QCM : Génétique et transgenèse animale (69 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une cellule somatique de souris est observée avant la division. Quel caryotype correspond à sa ploïdie normale ?

20 chromosomes, soit 10 paires homologues d'origine maternelle et paternelle
46 chromosomes, soit 23 paires homologues d'origine maternelle et paternelle
40 chromosomes, soit 20 paires homologues toutes d'origine maternelle
40 chromosomes, soit 20 paires homologues d'origine maternelle et paternelle

40 chromosomes, soit 20 paires homologues d'origine maternelle et paternelle

Explication

Une cellule somatique diploïde de souris possède 20 paires, soit 40 chromosomes, avec une copie maternelle et une copie paternelle de chaque paire. Le nombre de 20 chromosomes confond chromosomes et paires, 46 chromosomes reprend le nombre humain, et une origine exclusivement maternelle ne respecte pas la diploïdie décrite.

2. Lorsqu'on examine les bases appariées dans une molécule d'ADN, quelles associations faut-il observer ?

Adénine avec guanine, et thymine avec cytosine
Adénine avec uracile, et guanine avec cytosine
Adénine avec thymine, et guanine avec cytosine
Adénine avec adénine, et guanine avec guanine

Adénine avec thymine, et guanine avec cytosine

Explication

Dans l'ADN, les appariements sont A–T et G–C. L'uracile appartient à la correspondance de l'ARN, l'association A–G confond deux bases différentes, et l'appariement d'une base avec elle-même ne correspond pas à la complémentarité indiquée.

3. Une cellule vient de copier son ADN avant de se diviser. Quel mécanisme permet à ses cellules-filles de recevoir une copie fidèle de l'information génétique ?

Les deux brins restent associés et guident ensemble la synthèse d'un brin d'ARN
Un brin sert de matrice et l'autre est éliminé avant la division cellulaire
Les deux brins sont traduits sur le ribosome en chaînes d'acides aminés
Les deux brins se séparent et chacun guide la synthèse d'un brin complémentaire

Les deux brins se séparent et chacun guide la synthèse d'un brin complémentaire

Explication

Lors de la réplication, chaque brin séparé sert de matrice à un nouveau brin complémentaire, ce qui permet le transfert fidèle de l'information. La transcription produit de l'ARN, l'élimination d'un brin ne décrit pas ce mécanisme, et le ribosome réalise la traduction.

4. Dans une cellule, un gène est exprimé afin de produire une protéine. Quel enchaînement décrit les étapes de cette expression ?

Épissage de l'ADN, traduction en ARN, puis transcription
Traduction en ARN pré-messager, épissage, puis transcription
Transcription en ARN pré-messager, traduction, puis épissage
Transcription en ARN pré-messager, épissage, puis traduction

Transcription en ARN pré-messager, épissage, puis traduction

Explication

L'expression d'un gène commence par la transcription de l'ADN en ARN pré-messager, suivie de la maturation par épissage et de la traduction en protéine. Inverser les étapes confond les rôles de l'ADN et de l'ARN, omettre l'épissage néglige la maturation, et placer la traduction avant l'ARN inverse la séquence.

5. Une cellule diploïde entre en division. L'observation révèle quatre cellules-filles haploïdes à la fin du processus. Quelle division a eu lieu ?

Une division qui forme quatre cellules-filles diploïdes
La mitose
Une division qui conserve deux cellules-filles diploïdes
La méiose

La méiose

Explication

La méiose transforme une cellule diploïde en quatre cellules-filles haploïdes. La mitose conserve le nombre de chromosomes et produit deux cellules-filles, tandis que les deux autres descriptions donnent une ploïdie incompatible avec le résultat observé.

6. Pendant la méiose d'un organisme, on observe à la fois une répartition aléatoire des chromosomes parentaux et un échange de fragments entre chromosomes homologues. Quels mécanismes sont en jeu ?

La réplication de l'ADN et la fécondation
La mutation ponctuelle et la réplication des chromosomes
La distribution indépendante et le crossing-over
La mitose et la distribution indépendante

La distribution indépendante et le crossing-over

Explication

La méiose combine la distribution aléatoire et indépendante des chromosomes parentaux avec le crossing-over, qui échange des fragments entre homologues. La réplication copie l'ADN, la fécondation fusionne les gamètes et une mutation ponctuelle ne correspond pas à cet échange de fragments.

7. Deux gènes situés sur le même chromosome sont comparés à une troisième paire de gènes située sur ce chromosome, mais plus éloignée. Pour quelle paire la recombinaison est-elle la plus probable ?

Avec une probabilité identique pour les deux paires
Pour la paire de gènes la plus rapprochée sur le chromosome
Pour la paire de gènes la plus éloignée sur le chromosome
Pour une paire choisie selon l'ordre de réplication du chromosome

Pour la paire de gènes la plus éloignée sur le chromosome

Explication

Plus deux gènes sont éloignés sur un même chromosome, plus la probabilité de recombinaison entre eux est élevée. La paire rapprochée inverse cette relation, une probabilité identique ignore l'effet de la distance, et l'ordre de réplication ne détermine pas la recombinaison décrite.

8. Dans un croisement monohybride, des individus F1 hétérozygotes sont croisés entre eux. Quel résultat phénotypique est attendu approximativement en F2 ?

Deux individus à phénotype dominant pour deux à phénotype récessif
Un individu à phénotype dominant pour trois à phénotype récessif
Trois individus à phénotype dominant pour un à phénotype récessif
Tous les individus à phénotype dominant

Trois individus à phénotype dominant pour un à phénotype récessif

Explication

Le croisement monohybride donne approximativement un rapport phénotypique de 3:1 en F2, associé au rapport génotypique 1 AA : 2 Aa : 1 aa. Le rapport 1:2:1 décrit les génotypes, l'uniformité correspond aux hybrides F1, et le rapport inversé échange les phénotypes dominants et récessifs.

9. Une équipe observe un caractère intéressant chez des animaux, puis croise les individus qui le présentent sans avoir identifié les gènes responsables. Quelle démarche applique-t-elle ?

Le ciblage par recombinaison homologue
La sélection de mutants
La sélection génétique classique
La transgenèse ciblée

La sélection génétique classique

Explication

La sélection classique repère les individus à partir de leur phénotype et les croise sans connaître nécessairement les gènes impliqués. La transgenèse ciblée introduit un gène identifié, la sélection de mutants génère de la diversité et la recombinaison homologue est une technique de ciblage génétique.

10. Pour déterminer rigoureusement la fonction d’un gène, une équipe étudie séparément des organismes où son activité est diminuée et d’autres où elle est augmentée. Que permet cette comparaison ?

