QCM : Génétique et brassage des génomes — 18 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit le mieux le génotype d’un individu ?

L’ensemble des caractères observables produits par l’activité des cellules
L’ensemble des informations génétiques portées par l’ADN chromosomique du noyau
L’ensemble des protéines fabriquées dans les différents tissus de l’organisme
L’ensemble des cellules issues d’une même cellule initiale par divisions successives

L’ensemble des informations génétiques portées par l’ADN chromosomique du noyau

Explication

Le génotype correspond aux informations génétiques d’un individu, portées par l’ADN des chromosomes du noyau. Les caractères observables relèvent plutôt du phénotype, tandis que les cellules issues d’une cellule initiale forment un clone.

2. Une population de cellules génétiquement identiques est-elle un clone si ses cellules sont réparties dans plusieurs régions d’un organisme ?

Non, car des cellules séparées ne peuvent pas avoir la même origine génétique
Oui, car un clone regroupe des cellules génétiquement identiques issues d’une même cellule initiale
Oui, car toutes les cellules d’un organisme appartiennent au même clone
Non, car un clone doit former un amas de cellules physiquement contiguës

Oui, car un clone regroupe des cellules génétiquement identiques issues d’une même cellule initiale

Explication

Un clone est défini par l’identité génétique et l’origine commune de ses cellules, même lorsque celles-ci sont séparées. La proximité physique n’est donc pas une condition de définition du clone.

3. Pourquoi la succession de réplications de l’ADN et de mitoses permet-elle de conserver la stabilité génétique d’un clone ?

Elle remplace l’ADN parental par des molécules entièrement nouvelles à chaque division
Elle produit des cellules filles génétiquement identiques à la cellule parentale
Elle réduit de moitié le nombre de chromosomes dans chaque cellule fille
Elle mélange les chromosomes parentaux pour créer des cellules génétiquement variées

Elle produit des cellules filles génétiquement identiques à la cellule parentale

Explication

La réplication de l’ADN suivie d’une mitose permet de transmettre le même génome aux deux cellules filles. Le brassage génétique et la réduction chromosomique caractérisent plutôt la méiose.

4. Quel énoncé décrit la réplication semi-conservatrice de l’ADN ?

Chaque nouvelle molécule reçoit un chromosome complet provenant d’une cellule fille
Chaque molécule initiale conserve ses deux brins dans une molécule fille
Chaque nouvelle molécule possède un brin ancien et un brin nouvellement synthétisé
Chaque nouvelle molécule est composée de deux brins nouvellement synthétisés

Chaque nouvelle molécule possède un brin ancien et un brin nouvellement synthétisé

Explication

Lors d’une réplication semi-conservatrice, chaque molécule fille conserve un brin de la molécule initiale et associe ce brin à un nouveau brin. Une réplication entièrement nouvelle ne conserverait aucun brin parental.

5. Qu’est-ce qu’une mutation dans le génome d’une cellule ?

Une répartition des chromosomes entre deux cellules filles pendant une mitose
Une modification de la séquence de l’ADN pouvant résulter d’une erreur de réplication
Une synthèse d’un brin d’ADN complémentaire lors d’une réplication normale
Une association de cellules génétiquement identiques provenant d’une cellule initiale

Une modification de la séquence de l’ADN pouvant résulter d’une erreur de réplication

Explication

Une mutation est une modification de la séquence de l’ADN, qui peut notamment apparaître à la suite d’une erreur de réplication. La répartition des chromosomes et la synthèse d’un brin complémentaire sont des étapes normales de la division ou de la réplication.

6. Comment évolue généralement la taille d’un sous-clone lorsqu’une mutation apparaît plus tôt au cours des divisions cellulaires ?

Le sous-clone disparaît progressivement, car toute mutation empêche les divisions cellulaires
Le sous-clone dérivé contient moins de cellules, car la mutation est éliminée lors des divisions suivantes
La taille du sous-clone reste identique, car une mutation ne se transmet pas aux cellules filles
Le sous-clone dérivé contient davantage de cellules, car la mutation est transmise pendant plus de divisions

Le sous-clone dérivé contient davantage de cellules, car la mutation est transmise pendant plus de divisions

Explication

Une mutation apparue tôt peut être transmise à un plus grand nombre de descendantes au fil des divisions, ce qui agrandit le sous-clone. Une mutation n’est pas automatiquement éliminée ni incompatible avec les divisions cellulaires.

