QCM : Introduction à la psychologie sociale — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel mécanisme décrit le syndrome de Stockholm ?

Une simple obéissance automatique à une autorité extérieure
Une imitation sans émotion des comportements d’un groupe
Un attachement réciproque entre ravisseurs et otages dans une situation extrême
Une hostilité accrue entre personnes qui ne se rencontrent jamais

Un attachement réciproque entre ravisseurs et otages dans une situation extrême

Explication

Le syndrome de Stockholm correspond à un lien affectif réciproque qui peut se construire entre ravisseurs et otages soumis à une menace commune. Il ne s’agit pas d’une simple obéissance ou d’une imitation sans dimension affective.

2. Pourquoi ce syndrome est-il étudié en psychologie sociale ?

Parce qu’il prouve que les émotions ne changent jamais sous l’effet du groupe
Parce qu’il montre comment le contexte social peut transformer des relations négatives en attachement
Parce qu’il décrit uniquement une réaction individuelle sans lien avec autrui
Parce qu’il concerne seulement la mémoire des événements traumatiques

Parce qu’il montre comment le contexte social peut transformer des relations négatives en attachement

Explication

Il intéresse la psychologie sociale car l’attitude de départ négative peut évoluer vers un attachement sous l’effet du contexte, des interactions et de la dépendance. L’enjeu est bien relationnel et social.

3. Quel est l’objet principal de la psychologie sociale ?

Classer les individus selon leur personnalité innée
Mesurer la structure du cerveau sans tenir compte du contexte social
Étudier les processus et comportements influencés par la présence d’autrui
Décrire uniquement les troubles mentaux individuels

Étudier les processus et comportements influencés par la présence d’autrui

Explication

La psychologie sociale étudie comment la présence, les actions et les attentes d’autrui modifient attitudes et comportements. Elle ne se limite pas aux traits individuels ni à la neurologie.

4. Quel exemple illustre le mieux la facilitation sociale ?

Une personne produit davantage une réponse dominante en présence d’autrui
Une personne devient moins sensible à toute stimulation sociale
Une personne oublie systématiquement une tâche en groupe
Une personne adopte toujours l’opinion majoritaire sans réfléchir

Une personne produit davantage une réponse dominante en présence d’autrui

Explication

La facilitation sociale désigne l’augmentation de certains comportements en présence d’autrui, notamment les réponses dominantes. Selon la tâche, cela peut améliorer ou détériorer la performance.

5. Que signifie l’expression « autrui porteur de signification » dans la facilitation sociale ?

Que les autres n’influencent que les tâches physiques
Que l’effet d’autrui dépend du sens attribué à sa présence ou à ses indices
Que seules les interactions verbales comptent dans la performance
Que la simple présence humaine produit toujours le même effet

Que l’effet d’autrui dépend du sens attribué à sa présence ou à ses indices

Explication

L’effet d’autrui ne dépend pas seulement de sa présence, mais du sens qu’on lui attribue, par exemple s’il est perçu comme évaluateur, agressif ou passif. C’est ce sens qui module la réponse.

6. Quel résultat correspond à l’idée que la présence d’autrui amplifie les réponses dominantes ?

La performance ne change que si l’observateur parle
Une tâche simple correcte est facilitée alors qu’une tâche complexe peut être perturbée
Les personnes cessent de répondre dès qu’un observateur apparaît
Toute tâche devient automatiquement plus facile

Une tâche simple correcte est facilitée alors qu’une tâche complexe peut être perturbée

Explication

La présence d’autrui tend à renforcer la réponse dominante : cela aide si la réponse dominante est correcte, mais peut gêner si elle est incorrecte ou si la tâche est complexe. L’effet n’est donc pas uniformément positif.

7. Quel lien le groupe peut-il avoir sur l’anxiété ressentie par un individu ?

Il la supprime uniquement grâce à la compétition
Il la transforme automatiquement en joie
Il l’augmente forcément dans toutes les situations
Il peut la réduire en apportant sécurité et repères normatifs

Il peut la réduire en apportant sécurité et repères normatifs

Explication

Le contexte de groupe peut réduire l’anxiété en donnant des normes, des repères et un sentiment de sécurité. L’individu se sent alors moins seul face à l’incertitude.

