Fiche de révision : Introduction à la biologie moléculaire

📋 Plan du Cours

  1. Biologie moléculaire et support ADN
  2. Structure primaire et secondaire de l’ADN
  3. Formes alternatives de la double hélice ADN
  4. Interactions ADN et protéines histones
  5. Réplication, réparation et maintien de l’information
  6. Maturation de l’ARNm et régulation de l’expression
  7. Traduction et modifications post-traductionnelles
  8. Méthodologie PCR et applications
  9. Séquençage de l’ADN par Sanger
  10. Vecteurs de clonage phagiques, cosmides et PAC
  11. Vecteurs BAC et clonage de grands fragments
  12. Criblage par hybridation et détection des clones

📖 1. Biologie moléculaire et support ADN

🔑 Notions clés & Définitions

  • ADN : L’ADN est la molécule qui stocke l’information génétique sous forme de séquence de nucléotides.
  • Nucléotide : Le nucléotide est l’unité de base de l’ADN, composée d’un sucre, d’un groupement phosphate et d’une base azotée.
  • Double hélice : La double hélice est l’organisation en deux brins complémentaires de l’ADN stabilisée par des interactions entre bases.
  • Chromatine : La chromatine est l’organisation de l’ADN dans le noyau, associée à des protéines, qui conditionne l’accès à l’information génétique.
  • Dénaturation-renaturation : La dénaturation-renaturation décrit le passage réversible entre brins séparés et brins réassociés de l’ADN.

📝 Points essentiels

  • La structure de base de l’ADN repose sur l’enchaînement des nucléotides et la complémentarité des bases entre brins.
  • La structure secondaire correspond à l’arrangement en double hélice et aux interactions qui stabilisent l’ensemble.
  • L’ADN peut adopter des formes alternatives de la double hélice, modifiant la conformation globale.
  • Les protéines interagissent avec l’ADN et influencent sa structure, son organisation et son fonctionnement.
  • La topologie de l’ADN peut être manipulée (superenroulement, contraintes), ce qui impacte l’accès et la dynamique des brins.
  • La dénaturation correspond à la séparation des brins, tandis que la renaturation correspond à leur réassociation après refroidissement ou conditions favorables.

💡 Astuce mémo

ADN = Nucléotide (sucre+phosphate+base) → Double hélice (complémentarité) → Chromatine (emballage) → Dénat/renat (brins qui se séparent puis se retrouvent).

📖 2. Structure primaire et secondaire de l’ADN

🔑 Notions clés & Définitions

  • Structure primaire de l’ADN : La structure primaire correspond à l’enchaînement linéaire des nucléotides le long d’un brin d’ADN.
  • Structure secondaire de l’ADN : La structure secondaire décrit l’organisation spatiale globale de l’ADN, notamment l’arrangement en double hélice.
  • Nucléotide d’ADN : Un nucléotide d’ADN est l’unité de base formée d’un sucre désoxyribose, d’une base azotée et d’un groupement phosphate.
  • Double hélice : La double hélice est la forme tridimensionnelle de l’ADN où deux brins s’associent en s’enroulant autour d’un axe commun.
  • Complémentarité des bases : La complémentarité des bases est l’appariement spécifique entre bases puriques et pyrimidiques qui stabilise la double hélice.

📝 Points essentiels

  • Le squelette sucre–phosphate relie les nucléotides et porte l’information de l’orientation le long du brin.
  • Les liaisons covalentes entre nucléotides du même brin assurent la continuité de la structure primaire.
  • Les bases azotées s’orientent vers l’intérieur de la double hélice pour permettre l’appariement spécifique.
  • L’appariement suit une logique purine–pyrimidine, ce qui impose des correspondances entre bases.
  • Les deux brins de la double hélice sont disposés de façon antiparallèle, ce qui conditionne la lecture des brins.
  • La structure secondaire résulte de l’association des brins et de la géométrie imposée par l’appariement des bases et le squelette sucre–phosphate.

💡 Astuce mémo

Primaire = suite de nucléotides; Secondaire = double hélice antiparallèle; Bases complémentaires = purine↔pyrimidine.

📖 3. Formes alternatives de la double hélice ADN

🔑 Notions clés & Définitions

  • ADN B : La conformation majeure de l’ADN double brin en solution, caractérisée par une hélice droitière et un appariement des bases tournées vers l’intérieur.
  • ADN A : Une forme alternative de l’ADN double brin observée quand l’hydratation est insuffisante, avec une hélice plus compacte que la forme B.
  • ADN Z : Une conformation alternative de l’ADN double brin à hélice gauchère, liée notamment à une orientation différente des résidus de guanine.
  • Pas hélicoïdal : La distance correspondant à la répétition périodique de l’hélice, exprimée en nm et liée au nombre de paires de bases par tour.

