QCM : Introduction à la politique comparée (18 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction associe correctement les trois sens du mot « politique » ?

Politics renvoie aux institutions, polity aux élections et policies aux représentations sociales.
Politics renvoie à la compétition, polity à l’organisation et policies aux politiques publiques.
Politics renvoie à l’organisation, polity aux politiques publiques et policies à la compétition.
Politics renvoie aux politiques publiques, polity à la compétition et policies à l’organisation.

Politics renvoie à la compétition, polity à l’organisation et policies aux politiques publiques.

Explication

La distinction repose sur trois dimensions : la compétition politique, l’organisation politique et l’action publique. Confondre politics avec l’organisation politique inverse le sens de politics et de polity.

2. Une étude consacrée à la rivalité entre partis pour accéder au pouvoir relève principalement de quel sens du mot « politique » ?

Policies, car elle évalue le contenu des politiques publiques.
Politics, car elle analyse la compétition pour le pouvoir.
Polity, car elle examine l’organisation des institutions publiques.
Polity, car elle décrit les règles administratives de l’État.

Politics, car elle analyse la compétition pour le pouvoir.

Explication

Politics désigne la compétition politique, notamment la rivalité entre acteurs pour exercer le pouvoir. Policies concerne plutôt le contenu des politiques publiques, tandis que polity renvoie à l’organisation politique.

3. Quel est l’objet principal de la politique comparée ?

Comparer des régimes, des institutions et des règles informelles dans l’espace et parfois dans le temps.
Décrire les décisions d’un gouvernement sans les confronter à d’autres contextes politiques.
Étudier les comportements individuels en dehors des institutions et des relations de pouvoir.
Analyser les politiques publiques d’un seul pays à partir de critères strictement juridiques.

Comparer des régimes, des institutions et des règles informelles dans l’espace et parfois dans le temps.

Explication

La politique comparée étudie des objets politiques en les confrontant dans différents espaces et, dans certains cas, à différentes périodes. Une analyse limitée à un seul pays ou à un seul type d’objet ne correspond pas à cette définition.

4. Pourquoi la comparaison constitue-t-elle une méthode centrale en politique comparée ?

Elle sert de substitut à l’expérimentation pour analyser les institutions, les pratiques et les représentations.
Elle transforme les institutions politiques en variables indépendantes dans toutes les recherches.
Elle remplace l’étude des institutions par une description exclusive des résultats électoraux.
Elle permet d’éviter l’analyse des pratiques et des représentations en privilégiant les textes juridiques.

Elle sert de substitut à l’expérimentation pour analyser les institutions, les pratiques et les représentations.

Explication

La comparaison permet d’examiner les institutions formelles, les pratiques et les représentations lorsque l’expérimentation directe est difficile. Elle ne réduit pas l’analyse aux élections ni aux seuls textes juridiques.

5. Quel dilemme peut résulter de la création d’institutions politiques modernes destinées à administrer des biens communs ?

Elles peuvent rendre les institutions illégitimes dès qu’elles produisent des règles communes pour les citoyens.
Elles peuvent accroître la liberté civique en supprimant les contraintes liées à la délégation du pouvoir.
Elles peuvent supprimer les biens communs parce que toute institution empêche leur administration collective.
Elles peuvent améliorer la sécurité et les droits fondamentaux tout en rendant la délégation du pouvoir contestable.

Elles peuvent améliorer la sécurité et les droits fondamentaux tout en rendant la délégation du pouvoir contestable.

Explication

Les institutions modernes visent notamment une administration efficace de la sécurité et des droits fondamentaux, mais la délégation peut limiter la liberté et sembler illégitime. Il ne s’agit donc ni d’une suppression des biens communs ni d’une illégitimité automatique.

6. Quel point de départ caractérise le choix rationnel dans l’analyse politique ?

Les institutions sont étudiées comme des résultats historiques indépendants des intérêts individuels.
Les institutions déterminent les comportements en structurant les relations par des normes formelles et informelles.
Les acteurs politiques suivent principalement des conventions sans calculer les avantages ni les coûts.
Les individus cherchent à maximiser leur utilité en recherchant des avantages et en évitant des coûts.

