QCM : Approche globale de la personne — 25 questions

Questions et réponses du QCM

1. L’approche globale vise surtout à comprendre la situation d’une personne en considérant plusieurs dimensions et leurs interactions ; que cherche-t-elle à éviter ?

Réduire la personne à son âge, sa maladie, son handicap, sa dépendance ou sa prestation
Ne regarder que la dimension physique de la situation
Se concentrer uniquement sur la difficulté sociale pour orienter l’action
Tenir compte exclusivement de l’alimentation pour conclure à une cause

Réduire la personne à son âge, sa maladie, son handicap, sa dépendance ou sa prestation

Explication

L’approche globale comprend la personne en tenant compte des dimensions de sa vie et de leurs relations, sans la réduire à un seul élément comme l’âge ou la maladie. Les autres options ne respectent qu’une dimension ou un critère unique.

2. Une diminution de l’alimentation peut être expliquée par laquelle des situations suivantes ?

Une douleur dentaire
Un désintérêt général qui ne varie jamais selon les circonstances
Un simple manque d’appétit sans autre facteur
Une absence totale de contexte personnel

Une douleur dentaire

Explication

Une baisse de l’alimentation peut être liée à une douleur dentaire, au médicament, au deuil, à l’isolement ou à d’autres facteurs. L’option « simple manque d’appétit » correspond à une confusion : la baisse ne signifie pas nécessairement cela.

3. Dans le cadre de l’approche globale, que signifie le caractère « multidimensionnel » ?

Que l’analyse ne se limite pas au domaine physique et qu’elle intègre plusieurs dimensions
Que l’accompagnement reste identique quelle que soit l’évolution de la situation
Que les dimensions sont indépendantes et ne se rencontrent jamais
Que l’observation porte uniquement sur les aspects administratifs

Que l’analyse ne se limite pas au domaine physique et qu’elle intègre plusieurs dimensions

Explication

Le caractère multidimensionnel signifie que plusieurs dimensions sont prises en compte, et pas seulement le physique. Les autres propositions confondent avec l’idée d’évolution ou contredisent l’approche interactive.

4. Si une douleur diminue la participation sociale, quel enchaînement est cohérent avec l’approche globale ?

La douleur ne peut influencer que l’état physique, sans lien avec la motivation
La douleur n’a aucun effet sur la participation sociale ni sur le moral
La douleur peut réduire la participation sociale, puis affecter le moral et diminuer la motivation
La participation sociale n’affecte jamais le moral, même si elle diminue

La douleur peut réduire la participation sociale, puis affecter le moral et diminuer la motivation

Explication

Les dimensions d’une situation s’influencent mutuellement : une douleur peut réduire la participation sociale, ce qui retentit ensuite sur le moral et la motivation. Les distracteurs proposent un lien absent ou uniquement physique.

5. Que signifie « individualiser l’accompagnement » dans l’approche individualisée ?

Adapter l’accompagnement aux besoins, attentes, capacités, difficultés, rythme, habitudes, environnement et choix
Ne changer l’accompagnement qu’après un échec, quelle que soit la situation
Appliquer une même consigne unique à toutes les personnes sans tenir compte du contexte
Proposer nécessairement une activité entièrement individuelle, distincte de tout collectif

Adapter l’accompagnement aux besoins, attentes, capacités, difficultés, rythme, habitudes, environnement et choix

Explication

L’approche individualisée consiste à adapter l’accompagnement aux besoins, attentes, capacités, difficultés, rythme, habitudes, environnement et choix de la personne. Les distracteurs confondent individualiser avec l’activité individuelle ou avec une application identique.

6. Comment une activité collective peut-elle rester individualisée tout en étant commune ?

En donnant exactement le même support et la même consigne à tous les participants
En adaptant les modalités : consigne écrite pour certains, pictogrammes pour d’autres et démonstration pour d’autres
En supprimant toute part de consignes et en laissant chacun agir sans cadre
En séparant systématiquement tous les participants en activités complètement distinctes

En adaptant les modalités : consigne écrite pour certains, pictogrammes pour d’autres et démonstration pour d’autres

Explication

Une activité collective peut rester commune tout en proposant des modalités différenciées (consigne écrite, pictogrammes, démonstration). Les autres options rendent l’activité soit non individualisée, soit pas « collective ».

7. Quelle caractéristique appartient à la dimension physique et biologique de la situation personnelle ?

La langue, les habitudes alimentaires et les convictions
Les relations avec les professionnels et la présence d’aidants
L’état de santé, la douleur, la fatigue et le sommeil
L’estime de soi et la compréhension

L’état de santé, la douleur, la fatigue et le sommeil

Explication

La dimension physique et biologique regroupe notamment l’état de santé, la douleur, la fatigue, le sommeil, l’alimentation, et les capacités motrices et sensorielles. Les autres options relèvent des dimensions sociales, psychologiques ou culturelles.