Tester si le gène est nécessaire et s’il est suffisant ou déterminant
Tester si le gène est suffisant en étudiant seulement sa perte de fonction
Déduire la fonction du gène à partir de son expression sans analyser de phénotype
Tester si le gène est nécessaire en étudiant seulement son gain de fonction

Tester si le gène est nécessaire et s’il est suffisant ou déterminant

Explication

La perte de fonction indique si le gène est nécessaire, tandis que le gain de fonction teste s’il est suffisant ou déterminant. L’erreur « perte de fonction = suffisance » inverse les tests, « gain de fonction = nécessité » les confond également, et l’analyse de l’expression seule ne remplace pas l’étude des phénotypes.

11. Une équipe choisit une espèce pour produire des modèles génétiquement modifiés et souhaite des animaux faciles à héberger, à reproduction rapide et dont le génome permet des modifications ciblées. Quel modèle correspond à ces critères ?

La drosophile
La souris
Le xénope
Le rat

La souris

Explication

La souris combine petite taille, reproduction rapide, maturité sexuelle précoce, bonne tolérance à la captivité, génome séquencé et possibilités de modification génétique ciblée ou additionnelle. Un cycle lent contredit son intérêt pratique, et la seule proximité phylogénétique ne rassemble pas les critères énoncés.

12. Pour obtenir une souris par introduction d’ADN dans le pronucléus d’un zygote, plutôt que par ciblage dans des cellules ES, quel résultat et quel mode d’insertion faut-il attendre ?

Une souris transgénique portant une insertion ciblée par recombinaison homologue
Une souris transgénique portant une insertion aléatoire
Une souris knock-out obtenue par micro-injection pronucléaire
Une souris knock-out portant une insertion aléatoire

Une souris transgénique portant une insertion aléatoire

Explication

La micro-injection d’ADN dans le pronucléus entraîne une insertion aléatoire et produit une souris transgénique. Le ciblage par recombinaison homologue dans des cellules ES, et non la micro-injection, produit des souris knock-out.

13. Un laboratoire utilise une lignée consanguine homogène pour réduire la variabilité génétique entre animaux, mais veut interpréter ses résultats pour une population naturelle diverse. Quelle limite doit-il prendre en compte ?

La variabilité génétique entre individus augmente dans la lignée
Les différences expérimentales deviennent plus difficiles à détecter
Les résultats reflètent davantage la diversité génétique d’une population naturelle
Les résultats peuvent être moins représentatifs d’une population hétérogène

Les résultats peuvent être moins représentatifs d’une population hétérogène

Explication

L’homogénéité génétique réduit la variabilité phénotypique d’origine génétique et facilite la détection de différences expérimentales, mais elle peut rendre les résultats moins représentatifs d’une population naturelle hétérogène. Une homogénéité ne reflète pas mieux la diversité naturelle, n’empêche pas la détection des différences et n’augmente pas la variabilité génétique.

14. Pour mettre en évidence une différence de 4 minutes avec une puissance statistique de 80 %, combien de souris faut-il prévoir dans une étude menée sur une souche consanguine ?

180 souris
12 souris
14 souris
20 souris

12 souris

Explication

Pour détecter cette différence avec une puissance de 80 %, il faut 12 souris consanguines, contre 180 non consanguines. L’effectif de 180 correspond aux souris non consanguines, tandis que 20 est l’effectif utilisé pour comparer les puissances de détection.

15. Avec 20 souris, quelle puissance de détection d’une différence de 4 minutes faut-il attendre dans une étude menée sur des souris non consanguines ?

97 %
20 %
80 %
14 %

14 %

Explication

Avec 20 souris, la puissance de détection est de 14 % chez les souris non consanguines et de 97 % chez les consanguines. La valeur de 97 % concerne les consanguines; 80 % est la puissance visée dans la comparaison des effectifs requis.

16. Une même mutation est introduite dans deux fonds génétiques différents et produit des manifestations distinctes. Quelle interprétation convient le mieux ?

Les différences de phénotype montrent que les conditions d’élevage sont identiques.
Le fond génétique détermine seulement la fréquence de transmission de l’allèle mutant.
Le fond génétique peut modifier le phénotype associé à l’allèle mutant.
Les manifestations distinctes indiquent que la mutation a nécessairement changé.

Le fond génétique peut modifier le phénotype associé à l’allèle mutant.

Explication

Un même allèle mutant peut produire des phénotypes différents selon le fond génétique où il est exprimé. L’idée que l’allèle détermine seul le phénotype néglige l’effet du fond génétique; une mutation différente n’est pas requise pour expliquer l’écart.

17. Une équipe choisit un fond génétique pour étudier une mutation, puis rédige son compte-rendu. Quelle démarche respecte les exigences de conception et de documentation ?

Décrire la mutation en détail sans préciser la souche utilisée.
Choisir le fond génétique après avoir comparé les résultats obtenus.
Intégrer le fond génétique au design et le documenter précisément.
Consigner le fond génétique seulement si les résultats sont inattendus.

Intégrer le fond génétique au design et le documenter précisément.

Explication

Le fond génétique fait partie intégrante du design expérimental et doit être précisément documenté dans toute publication ou tout compte-rendu. Le considérer comme un détail ou ne le rapporter qu’après des résultats inattendus ne respecte pas cette exigence.

18. Quel résultat est généralement associé au croisement de deux souches consanguines pour produire des souris hybrides F1 ?

Des portées généralement plus grandes et moins saines, par consanguinité.
Des portées généralement inchangées, par fixation des caractères parentaux.
Des portées généralement plus grandes et plus saines, par hétérosis.
Des portées généralement plus petites et plus saines, par hétérosis.

Des portées généralement plus grandes et plus saines, par hétérosis.

Explication

Les hybrides F1 issus de deux souches consanguines tendent à produire des portées plus grandes et plus saines; ce phénomène est appelé hétérosis. La réduction des portées ou l’augmentation de la consanguinité ne décrit pas cet effet.

19. Une animalerie maintient des souris reproductrices à 24 °C et à 50 % d’humidité. Comment ces conditions se situent-elles par rapport aux plages favorables à la reproduction ?

La température et l’humidité sont toutes deux hors des plages favorables.
Les deux conditions se trouvent dans les plages favorables.
L’humidité est favorable, mais la température dépasse la plage favorable.
La température est favorable, mais l’humidité dépasse la plage favorable.

Les deux conditions se trouvent dans les plages favorables.

Explication

La reproduction est favorisée entre 16 et 26 °C et avec une humidité de 40 à 60 %; 24 °C et 50 % se trouvent dans ces deux plages. Les autres interprétations placent à tort l’une ou les deux valeurs hors des limites indiquées.

20. Une équipe veut synchroniser les accouplements avec le moment du cycle où l’ovulation a lieu afin de maximiser les grossesses. Quel jour doit-elle privilégier pour placer les femelles avec un mâle ?

Le quatrième jour du cycle œstral.
Le cinquième jour du cycle œstral.
Le troisième jour du cycle œstral.
Le deuxième jour du cycle œstral.

Le troisième jour du cycle œstral.