Les individus cherchent à maximiser leur utilité en recherchant des avantages et en évitant des coûts.

Explication

Le choix rationnel part des intérêts des individus, qui cherchent des avantages et évitent des coûts, tandis que les institutions sont des contraintes importantes. L’accent placé d’abord sur les contraintes institutionnelles correspond davantage au néo-institutionnalisme.

7. Quelle conception des institutions correspond au néo-institutionnalisme ?

Un appareil juridique composé de lois écrites qui organise les administrations et les élections.
Une somme de préférences individuelles qui explique les comportements sans référence aux contraintes collectives.
Un ensemble de règles formelles et informelles, de pratiques, de normes et de conventions qui orientent l’action politique.
Un mécanisme économique qui mesure les coûts et les avantages associés aux choix des électeurs.

Un ensemble de règles formelles et informelles, de pratiques, de normes et de conventions qui orientent l’action politique.

Explication

Le néo-institutionnalisme inclut les règles formelles et informelles ainsi que les pratiques, normes et conventions qui structurent l’action politique. Le limiter aux lois écrites exclurait précisément les dimensions informelles mises en avant par cette perspective.

8. Lequel de ces exemples correspond à une pratique du pouvoir plutôt qu’à une institution formelle ou à un phénomène politique ?

Les règles organisant l’élection du Parlement
La composition constitutionnelle du Parlement
Une mobilisation collective contre le gouvernement
Les relations entre l’exécutif et le législatif

Les relations entre l’exécutif et le législatif

Explication

Les relations entre l’exécutif et le législatif relèvent des pratiques du pouvoir, car elles décrivent des interactions politiques. Les règles électorales et la composition du Parlement renvoient aux institutions formelles, tandis qu’une mobilisation est un phénomène politique.

9. Une chercheuse compare les systèmes électoraux de trois pays au même moment : quelle logique de comparaison met-elle principalement en œuvre ?

Une comparaison entre plusieurs niveaux de gouvernement
Une comparaison dans le temps entre plusieurs périodes
Une comparaison dans l’espace entre plusieurs territoires
Une comparaison entre plusieurs phénomènes historiques

Une comparaison dans l’espace entre plusieurs territoires

Explication

Comparer les systèmes électoraux de plusieurs pays revient à comparer des unités territoriales distinctes, donc à raisonner dans l’espace. Une comparaison dans le temps porterait sur des moments différents, par exemple avant et après une réforme.

10. Pourquoi la comparaison constitue-t-elle un substitut à l’expérimentation dans l’étude des faits sociaux ?

Parce que les faits sociaux ne sont pas reproductibles comme les phénomènes physiques
Parce que les faits sociaux produisent des résultats identiques dans chaque société
Parce que la comparaison permet de supprimer toute incertitude causale
Parce que les phénomènes physiques échappent généralement à toute expérimentation

Parce que les faits sociaux ne sont pas reproductibles comme les phénomènes physiques

Explication

Les faits sociaux ne peuvent pas être reproduits expérimentalement de la même manière que les phénomènes physiques, ce qui conduit à utiliser la comparaison comme substitut. Elle aide à examiner les relations entre phénomènes, mais ne supprime pas toute incertitude causale.

11. Quelle démarche part d’une théorie existante pour la confronter à plusieurs cas comparés ?

La démarche classificatoire
La démarche inductive
La démarche déductive
La démarche compréhensive

La démarche déductive

Explication

La démarche déductive commence par une théorie ou une hypothèse qu’elle teste sur des cas. La démarche inductive construit plutôt un cadre d’analyse à partir de la comparaison des cas, tandis que l’approche compréhensive accorde une place réduite à la théorie.

12. Quelle association entre un fondateur de la méthode comparative et sa contribution est correcte ?

Émile Durkheim — la classification par idéaux-types
John Stuart Mill — l’analyse multifactorielle du suicide
Max Weber — l’étude des causalités probabilistes
John Stuart Mill — la sélection des cas

John Stuart Mill — la sélection des cas

Explication

John Stuart Mill est associé à la sélection des cas dans la méthode comparative. Durkheim a étudié les causalités multiples et probabilistes, tandis que Weber a développé la classification par idéaux-types.