📝 Points essentiels

  • La double hélice peut adopter trois structures secondaires : A, B et Z, selon les conditions d’humidité et de salinité.
  • Dans l’ADN B, les deux brins sont antiparallèles (5’→3’ et 3’→5’) et les bases s’hybrident A avec T, C avec G par liaisons hydrogène.
  • Le pas de l’ADN B est de 3,4 nm, correspondant à environ 10 paires de nucléotides par tour d’hélice.
  • L’ADN A apparaît quand l’eau disponible pour hydrater la double hélice est insuffisante, et son pas vaut 2,46 nm avec 11 paires de bases par tour.
  • Dans l’ADN A, les fibres d’ADN relativement déshydratées peuvent adopter cette conformation en conditions physiologiques, mais l’existence in vivo reste incertaine.
  • L’ADN Z est une double hélice tournée vers la gauche, et les liaisons N-glycosyl des résidus de guanine sont orientées différemment de celles de l’ADN B (rotation de 180°).

💡 Astuce mémo

B = “B” comme “Bain” (hydratation suffisante) ; A = “Assez peu d’eau” ; Z = “Zigzag gauche” (hélice gauchère).

📖 4. Interactions ADN et protéines histones

🔑 Notions clés & Définitions

  • Transition G-C vers A-T : Une transition est un changement de paire de bases où G≡C est remplacée par A=T après désamination puis réplication.
  • Désamination de la cytosine : La désamination transforme la cytosine en uracile, ce qui modifie ses règles d’appariement pendant la réplication.
  • Désamination de l’adénine : La désamination convertit l’adénine en hypoxanthine, base qui s’apparie différemment et entraîne une mutation après réplication.
  • Mutations induites : Les mutations induites proviennent de facteurs externes qui augmentent les lésions de l’ADN et donc le taux de mutation.
  • Agent mutagène : Un agent mutagène est un facteur naturel ou d’origine humaine capable d’altérer l’ADN et de provoquer des lésions à l’origine de mutations.

📝 Points essentiels

  • Une transition G-C → A-T peut résulter d’un changement d’appariement où une thymine se met à la place d’une cytosine, sans erreur de polymérase.
  • La désamination de la cytosine (amino → cétone) produit de l’uracile, qui s’apparie avec l’adénine au lieu de la guanine.
  • Après désamination de C, la paire G≡C devient A=U, puis la réplication suivante convertit A=U en A=T.
  • La désamination de l’adénine (amino → cétone) produit l’hypoxanthine, qui s’apparie avec la cytosine et inverse le résultat attendu par rapport à la paire initiale.
  • Les mutations induites peuvent être causées par des rayonnements minéraux et cosmiques ou par les UV solaires, qui augmentent la fréquence des mutations.
  • Les rayonnements peuvent provoquer des lésions en frappant des atomes/groupes d’atomes avec un quantum d’énergie ou en formant des substances mutagènes comme des peroxydes.

💡 Astuce mémo

C→U puis réplication: G≡C devient A=T; A→hypoxanthine puis réplication: A=T devient G≡C.

📖 5. Réplication, réparation et maintien de l’information

🔑 Notions clés & Définitions

  • Systèmes restriction-modification : Systèmes bactériens associant une endonucléase de restriction et une enzyme de modification pour distinguer l’ADN étranger de l’ADN du même organisme.
  • Endonucléase de restriction : Endonucléase qui reconnaît une séquence précise de l’ADN et la coupe en fragments.
  • Méthylase Dam : Méthylase qui méthyle des résidus adénine et peut rendre certains sites moins sensibles au clivage.
  • Méthylase Dcm : Méthylase qui méthyle des résidus cytosine et peut protéger des sites contre le clivage.
  • Palindromes d’ADN : Séquences où la reconnaissance présente une symétrie, permettant une lecture identique dans les deux sens.

