QCM : Histoire des débats en EPS — 38 questions

Questions et réponses du QCM

1. Comment caractériser l’éducation physique dans une perspective bourdieusienne ?

Une personne chargée de coordonner les pratiques corporelles scolaires
Une institution unique qui impose une définition stable aux établissements
Une discipline naturelle dont les finalités échappent aux débats sociaux
Un champ où des acteurs débattent de sa définition à une époque donnée

Un champ où des acteurs débattent de sa définition à une époque donnée

Explication

L’éducation physique est un champ dans lequel différents acteurs discutent et cherchent à définir ce qu’elle doit être selon le contexte historique. Elle ne correspond donc ni à une personne ni à une institution unique.

2. Quelle distinction décrit correctement les trois formes de l’éducation physique scolaire ?

La forme théorique est pensée, la forme officielle est prescrite et la forme réelle est vécue sur le terrain
La forme théorique est prescrite, la forme officielle est vécue et la forme réelle est conçue par les experts
La forme théorique est enseignée, la forme officielle est évaluée et la forme réelle est définie par les syndicats
La forme théorique est vécue, la forme officielle est pensée et la forme réelle est prescrite par les manuels

La forme théorique est pensée, la forme officielle est prescrite et la forme réelle est vécue sur le terrain

Explication

L’éducation physique théorique renvoie aux conceptions des auteurs, l’éducation physique officielle aux manuels et instructions, et l’éducation physique réelle aux pratiques effectivement vécues. La forme officielle ne se confond donc pas avec l’expérience des élèves sur le terrain.

3. Que désigne la mise en forme scolaire de l’éducation physique selon Pierre Arnaud ?

La construction progressive de l’éducation physique comme discipline scolaire depuis 1880
La transformation de la gymnastique militaire en enseignement universitaire après 1945
La création immédiate d’une méthode sportive nationale au début du XXe siècle
La généralisation des pratiques corporelles extrascolaires dans les établissements publics

La construction progressive de l’éducation physique comme discipline scolaire depuis 1880

Explication

Pierre Arnaud désigne par cette expression la lente construction de l’éducation physique comme discipline scolaire à partir de 1880. Cette notion ne renvoie pas à la création soudaine d’une méthode particulière.

4. Comment l’éducation physique se construit-elle à la fois par identification et par différenciation ?

Elle abandonne les normes scolaires tout en privilégiant les savoirs théoriques
Elle reprend les pratiques militaires tout en refusant toute forme de prescription scolaire
Elle adopte une orthodoxie scolaire tout en affirmant sa spécificité motrice
Elle imite les disciplines littéraires tout en supprimant les exercices corporels

Elle adopte une orthodoxie scolaire tout en affirmant sa spécificité motrice

Explication

L’éducation physique s’identifie aux autres disciplines en adoptant une orthodoxie scolaire, mais elle s’en différencie par la place spécifique accordée aux activités motrices. Elle ne se définit donc pas par un rejet global des normes scolaires.

5. Que rend obligatoire la loi George du 27 janvier 1880 ?

La gymnastique dans les établissements publics de garçons relevant de l’État, des départements et des communes
La gymnastique dans tous les établissements scolaires, y compris ceux destinés aux filles
La pratique sportive compétitive dans les écoles publiques et les établissements privés
L’éducation physique pour les élèves des deux sexes dans les établissements secondaires

La gymnastique dans les établissements publics de garçons relevant de l’État, des départements et des communes

Explication

La loi George impose la gymnastique dans les établissements publics de garçons dépendant de l’État, des départements et des communes. L’extension de cette obligation aux filles intervient avec la loi Camille Sée de 1882.

6. Quelle évolution la loi Camille Sée de 1882 introduit-elle concernant la gymnastique scolaire ?

Elle étend l’obligation de gymnastique aux établissements accueillant des filles
Elle rend la gymnastique facultative dans les établissements primaires de garçons
Elle réserve la gymnastique obligatoire aux formations militaires des jeunes hommes
Elle supprime l’obligation de gymnastique dans les établissements publics communaux

Elle étend l’obligation de gymnastique aux établissements accueillant des filles

Explication

La loi Camille Sée étend en 1882 l’obligation de gymnastique aux filles. Elle complète ainsi la mesure de 1880, qui concernait d’abord les établissements publics de garçons.

