QCM : Gestion de la sécurité médicamenteuse — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel texte encadre juridiquement l’exercice des professionnels de santé et la prise en charge des patients ?

Le livret thérapeutique de l’établissement
Le manuel de certification de la HAS
La loi du 2 janvier 2002
Le Code de la santé publique

Le Code de la santé publique

Explication

Le Code de la santé publique rassemble les règles juridiques qui encadrent l’exercice des professionnels de santé et la prise en charge des patients. Le manuel de certification concerne l’évaluation des établissements, pas le cadre général de l’exercice infirmier.

2. Quels articles du Code de la santé publique décrivent le cadre de l’exercice infirmier et les compétences associées ?

Les articles D. 2002-2 à D. 2002-9
Les articles R. 4211-1 à R. 4211-7
Les articles L. 5121-1 à L. 5121-10
Les articles R. 4311-1 à D. 4311-15-1

Les articles R. 4311-1 à D. 4311-15-1

Explication

Les articles R. 4311-1 à D. 4311-15-1 du Code de la santé publique définissent le cadre de l’exercice infirmier. Les autres propositions renvoient à d’autres domaines réglementaires.

3. Quel statut réglementaire autorise la commercialisation d’un médicament après évaluation de ses conditions d’utilisation ?

L’accès compassionnel
L’autorisation de mise sur le marché
La réserve hospitalière
La prescription initiale hospitalière

L’autorisation de mise sur le marché

Explication

L’autorisation de mise sur le marché est le statut qui permet la commercialisation d’un médicament après évaluation. La prescription initiale hospitalière ou la réserve hospitalière sont des statuts particuliers, mais ne remplacent pas l’AMM.

4. Quel dispositif organise, au sein d’un établissement, le circuit des médicaments et leur gestion ?

Le bilan partagé de médication
La pharmacie à usage intérieur
La conciliation médicamenteuse
Le livret thérapeutique

La pharmacie à usage intérieur

Explication

La pharmacie à usage intérieur organise la gestion et la délivrance des médicaments dans l’établissement. Les autres termes concernent la sélection ou la sécurisation du traitement, mais pas l’organisation interne du circuit.

5. Quel est l’objectif principal de la certification HAS des établissements de santé ?

Définir le contenu du livret thérapeutique de chaque service
Vérifier la conformité à un référentiel et améliorer la qualité et la sécurité des soins
Autoriser la commercialisation des médicaments utilisés dans l’établissement
Remplacer toute évaluation interne par une seule visite externe

Vérifier la conformité à un référentiel et améliorer la qualité et la sécurité des soins

Explication

La certification HAS vise à apprécier la conformité à un référentiel et à améliorer la qualité et la sécurité des soins. Elle ne sert pas à autoriser les médicaments ni à définir le livret thérapeutique.

6. Quel document sert de référence lors de la visite d’experts visiteurs pour apprécier la conformité d’un établissement ?

Le protocole d’urgence du service
Le manuel de certification
Le dossier médical du patient
La liste des stupéfiants

Le manuel de certification

Explication

Le manuel de certification est le document de référence utilisé pendant la visite. Les autres documents peuvent être consultés localement, mais ne constituent pas le référentiel de certification.

7. Dans un ESSMS ou un EHPAD, sur quoi repose l’organisation du circuit médicamenteux ?

Sur une convention avec une PUI ou un pharmacien d’officine
Sur une prescription orale systématique
Sur une autorisation de mise sur le marché propre à l’établissement
Sur une certification unique identique à celle de l’hôpital

Sur une convention avec une PUI ou un pharmacien d’officine

Explication

Dans les ESSMS, le circuit médicamenteux repose sur une convention et peut passer par une PUI ou un pharmacien d’officine. L’organisation n’est donc pas identique à celle de l’hôpital.

8. Quelle logique d’évaluation s’applique en ESSMS selon les éléments fournis ?

Une visite d’experts visiteurs centrée uniquement sur le livret thérapeutique
Une évaluation en continu avec volet interne et volet externe
Une seule évaluation ponctuelle sans suivi
Une validation pharmaceutique réservée aux médicaments à risque

Une évaluation en continu avec volet interne et volet externe

Explication

L’évaluation en ESSMS suit une logique continue avec un volet interne et un volet externe. Cette démarche découle de la loi de 2002 citée dans le cours.