📝 Points essentiels

  • Les endonucléases de restriction clivent l’ADN entrant en fragments à des sites spécifiques ou plus aléatoires selon l’enzyme.
  • La méthylation des sites de reconnaissance diminue la sensibilité de l’ADN au clivage et peut réduire l’efficacité de transformation.
  • Des sites peuvent rester résistants au clivage dans des souches possédant Dam ou Dcm.
  • Les enzymes de restriction sont produites par des bactéries pour se défendre contre des bactériophages à ADN.
  • La nomenclature (Smith et Nathans) utilise 3 ou 4 lettres : la 1re indique le genre, les 2e-3e l’espèce, une 4e éventuelle la souche, puis un chiffre romain l’ordre de caractérisation.
  • Pour les enzymes de type II, la reconnaissance et le clivage portent souvent sur des séquences palindromiques de 4 à 8 pb, sans nécessiter d’ATP selon le cours fourni.

💡 Astuce mémo

Méthylation = Bouclier : Dam/Dcm protègent les sites contre la coupe.

📖 6. Maturation de l’ARNm et régulation de l’expression

🔑 Notions clés & Définitions

  • Pré-ARNm eucaryote : Le pré-ARNm est le transcrit primaire produit par la transcription chez les eucaryotes, qui doit être modifié avant de devenir un ARNm fonctionnel.
  • Coiffe 5’ : La coiffe 5’ est une modification du pré-ARNm ajoutée à l’extrémité 5’, impliquée dans l’épissage, le transport, l’initiation de la traduction et la protection contre la dégradation.
  • Queue poly(A) : La queue poly(A) est une chaîne d’adénines ajoutée à l’extrémité 3’ de l’ARNm eucaryote, essentielle pour la stabilité et la traduction.
  • Épissage GT-AG : L’épissage est l’élimination des introns et la jonction des exons, guidée par des séquences consensus donneur GT, accepteur AG et un site de branchement.
  • Régulation post-transcriptionnelle : La régulation post-transcriptionnelle regroupe les contrôles exercés après la transcription via les régions 5’ et 3’ non traduites et des protéines liant l’ARNm.

📝 Points essentiels

  • Chez les eucaryotes, l’expression d’un gène dépend de la coordination transcription → maturation → export nucléaire → stabilité/dégradation → traduction.
  • La coiffe 5’ correspond à une guanine méthylée en N7 ajoutée via une liaison 5’-5’ triphosphate à l’extrémité 5’ du pré-ARNm.
  • La queue poly(A) d’un ARNm mature contient 50 à 250 nucléotides et contribue à la stabilité, au transport vers le cytoplasme et à la traduction.
  • L’épissage élimine les introns par clivage au niveau du donneur GT (côté 5’) et de l’accepteur AG (côté 3’), avec un site de branchement environ 40 nucléotides avant AG.
  • Le site de branchement forme un lasso avec une extrémité de l’intron, ce qui facilite la réaction d’épissage et la libération des introns.
  • La régulation post-transcriptionnelle repose sur les régions 5’ et 3’ non traduites de l’ARNm et sur des protéines en trans qui contrôlent localisation, traduction et/ou stabilité.

💡 Astuce mémo

Coiffe 5’ = Protection/Transport/Traduction ; Poly(A) 3’ = Stabilité ; Épissage = GT-AG + lasso (site de branchement).

📖 7. Traduction et modifications post-traductionnelles

🔑 Notions clés & Définitions

  • Régulateurs positifs : Les régulateurs positifs sont des protéines se liant à l’ADN qui augmentent la transcription d’un gène en renforçant l’initiation sur des promoteurs faibles.
  • Régulateurs négatifs : Les régulateurs négatifs sont des protéines se liant à l’ADN qui diminuent ou bloquent la transcription en empêchant l’accès de l’ARN polymérase au promoteur.
  • Régulation post-transcriptionnelle : La régulation post-transcriptionnelle regroupe des contrôles qui agissent sur l’ARNm après sa synthèse, via des interactions avec ses régions 5’ et 3’.
  • Coiffe 5’ N7 méthylée : La coiffe 5’ est une modification ajoutée à l’extrémité 5’ des pré-ARNm eucaryotes, impliquée dans l’épissage, la polyadénylation, le transport et la traduction.
  • Acétylation des histones : L’acétylation des histones est une modification des lysines par des acétyl-transférases qui réduit la charge positive des résidus et modifie l’interaction avec l’ADN.