8. Pourquoi un professionnel observe-t-il des signes avant d’interpréter un comportement chez la personne ?

Parce que les causes psychologiques ne se manifestent jamais par des comportements
Parce que tout comportement reflète nécessairement une intention de la personne
Parce que le refus ou les pleurs prouvent toujours un manque de coopération
Parce qu’un même comportement peut avoir plusieurs causes physiques ou psychologiques

Parce qu’un même comportement peut avoir plusieurs causes physiques ou psychologiques

Explication

Le professionnel observe des signes avant d’interpréter, car un comportement peut avoir plusieurs causes physiques ou psychologiques. L’idée selon laquelle un refus ou des pleurs prouveraient un manque de coopération est une confusion évoquée.

9. Quels éléments relèvent de la dimension sociale, relationnelle et familiale ?

La mémoire et la communication
Les relations familiales et amicales, la scolarité, l’emploi et les loisirs
Les émotions, l’humeur et le sentiment de sécurité
La langue et les fêtes ou traditions

Les relations familiales et amicales, la scolarité, l’emploi et les loisirs

Explication

Cette dimension comprend les relations familiales et amicales ainsi que des domaines comme la scolarité, l’emploi, les loisirs et la participation sociale. Les autres propositions renvoient plutôt aux dimensions psychologique ou culturelle.

10. Dans une situation d’accompagnement, qu’est-ce qui correspond à un obstacle environnemental ?

Un facteur qui limite l’activité ou la participation
Un besoin de choix et de décision de l’usager
Un facteur qui favorise l’activité ou la participation
Une capacité de la personne déjà présente

Un facteur qui limite l’activité ou la participation

Explication

Un obstacle environnemental limite l’activité ou la participation, contrairement à un facteur facilitateur qui la favorise. Les capacités de la personne relèvent d’une autre notion que celle d’obstacle environnemental.

11. Que signifie l’autonomie dans le cadre de la situation d’une personne ?

La capacité de réaliser une activité sans aide humaine
La possibilité de choisir, de décider et d’exercer un pouvoir sur sa vie
La capacité de faire seul tous les gestes du quotidien
Le besoin d’une aide humaine ou technique pour accomplir une activité

La possibilité de choisir, de décider et d’exercer un pouvoir sur sa vie

Explication

L’autonomie correspond à la possibilité de choisir, décider et exercer un pouvoir sur sa vie. L’indépendance porte plutôt sur la réalisation sans aide, et la dépendance sur le besoin d’aide.

12. Une personne effectue seule un acte de la vie quotidienne. À quoi cette situation se rapporte-t-elle le plus directement ?

À la dépendance
À l’indépendance
À la sécurité affective
À l’autonomie

À l’indépendance

Explication

L’indépendance correspond à la capacité de réaliser une activité sans aide humaine. L’autonomie concerne les choix et décisions, tandis que la dépendance implique un besoin d’aide.

13. Quel énoncé décrit le mieux la dépendance au sens du cours ?

Capacité à réaliser seul tous les gestes du quotidien
Capacité de réaliser une activité sans aide humaine
Pouvoir de choisir et de décider sur sa vie
Besoin d’une aide humaine ou technique pour accomplir une activité

Besoin d’une aide humaine ou technique pour accomplir une activité

Explication

La dépendance correspond au besoin d’une aide humaine ou technique pour accomplir une activité. Les autres options renvoient à l’indépendance ou à l’autonomie.

14. Une personne a besoin d’aide pour certains gestes, mais décide elle-même de ses choix. Quel résultat est compatible avec cette situation ?

Elle est automatiquement indépendante sur tous les gestes
Elle peut être dépendante pour certains gestes tout en restant autonome dans ses décisions
Elle est forcément dépendante dans ses décisions
Elle est forcément sans autonomie

Elle peut être dépendante pour certains gestes tout en restant autonome dans ses décisions

Explication

Une personne peut être dépendante pour certains gestes tout en restant autonome dans ses décisions. L’autonomie ne disparaît donc pas du seul fait d’avoir besoin d’aide pour certains actes.

15. Que désigne une potentialité dans le cadre des capacités d’une personne ?

Une difficulté qui prouve que la personne ne peut pas évoluer
Une incapacité à mobiliser des ressources
Une capacité présente ou susceptible d’être développée
Une absence totale de capacités observables

Une capacité présente ou susceptible d’être développée

Explication

Une potentialité est une capacité présente ou susceptible d’être développée. Le fait d’observer une difficulté ne suffit pas à conclure à un manque de capacités.

