromosome propre aux cellules reproductrices
C’est un chromosome sexuel

C’est un chromosome sexuel

Explication

Un gonosome est un chromosome sexuel. Un chromosome non sexuel correspond à un autosome, tandis que les gonosomes ne sont pas limités aux cellules reproductrices.

3. Chez la drosophile, quel résultat distingue les deux croisements réciproques entre une femelle [cv+] pure et un mâle [cv] pur ?

Le premier différencie les phénotypes selon le sexe, tandis que le réciproque donne une F1 uniforme [cv+]
Les deux croisements donnent une F1 uniforme [cv], quel que soit le sexe des descendants
Le premier donne une F1 uniforme [cv+], tandis que le réciproque différencie les phénotypes selon le sexe
Les deux croisements donnent une F1 composée de femelles [cv] et de mâles [cv+]

Le premier donne une F1 uniforme [cv+], tandis que le réciproque différencie les phénotypes selon le sexe

Explication

Le croisement femelle [cv+] pure × mâle [cv] pur produit une F1 entièrement [cv+], alors que le croisement réciproque produit des mâles [cv] et des femelles [cv+]. L’inversion des phénotypes selon le sexe n’est donc pas observée dans le premier croisement.

4. Quel résultat expérimental indique que le gène étudié chez la drosophile n’est pas autosomique ?

Le phénotype observé dépend du sexe des descendants
La F1 présente un phénotype identique chez tous les descendants
Les descendants possèdent deux exemplaires de chaque autosome
Les parents appartiennent à des lignées génétiquement pures

Le phénotype observé dépend du sexe des descendants

Explication

Lorsque le phénotype dépend du sexe, le gène étudié n’est pas autosomique. Une F1 uniforme, des lignées pures ou la diploïdie ne suffisent pas à établir cette conclusion.

5. Quelle conclusion est tirée de l’hérédité du caractère étudié chez la drosophile ?

Le gène responsable est porté par un autosome
Le gène responsable est porté par plusieurs chromosomes
Le gène responsable est porté par le chromosome Y
Le gène responsable est porté par le chromosome X

Le gène responsable est porté par le chromosome X

Explication

Les résultats des croisements indiquent que le gène responsable du caractère est porté par le chromosome X. Un gène lié au chromosome Y ne pourrait pas expliquer la présence du caractère chez les femelles.

6. Quel croisement correspond à un croisement test pour deux caractères ?

Un individu F1 croisé avec un individu dominant pour les deux caractères
Un individu F1 croisé avec un individu récessif pour les deux caractères
Deux individus parentaux croisés après plusieurs générations
Deux individus F1 croisés entre eux pour les deux caractères

Un individu F1 croisé avec un individu récessif pour les deux caractères

Explication

Un croisement test associe un individu F1 à un individu double récessif pour les caractères étudiés. Le croisement de deux individus F1 constitue une autre démarche expérimentale et ne correspond pas à la définition du croisement test.

7. Pourquoi les proportions des phénotypes d’un croisement test renseignent-elles sur les gamètes produits par l’individu F1 ?

Le parent récessif transforme les caractères de F1 en nouvelles mutations
Le parent récessif transmet des allèles qui rendent lisibles les gamètes de F1
Les descendants reçoivent deux gamètes identiques provenant de l’individu F1
Les phénotypes des descendants résultent du hasard, sans lien avec les gamètes de F1

Le parent récessif transmet des allèles qui rendent lisibles les gamètes de F1

Explication

Dans un croisement test, le parent récessif permet d’identifier directement les types de gamètes produits par l’individu F1, ainsi que leurs proportions. Les phénotypes observés ne sont donc pas indépendants de la production gamétique de F1.