8. Dans la théorie de l’action raisonnée, par quoi l’attitude influence-t-elle le comportement ?

Par la seule habitude, sans étape intermédiaire
Par la couleur du message transmis
Par la mémoire à court terme uniquement
Par l’intention comportementale, elle-même liée aux normes subjectives

Par l’intention comportementale, elle-même liée aux normes subjectives

Explication

L’attitude agit sur le comportement via l’intention comportementale, qui dépend aussi des normes subjectives. Cette chaîne explique pourquoi une attitude générale ne prédit pas toujours directement l’action.

9. Comment définit-on une attitude ?

Comme une réaction purement réflexe sans jugement
Comme un trait biologique immuable
Comme une règle sociale imposée par le groupe
Comme une évaluation relativement stable d’un objet, d’une idée ou d’une personne

Comme une évaluation relativement stable d’un objet, d’une idée ou d’une personne

Explication

Une attitude est une évaluation relativement stable qui oriente penser, ressentir et agir. Elle n’est pas un simple réflexe ni une norme sociale.

10. À quoi sert surtout le traitement central dans la persuasion ?

À éviter toute évaluation du message
À remplacer l’analyse par l’émotion du moment
À se fier à des indices de surface comme la longueur du discours
À analyser en profondeur la qualité des arguments du message

À analyser en profondeur la qualité des arguments du message

Explication

Le traitement central repose sur l’examen approfondi des arguments et conduit à un changement plus durable. Le traitement périphérique, lui, s’appuie sur des indices superficiels.

11. Que décrit la direction d’une attitude ?

La force émotionnelle de l’attitude
La vitesse à laquelle elle disparaît
Le lien de l’attitude avec l’identité
Le fait d’être favorable ou défavorable envers un objet

Le fait d’être favorable ou défavorable envers un objet

Explication

La direction correspond au sens de l’attitude, c’est-à-dire l’accord ou le désaccord envers un objet ou une position. C’est distinct de l’intensité et de la centralité.

12. Pourquoi une attitude centrale est-elle plus difficile à modifier ?

Parce qu’elle n’a aucun rapport avec les convictions
Parce qu’elle est toujours faible et instable
Parce qu’elle est liée à des valeurs ou à l’identité de la personne
Parce qu’elle dépend uniquement de l’humeur du jour

Parce qu’elle est liée à des valeurs ou à l’identité de la personne

Explication

Une attitude centrale est ancrée dans les valeurs ou l’identité, ce qui la rend plus résistante au changement. Une attitude périphérique serait au contraire plus facilement remaniée.

13. Qu’est-ce que la dissonance cognitive ?

Une simple fatigue provoquée par un effort intellectuel
Un effet de groupe qui augmente l’anonymat
Un accord parfait entre ce que l’on pense et ce que l’on fait
Une tension psychologique née d’une incohérence entre attitudes et comportements

Une tension psychologique née d’une incohérence entre attitudes et comportements

Explication

La dissonance cognitive apparaît quand comportements et attitudes ne sont pas cohérents, ce qui crée une tension. La personne cherche alors à réduire cette tension par différents moyens.

14. Selon la théorie de l’auto-perception, comment se forment nos attitudes ?

En observant nos propres comportements et en les interprétant
En déduisant nos attitudes de nos rêves
En lisant directement nos pensées internes
En copiant uniquement l’opinion des autres

En observant nos propres comportements et en les interprétant

Explication

La théorie de l’auto-perception explique que l’on infère ses attitudes à partir de ses comportements observables. On se juge donc souvent par ce que l’on fait.

15. Quel principe caractérise la technique du pied dans la porte ?

Obtenir d’abord un petit engagement avant de demander quelque chose de plus coûteux
Remplacer l’engagement par une sanction publique
Révéler immédiatement le vrai coût avant l’accord
Faire reculer la personne après un refus initial

Obtenir d’abord un petit engagement avant de demander quelque chose de plus coûteux

Explication

Le pied dans la porte repose sur un petit accord initial qui rend ensuite plus probable l’acceptation d’une demande plus importante. L’engagement progressif facilite l’adhésion.