16. Une ressource peut être :

Une difficulté observée qui empêche toute action
Une preuve que la personne n’a plus de possibilités d’adaptation
Uniquement une capacité interne déjà entièrement maîtrisée
Un moyen mobilisable comme un outil numérique, un service ou un proche aidant

Un moyen mobilisable comme un outil numérique, un service ou un proche aidant

Explication

Une ressource est un moyen pouvant être mobilisé, par exemple une capacité, un proche aidant, un professionnel, une aide technique, un service, un logement adapté, un outil numérique ou une association. Les autres choix confondent ressources et difficultés ou concluent à tort à l’absence de capacités.

17. Comment le professionnel doit-il agir lorsqu’il accompagne une personne, selon la règle présentée ?

Chercher à faire avec la personne plutôt que faire systématiquement à sa place
Supposer que l’absence de langage oral prouve l’absence de compréhension
Faire uniquement à la place de la personne pour garantir la réussite
Attendre que la personne parle pour commencer l’accompagnement

Chercher à faire avec la personne plutôt que faire systématiquement à sa place

Explication

La règle indique que le professionnel cherche à faire avec la personne plutôt qu’à faire systématiquement à sa place. Les distracteurs reprennent des confusions, notamment celle reliant l’absence de langage oral à un manque de compréhension.

18. Pour analyser une situation, quelle enchaînement de pratiques décrit le plus fidèlement la démarche professionnelle ?

Donner la parole à la personne, observer objectivement, recueillir les informations pertinentes, les mettre en relation, définir avec la personne et l’équipe les priorités, puis réévaluer l’accompagnement
Recueillir uniquement les éléments médicaux, éviter de solliciter la personne pour limiter les questions, puis appliquer un protocole fixe
Observer uniquement les comportements visibles, interpréter rapidement les intentions, puis communiquer les conclusions à la famille pour confirmation
Chercher d’abord les causes probables, formuler une hypothèse générale, puis décider seul des priorités sans ajuster ensuite

Donner la parole à la personne, observer objectivement, recueillir les informations pertinentes, les mettre en relation, définir avec la personne et l’équipe les priorités, puis réévaluer l’accompagnement

Explication

La démarche décrite inclut la prise de parole de la personne, une observation objective, la collecte d’informations pertinentes, leur mise en relation, la co-détermination des priorités puis la réévaluation. Les autres choix omettent des étapes clés (parole, pertinence, priorités co-construites ou réévaluation).

19. Une personne dit « je ne mange pas parce que je n’ai pas faim », tout en laissant la moitié de son repas : qu’est-il attendu de la démarche d’analyse ?

Présenter « elle est peut-être gênée par une douleur » comme un fait certain et ne plus vérifier
Considérer « elle ne mange pas » comme un fait, mais traiter « elle est peut-être gênée par une douleur » comme une hypothèse à vérifier, et exclure tout jugement
Traiter « elle ne mange pas parce que je n’ai pas faim » comme un jugement à exclure, car c’est une parole
Transformer « elle fait encore des histoires pour manger » en conclusion à intégrer à l’analyse

Considérer « elle ne mange pas » comme un fait, mais traiter « elle est peut-être gênée par une douleur » comme une hypothèse à vérifier, et exclure tout jugement

Explication

Le fait observable correspond à ce qui est vu (repas laissé), la parole rapporte ce que la personne dit (pas faim), une douleur éventuelle doit rester une hypothèse à vérifier, et un jugement doit être écarté. Les distracteurs inversent le statut fait/hypothèse/jugement.

20. Pourquoi le professionnel doit-il sélectionner les informations recueillies plutôt que d’interroger toute la vie privée ?

Parce que la collecte de toute information garantit automatiquement la sécurité et supprime les besoins d’analyse
Parce que l’équipe doit uniquement rechercher des éléments médicaux pour décider des priorités
Parce que les informations privées ne peuvent jamais être mises en relation avec l’accompagnement
Parce que l’approche globale n’autorise pas à questionner toute la vie privée de la personne et que les informations doivent être utiles à l’accompagnement

Parce que l’approche globale n’autorise pas à questionner toute la vie privée de la personne et que les informations doivent être utiles à l’accompagnement

Explication

Les informations recueillies doivent servir l’accompagnement : l’approche globale ne justifie pas d’interroger toute la vie privée. Les autres options présentent des raisons incompatibles avec la règle (sécurité garantie, impossibilité totale, réduction à l’aspect médical).