7. Pourquoi l’obligation de gymnastique instaurée en 1880 s’inscrit-elle dans un contexte politique et social particulier ?

Elle découle principalement de la diffusion des compétitions internationales et de la professionnalisation sportive
Elle résulte d’une demande médicale de réduire les exercices physiques dans les établissements scolaires
Elle répond à la défaite de 1870, au désir de revanche, à l’affirmation républicaine et aux inégalités sociales
Elle vise surtout à remplacer l’enseignement primaire religieux par une formation artistique nationale

Elle répond à la défaite de 1870, au désir de revanche, à l’affirmation républicaine et aux inégalités sociales

Explication

L’obligation de gymnastique est liée à la défaite française face à la Prusse, à la volonté de revanche, à la construction de l’État-nation républicain et aux fortes inégalités sociales. Elle ne s’explique donc pas principalement par la professionnalisation des compétitions.

8. Quel est l’objectif central du préparatisme issu de la gymnastique militaire d’Amoros ?

Former des sportifs spécialisés capables d’optimiser leurs performances compétitives
Développer des individus débrouillards grâce à l’adaptation aux milieux naturels
Corriger la posture par des exercices statiques, analytiques et soigneusement contrôlés
Former une jeunesse robuste, patriote et prête à prendre les armes

Former une jeunesse robuste, patriote et prête à prendre les armes

Explication

Le préparatisme vise la formation d’une jeunesse robuste, patriote et préparée au rôle de citoyen-soldat. La recherche de performance sportive correspond davantage au sport, tandis que la correction posturale renvoie à la méthode suédoise.

9. Quelle caractéristique distingue la méthode suédoise de Philippe Tissié ?

Elle forme un individu performant par la concurrence et le dépassement intensif de soi
Elle cherche à corriger la station droite par des exercices statiques, analytiques et contrôlés
Elle développe l’utilité pratique par l’endurcissement au grand air et les parcours variés
Elle privilégie un mouvement continu et arrondi fondé sur une répartition équilibrée des forces

Elle cherche à corriger la station droite par des exercices statiques, analytiques et contrôlés

Explication

La méthode suédoise de Tissié vise la rectitude de la colonne vertébrale et la correction de la station droite grâce à des exercices statiques, analytiques et contrôlés. Les autres propositions renvoient respectivement à Hébert, Demenÿ et Coubertin.

10. Quelle conception du mouvement caractérise l’école française de Georges Demenÿ ?

Une succession d’ordres collectifs, d’alignements et de manœuvres inspirés de l’armée
Un mouvement complet, continu et arrondi, adapté à l’effort et fondé sur la physiologie
Un entraînement intensif fondé sur la concurrence et le dépassement individuel
Une série d’exercices statiques destinés à maintenir la rectitude de la colonne vertébrale

Un mouvement complet, continu et arrondi, adapté à l’effort et fondé sur la physiologie

Explication

L’école française de Demenÿ recherche un mouvement complet, continu et arrondi, avec une répartition équilibrée des forces grâce à l’adaptation de l’effort. Les exercices statiques posturaux appartiennent plutôt à la méthode suédoise.

11. Quel dispositif correspond à la méthode naturelle de Georges Hébert ?

Des situations de concurrence intense destinées à développer la performance et l’initiative
Des mouvements arrondis adaptés physiologiquement afin d’équilibrer les forces produites
Des exercices utilitaires en plein air pour rendre les individus débrouillards et utiles dans des milieux variés
Des exercices analytiques contrôlés pour corriger la posture et stabiliser la colonne vertébrale

Des exercices utilitaires en plein air pour rendre les individus débrouillards et utiles dans des milieux variés

Explication

La méthode naturelle d’Hébert repose sur l’endurcissement au grand air, l’adaptation à des milieux variés et des exercices utilitaires pour former des individus débrouillards et utiles. La correction posturale et les exercices analytiques caractérisent plutôt la méthode de Tissié.

12. Quelle association entre un penseur et sa conception du corps est correcte ?

Tissié privilégie l’anatomie et les exercices statiques, tandis que Demenÿ s’appuie sur la physiologie et les mouvements complets.
Hébert s’appuie sur l’anatomie et les exercices statiques, tandis que Coubertin fonde sa méthode sur les mouvements complets.
Tissié privilégie la nature et les exercices utilitaires, tandis que Demenÿ valorise le rendement et l’effort sportif.
Coubertin privilégie la physiologie et les mouvements complets, tandis qu’Hébert valorise le rendement et l’effort sportif.