7. Quel événement définit la fécondation chez l’être humain ?

La séparation des chromosomes homologues dans une cellule reproductrice
La production de deux cellules filles conservant la ploïdie initiale
La fusion des noyaux de deux gamètes haploïdes pour former une cellule-œuf diploïde
La duplication de l’ADN d’une cellule diploïde avant une division cellulaire

La fusion des noyaux de deux gamètes haploïdes pour former une cellule-œuf diploïde

Explication

La fécondation correspond à la caryogamie, c’est-à-dire à la fusion des noyaux de deux gamètes haploïdes et à la formation d’une cellule-œuf diploïde. La production de deux cellules filles conservant la ploïdie caractérise plutôt la mitose.

8. Quel résultat caractérise la méiose d’une cellule diploïde ?

La formation d’une cellule haploïde après fusion de deux noyaux
La formation de quatre cellules diploïdes après deux réplications de l’ADN
La formation de deux cellules diploïdes après une seule division
La formation de quatre cellules haploïdes après deux divisions successives

La formation de quatre cellules haploïdes après deux divisions successives

Explication

La méiose comporte deux divisions successives et transforme une cellule diploïde en quatre cellules haploïdes. La formation de deux cellules filles correspond plutôt au résultat général d’une mitose.

9. Combien de chromosomes possède normalement la cellule-œuf humaine formée après la fusion d’un ovule et d’un spermatozoïde ?

23 chromosomes répartis en 23 paires
92 chromosomes organisés en 46 paires
46 chromosomes organisés en 23 paires
44 chromosomes organisés en 22 paires

46 chromosomes organisés en 23 paires

Explication

L’ovule et le spermatozoïde possèdent chacun 23 chromosomes, et leur fusion rétablit 46 chromosomes organisés en 23 paires dans la cellule-œuf. Un gamète humain possède 23 chromosomes, mais ils ne sont pas présents en paires.

10. Quelle situation correspond à l’hétérozygotie pour un gène ?

La présence d’un seul allèle dans toutes les cellules de l’organisme
La présence de deux allèles différents dans la paire correspondant à ce gène
La présence de deux allèles identiques dans la paire correspondant à ce gène
La présence de deux gènes différents sur une même paire de chromosomes

La présence de deux allèles différents dans la paire correspondant à ce gène

Explication

L’hétérozygotie désigne la présence de deux allèles différents pour un même gène. Deux allèles identiques correspondent à l’homozygotie, et non à l’hétérozygotie.

11. Lors de la méiose, combien d’allèles d’un même gène chaque gamète reçoit-il ?

Deux allèles identiques provenant des deux chromosomes homologues
Un seul allèle de la paire présente dans la cellule initiale
Un nombre variable d’allèles selon le caractère étudié
Deux allèles différents issus de deux divisions successives

Un seul allèle de la paire présente dans la cellule initiale

Explication

La méiose sépare les deux allèles d’une paire, si bien que chaque gamète reçoit un seul allèle pour chaque gène. Les deux allèles d’une paire restent associés dans la cellule diploïde avant leur séparation.

12. Chez un individu hétérozygote pour un gène, quelle proportion des gamètes porte chacun des deux allèles ?

Tous les gamètes portent l’allèle dominant de la paire
25 % des gamètes portent un allèle et 75 % portent l’autre
Chaque gamète reçoit les deux allèles avec une fréquence égale
50 % des gamètes portent un allèle et 50 % portent l’autre

50 % des gamètes portent un allèle et 50 % portent l’autre

Explication

La ségrégation d’une paire d’allèles chez un individu hétérozygote produit deux types de gamètes en proportions équiprobables, soit 50 % pour chaque allèle. Un gamète ne reçoit qu’un seul des deux allèles, et non les deux à la fois.

13. Deux gènes situés sur deux paires différentes de chromosomes produisent-ils quelles fréquences pour leurs quatre combinaisons alléliques ?