Explication

Le cycle œstral dure 4 à 5 jours et l’ovulation survient le troisième jour; placer les femelles avec un mâle ce jour-là maximise les grossesses obtenues. Les jours voisins ne correspondent pas au moment d’ovulation indiqué.

21. Après avoir observé un bouchon copulatoire chez une souris, quelle conclusion peut-on tirer ?

Une grossesse est confirmée et a commencé dans les 8 à 30 heures précédentes.
Un accouplement a eu lieu dans les 8 à 30 heures précédentes, sans preuve certaine de conception.
La femelle est fertile et le restera pendant les 8 à 30 heures suivantes.
Une ovulation est certaine et s’est produite dans les 8 à 30 heures précédentes.

Un accouplement a eu lieu dans les 8 à 30 heures précédentes, sans preuve certaine de conception.

Explication

Le bouchon copulatoire indique qu’un accouplement a eu lieu dans les 8 à 30 heures précédentes, mais ne confirme pas la conception. Le confondre avec une preuve de grossesse est précisément l’erreur à éviter.

22. Une équipe prépare le maintien d’une souche mutante dont les homozygotes ont une viabilité et une fertilité variables, et doit aussi choisir une méthode de génotypage et des témoins adaptés. Sur quels éléments doit-elle fonder son choix de croisement ?

La viabilité et la fertilité des homozygotes, le génotypage disponible et les témoins nécessaires
La facilité d’accouplement, l’âge des reproducteurs et la taille des portées
La proportion attendue de mutants, sans tenir compte des autres contraintes
Le phénotype des homozygotes et la taille de la colonie, sans prévoir de témoins

La viabilité et la fertilité des homozygotes, le génotypage disponible et les témoins nécessaires

Explication

Le schéma doit être adapté à la viabilité et à la fertilité des homozygotes, ainsi qu’aux possibilités de génotypage et aux souris de contrôle requises. Se limiter à la facilité d’accouplement, aux proportions attendues ou à la taille de la colonie omet des critères déterminants.

23. Dans une colonie, les mâles et les femelles homozygotes mutants sont viables et fertiles. Quel croisement permet d’obtenir une descendance composée d’homozygotes sans génotyper systématiquement chaque souriceau ?

Hétérozygote × sauvage
Hétérozygote × homozygote mutant
Homozygote mutant × homozygote mutant
Hétérozygote × hétérozygote

Homozygote mutant × homozygote mutant

Explication

Lorsque les homozygotes mutants des deux sexes sont viables et fertiles, leur croisement produit 100 % d’homozygotes et ne nécessite pas le génotypage systématique des souriceaux. L’association hétérozygote × homozygote mutant donne deux génotypes, tandis que le croisement entre hétérozygotes donne aussi des sauvages.

24. Une mutation rend les femelles homozygotes infertiles, mais les mâles homozygotes restent viables et fertiles. Quel croisement convient pour maintenir la souche, et quelle descendance génotypique faut-il attendre ?

Homozygote mutant × homozygote mutant, avec 100 % d’homozygotes
Hétérozygote × homozygote mutant, avec 50 % de chaque génotype
Hétérozygote × sauvage, avec 50 % de sauvages et 50 % d’hétérozygotes
Hétérozygote × hétérozygote, avec 25 % d’homozygotes mutants

Hétérozygote × homozygote mutant, avec 50 % de chaque génotype

Explication

Quand un seul des génotypes homozygotes est viable ou fertile, le croisement hétérozygote × homozygote mutant produit 50 % d’homozygotes et 50 % d’hétérozygotes. Le croisement entre homozygotes n’est pas adapté ici, et celui entre hétérozygotes donne aussi des souris sauvages.

25. Les homozygotes mutants d’une souche meurent avant la maturité sexuelle. Quel croisement permet de maintenir la lignée tout en produisant des homozygotes mutants, des hétérozygotes et des sauvages ?

Hétérozygote × homozygote mutant, donnant 50 % d’homozygotes mutants et 50 % d’hétérozygotes
Hétérozygote × hétérozygote, donnant 25 % d’homozygotes mutants, 50 % d’hétérozygotes et 25 % de sauvages
Homozygote mutant × homozygote mutant, donnant 100 % d’homozygotes mutants
Hétérozygote × sauvage, donnant 50 % d’hétérozygotes et 50 % de sauvages

Hétérozygote × hétérozygote, donnant 25 % d’homozygotes mutants, 50 % d’hétérozygotes et 25 % de sauvages

Explication

Lorsque les homozygotes mutants meurent avant la maturité sexuelle, le croisement entre hétérozygotes permet de produire les trois génotypes selon les proportions 25 %, 50 % et 25 %. Un croisement faisant intervenir un homozygote mutant ne convient pas à cette situation, et le croisement avec un sauvage ne produit pas d’homozygote mutant.

26. Quel résultat associé à Richard Palmiter et Ralph Brinster a marqué la première souris transgénique présentant un phénotype, publiée en 1982 ?

Une souris dépourvue d’un gène essentiel après une inactivation ciblée
Une souris fluorescente produisant une protéine rapporteuse dans ses tissus
Une souris atteignant environ une fois et demie la taille normale après insertion d’un gène murin
Une souris atteignant environ deux fois la taille normale grâce au gène de l’hormone de croissance de rat

Une souris atteignant environ deux fois la taille normale grâce au gène de l’hormone de croissance de rat

Explication

En 1982, Palmiter et Brinster ont décrit une souris transgénique exprimant le gène de l’hormone de croissance de rat et atteignant environ deux fois la taille normale. La fluorescence rapporte l’activité d’un gène, tandis qu’une inactivation ciblée correspond à une autre stratégie.

27. Pour produire une souris porteuse d’un KO ciblé par recombinaison homologue, une équipe hésite entre la microinjection d’ADN et des cellules ES recombinantes. Quelle stratégie correspond à cet objectif ?

Utiliser des cellules ES recombinantes pour cibler le gène
Utiliser des cellules ES pour obtenir une insertion aléatoire
Microinjecter l’ADN pour obtenir une insertion ciblée
Transférer un noyau pour réaliser une recombinaison homologue dans l’embryon

Utiliser des cellules ES recombinantes pour cibler le gène

Explication

Les cellules ES recombinantes permettent une modification ciblée par recombinaison homologue, notamment un KO. La microinjection entraîne une insertion aléatoire, tandis que le transfert de noyau relève du clonage.

28. Dans une construction génétique, une équipe veut modifier le tissu et le moment où un gène est exprimé sans changer la protéine produite. Quelle composante doit-elle modifier ?

Le signal de polyadénylation
Le promoteur
Le transgène rapporteur
La séquence codante

Le promoteur

Explication

Le promoteur détermine où et quand le gène est exprimé, alors que la séquence codante détermine le produit synthétisé. La séquence codante ne règle donc pas le lieu ou le moment de l’expression.

29. Un phénotype apparaît dans trois lignées transgéniques indépendantes portant le même transgène. Quelle interprétation est la mieux étayée par cette comparaison ?