Tissié privilégie l’anatomie et les exercices statiques, tandis que Demenÿ s’appuie sur la physiologie et les mouvements complets.

Explication

Tissié est associé à l’anatomie et aux exercices statiques, alors que Demenÿ privilégie la physiologie et les mouvements complets. Les autres associations déplacent entre les auteurs les conceptions propres à Hébert ou à Coubertin.

13. Sur quel dispositif Demenÿ fonde-t-il ses recherches sur le mouvement ?

Sur l’observation des exercices utilitaires menée dans les terrains naturels des écoles publiques
Sur la mesure du rendement sportif effectuée dans les stades consacrés aux compétitions scolaires
Sur l’analyse anatomique des postures statiques conduite dans les salles de gymnastique médicale
Sur la chronophotographie réalisée dans le laboratoire de la station physiologique du parc des Princes

Sur la chronophotographie réalisée dans le laboratoire de la station physiologique du parc des Princes

Explication

Demenÿ fonde ses recherches sur la chronophotographie, au laboratoire de la station physiologique du parc des Princes. Les autres réponses attribuent à son travail des cadres ou des méthodes relevant d’autres conceptions du corps.

14. Que caractérise l’éclectisme ouvert dans l’organisation de l’éducation physique ?

L’enchaînement obligatoire de plusieurs méthodes selon une séquence imposée dans chaque leçon
Le choix d’une méthode naturelle conservée pendant l’année sans association avec d’autres approches
La progression fixée entre plusieurs méthodes, identique pour toutes les classes et toutes les périodes
La coexistence de plusieurs méthodes avec une liberté laissée aux enseignants pour les organiser

La coexistence de plusieurs méthodes avec une liberté laissée aux enseignants pour les organiser

Explication

L’éclectisme ouvert fait cohabiter plusieurs méthodes tout en laissant aux enseignants une liberté de choix et d’organisation. L’enchaînement obligatoire correspond à l’éclectisme fermé, tandis que les deux autres réponses décrivent des organisations plus rigides.

15. Quelle situation correspond à l’éclectisme fermé ?

Une année dans laquelle plusieurs méthodes sont disponibles et organisées librement par l’enseignant
Une pratique scolaire qui retient la méthode naturelle en écartant les combinaisons entre méthodes
Une leçon dans laquelle plusieurs méthodes doivent être enchaînées selon une organisation imposée
Une progression qui commence par la méthode suédoise et se termine par la méthode sportive

Une leçon dans laquelle plusieurs méthodes doivent être enchaînées selon une organisation imposée

Explication

L’éclectisme fermé impose l’enchaînement de plusieurs méthodes au sein d’une même leçon. La liberté d’organisation relève de l’éclectisme ouvert, tandis que les deux autres propositions renvoient aux instructions de 1945 ou de 1941.

16. Quelle correspondance figure dans le règlement général de 1925 ?

Les assouplissements sont associés à Coubertin, les éducatifs à Tissié et les applications à Demenÿ.
Les assouplissements sont associés à Demenÿ, les éducatifs à Hébert et les applications à Coubertin.
Les assouplissements sont associés à Hébert, les éducatifs à Grousset et les applications à Tissié.
Les assouplissements sont associés à Tissié, les éducatifs à Demenÿ et les applications à Hébert.

Les assouplissements sont associés à Tissié, les éducatifs à Demenÿ et les applications à Hébert.

Explication

Le règlement général de 1925 associe bien les assouplissements à Tissié, les éducatifs à Demenÿ et les applications à Hébert. Les jeux relèvent de Grousset et les sports de Coubertin, ce qui permet d’écarter les autres répartitions.

17. Comment les instructions officielles de 1945 organisent-elles la progression annuelle des méthodes ?

Elles commencent par la méthode naturelle, poursuivent avec la méthode suédoise et achèvent l’année par les jeux.
Elles maintiennent une méthode identique pendant l’année afin d’éviter toute progression entre différentes approches.
Elles vont de la méthode sportive au début de l’année vers la méthode naturelle, puis la méthode suédoise.
Elles vont de la méthode suédoise au début de l’année vers la méthode naturelle, puis la méthode sportive.

Elles vont de la méthode suédoise au début de l’année vers la méthode naturelle, puis la méthode sportive.