9. Quels services font partie du circuit de ville au domicile du patient ?

Ordre des médecins, livret thérapeutique et réserve hospitalière
CSP, AMM, FEFO et REMED
PUI, HAS, ANSM et EHPAD
SSIAD, ESA, SPASAD et SAMSAH

SSIAD, ESA, SPASAD et SAMSAH

Explication

Le circuit de ville au domicile mobilise notamment le SSIAD, l’ESA, le SPASAD et le SAMSAH. Les autres propositions mélangent des organismes, des règles ou des statuts sans rapport avec l’organisation du domicile.

10. Quel enchaînement décrit le mieux les étapes du processus médicamenteux au domicile ?

Diagnostiquer, transporter, archiver puis valider
Réceptionner, tracer, facturer puis externaliser
Prescrire, délivrer, administrer puis suivre avec réévaluation
Stocker, détruire, remplacer puis certifier

Prescrire, délivrer, administrer puis suivre avec réévaluation

Explication

Le processus au domicile s’organise autour de la prescription, de la dispensation, de l’administration et du suivi avec réévaluation. Les autres séquences ne correspondent pas au circuit médicamenteux décrit.

11. Quel énoncé décrit le mieux l’enjeu du processus de prise en charge médicamenteuse ?

Il concerne uniquement la rédaction de l’ordonnance
Il se limite au stockage des médicaments en pharmacie
Il doit sécuriser un enchaînement complexe d’étapes et d’acteurs
Il remplace la surveillance clinique du patient

Il doit sécuriser un enchaînement complexe d’étapes et d’acteurs

Explication

Le processus est complexe car il associe plusieurs acteurs, plusieurs lieux et plusieurs étapes qu’il faut sécuriser. Il ne se réduit ni à la prescription ni au stockage.

12. Quel support logistique fait partie de l’organisation de la prise en charge médicamenteuse ?

Uniquement la rédaction de la prescription
Achat, approvisionnement, stockage central, délivrance, transport et élimination
La substitution générique et le bilan partagé de médication
Seulement la surveillance biologique du patient

Achat, approvisionnement, stockage central, délivrance, transport et élimination

Explication

Le support logistique comprend bien l’achat, l’approvisionnement, le stockage, la délivrance, le transport et l’élimination. Les autres propositions décrivent des actes ou outils différents.

13. Quel professionnel est chargé de la décision thérapeutique et de la rédaction de l’ordonnance ?

Le prescripteur
Le coordonnateur des risques associés aux soins
L’aide-soignant
Le préparateur en pharmacie

Le prescripteur

Explication

Le prescripteur prend la décision thérapeutique, rédige l’ordonnance et l’enregistre dans le dossier. Les autres acteurs interviennent à d’autres étapes du circuit.

14. Quel professionnel ressource pilote le fonctionnement du système qualité de la prise en charge médicamenteuse ?

Le responsable du système de qualité de la prise en charge médicamenteuse
L’expert visiteur de la HAS
Le pharmacien d’officine
Le patient expert

Le responsable du système de qualité de la prise en charge médicamenteuse

Explication

Le responsable du système de qualité de la prise en charge médicamenteuse pilote le dispositif qualité dédié au médicament. Le pharmacien d’officine peut intervenir dans certains circuits, mais il n’a pas ce rôle de pilotage qualité global.

15. La prescription orale est-elle autorisée en dehors de l’urgence impérieuse ?

Oui, si le pharmacien la confirme
Oui, si elle est notée ensuite dans le dossier
Non, elle est interdite sauf urgence impérieuse
Oui, si le patient la demande

Non, elle est interdite sauf urgence impérieuse

Explication

La prescription orale est interdite sauf urgence impérieuse avec attente imminente du médecin. Une confirmation écrite doit ensuite être obtenue dès que possible.

16. Quel élément fait partie de la prescription médicale comme support du traitement ?

L’anamnèse, l’examen clinique et le diagnostic
La seule demande du patient
Le stock disponible dans l’unité
La date de péremption des produits

L’anamnèse, l’examen clinique et le diagnostic

Explication

La prescription est un acte médical fondé sur l’anamnèse, l’examen clinique et le diagnostic. Elle ne repose pas sur la seule demande du patient ni sur l’état du stock.