Le phénotype est probablement attribuable au transgène
Le phénotype est probablement indépendant du transgène
Le phénotype est probablement un artefact d’insertion propre à une lignée
Le phénotype démontre que chaque insertion aléatoire est identique

Le phénotype est probablement attribuable au transgène

Explication

Un phénotype commun à plusieurs lignées indépendantes soutient son attribution au transgène. Un artefact d’insertion est plutôt envisagé lorsque le phénotype est propre à une seule lignée.

30. Quelle propriété distingue les cellules ES d’un zygote quant à leur potentiel de développement ?

Elles sont limitées aux tissus extra-embryonnaires du blastocyste.
Elles sont pluripotentes et ne forment pas seules les annexes extra-embryonnaires.
Elles sont totipotentes et forment seules les annexes extra-embryonnaires.
Elles sont différenciées et ne contribuent qu’à un type cellulaire.

Elles sont pluripotentes et ne forment pas seules les annexes extra-embryonnaires.

Explication

Les cellules ES peuvent contribuer à tous les types cellulaires de l’embryon, mais elles ne forment pas seules les annexes extra-embryonnaires, contrairement au zygote totipotent. La totipotence confond les deux potentiels, les tissus extra-embryonnaires inversent leur capacité et la différenciation nie leur état indifférencié.

31. Une équipe veut obtenir une souris porteuse d’une modification génétique introduite dans des cellules ES. Quelle succession d’étapes respecte la procédure ?

Modifier les cellules ES, transférer le blastocyste dans une femelle, injecter ensuite les cellules, puis sélectionner les descendants sans génotypage.
Injecter les cellules ES non sélectionnées dans un blastocyste, sélectionner les chimères avant le transfert, puis génotyper les cellules de la femelle receveuse.
Modifier et sélectionner les cellules ES, les injecter dans un blastocyste, transférer celui-ci, puis sélectionner les chimères transmettant la modification et génotyper et croiser leurs descendants.
Sélectionner les cellules ES modifiées, injecter le blastocyste dans une femelle, puis établir la lignée sans vérifier la transmission germinale ni croiser les descendants.

Modifier et sélectionner les cellules ES, les injecter dans un blastocyste, transférer celui-ci, puis sélectionner les chimères transmettant la modification et génotyper et croiser leurs descendants.

Explication

La procédure comprend la modification et la sélection des cellules ES, leur injection dans un blastocyste, le transfert embryonnaire, puis la sélection des chimères transmettant la modification germinale et le génotypage et croisement des descendants. Le transfert avant injection inverse les étapes, la sélection avant transfert est prématurée et l’absence de génotypage et de croisement omet la vérification de la lignée.

32. Après injection de cellules ES modifiées dans un blastocyste, une souris chimère transmet la modification par ses gamètes. Quel résultat attend-on chez ses descendants de première génération ?

Des descendants généralement hétérozygotes pour la modification.
Des descendants dépourvus de la modification, malgré la transmission germinale.
Des descendants généralement homozygotes pour la modification.
Des descendants porteurs de la modification seulement dans les tissus somatiques.

Des descendants généralement hétérozygotes pour la modification.

Explication

Les chimères issues de cellules ES modifiées peuvent transmettre la modification à leur descendance par la lignée germinale, et les descendants sont d’abord généralement hétérozygotes. La transmission somatique confond les lignées, l’homozygotie est attendue trop tôt et l’absence de transmission contredit la transmission germinale décrite.

33. Deux approches sont envisagées pour modifier un gène chez une souris : la microinjection classique ou un KO par recombinaison homologue. Quelle différence faut-il prévoir pour le site d’insertion ?

La microinjection classique insère l’ADN au hasard, tandis que le KO par recombinaison homologue vise le locus choisi.
Les deux approches ciblent le locus choisi, mais seule la recombinaison homologue produit une insertion.
Les deux approches insèrent l’ADN au hasard, mais seule la microinjection modifie le gène visé.
La microinjection classique vise le locus choisi, tandis que le KO par recombinaison homologue insère l’ADN au hasard.

La microinjection classique insère l’ADN au hasard, tandis que le KO par recombinaison homologue vise le locus choisi.

Explication

La microinjection classique produit une insertion aléatoire, alors que le KO ou le KI par recombinaison homologue cible le locus voulu. L’attribution du hasard à la recombinaison inverse les méthodes, celle du ciblage à la microinjection les confond, et l’option restante leur attribue à tort un mode identique.

34. Dans une cellule, deux sites loxP encadrent un segment sur le même chromosome et sont orientés en sens opposés. Quel remaniement la Cre provoque-t-elle ?

Une insertion du segment à un locus non apparenté.
Une inversion du segment situé entre les sites.
Une translocation réciproque entre deux chromosomes.
Une délétion du segment situé entre les sites.

Une inversion du segment situé entre les sites.

Explication

Sur un même chromosome, des sites loxP d’orientation opposée entraînent une inversion. La délétion correspond à des sites de même orientation, tandis qu’une translocation réciproque implique des sites placés sur deux chromosomes différents; l’insertion n’est pas le résultat décrit.

35. Pour obtenir un KO conditionnel hépatique, on rétrocroise une souris Alb-Cre ; loxP/+ avec une souris loxP/loxP. Quelle fraction de la descendance attendue est Alb-Cre ; loxP/loxP et présente l’excision dans le foie ?

50 %
75 %
100 %
25 %

25 %

Explication

Le rétrocroisement indiqué produit 25 % de souris Alb-Cre ; loxP/loxP, chez lesquelles l’excision a lieu dans le foie. La proportion de 50 % néglige l’association requise entre Cre et deux allèles floxés, 75 % confond les classes de génotypes et 100 % suppose que toute la descendance possède le génotype recherché.

36. Une souris porte une CreER retenue dans le cytoplasme avant traitement. Que se passe-t-il après administration de tamoxifène ?

La séquence floxée est excisée avant l’entrée de la Cre dans le noyau.
La Cre reste dans le cytoplasme et empêche l’excision de la séquence floxée.
La Cre entre dans le noyau et excise la séquence floxée.
La Cre provoque une translocation réciproque sans exciser la séquence floxée.

La Cre entre dans le noyau et excise la séquence floxée.

Explication

Le tamoxifène, ou son métabolite actif 4-OHT, libère la CreER retenue dans le cytoplasme; la Cre entre alors dans le noyau et excise la séquence floxée. Le maintien cytoplasmique inverse l’effet du traitement, l’excision avant l’entrée nucléaire inverse la séquence causale et la translocation confond des issues différentes de la recombinaison.

37. Quels principes composent la règle des 3R de Russell et Burch, formulée en 1959 ?

Remplacer, Réutiliser et Raffiner l’expérimentation animale.
Remplacer, Réduire et Renouveler l’expérimentation animale.
Répéter, Réduire et Raffiner l’expérimentation animale.
Remplacer, Réduire et Raffiner l’expérimentation animale.