Explication

Les instructions de 1945 prévoient une progression de la méthode suédoise vers la méthode naturelle, puis vers la méthode sportive. Les autres réponses inversent cet ordre, remplacent une étape ou suppriment la progression prévue.

18. Quelle conception du sport éducatif Maurice Baquet défend-il en 1942 ?

Il considère que la compétition intensive est éducative et que l’éducation physique doit sélectionner les élèves les plus performants.
Il considère que l’imitation libre des gestes sportifs est éducative et que l’éducation physique doit reproduire directement les compétitions.
Il considère que l’effort méthodique et dosé est éducatif et que l’éducation physique forme l’alphabet et la grammaire du sport.
Il considère que l’effort spontané est éducatif et que l’éducation physique doit privilégier l’apprentissage théorique des règles sportives.

Il considère que l’effort méthodique et dosé est éducatif et que l’éducation physique forme l’alphabet et la grammaire du sport.

Explication

Pour Maurice Baquet, l’effort devient éducatif lorsqu’il est méthodique et dosé, et l’éducation physique prépare les bases du sport comme un alphabet et une grammaire. La sélection par la performance et l’imitation directe de la compétition ne correspondent pas à cette conception.

19. Quel rôle Maurice Baquet attribue-t-il aux sports collectifs dans l’éducation physique ?

Ils servent à développer la socialisation, le respect des règles, les méthodes actives et la prise en compte de la psychologie de l’enfant.
Ils servent principalement à sélectionner les élèves les plus performants et à intensifier la concurrence entre les équipes.
Ils servent à organiser l’entraînement des gestes sportifs en supprimant les dimensions sociales et psychologiques.
Ils servent à remplacer les apprentissages méthodiques par une pratique libre centrée sur l’expression individuelle.

Ils servent à développer la socialisation, le respect des règles, les méthodes actives et la prise en compte de la psychologie de l’enfant.

Explication

Baquet met les sports collectifs au service de la socialisation, du respect des règles, des méthodes actives et de la psychologie de l’enfant. La sélection et la performance relèvent plutôt d’une conception élitiste du sport, distincte de son approche éducative.

20. Comment la sportivisation transforme-t-elle progressivement le sport en objet scolaire ?

Elle augmente l’intensité compétitive, conserve les gestes tels quels et privilégie la sélection des meilleurs élèves.
Elle remplace les apprentissages corporels par l’étude des règles et réserve la pratique aux compétitions interscolaires.
Elle organise l’entraînement sportif selon les exigences du haut niveau et écarte les adaptations propres à l’école.
Elle méthodise les gestes, adapte l’effort aux élèves et intègre les valeurs éducatives du sport.

Elle méthodise les gestes, adapte l’effort aux élèves et intègre les valeurs éducatives du sport.

Explication

La sportivisation scolaire repose sur la méthodisation des gestes, l’adaptation de l’effort et l’intégration des valeurs éducatives du sport. Elle ne consiste donc pas à transposer directement les exigences de la compétition ou du haut niveau dans l’école.

21. Quel objectif distingue la psychocinétique de Jean Le Boulch d’une conception médicale classique de l’éducation physique ?

Accroître la performance sportive et le rendement moteur
Développer la maîtrise corporelle et l’intelligence motrice
Organiser l’apprentissage autour des techniques sportives codifiées
Renforcer l’hygiène et la santé physique générale

Développer la maîtrise corporelle et l’intelligence motrice

Explication

La psychocinétique vise le développement de la maîtrise corporelle et de l’intelligence motrice. La conception médicale classique met davantage l’accent sur l’hygiène et la santé physique, ce qui ne constitue pas l’objectif central de Le Boulch.

22. Comment Pierre Parlebas définit-il principalement l’éducation physique dans la perspective psycho-socio-motrice ?

Comme une méthode médicale visant l’entretien de la santé corporelle
Comme une pratique corporelle centrée sur l’expression individuelle sans interaction
Comme un entraînement technique destiné à perfectionner les gestes sportifs
Comme une pédagogie des conduites motrices en relation avec le milieu et les autres

Comme une pédagogie des conduites motrices en relation avec le milieu et les autres

Explication

Pour Parlebas, l’éducation physique est une pédagogie des conduites motrices et une science de l’action motrice prenant en compte les relations avec le milieu et les autres. Une approche centrée sur le geste technique ne rend pas compte de cette dimension relationnelle.