17. Que comprend la dispensation pharmaceutique ?

La prescription, la surveillance et la rééducation
L’identification du patient et l’administration au lit du malade
L’analyse, la préparation, la délivrance et les conseils
Le stockage central et l’élimination des déchets

L’analyse, la préparation, la délivrance et les conseils

Explication

La dispensation est un acte pharmaceutique qui inclut l’analyse, la préparation éventuelle, la délivrance et les conseils. L’administration relève ensuite de l’équipe infirmière.

18. Dans quel cas une validation pharmaceutique doit-elle être garantie avant délivrance ?

Pour les traitements sans ordonnance
Pour tous les dispositifs médicaux
Pour les médicaments à risque
Pour les prescriptions orales urgentes uniquement

Pour les médicaments à risque

Explication

Le cours précise qu’une validation pharmaceutique doit être garantie pour les médicaments à risque. Les autres propositions ne correspondent pas à cette obligation.

19. Quelle méthode de gestion des stocks impose d’utiliser d’abord les unités dont la péremption est la plus proche ?

Le stockage en double
Le tri aléatoire
Le FEFO
Le FIFO

Le FEFO

Explication

Le FEFO signifie que les unités ayant la date de péremption la plus proche sont utilisées en premier. Le FIFO concerne l’ordre d’entrée en stock, ce qui n’est pas le critère décrit ici.

20. Qui partage la responsabilité de la gestion des stocks dans les unités de soins ?

Le pharmacien, le médecin et le personnel soignant
Le patient et sa famille
Uniquement le pharmacien
Uniquement le cadre administratif

Le pharmacien, le médecin et le personnel soignant

Explication

La co-responsabilité des stocks est partagée entre pharmacien, médecin et personnel soignant. Elle n’est donc pas confiée à un seul acteur.

21. Quelles sont les cinq vérifications de la règle des 5 B ?

Bon prescripteur, bon pharmacien, bon IDE, bon patient, bon service
Bon état clinique, bon diagnostic, bon protocole, bon suivi, bon archivage
Bon patient, bon médicament, bonne dose, bonne voie, bon moment
Bon dossier, bon transport, bon stockage, bon tri, bon retour

Bon patient, bon médicament, bonne dose, bonne voie, bon moment

Explication

La règle des 5 B repose sur le bon patient, le bon médicament, la bonne dose, la bonne voie et le bon moment. C’est la base de la sécurisation de l’administration.

22. À qui revient la responsabilité de l’administration des médicaments dans le cadre légal décrit ?

Au préparateur en pharmacie
À l’infirmier diplômé d’État
Au pharmacien d’officine
Au coordonnateur des risques

À l’infirmier diplômé d’État

Explication

L’administration des médicaments relève de l’IDE dans le cadre du Code de la santé publique. Le pharmacien intervient dans la dispensation, pas dans l’administration infirmière.

23. Quel est l’objectif principal de la méthode REMED ?

Remplacer la prescription médicale par une analyse infirmière
Analyser collectivement et rétrospectivement des erreurs médicamenteuses pour améliorer la sécurité
Valider les statuts réglementaires des médicaments à risque
Contrôler la conformité du stock de l’unité

Analyser collectivement et rétrospectivement des erreurs médicamenteuses pour améliorer la sécurité

Explication

La REMED est un moment d’analyse collective et rétrospective des erreurs médicamenteuses afin d’améliorer la sécurité. Ce n’est ni une procédure de prescription ni une évaluation des stocks.

24. Quel élément fait partie des bons réflexes avant l’administration d’un médicament ?

Administrer sans informer le patient
Vérifier la voie, le moment, les calculs et l’étiquette
Modifier l’ordonnance soi-même en cas de doute
Préparer sans étiquette pour éviter la confusion

Vérifier la voie, le moment, les calculs et l’étiquette

Explication

Les bons réflexes incluent la vérification de la voie, du moment, des calculs et de l’étiquetage, ainsi que le maintien du blister jusqu’à l’administration. En cas de doute, il faut demander une clarification et non modifier soi-même l’ordonnance.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 24 flashcards sur Gestion de la sécurité médicamenteuse.

Code de la santé publique — rôle ?

Encadre l’exercice des professionnels de santé.

Articles R. 4311-1 à D. 4311-15-1 — contenu ?

Définissent le cadre et les compétences de l’infirmier.

Autorisation de mise sur le marché — statut ?

Autorise la commercialisation après évaluation.

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