📝 Points essentiels

  • Les régulateurs de transcription sont des protéines de liaison à l’ADN qui reconnaissent des sites spécifiques situés dans ou près des gènes contrôlés.
  • Les activateurs augmentent la transcription en agissant sur des promoteurs faibles, tandis que les répresseurs se lient à un site recouvrant le promoteur et bloquent la liaison de l’ARN polymérase.
  • Chez les eucaryotes, les ARNm proviennent de pré-ARNm qui maturent avant d’être fonctionnels, avec des contrôles post-transcriptionnels centrés sur la localisation, la traduction et la stabilité de l’ARNm.
  • La coiffe 5’ correspond à une guanine méthylée en N7 ajoutée à l’extrémité 5’ et participe notamment à l’épissage, à la polyadénylation, au transport nucléocytoplasmique, à l’initiation de la traduction et à la stabilité
  • Le cadre ouvert de lecture commence à l’AUG et se termine au codon stop, tandis que la région 3’UTR reçoit une séquence poly(A) lors de la maturation.
  • Tous les transcrits polyadénylés sauf ceux des histones, ce qui constitue une exception de maturation des ARNm eucaryotes.

💡 Astuce mémo

Activateurs = promoteurs faibles ; Répresseurs = recouvrent le promoteur et bloquent l’ARN polymérase.

📖 8. Méthodologie PCR et applications

🔑 Notions clés & Définitions

  • Voie descendante : La voie descendante décrit un enchaînement allant des acides nucléiques vers la protéine pour produire un résultat biologique.
  • Voie ascendante : La voie ascendante décrit un enchaînement allant des protéines vers les acides nucléiques pour remonter à l’information génétique.
  • PCR : La PCR est une méthode d’amplification d’acides nucléiques qui permet d’obtenir rapidement de nombreuses copies d’une séquence cible.
  • Banque d’ADN : Une banque d’ADN est un ensemble de fragments d’ADN d’un génome d’intérêt clonés dans un vecteur réplicatif puis introduits dans une cellule hôte.
  • Vecteur de clonage : Un vecteur de clonage est une molécule d’ADN capable de s’auto-répliquer et qui transporte un insert d’ADN étranger dans une cellule hôte.

📝 Points essentiels

  • La méthodologie de génie génétique combine des outils cellulaires et moléculaires pour isoler, multiplier et manipuler un gène dans des cellules hôtes.
  • L’isolement et la multiplication d’un gène nécessitent un clonage préalable puis une réplication dans des cellules procaryotes (ex. E. coli) ou eucaryotes cultivables in vitro.
  • Les enzymes de restriction permettent de couper l’ADN en fragments puis de les recoller, tandis que les vecteurs servent à transporter l’ADN d’intérêt dans des hôtes réplicatifs.
  • Une banque d’ADN génomique contient des vecteurs recombinants portant chacun un fragment différent du génome étudié, obtenus après digestion de l’ADNg et insertion dans un vecteur.
  • Une banque d’ADN génomique est décrite par le type de vecteur, la nature et l’origine des inserts, le pourcentage de vecteurs avec insert, la taille moyenne des inserts et la taille de la banque.
  • Une banque d’ADNc représente les populations d’ARNm d’un tissu à un stade donné et sert de “photographie instantanée” du transcriptome correspondant.

💡 Astuce mémo

PCR = Copies Pour Rechercher (amplifier pour cribler).

📖 9. Séquençage de l’ADN par Sanger

📝 Points essentiels

  • La section fournie ne contient aucune information sur le séquençage par Sanger (pas de définition, étapes, réactifs, ni interprétation des résultats).
  • Aucun élément du contenu source ne permet d’identifier des notions ou règles spécifiques à la méthode de Sanger.

📖 10. Vecteurs de clonage phagiques, cosmides et PAC

🔑 Notions clés & Définitions

  • Vecteur phagique : Un vecteur phagique est un bactériophage utilisé pour transporter un fragment d’ADN dans une bactérie receveuse.
  • Cosmide : Un cosmide est un vecteur hybride combinant des éléments de plasmide et de phage pour cloner de l’ADN.
  • PAC : Un PAC (P1-derived Artificial Chromosome) est un vecteur de type chromosome artificiel dérivé de P1 pour cloner de grands fragments d’ADN.
  • ADNc : L’ADNc est une copie d’ARNm convertie en ADN complémentaire, utilisée pour constituer des banques ADNc.