23. Quelle fonction Jean-Marie Brohm attribue-t-il au sport dans sa sociologie politique du sport ?

Un dispositif scolaire destiné à transmettre les savoirs fondamentaux des APS
Un appareil idéologique du capitalisme reproduisant obéissance, concurrence et rendement
Une pratique sociale favorisant principalement l’expression des sensations corporelles
Un moyen neutre de développer l’autonomie corporelle et la créativité individuelle

Un appareil idéologique du capitalisme reproduisant obéissance, concurrence et rendement

Explication

Brohm analyse le sport comme un appareil idéologique du capitalisme qui reproduit notamment l’obéissance, l’uniformisation, la concurrence, le rendement et le record. Les autres réponses renvoient à des finalités éducatives ou expressives étrangères à sa critique du sport.

24. Quelle décision de Maurice Herzog, nommé haut commissaire à la jeunesse et aux sports en 1958, marque une inflexion majeure de l’éducation physique ?

Le lancement d’une politique de sportivisation de l’éducation physique
La suppression de l’évaluation physique au baccalauréat
La généralisation immédiate des pratiques artistiques à l’école
Le retour prioritaire aux gymnastiques des méthodes antérieures

Le lancement d’une politique de sportivisation de l’éducation physique

Explication

La nomination de Herzog en 1958 engage une politique de sportivisation de l’éducation physique et une politique sportive d’État. Les gymnastiques caractérisaient davantage les méthodes antérieures, tandis que les autres mesures ne correspondent pas à cette décision.

25. Quelle succession décrit correctement les principales étapes de la politique de Herzog entre 1959 et 1962 ?

Compétition sportive, demi-journée de plein air, puis enseignement fondé sur les gymnastiques
Évaluation au baccalauréat, demi-journée sportive, puis initiation, entraînement et compétition
Demi-journée sportive, compétition scolaire, puis suppression de l’évaluation au baccalauréat
Initiation sportive, évaluation au baccalauréat, puis retour à la demi-journée de plein air

Évaluation au baccalauréat, demi-journée sportive, puis initiation, entraînement et compétition

Explication

La politique prévoit l’évaluation de l’éducation physique au baccalauréat en 1959, transforme la demi-journée de plein air en demi-journée sportive en 1961, puis organise l’initiation, l’entraînement et la compétition à partir de 1962. Les autres séquences modifient cet ordre ou introduisent des mesures absentes.

26. Quelle caractéristique résume le mieux les instructions officielles de 1967 ?

Elles abandonnent les activités sportives au profit d’une formation corporelle médicale
Elles remplacent l’enseignement physique par une préparation exclusive à la compétition
Elles privilégient les activités physiques et sportives tout en intégrant des apports théoriques diversifiés
Elles consacrent les seules gymnastiques en écartant les conceptions nouvelles

Elles privilégient les activités physiques et sportives tout en intégrant des apports théoriques diversifiés

Explication

Les instructions de 1967 accordent une place majeure aux activités physiques et sportives, tout en intégrant des éléments issus de Le Boulch, Parlebas et Mérand. Elles ne se réduisent donc ni à la médecine, ni aux gymnastiques, ni à la préparation compétitive.

27. Quel enchaînement institutionnel résulte de la loi d’orientation sur l’éducation de 1989 ?

Création du Conseil national des programmes en 1990, puis rédaction de la Charte des programmes en 1992
Rédaction de la Charte des programmes en 1989, puis création du Conseil national en 1992
Création du Conseil national des programmes en 1992, après une première charte rédigée en 1990
Création de la Charte des programmes en 1990, puis suppression du Conseil national des programmes en 1992

Création du Conseil national des programmes en 1990, puis rédaction de la Charte des programmes en 1992

Explication

La loi de 1989 entraîne la création du Conseil national des programmes en 1990, puis la rédaction de la Charte des programmes en 1992. Les autres propositions inversent les dates ou les institutions concernées.

28. Dans le programme structural de Nantes porté par Michel Delaunay, quel élément constitue le point de départ de la démarche didactique ?