Remplacer, Réduire et Raffiner l’expérimentation animale.

Explication

La règle des 3R, formulée par Russell et Burch en 1959, vise à Remplacer, Réduire et Raffiner l’expérimentation animale. Réutiliser, Renouveler et Répéter substituent chacun un principe différent à ceux de la règle.

38. Dans une expérience, des acides nucléiques sont introduits dans des cellules eucaryotes à l’aide d’un réactif chimique, sans virus. Comment s’appelle cette méthode ?

Une transfection
Une transgenèse
Une transformation
Une transduction

Une transfection

Explication

La transfection désigne le transfert non viral d’acides nucléiques dans des cellules eucaryotes. La transduction implique un vecteur viral, la transformation concerne des cellules non animales et la transgenèse vise l’obtention d’un organisme portant un gène exogène.

39. Un chercheur fait parvenir un acide nucléique à des cellules au moyen d’un vecteur viral. Quel terme décrit ce transfert ?

Une transformation
Une transfection stable
Une transfection
Une transduction

Une transduction

Explication

Le transfert d’acides nucléiques par un vecteur viral est une transduction, aussi appelée infection. La transfection est non virale, la transformation concerne les cellules non animales et la stabilité décrit le devenir de l’ADN plutôt que le moyen viral de transfert.

40. Après introduction d’un plasmide, une lignée cellulaire conserve l’ADN intégré au génome et le transmet à ses cellules filles lors des divisions. Quel type de transfection a été obtenu ?

Une transfection stable
Une expression prolongée non intégrée
Une transfection transitoire
Une transfection épisomale transitoire

Une transfection stable

Explication

Dans une transfection stable, l’ADN s’intègre au génome et peut être transmis aux cellules filles. Une transfection transitoire maintient l’ADN sous forme d’épisome, qui peut être dilué ou perdu pendant les divisions.

41. Lorsqu’on vérifie la structure d’un vecteur d’expression plasmidique, quels éléments sont attendus dans sa cassette d’expression et son squelette bactérien ?

Promoteur, initiation de transcription, gène d’intérêt et polyadénylation, avec origine de réplication et résistance antibiotique
Site d’initiation, gène de résistance, signal de polyadénylation et origine de réplication, sans promoteur
Promoteur, site d’initiation, origine de réplication et signal de polyadénylation, sans gène d’intérêt
Promoteur, origine de réplication, gène d’intérêt et résistance antibiotique, avec un signal de terminaison bactérien

Promoteur, initiation de transcription, gène d’intérêt et polyadénylation, avec origine de réplication et résistance antibiotique

Explication

La cassette d’expression comprend notamment un promoteur, un site d’initiation de la transcription, un gène d’intérêt et un signal de polyadénylation; le squelette plasmidique porte une origine de réplication bactérienne et un gène de résistance antibiotique. Les autres descriptions déplacent ou omettent des éléments essentiels.

42. Un vecteur doit exprimer un gène dans tous les types cellulaires qui l’absorbent. Quel choix de promoteur convient le mieux à cet objectif ?

Un promoteur spécifique des neurones comme synapsine
Un promoteur spécifique des hépatocytes comme albumine
Un promoteur spécifique des astrocytes comme GFAP
Un promoteur fort et ubiquitaire comme CAG

Un promoteur fort et ubiquitaire comme CAG

Explication

Un promoteur fort et ubiquitaire, tel que CAG, permet l’expression dans toutes les cellules transfectées. Les promoteurs synapsine, GFAP et albumine restreignent plutôt l’expression à des types cellulaires ciblés.

43. Quel mécanisme physiologique utilise de petits ARN pour réduire l’expression de gènes dans le cytoplasme ?

L’intégration génomique
La traduction
L’interférence par ARN
La transcription

L’interférence par ARN

Explication

L’interférence par ARN est un mécanisme physiologique dans lequel de petits ARN réduisent l’expression de gènes dans le cytoplasme. La transcription produit des ARN à partir de l’ADN, la traduction produit des protéines et l’intégration génomique concerne l’insertion d’ADN dans le génome.

44. Un ARN guide s’apparie parfaitement à son ARNm cible. Quel effet correspond à cette complémentarité, caractéristique des siRNA ?

La stabilisation de l’ARNm sans effet sur sa traduction
L’augmentation de la traduction de l’ARNm cible
Le clivage de l’ARNm cible
La répression de sa traduction avec déstabilisation de l’ARNm

Le clivage de l’ARNm cible

Explication

Une complémentarité parfaite entre le brin guide et l’ARNm, typique des siRNA, conduit au clivage de l’ARNm. La répression de la traduction accompagnée d’une déstabilisation de l’ARNm est associée à une complémentarité partielle, fréquente pour les miRNA animaux.

45. Un acide nucléique chargé négativement est mélangé à une molécule cationique pour faciliter son entrée dans des cellules. Quel mécanisme général est attendu ?

La neutralisation de la charge de l’acide nucléique, suivie d’une entrée directe par des pores physiques
La formation de complexes qui interagissent avec la membrane puis sont internalisés, le plus souvent par endocytose
La fusion des molécules cationiques avec la membrane, suivie de la libération de l’acide nucléique à l’extérieur
La formation de complexes qui repoussent la membrane puis entrent, le plus souvent par diffusion simple

La formation de complexes qui interagissent avec la membrane puis sont internalisés, le plus souvent par endocytose

Explication

Les méthodes chimiques associent les acides nucléiques négatifs à des molécules cationiques : les complexes formés interagissent avec la membrane et sont le plus souvent internalisés par endocytose. L’entrée par pores physiques confond cette méthode avec une transfection physique, la répulsion inverse l’interaction des charges et la fusion membranaire décrit un autre mécanisme.

46. Lors d’une lipofection, des liposomes cationiques sont mélangés à un acide nucléique. Quelle interaction contribue ensuite à leur entrée dans les cellules ?

Les lipoplexes interagissent avec des récepteurs cationiques de surface avant leur endocytose
Les lipoplexes interagissent avec les protéoglycanes anioniques de surface avant leur endocytose
Les lipoplexes fusionnent directement avec la membrane sans interaction avec ses composants de surface
Les lipoplexes sont attirés par un aimant vers les protéoglycanes avant leur internalisation

Les lipoplexes interagissent avec les protéoglycanes anioniques de surface avant leur endocytose

Explication

Les liposomes cationiques incorporent l’acide nucléique pour former des lipoplexes, qui interagissent avec les protéoglycanes anioniques de la surface cellulaire avant l’endocytose. Les récepteurs cationiques inversent la charge des partenaires, la fusion directe écarte l’étape de surface et l’attraction magnétique relève de la magnétofection.

47. Après une injection intraveineuse d’in vivo-jetPEI, un laboratoire mesure une expression dans plusieurs organes. Quel profil correspond à la distribution observée ?