13. Comment définir un idéal-type chez Max Weber ?

Une description exhaustive qui reproduit fidèlement l’objet réel
Une construction intellectuelle qui accentue certains traits de l’objet
Une hypothèse causale destinée à expliquer chaque aspect de l’objet
Une moyenne statistique calculée à partir de tous les cas observés

Une construction intellectuelle qui accentue certains traits de l’objet

Explication

Un idéal-type est une construction intellectuelle qui accentue délibérément certains traits afin de former une catégorie analytique. Il ne constitue donc pas une description exhaustive ni une reproduction fidèle de l’objet réel.

14. Une chercheuse examine plusieurs villes où une même réforme a produit une baisse de l’abstention et cherche le facteur commun à ces situations. Quelle méthode de Mill applique-t-elle ?

La méthode des résidus
La méthode de différence
La méthode de concordance
La méthode des variations concomitantes

La méthode de concordance

Explication

La méthode de concordance recherche un facteur commun dans plusieurs cas où le même effet apparaît. La méthode de différence oppose plutôt un cas où l’effet est présent à un cas où il est absent.

15. Pour déterminer si une réforme provoque une baisse de l’abstention, une chercheuse compare deux villes très semblables, dont une seule a adopté la réforme et où la baisse apparaît dans cette ville. Quelle méthode utilise-t-elle ?

La méthode des variations concomitantes
La méthode des résidus
La méthode de concordance
La méthode de différence

La méthode de différence

Explication

La méthode de différence compare une situation où l’effet est présent à une autre où il est absent, les deux situations ne différant que par un facteur pertinent. La concordance étudierait plusieurs cas présentant tous le même effet afin d’en dégager un facteur commun.

16. Quelle combinaison caractérise le mieux une comparaison small-N ?

Données qualitatives, attention portée aux cas et process-tracing
Données quantitatives, attention portée aux variables et analyse statistique
Données expérimentales, attention portée aux traitements et méta-analyse
Données administratives, attention portée aux moyennes et régression

Données qualitatives, attention portée aux cas et process-tracing

Explication

Le small-N privilégie l’analyse qualitative approfondie des cas, notamment par le process-tracing. L’analyse statistique des variables correspond davantage à la comparaison large-N.

17. Pourquoi la sélection des cas doit-elle être soigneusement justifiée dans une comparaison ?

Parce qu’elle remplace l’analyse statistique lorsque le nombre de cas augmente
Parce qu’elle permet d’éviter toute contingence historique dans les résultats
Parce qu’elle structure la validité de la comparaison, quelle que soit la stratégie retenue
Parce qu’elle détermine si les données seront qualitatives ou quantitatives

Parce qu’elle structure la validité de la comparaison, quelle que soit la stratégie retenue

Explication

La sélection des cas est cruciale pour construire une comparaison, indépendamment du choix entre large-N et small-N ou entre méthodes quantitatives et qualitatives. Elle ne détermine pas à elle seule la nature des données et ne supprime pas les contingences historiques.

18. Quelle organisation correspond à la validation du cours ?

Six questions de 100 mots, trois heures, trois points par question et deux points pour la langue
Six questions de 100 mots, deux heures, cinq points par question sans évaluation linguistique
Deux questions de 300 mots, trois heures, six points par question et deux points pour la langue
Trois questions de 200 mots, deux heures, quatre points par question et un point pour la langue

Six questions de 100 mots, trois heures, trois points par question et deux points pour la langue

Explication

La validation comprend six questions de 100 mots à traiter en trois heures, chaque question valant trois points de contenu et deux points de langue. La note ne repose donc pas sur le contenu seul.

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Quels sont les trois sens du mot politique en anglais ?

Politics, polity et policies.

Que désigne le terme anglais politics ?

La compétition politique.

Que signifie le terme anglais policies ?

Les politiques publiques.

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