Les pratiques sportives de référence, utilisées pour reproduire les normes de la compétition sociale
Les APS et leurs logiques propres, les élèves étant confrontés à leurs savoirs constitutifs
L’élève et ses ressources, les APS servant de vecteurs d’acquisitions fondamentales et transversales
La réalité sociale des élèves, afin de construire une culture physique commune accessible à tous

L’élève et ses ressources, les APS servant de vecteurs d’acquisitions fondamentales et transversales

Explication

Le programme structural part de l’élève et de ses ressources, tandis que les APS servent de vecteurs d’acquisitions fondamentales et transversales. Le fait de partir des APS et de leurs logiques propres caractérise plutôt le programme culturel de Lyon.

29. Quelle démarche caractérise le programme culturel de Lyon porté par Paul Goirand ?

Partir de la diversité sociale afin de construire une culture physique commune à tous les élèves
Partir des conduites motrices pour analyser les relations entre l’élève, le milieu et ses partenaires
Partir des APS comme pratiques sociales de référence pour transmettre les savoirs de leurs logiques propres
Partir des ressources de l’élève pour utiliser les APS comme supports d’acquisitions transversales

Partir des APS comme pratiques sociales de référence pour transmettre les savoirs de leurs logiques propres

Explication

Le programme culturel de Lyon part des APS comme pratiques sociales de référence et vise l’acquisition des savoirs fondamentaux propres à leurs logiques. La démarche centrée sur les ressources de l’élève correspond au programme structural de Nantes.

30. Sur quel choix fondamental portent les oppositions didactiques des années 1990 ?

Déterminer s’il faut évaluer les résultats, les comportements ou la condition physique
Déterminer s’il faut enseigner les gymnastiques, les sports collectifs ou les activités artistiques
Déterminer s’il faut partir de l’élève, des APS ou de la réalité sociale des élèves
Déterminer s’il faut privilégier la compétition, la performance ou l’entretien physique

Déterminer s’il faut partir de l’élève, des APS ou de la réalité sociale des élèves

Explication

Les débats portent sur le point de départ de la construction didactique : l’élève et ses ressources, les APS et leurs savoirs, ou la réalité sociale des élèves. Les autres choix concernent des contenus ou des modalités d’évaluation qui ne structurent pas cette opposition théorique.

31. Quelle organisation caractérise le programme du collège de 1996 ?

Deux finalités, trois types de compétences et cinq groupements d’APSA
Deux composantes, cinq compétences culturelles et quatre compétences méthodologiques
Trois finalités, cinq compétences culturelles et huit domaines d’entraînement
Trois finalités, trois types de compétences et huit groupements d’APSA

Trois finalités, trois types de compétences et huit groupements d’APSA

Explication

Le programme de 1996 retient trois finalités, trois types de compétences et huit groupements d’APSA. La distinction entre composantes culturelle et méthodologique correspond au programme du lycée de 2000, et non à celui de 1996.

32. Laquelle des propositions correspond à une finalité du programme du collège de 1996 ?

Développer une interdépendance positive entre les élèves dans les apprentissages
Accéder aux connaissances relatives à l’organisation et à l’entretien de la vie physique
Former un citoyen lucide, cultivé et autonome par la pratique des APSA
Construire un habitus santé grâce à une performance autoréférencée

Accéder aux connaissances relatives à l’organisation et à l’entretien de la vie physique

Explication

Une finalité du programme de 1996 consiste à accéder aux connaissances relatives à l’organisation et à l’entretien de la vie physique. La formation du citoyen lucide, cultivé et autonome relève du programme de 2000, tandis que les autres propositions renvoient à des débats contemporains.

33. Quel est l’objectif central attribué au programme du lycée de 2000 ?

Former par les APSA un citoyen lucide, cultivé et autonome
Rassembler les élèves autour d’une compétition démocratisée
Établir trois finalités centrées sur les conduites motrices
Organiser l’EPS autour de huit groupements d’activités physiques

Former par les APSA un citoyen lucide, cultivé et autonome

Explication

Le programme de 2000 vise à former, par les APSA, un citoyen lucide, cultivé et autonome. L’organisation en huit groupements et les trois finalités caractérisent le programme de 1996, tandis que la compétition démocratisée appartient à une controverse contemporaine.

34. Un enseignant demande aux élèves de concevoir et réaliser une chorégraphie ; à quelle compétence culturelle du programme de 2000 cette tâche se rattache-t-elle ?