Une expression principalement pulmonaire, également détectable dans le foie, la rate, les reins, le pancréas, le cœur, la vessie et les artères
Une expression principalement cutanée, également détectable dans le foie, la rate, les reins et le cœur
Une expression limitée aux poumons, sans signal détectable dans les autres organes examinés
Une expression principalement hépatique, également détectable dans les poumons, la rate, les reins, le pancréas, le cœur, la vessie et les artères

Une expression principalement pulmonaire, également détectable dans le foie, la rate, les reins, le pancréas, le cœur, la vessie et les artères

Explication

Après injection intraveineuse d’in vivo-jetPEI, l’expression est principalement pulmonaire, mais elle est aussi détectable dans plusieurs autres organes, notamment le foie, la rate et les reins. Un signal principalement hépatique inverse l’organe dominant, tandis qu’une expression limitée aux poumons ou principalement cutanée ne correspond pas à cette distribution.

48. Après une injection intraveineuse, un chercheur compare les signaux d’expression dans les poumons, le foie, la rate et les reins. Quel rapport approximatif est attendu entre le signal pulmonaire et celui de chacun des trois autres organes ?

Le signal hépatique est environ 100 à 500 fois supérieur
Le signal pulmonaire est environ 100 à 500 fois inférieur
Le signal pulmonaire est environ 100 à 500 fois supérieur
Le signal pulmonaire est environ 2 à 5 fois supérieur

Le signal pulmonaire est environ 100 à 500 fois supérieur

Explication

Après l’injection intraveineuse, le signal pulmonaire est environ 100 à 500 fois supérieur à celui du foie, de la rate ou des reins. Un écart de 2 à 5 fois sous-estime l’amplitude, un signal pulmonaire inférieur inverse le rapport et un signal hépatique dominant inverse l’organe concerné.

49. Un dispositif projette dans des cellules des particules métalliques porteuses d’ADN plasmidique, accélérées par une impulsion de gaz. Quelle méthode est utilisée ?

La laserfection, avec des microparticules d’or ou de tungstène accélérées généralement par hélium
La magnétofection, avec des microparticules d’or ou de tungstène attirées généralement par un aimant
La sonoporation, avec des microparticules d’or ou de tungstène déplacées généralement par des ultrasons
La biolistique, avec des microparticules d’or ou de tungstène accélérées généralement par hélium

La biolistique, avec des microparticules d’or ou de tungstène accélérées généralement par hélium

Explication

La biolistique projette des microparticules d’or ou de tungstène enrobées d’ADN plasmidique, généralement accélérées par une impulsion d’hélium. La laserfection crée des pores par laser, la magnétofection attire des complexes magnétiques et la sonoporation repose sur les ultrasons et la cavitation.

50. Dans une expérience, un laser de forte puissance crée temporairement des pores membranaires, puis l’ADN entre sous l’effet de la pression osmotique et de la diffusion. Quel enchaînement caractérise cette méthode ?

Le laser maintient la membrane ouverte, l’ADN entre par endocytose, puis les pores s’agrandissent
Le laser perméabilise temporairement la membrane, l’ADN entre par les pores, puis ceux-ci se referment
Un aimant perméabilise temporairement la membrane, l’ADN entre par les pores, puis ceux-ci se referment
Les ultrasons perméabilisent temporairement la membrane, l’ADN entre par les pores, puis ceux-ci se referment

Le laser perméabilise temporairement la membrane, l’ADN entre par les pores, puis ceux-ci se referment

Explication

En laserfection, le laser crée une perméabilisation transitoire ; la pression osmotique et la diffusion favorisent l’entrée de l’ADN, puis les pores se referment. La cavitation par microbulles relève de la sonoporation, l’attraction par aimant de la magnétofection et la projection de particules de la biolistique.

51. Pour cibler un organe, une équipe associe l’ADN à des nanoparticules magnétiques et place un aimant près de la zone à traiter. Quel effet est recherché ?

Attirer les complexes vers l’organe cible et favoriser leur internalisation par les cellules
Créer des pores par illumination de l’organe cible et faire diffuser l’ADN dans les cellules
Projeter les complexes vers l’organe cible grâce à une impulsion de gaz hélium
Faire caviter des microbulles près de l’organe cible et ouvrir temporairement les membranes

Attirer les complexes vers l’organe cible et favoriser leur internalisation par les cellules

Explication

En magnétofection, l’ADN est associé à des nanoparticules magnétiques et l’aimant placé près de l’organe attire les complexes, ce qui favorise leur internalisation. La cavitation par ultrasons, l’accélération par hélium et la perméabilisation par laser correspondent à d’autres méthodes physiques.

52. Sous microscope, un expérimentateur utilise une pipette de verre très fine pour introduire un acide nucléique dans une cellule unique. Quelle méthode et quels sites d’injection sont possibles ?

La laserfection, directement dans le cytoplasme ou le noyau
La microinjection, directement dans le cytoplasme ou le noyau
La biolistique, directement dans le cytoplasme ou le noyau
La microinjection, uniquement dans le milieu extracellulaire

La microinjection, directement dans le cytoplasme ou le noyau

Explication

La microinjection introduit l’acide nucléique dans le cytoplasme ou le noyau d’une cellule à la fois à l’aide d’une pipette très fine sous microscope. La biolistique projette des particules, la laserfection crée des pores, et limiter l’injection au milieu extracellulaire contredit son introduction directe dans la cellule.

53. Pour une souris de 30 g, quel volume de solution saline contenant l’ADN plasmidique faut-il injecter très rapidement dans la veine caudale pour appliquer la transfection hydrodynamique ?

30 mL
3 mL
0,3 mL
2,5 mL

3 mL

Explication

Le volume requis correspond à 10 % du poids de l’animal, soit 3 mL pour 30 g selon l’équivalence utilisée pour la souris. Un volume de 0,3 mL traduit une erreur d’un facteur dix, 30 mL multiplie le volume par dix, et 2,5 mL correspond à l’exemple d’une souris de 25 g.

54. Après une injection hydrodynamique correctement réalisée, quel enchaînement explique l’entrée de l’ADN dans les hépatocytes ?

La pression dirige la solution vers la veine cave supérieure et l’ADN pénètre par des pores durables de l’endothélium.
Le volume dépasse le débit cardiaque, reflue vers les veines hépatiques et ouvre transitoirement des pores permettant l’entrée de l’ADN.
Le volume reste inférieur au débit cardiaque, rejoint les poumons et déclenche une infection des hépatocytes.
Le reflux rejoint les veines hépatiques, mais l’ADN entre par intégration directe dans le génome sans ouverture membranaire.

Le volume dépasse le débit cardiaque, reflue vers les veines hépatiques et ouvre transitoirement des pores permettant l’entrée de l’ADN.