21. Dans la fixation des priorités, de quoi dépend principalement le choix des priorités ?

De l’urgence et de la sécurité, des choix et besoins de la personne, de ses capacités, des missions du service et des limites de compétences du professionnel
De la complexité de la situation, sans tenir compte des missions du service ni des capacités de la personne
Uniquement de la quantité d’informations médicales disponibles, quel que soit le contexte
Uniquement de l’avis du professionnel et des habitudes de l’équipe, indépendamment de la personne

De l’urgence et de la sécurité, des choix et besoins de la personne, de ses capacités, des missions du service et des limites de compétences du professionnel

Explication

Les priorités dépendent de facteurs combinant urgence/sécurité, choix/besoins et capacités de la personne, ainsi que missions du service et limites de compétences du professionnel. Les distracteurs ignorent un ou plusieurs critères indispensables.

22. Quelles dimensions doivent être respectées lors de l’accompagnement, au-delà du simple objectif de soin ?

La dignité, l’intégrité, l’intimité, la vie privée et familiale, la confidentialité, la non-discrimination, le libre choix, le consentement et la participation, avec une information compréhensible
La vie privée et familiale uniquement, car les autres aspects relèvent du travail médical et non de l’accompagnement
La satisfaction immédiate de la personne et la rapidité des interventions, sans obligation de non-discrimination ou de consentement
Uniquement la confidentialité et l’efficacité des décisions, même si la personne est parfois moins informée

La dignité, l’intégrité, l’intimité, la vie privée et familiale, la confidentialité, la non-discrimination, le libre choix, le consentement et la participation, avec une information compréhensible

Explication

L’accompagnement doit respecter un ensemble d’exigences : dignité/intégrité/intimité, vie privée et familiale, confidentialité, non-discrimination, libre choix, consentement, participation et droit à une information compréhensible. Les distracteurs réduisent ces droits à une partie seulement.

23. Un membre de la famille est présent et veut répondre à la place de l’adulte : à qui le professionnel doit-il s’adresser en priorité ?

D’abord à l’adulte pour recueillir sa parole et ses choix
À la famille en priorité pour gagner du temps, l’adulte étant seulement consulté en second
Au médecin qui accompagne, puisque sa présence remplace le recueil des choix
À l’équipe soignante, car elle décide seule de ce qui est pertinent pour l’adulte

D’abord à l’adulte pour recueillir sa parole et ses choix

Explication

Quand l’adulte peut exprimer ses choix, le professionnel s’adresse d’abord à lui, même si un membre de la famille est présent. Les autres choix contredisent cette priorité de la parole de la personne.

24. Quel comportement du professionnel correspond à ce qu’il faut éviter dans l’accompagnement ?

Adapter les échanges sans supposer à l’avance ce que la personne peut décider
Réduire la personne à sa maladie ou à son handicap et confondre dépendance physique avec incapacité à décider
Accompagner la personne en tenant compte de ses choix, tout en observant ses besoins
Demander au professionnel compétent lorsque nécessaire, au lieu d’interpréter trop rapidement un comportement

Réduire la personne à sa maladie ou à son handicap et confondre dépendance physique avec incapacité à décider

Explication

Il est demandé d’éviter de réduire la personne à sa maladie/handicap et de ne pas confondre dépendance physique et incapacité à décider. Les autres options respectent l’esprit de prise en compte de la personne et de prudence dans l’interprétation.

25. Quel ensemble d’actions illustre le type d’erreurs que le professionnel doit éviter ?

Demander des précisions si un comportement est ambigu, puis réévaluer l’aide pour éviter qu’elle devienne inutile
Recueillir des informations inutiles, considérer toutes les situations comme identiques, chercher uniquement les difficultés, supprimer toute liberté au nom de la sécurité, et maintenir une aide qui n’est plus nécessaire
Trouver les informations pertinentes, distinguer les situations et ajuster le niveau d’aide quand la situation évolue
Recueillir uniquement ce qui est utile à l’accompagnement, tout en respectant le libre choix et le consentement de la personne

Recueillir des informations inutiles, considérer toutes les situations comme identiques, chercher uniquement les difficultés, supprimer toute liberté au nom de la sécurité, et maintenir une aide qui n’est plus nécessaire

Explication

La liste des erreurs à éviter comprend des informations inutiles, la généralisation à toutes les situations, un focus excessif sur les difficultés, une réduction de la liberté au nom de la sécurité et le maintien d’une aide non nécessaire. Les distracteurs correspondent au contraire à des pratiques d’adaptation et de réévaluation.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 41 flashcards sur Approche globale de la personne.

Qu'est-ce que l'approche globale cherche à comprendre ?

La situation d'une personne en tenant compte de plusieurs dimensions de sa vie.

Quels facteurs peuvent expliquer une diminution de l'alimentation ?

Des causes variées comme douleur dentaire, médicament, difficulté financière, deuil, isolement, installation inconfortable ou repas inadaptés.

Que prévient l'approche globale dans la réponse à une situation ?

Une réponse trop rapide ou limitée à un seul aspect.

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