📝 Points essentiels

  • Les banques ADNc peuvent être construites en utilisant des linkers qui permettent de fixer l’ADNc aux extrémités doubles brins et de conserver l’intégrité de l’ADNc pendant la stratégie de clonage.
  • Un linker BamHI (séquence CCTAGG) peut être ligaturé aux extrémités franches d’un ADNc avec la ligase de T4, puis les molécules recombinées sont ensuite recoupées avec BamHI.
  • La stratégie linker→ligature→coupure permet la reconstruction des molécules recombinées lors de la réplication dans la bactérie.
  • La transduction repose sur un vecteur viral (bactériophage) qui transfère de l’ADN d’une bactérie donneuse à une bactérie receveuse via l’infection et l’encapsidation.
  • Lors de la transduction, certains phages incorporent une partie du génome bactérien dans leur capside, puis injectent cet ADN dans la bactérie receveuse.
  • Les vecteurs phagiques, cosmides et PAC servent à cloner des fragments d’ADN dans des systèmes bactériens, avec des architectures adaptées à la taille et au mode de propagation du vecteur.

💡 Astuce mémo

BamHI = CCTAGG : linker + ligase T4 + BamHI = ADNc “reconstruit” à la réplication.

📖 11. Vecteurs BAC et clonage de grands fragments

🔑 Notions clés & Définitions

  • Anticorps primaire : Un anticorps primaire est une molécule qui reconnaît spécifiquement une cible (protéine ou antigène) et sert de point d’ancrage au système de détection.
  • Anticorps secondaire : Un anticorps secondaire se fixe sur l’anticorps primaire et amplifie le signal en fournissant plusieurs sites de marquage par colonie.
  • Autoradiographie : L’autoradiographie est une méthode de révélation qui détecte des signaux radioactifs émis par des colonies marquées.
  • Marqueur fluorescent : Un marqueur fluorescent est une molécule non radioactive qui produit un signal lumineux détectable, permettant de visualiser les colonies positives.
  • Marqueur chimioluminescent : Un marqueur chimioluminescent est une molécule non radioactive qui émet de la lumière après réaction chimique, révélant les colonies positives.

📝 Points essentiels

  • Plusieurs anticorps secondaires peuvent se lier à un même anticorps primaire, ce qui augmente l’intensité du signal et clarifie la lecture des colonies positives.
  • Le système de détection peut utiliser un marqueur radioactif, et les colonies correspondantes sont alors révélées par autoradiographie.
  • Des marqueurs non radioactifs peuvent aussi être employés, avec une détection par fluorescence ou par chimioluminescence.
  • La détection repose sur la présence de la cible reconnue par l’anticorps primaire dans les colonies recombinantes.
  • Le choix du type de marqueur détermine la technique de révélation (radioactivité vs signaux optiques).

💡 Astuce mémo

Primaire = cible, secondaires = amplificateurs; radio = autoradio, non-radio = lumière (fluorescence ou chimio).

📖 12. Criblage par hybridation et détection des clones

🔑 Notions clés & Définitions

  • Hybridation moléculaire : L’hybridation moléculaire est une méthode de reconnaissance spécifique entre une sonde nucléique et une séquence complémentaire présente dans l’ADN ou l’ARN.
  • Sonde nucléique : Une sonde nucléique est un fragment d’acide nucléique marqué utilisé pour repérer une séquence cible après hybridation.
  • Détection par marquage : La détection par marquage correspond à la révélation du signal produit par la sonde marquée afin d’identifier les clones porteurs de la séquence d’intérêt.
  • Clone transformé : Un clone transformé est une population cellulaire issue d’une cellule modifiée, utilisée pour vérifier la présence et l’effet de l’allèle introduit.
  • Séquençage de l’ADN : Le séquençage de l’ADN est une analyse qui détermine la nature et la position exacte d’une modification introduite dans un gène.

📝 Points essentiels

  • Le criblage vise à repérer, parmi des clones transformés, ceux qui diffèrent du type sauvage par un changement phénotypique ou moléculaire.
  • L’hybridation repose sur la complémentarité des bases entre la sonde et la séquence cible, ce qui permet de localiser la présence du gène modifié.
  • Une sonde nucléique marquée génère un signal détectable uniquement si la séquence cible est présente, ce qui sert de critère de sélection des clones.
  • Après identification d’un clone d’intérêt, le gène muté peut être réisolé puis séquencé pour déterminer précisément la nature et la position de la modification.
  • Le séquençage permet de confirmer que la différence observée correspond bien à la modification attendue dans l’ADN du clone sélectionné.

💡 Astuce mémo

Sonde = serrure : si la séquence cible est là, la sonde se fixe et le signal apparaît.