Explication

Le grand volume excède le débit cardiaque, reflue par la veine cave inférieure vers les veines hépatiques et crée temporairement des pores dans l’endothélium sinusoïdal et la membrane des hépatocytes. L’infection virale relève d’une autre méthode, l’orientation vers les poumons inverse le trajet, et l’intégration génomique ne décrit pas ce mécanisme.

55. Quelle proportion des hépatocytes peut être transfectée par la méthode hydrodynamique ?

10 à 40 %
60 à 90 %
1 à 5 %
40 à 70 %

10 à 40 %

Explication

La transfection hydrodynamique peut atteindre 10 à 40 % des hépatocytes. Une transfection de tous les hépatocytes confond efficacité et expression complète, tandis que les plages inférieures à 10 % ou de 40 à 70 % ne correspondent pas à la proportion indiquée.

56. Un chercheur veut une expression du transgène stable et transmissible aux cellules filles ; quel vecteur viral correspond à cet objectif ?

Un vecteur non intégratif à expression épisomale
Un adénovirus à génome épisomal
Un adénovirus à expression transitoire
Un rétrovirus ou un lentivirus

Un rétrovirus ou un lentivirus

Explication

Les rétrovirus et les lentivirus s’intègrent au génome, ce qui permet une expression stable transmise aux cellules filles. L’adénovirus s’exprime de façon transitoire depuis un génome épisomal, et les formulations non intégratives ne répondent donc pas à l’objectif.

57. Après injection intraveineuse d’un complexe cationique, un animal présente une détresse respiratoire ; quelle explication et quel risque sont les plus cohérents avec ce mode d’administration ?

L’accumulation dans les capillaires pulmonaires, favorisée par une dose ou une formulation inadaptée, peut provoquer une détresse respiratoire ou la mortalité.
L’accumulation dans les capillaires hépatiques peut réduire l’expression du transgène sans provoquer de détresse respiratoire.
La charge des complexes favorise leur entrée dans les cellules pulmonaires et provoque principalement une inflammation locale bénigne.
L’agrégation des complexes accélère leur élimination rénale et entraîne une baisse temporaire de la température corporelle.

L’accumulation dans les capillaires pulmonaires, favorisée par une dose ou une formulation inadaptée, peut provoquer une détresse respiratoire ou la mortalité.

Explication

Les complexes cationiques injectés par voie intraveineuse peuvent s’accumuler dans les capillaires pulmonaires ; une dose ou une formulation inadaptée, notamment avec des agrégats ou une charge excessive, peut entraîner détresse respiratoire ou mortalité. L’accumulation hépatique et l’élimination rénale ne décrivent pas le risque mentionné, et le risque n’est pas limité à une inflammation bénigne.

58. Une équipe en France prépare un projet d’expérimentation animale ; quelle démarche réglementaire doit-elle suivre avant sa réalisation ?

Obtenir l’avis du comité d’éthique, qui vaut à lui seul autorisation, sans dépôt du dossier.
Déposer une déclaration dans APAFIS après le début des expériences, puis demander un avis consultatif.
Déposer le dossier dans APAFIS pour évaluation éthique par un comité, puis obtenir l’autorisation de l’autorité compétente.
Demander l’autorisation au comité d’éthique et transmettre le dossier à l’autorité compétente à titre informatif.

Déposer le dossier dans APAFIS pour évaluation éthique par un comité, puis obtenir l’autorisation de l’autorité compétente.

Explication

En France, le projet doit être autorisé par l’autorité compétente après évaluation éthique par un comité, et le dossier est déposé dans APAFIS. Un avis éthique ne remplace pas l’autorisation, le dépôt après le début des expériences inverse la procédure, et le rôle d’autorisation revient à l’autorité compétente.

59. Une équipe peut remplacer un modèle animal par une méthode non animale adaptée, prévoir un partage des mesures pour limiter les effectifs et améliorer les soins pour réduire la souffrance ; quelle association des principes des 3R est correcte ?

Remplacement pour la méthode non animale, réduction pour le partage des mesures, raffinement pour les soins.
Réduction pour la méthode non animale, raffinement pour le partage des mesures, remplacement pour les soins.
Remplacement pour la méthode non animale, raffinement pour le partage des mesures, réduction pour les soins.
Raffinement pour la méthode non animale, remplacement pour le partage des mesures, réduction pour les soins.

Remplacement pour la méthode non animale, réduction pour le partage des mesures, raffinement pour les soins.

Explication

Le remplacement consiste à recourir à un modèle non animal lorsqu’il convient ; la réduction passe par la planification et le partage des mesures ; le raffinement vise à limiter la souffrance grâce aux procédures et aux soins. Les autres associations intervertissent les objectifs propres à ces principes.

60. Dans une expérience, un brin antisens complémentaire à un ARNm cible s’y apparie ; quel effet mécanistique en résulte sur la protéine correspondante ?

La protéine correspondante est dégradée directement, tandis que l’ARNm reste intact.
Le double brin formé est reconnu et éliminé, notamment par la RNase III, ce qui bloque la production de la protéine.
La transcription du gène cible est accélérée, ce qui augmente la production de la protéine.
Le brin antisens est traduit en une protéine qui remplace celle codée par l’ARNm cible.

Le double brin formé est reconnu et éliminé, notamment par la RNase III, ce qui bloque la production de la protéine.

Explication

Le brin antisens s’apparie à l’ARNm cible ; le double brin est reconnu et éliminé par la cellule, notamment par la RNase III, ce qui bloque la production de la protéine. Ce mécanisme ne stimule pas la transcription, ne traduit pas le brin antisens et ne consiste pas en une dégradation directe de la protéine.

61. Quel mécanisme décrit l’ARN interférence lorsqu’un ARN double brin réduit l’expression d’un gène ?

Une activation de la transcription qui augmente la quantité d’ARNm produite
Une modification permanente de l’ADN qui empêche la transcription du gène
Une régulation post-transcriptionnelle pouvant dégrader l’ARNm ou inhiber sa traduction
Une inhibition de la traduction sans possibilité de dégrader l’ARNm

Une régulation post-transcriptionnelle pouvant dégrader l’ARNm ou inhiber sa traduction

Explication

L’ARN interférence éteint l’expression génique après la transcription, soit en dégradant l’ARNm, soit en inhibant sa traduction. La modification permanente de l’ADN confond l’ARN interférence avec l’édition du génome, l’activation de la transcription inverse l’effet, et l’inhibition de la traduction seule omet la dégradation possible de l’ARNm.

62. Dans une cellule, un petit ARN endogène s’apparie partiellement avec plusieurs ARNm et réduit leur production protéique. De quel type de petit ARN s’agit-il ?