Conduire un affrontement individuel ou collectif
Réaliser une performance mesurée dans une activité sportive
Adapter ses déplacements à des environnements variés
Concevoir et réaliser des actions artistiques ou gymniques

Concevoir et réaliser des actions artistiques ou gymniques

Explication

La conception et la réalisation d’une chorégraphie relèvent des actions artistiques ou gymniques. L’adaptation des déplacements concerne les environnements, tandis que l’affrontement et la performance mesurée renvoient à d’autres compétences culturelles.

35. Quelle correspondance entre les courants contemporains de l’EPS et leur entrée privilégiée est exacte ?

Le SNEP entre par les élèves, le CEDREPS par les APSA et le groupe Plaisir par les savoirs
Le SNEP entre par les savoirs, le CEDREPS par les élèves et le groupe Plaisir par les APSA
Le SNEP entre par les APSA, le CEDREPS par les savoirs et le groupe Plaisir par les élèves
Le SNEP entre par les APSA, le CEDREPS par les élèves et le groupe Plaisir par les savoirs

Le SNEP entre par les APSA, le CEDREPS par les savoirs et le groupe Plaisir par les élèves

Explication

Les débats distinguent une entrée par les APSA défendue par le SNEP, une entrée par les savoirs défendue par le CEDREPS et une entrée par les élèves portée par le groupe Plaisir. Les autres associations permutent ces trois positions.

36. Quelle opposition décrit correctement les conceptions de la santé défendues par le SNEP et le CEDREPS ?

Le SNEP défend une santé centrée sur l’entraide, tandis que le CEDREPS défend une santé organisée autour des affrontements
Le SNEP défend une santé culturelle et hédoniste, tandis que le CEDREPS défend une approche émancipatrice et appropriative
Le SNEP défend une santé méthodologique, tandis que le CEDREPS défend une santé principalement artistique
Le SNEP défend une santé autoréférencée, tandis que le CEDREPS défend une santé fondée sur la compétition démocratisée

Le SNEP défend une santé culturelle et hédoniste, tandis que le CEDREPS défend une approche émancipatrice et appropriative

Explication

Le SNEP associe la santé à une approche culturelle et hédoniste, alors que le CEDREPS la pense dans une perspective émancipatrice et appropriative fondée sur l’habitus santé. La performance autoréférencée et la compétition démocratisée renvoient à d’autres positions du débat.

37. Quelle conception de la performance distingue le SNEP du CEDREPS ?

Le SNEP privilégie une performance autoréférencée, tandis que le CEDREPS défend une compétition démocratisée entre les élèves
Le SNEP défend une démocratisation de la performance et de la compétition, tandis que le CEDREPS privilégie une performance autoréférencée
Le SNEP écarte la compétition, tandis que le CEDREPS organise la performance autour d’une sélection des meilleurs
Le SNEP fonde la performance sur l’entraide, tandis que le CEDREPS la fonde sur une interdépendance positive

Le SNEP défend une démocratisation de la performance et de la compétition, tandis que le CEDREPS privilégie une performance autoréférencée

Explication

Le SNEP défend une démocratisation de la performance et de la compétition, tandis que le CEDREPS privilégie une performance autoréférencée. L’interdépendance positive appartient à la conception portée par le groupe Coopération, et non aux deux positions décrites ici.

38. Comment Gies Klein caractérise-t-il tout projet officiel d’éducation physique ?

Comme le résultat d’une opposition entre les pratiques sportives et les objectifs scolaires
Comme l’application durable d’une théorie pédagogique adoptée par l’ensemble des enseignants
Comme la traduction directe des attentes des élèves dans les programmes nationaux
Comme un compromis provisoire entre les politiques et les acteurs présents dans l’espace social de la discipline

Comme un compromis provisoire entre les politiques et les acteurs présents dans l’espace social de la discipline

Explication

Pour Gies Klein, un projet officiel d’éducation physique résulte d’un compromis provisoire entre les politiques et les acteurs présents dans l’espace social de la discipline. Cette analyse ne le réduit ni à une théorie stable, ni aux seules attentes des élèves ou à une opposition binaire.

Révisez avec les flashcards

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Qu'est-ce que l'éducation physique selon le sens bourdieusien ?

Un champ où différents acteurs débattent de sa définition à un moment donné.

Quelles sont les trois formes d'éducation physique distinguées ?

L'éducation physique théorique, officielle et réelle.

Que désigne l'éducation physique réelle ?

L'éducation physique vécue sur le terrain.

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