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
1953Watson et Crick démontrent par diffraction aux rayons X la structure en double hélice de l’ADN
1973Smith et Nathans proposent la nomenclature des enzymes de restriction
1985Découverte de la PCR (Kary B. Mullis)

📊 Tableaux de synthèse

Formes alternatives de la double hélice

ConformationConditionsPas (nm)
Ben solution (hydratation suffisante)3,4
Ahydratation insuffisante2,46
Zhélice tournée vers la gauchenon précisé

Banques d’ADNg vs ADNc

Type de banqueOrigineSpécificité
Banque d’ADNcADNc obtenus par reverse transcription d’ARNmspécifique d’un tissu (stade à préciser)
Banque d’ADNgADNg de n’importe quelle cellulereprésente le génome (digestion partielle, clones chevauchants)

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre nucléoside et nucléotide : le nucléotide inclut sucre + phosphate, alors que le nucléoside n’a que sucre + base.
  2. Croire que la dénaturation détruit des liaisons covalentes : le cours précise que seules les liaisons hydrogène sont rompues.
  3. Mélanger les appariements : la complémentarité de la double hélice est A-T et C-G (et non A-C ou T-G).
  4. Inverser les étapes de renaturation : elle nécessite NaCl (0,15 à 0,50 M) et une température 20 à 25 °C inférieure à Tm.
  5. Penser que la PCR amplifie sans amorces : le cours insiste sur l’ajout de deux amorces (oligonucléotides) encadrant la séquence.
  6. Oublier l’exception des histones : tous les transcrits polyadénylés sauf ceux des histones.
  7. Confondre Dam et Dcm : Dam méthyle l’adénine, Dcm méthyle la cytosine, et cela influence la sensibilité au clivage.

✅ Checklist Examen

  1. Définir ADN, nucléotide, double hélice, chromatine et décrire la dénaturation-renaturation (réversibilité, liaisons rompues, conditions).
  2. Donner la structure primaire vs secondaire de l’ADN et expliquer l’orientation antiparallèle (5’→3’ / 3’→5’) et la complémentarité A-T, C-G.
  3. Comparer les formes A, B et Z de la double hélice : conditions (hydratation/salinité), sens de l’hélice et valeurs de pas pour A et B.
  4. Expliquer comment les désaminations (cytosine→uracile, adénine→hypoxanthine) conduisent à des transitions G-C → A-T après réplication.
  5. Décrire les systèmes restriction-modification : rôle des endonucléases, effet de la méthylation (Dam/Dcm) et principe des palindromes pour le type II.
  6. Décrire la maturation du pré-ARNm eucaryote : coiffe 5’ (N7, liaison 5’-5’ triphosphate), queue poly(A) (50 à 250 nt), épissage GT-AG et site de branchement (lasso ~40 nt avant AG).
  7. Expliquer la traduction : sens 5’→3’, codon AUG comme départ, codons stop (UAA/UAG/UGA), et les étapes initiation/élongation/terminaison.
  8. Relier la régulation transcriptionnelle et post-transcriptionnelle : activateurs vs répresseurs (promoteur recouvert), et rôle des régions 5’UTR/3’UTR et protéines en trans.
  9. Expliquer PCR : principe d’amplification, rôle des amorces, températures (dénaturation 95°C, hybridation 50-60°C, extension 72°C) et applications listées (mutations, détection bactéries/OGM, etc.).
  10. Décrire le séquençage de Sanger tel que présenté : nécessité PCR, ddNTP fluorescents (quatre couleurs), terminaison par incorporation de ddNTP et lecture par électrophorèse + laser.
  11. Expliquer Southern-blot et RFLP : digestion, séparation sur gel, transfert sur membrane, hybridation avec sonde radioactive et détection sur autoradiogramme.
  12. Décrire les banques d’ADNg vs ADNc : origine, principe de construction, et caractéristiques de banque (vecteur, inserts, % avec insert, taille moyenne, taille).
  13. Lister les vecteurs de clonage et leurs hôtes/taille d’insert (plasmides, phages, cosmides, PAC, BAC, YAC) et donner au moins une propriété clé par vecteur.
  14. Expliquer la ligation : rôle des ligases (E. coli vs T4) et trois stratégies (même enzyme de restriction, extrémités cohésives homopolymériques, linkers BamHI CCTAGG).

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2. Quelle caractéristique décrit la structure primaire de l’ADN ?

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ADN — définition ?

Molécule stockant l’information génétique.

Nucléotide — composition ?

Sucre, phosphate, base azotée.

Double hélice — organisation ?

Deux brins complémentaires enroulés.

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