Un siRNA, qui clive surtout un ARNm présentant une complémentarité totale
Un siRNA, qui réprime surtout la traduction de plusieurs cibles
Un miRNA, qui réprime surtout la traduction de plusieurs cibles
Un miRNA, qui clive surtout un ARNm présentant une complémentarité totale

Un miRNA, qui réprime surtout la traduction de plusieurs cibles

Explication

Les miRNA sont endogènes, s’apparient partiellement à de nombreuses cibles et répriment surtout leur traduction. Les siRNA sont généralement exogènes, s’apparient totalement à une cible et provoquent surtout le clivage de l’ARNm ; le clivage associé au miRNA et la répression traductionnelle attribuée au siRNA confondent ces profils.

63. Lors de la maturation d’un miRNA, quelle étape vient immédiatement après le clivage nucléaire du pri-miRNA par Drosha ?

La transcription du pri-miRNA à partir du gène endogène
Le clivage du pre-miRNA dans le cytoplasme par Dicer
L’export du pre-miRNA vers le cytoplasme par Exportine-5
Le chargement du brin guide dans le complexe RISC

L’export du pre-miRNA vers le cytoplasme par Exportine-5

Explication

Après le clivage nucléaire par Drosha, le pre-miRNA est exporté vers le cytoplasme par Exportine-5, puis clivé par Dicer et chargé dans RISC. Placer Dicer avant l’export inverse la localisation des étapes, la transcription précède Drosha, et le chargement dans RISC a lieu après le traitement cytoplasmique.

64. Une intervention réduit temporairement l’expression d’un gène en ciblant son ARN, tandis qu’une autre coupe directement son ADN chromosomique. Quelle distinction caractérise la seconde intervention ?

Elle réduit la traduction de l’ARN sans couper l’ADN chromosomique
Elle peut modifier durablement le génome en coupant directement l’ADN
Elle dégrade l’ARN cible sans changer la séquence génomique
Elle agit transitoirement sur l’ARN sans modifier directement l’ADN

Elle peut modifier durablement le génome en coupant directement l’ADN

Explication

Les nucléases programmables coupent directement l’ADN chromosomique et peuvent entraîner une modification durable du génome, contrairement à l’antisens et à l’ARN interférence, qui agissent transitoirement au niveau de l’ARN. Les autres réponses décrivent des effets sur l’ARN plutôt que l’édition directe de l’ADN.

65. Après une cassure double brin, une cellule répare la séquence en utilisant une matrice fournie par le chercheur pour corriger une mutation. Quelle voie de réparation réalise cette correction ?

La réparation sans matrice par ajout de nucléotides
La recombinaison homologue
La réparation conduisant à des insertions ou délétions inactivantes
La jonction d’extrémités non homologues

La recombinaison homologue

Explication

La recombinaison homologue utilise une matrice de réparation pour corriger précisément une mutation ou insérer une séquence. La NHEJ est souvent sujette aux erreurs et produit des insertions ou délétions qui peuvent inactiver le gène ; les autres propositions décrivent cette voie plutôt qu’une correction guidée par matrice.

66. Une équipe veut cibler un nouveau site avec CRISPR-Cas9 tout en conservant la même protéine Cas9. Quel élément doit-elle modifier ?

La matrice de réparation homologue
Le domaine nucléase FokI
La séquence de la protéine Cas9
La séquence du sgRNA

La séquence du sgRNA

Explication

CRISPR-Cas9 se reprogramme en modifiant la séquence du sgRNA, tandis que la protéine Cas9 reste identique. Modifier Cas9 n’est pas requis pour changer de cible ; une matrice de réparation sert à orienter certaines réparations, et FokI appartient aux ZFN.

67. Une équipe prévoit d’utiliser un nouveau modèle animal génétiquement modifié pour une étude. Quelle démarche réglementaire doit-elle accomplir avant le projet ?

Déclarer l’utilisation du modèle après la fin de l’étude
Demander une autorisation préalable uniquement si le modèle est créé par CRISPR-Cas9
Obtenir une évaluation éthique et une autorisation préalable du projet
Réaliser une évaluation éthique après l’utilisation du modèle

Obtenir une évaluation éthique et une autorisation préalable du projet

Explication

La création ou l’utilisation d’un nouveau modèle animal génétiquement modifié requiert une évaluation éthique et une autorisation de projet préalable, dans le cadre réglementaire applicable. Une évaluation après l’étude ou une déclaration finale ne satisfait pas à cette exigence préalable, et celle-ci ne dépend pas uniquement de CRISPR-Cas9.

68. Chez un patient, une mutation ponctuelle de l’hémoglobine remplace un acide glutamique par une valine. Quelle chaîne d’événements peut en résulter ?

Le transport de l’oxygène cesse, puis les globules rouges se déforment sans formation de fibres
La protéine polymérise en fibres, déforme les globules rouges en faucille et peut obstruer des capillaires
La production de globules rouges diminue, puis les cellules restantes prennent une forme arrondie
Les capillaires se rétrécissent, puis les globules rouges changent de forme en traversant ces vaisseaux

La protéine polymérise en fibres, déforme les globules rouges en faucille et peut obstruer des capillaires

Explication

Le remplacement de l’acide glutamique par une valine peut favoriser la polymérisation de l’hémoglobine en fibres, qui déforment les globules rouges et peuvent bloquer les capillaires. La baisse de production, la perte de transport sans fibres et le rétrécissement préalable des capillaires ne correspondent pas à ce mécanisme.

69. Lorsqu’on décrit le génome d’une souris de laboratoire, quelle estimation associe correctement sa taille, son nombre de gènes, ses chromosomes et la fraction codant des protéines ?

Environ 3×1093 \times 10^9 paires de bases, plus de 30 000 gènes, 20 paires de chromosomes et 1 à 2 % codant des protéines
Plus de 30 000 paires de bases, environ 3×1093 \times 10^9 gènes, 20 paires de chromosomes et 1 à 2 % codant des protéines
Environ 3×1093 \times 10^9 paires de bases, plus de 30 000 gènes, 23 paires de chromosomes et 1 à 2 % codant des protéines
Environ 3×1093 \times 10^9 paires de bases, plus de 30 000 gènes, 20 paires de chromosomes et 5 à 8 % codant des protéines

Environ $$3 \times 10^9$$ paires de bases, plus de 30 000 gènes, 20 paires de chromosomes et 1 à 2 % codant des protéines

Explication

Le génome murin compte environ 3×1093 \times 10^9 paires de bases, plus de 30 000 gènes et 20 paires de chromosomes, tandis qu’environ 1 à 2 % de son ADN code des protéines. Les autres estimations confondent paires de bases et gènes, donnent le nombre humain de paires de chromosomes ou surestiment la fraction codante.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 95 flashcards sur Génétique et transgenèse animale.

Combien de paires de chromosomes possède une cellule humaine somatique ?

23 paires.

Quelles bases l'ADN associe-t-il toujours entre ses deux brins ?

L'adénine à la thymine et la guanine à la cytosine.

Pendant la réplication, quel rôle joue chaque brin d'ADN séparé ?

Il sert de matrice à la synthèse d'un brin complémentaire.

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Consultez la fiche de révision complète sur Génétique et transgenèse animale.

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