Une combinaison apparaît avec une fréquence de 75 % et les autres se partagent 25 %
Deux combinaisons apparaissent avec une fréquence de 50 % chacune
Chaque combinaison apparaît avec une fréquence de 25 %
Chaque combinaison apparaît avec une fréquence différente selon sa dominance

Chaque combinaison apparaît avec une fréquence de 25 %

Explication

Deux gènes portés par des paires chromosomiques différentes s’assortissent indépendamment : leurs quatre combinaisons alléliques sont équiprobables à 25 %. La dominance influence l’expression des caractères, mais elle ne modifie pas ces fréquences de répartition.

14. Quel rôle les brassages interchromosomiques et intrachromosomiques jouent-ils au cours de la méiose ?

Ils maintiennent les mêmes associations alléliques dans tous les gamètes
Ils réduisent le nombre de combinaisons génétiques possibles
Ils contribuent à la grande diversité des gamètes produits
Ils remplacent la fécondation dans la formation de la cellule-œuf

Ils contribuent à la grande diversité des gamètes produits

Explication

Les brassages interchromosomiques et intrachromosomiques créent de nombreuses combinaisons d’allèles et contribuent ainsi à la diversité des gamètes. Ils ne remplacent pas la fécondation, qui intervient ensuite par fusion de deux gamètes.

15. Quel événement caractérise le brassage intrachromosomique pendant la prophase I de la méiose ?

Des échanges de portions entre chromatides de chromosomes homologues
Une répartition indépendante des chromosomes homologues dans les cellules filles
Une fusion de chromosomes homologues provenant de deux cellules différentes
Une duplication supplémentaire de l’ADN avant la séparation cellulaire

Des échanges de portions entre chromatides de chromosomes homologues

Explication

Le brassage intrachromosomique résulte d’échanges de portions de chromatides entre chromosomes homologues appariés en prophase I. La répartition indépendante des chromosomes relève du brassage interchromosomique et ne constitue pas cet échange.

16. Comment se répartissent généralement les gamètes produits par un individu hétérozygote pour deux gènes liés ?

Les gamètes recombinés sont majoritaires et les parentaux sont minoritaires
Un seul type de gamète est produit après la séparation des chromosomes homologues
Les quatre types de gamètes sont produits en proportions exactement égales
Les gamètes parentaux sont majoritaires et les recombinés sont minoritaires

Les gamètes parentaux sont majoritaires et les recombinés sont minoritaires

Explication

Pour deux gènes liés, les gamètes parentaux restent majoritaires tandis que les crossing-over produisent une minorité de gamètes recombinés. Des proportions égales entre quatre types de gamètes caractérisent plutôt des gènes indépendants.

17. Chez un parent, comment évolue le nombre de combinaisons alléliques possibles dans les gamètes lorsque le nombre de gènes hétérozygotes augmente ?

Il augmente avec le nombre de gènes hétérozygotes
Il reste identique quelle que soit la constitution génétique
Il diminue lorsque plusieurs gènes deviennent hétérozygotes
Il dépend uniquement du nombre total de chromosomes parentaux

Il augmente avec le nombre de gènes hétérozygotes

Explication

Chaque gène à l’état hétérozygote peut contribuer à plusieurs associations d’allèles, de sorte que leur multiplication augmente le nombre de combinaisons gamétiques possibles. Le nombre total de chromosomes ne suffit donc pas à déterminer cette diversité.

18. Dans un croisement-test de drosophiles, quatre effectifs proches, comme 261, 258, 256 et 251 individus, indiquent-ils plutôt des gènes liés ou indépendants ?

Ils indiquent plutôt des gènes rapprochés sur une même paire chromosomique
Ils indiquent plutôt des gènes situés sur deux paires chromosomiques différentes
Ils indiquent une dominance complète d’un caractère sur l’autre
Ils indiquent une absence de ségrégation des allèles pendant la méiose

Ils indiquent plutôt des gènes situés sur deux paires chromosomiques différentes

Explication

Des effectifs proches correspondent à quatre types de gamètes équiprobables, ce qui est compatible avec deux gènes indépendants portés par deux paires de chromosomes différentes. Des effectifs nettement déséquilibrés auraient plutôt suggéré une liaison génétique.

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Qu'est-ce que le génotype d'un individu ?

L'ensemble des informations génétiques portées par l'ADN des chromosomes.

De quoi un chromosome peut-il être constitué ?

De deux chromatides reliées par un centromère.

Qu'est-ce qu'un clone en biologie cellulaire ?

Un ensemble de cellules génétiquement identiques issues d'une cellule initiale.

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