8. Comment distingue-t-on les phénotypes parentaux des phénotypes recombinés ?

Les parentaux reprennent les associations initiales, tandis que les recombinés forment de nouvelles associations
Les parentaux forment de nouvelles associations, tandis que les recombinés reprennent les associations initiales
Les parentaux apparaissent chez les femelles, tandis que les recombinés apparaissent chez les mâles
Les parentaux sont récessifs, tandis que les recombinés sont nécessairement dominants

Les parentaux reprennent les associations initiales, tandis que les recombinés forment de nouvelles associations

Explication

Les phénotypes parentaux correspondent aux associations de caractères présentes chez les parents initiaux, alors que les recombinés sont de nouvelles associations. La dominance et le sexe des descendants ne définissent pas cette distinction.

9. Que suggère un croisement test présentant des phénotypes parentaux majoritaires et des phénotypes recombinés minoritaires ?

Les deux gènes sont liés sur un même autosome
Les deux gènes sont nécessairement situés sur des chromosomes sexuels différents
Les deux gènes sont portés par le chromosome Y
Les deux gènes sont indépendants sur deux chromosomes différents

Les deux gènes sont liés sur un même autosome

Explication

La majorité des phénotypes parentaux et la minorité des recombinés indiquent que les deux gènes sont liés sur un même autosome. Des gènes indépendants produiraient une répartition ne montrant pas cette prédominance des associations parentales.

10. À quel moment de la méiose le brassage intrachromosomique produit-il des gamètes recombinés ?

Pendant l’anaphase I, par répartition indépendante de chromosomes différents
Pendant la fécondation, par fusion de deux gamètes parentaux
Pendant la prophase I, par échange de segments entre chromosomes homologues
Pendant la métaphase II, par séparation des chromatides sœurs

Pendant la prophase I, par échange de segments entre chromosomes homologues

Explication

Le brassage intrachromosomique a lieu en prophase I et résulte d’échanges de segments entre chromosomes homologues. La répartition indépendante de chromosomes appartenant à des paires différentes relève du brassage interchromosomique, et non de ce mécanisme.

11. Pour le génotype F1 (p+,vg+//p,vg)\text{F1 }(p^+, vg^+ // p, vg), quel couple correspond à un gamète recombiné ?

(p+,vg+)(p^+, vg^+)
(p,vg)(p, vg)
(p+,vg)(p^+, vg)
(p,vg)(p, vg) associé à un chromosome homologue intact

$$(p^+, vg)$$

Explication

Le gamète (p+,vg)(p^+, vg) mélange les deux associations présentes dans les chromosomes parentaux et constitue donc un gamète recombiné. Les associations (p+,vg+)(p^+, vg^+) et (p,vg)(p, vg) conservent les combinaisons initiales et sont parentales.

12. Dans un croisement test portant sur deux gènes indépendants, quelles proportions phénotypiques sont attendues ?

40 % pour deux phénotypes et 10 % pour chacun des deux autres
50 % pour deux phénotypes et 0 % pour les deux autres
25 % pour chacun des quatre phénotypes possibles
75 % pour un phénotype et 25 % répartis entre les trois autres

25 % pour chacun des quatre phénotypes possibles

Explication

Lorsque les gènes sont indépendants, le croisement test produit quatre phénotypes équiprobables, chacun représentant 25 %. Des proportions inégales seraient plutôt caractéristiques d’une liaison entre les gènes.

13. Que permettent d’inférer quatre types de gamètes équiprobables dans un croisement test ?

Les gènes sont situés sur des chromosomes sexuels présentant des transmissions différentes
Les gènes sont liés et portés par une même paire de chromosomes homologues
Les gènes proviennent d’un échange de segments entre chromatides sœurs
Les gènes sont non liés et portés par deux paires différentes d’autosomes

Les gènes sont non liés et portés par deux paires différentes d’autosomes

Explication

Quatre types de gamètes équiprobables indiquent une répartition indépendante, ce qui signifie que les gènes sont non liés et portés par deux paires différentes d’autosomes. Une localisation sur la même paire chromosomique conduirait plutôt à des proportions inégales entre gamètes parentaux et recombinés.

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Qu'est-ce qu'un autosome ?

Un chromosome non sexuel.

Qu'est-ce qu'un gonosome ?

Un chromosome sexuel.

Combien de paires d'autosomes comporte le caryotype féminin ?

22 paires d'autosomes.

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