16. Quel point distingue le low-ball d’une simple demande directe ?

La personne est informée de tous les détails avant de répondre
Le comportement demandé n’a jamais de conséquence
Le coût réel n’est révélé qu’après l’accord initial
La demande est toujours refusée au départ

Le coût réel n’est révélé qu’après l’accord initial

Explication

Le low-ball consiste à obtenir un accord en cachant d’abord le vrai coût, puis à révéler les inconvénients après l’engagement. C’est ce dévoilement tardif qui rend le maintien de la décision probable.

17. Quelle séquence correspond au low-ball ?

Discussion collective puis adoption d’une norme
Accord initial puis révélation d’un coût plus élevé
Refus initial puis abandon immédiat de la demande
Observation passive puis imitation spontanée

Accord initial puis révélation d’un coût plus élevé

Explication

Dans le low-ball, la personne accepte d’abord la proposition, puis découvre que le coût est plus important que prévu. L’engagement initial la pousse souvent à maintenir sa décision.

18. Pourquoi le leurre peut-il rendre la décision plus difficile à abandonner ?

Parce que l’accord a déjà créé un engagement psychologique
Parce que la discussion supprime toute influence
Parce que le coût réel est connu dès le départ
Parce que la personne n’a jamais donné son accord

Parce que l’accord a déjà créé un engagement psychologique

Explication

Le leurre crée un premier accord sur une information incomplète, ce qui installe un engagement. Une fois le coût révélé, revenir en arrière devient psychologiquement plus coûteux.

19. Qu’est-ce qu’une norme sociale ?

Un trait de personnalité individuel
Une loi écrite qui s’applique partout de la même façon
Une émotion passagère sans valeur collective
Une règle implicite partagée qui guide ce qui est attendu ou acceptable

Une règle implicite partagée qui guide ce qui est attendu ou acceptable

Explication

Une norme sociale est une règle implicite du groupe qui oriente les conduites jugées appropriées. Elle n’est pas nécessairement formalisée comme une loi.

20. Que décrit la désindividuation ?

Une plus grande résistance à toute influence
Une augmentation de l’identité personnelle en public
Une diminution de la conscience de soi et de la responsabilité en situation de foule
Une meilleure mémorisation des normes écrites

Une diminution de la conscience de soi et de la responsabilité en situation de foule

Explication

La désindividuation correspond à un état d’anonymat et de foule où la conscience de soi baisse et les comportements non inhibés deviennent plus probables. Ce n’est pas un renforcement de l’identité personnelle.

21. Quelle est la différence principale entre dépendance normative et dépendance informationnelle ?

Les deux désignent exactement la même chose
La première concerne la mémoire, la seconde la perception
La première vise l’approbation sociale, la seconde la pertinence des arguments
La première apparaît en privé, la seconde uniquement en public

La première vise l’approbation sociale, la seconde la pertinence des arguments

Explication

La dépendance normative renvoie au désir d’être accepté et conforme, tandis que la dépendance informationnelle repose sur le contenu des arguments pour juger la réalité. Elles coexistent mais n’ont pas la même source d’influence.

22. Dans quel cas le conformisme augmente-t-il le plus selon la logique normative ?

Quand aucune norme de groupe n’est présente
Quand la réponse est totalement secrète
Quand le jugement est public et que le regard social est saillant
Quand l’individu agit sans aucun contexte social

Quand le jugement est public et que le regard social est saillant

Explication

Le conformisme augmente quand la réponse est publique, car la pression d’approbation sociale est plus forte. En privé, le regard des autres pèse moins.

23. Quel danger est classiquement associé à la pensée de groupe ?

Une recherche excessive d’accord qui réduit l’évaluation critique
Une indépendance totale de chaque membre
Une surabondance de désaccords constructifs
Une baisse de toute cohésion entre les membres

Une recherche excessive d’accord qui réduit l’évaluation critique

Explication

La pensée de groupe favorise le consensus au détriment de l’examen critique des options, ce qui peut conduire à de mauvaises décisions. La cohésion devient alors un facteur de risque.

24. Quel moyen de prévention aide à limiter la pensée de groupe ?

Éviter toute comparaison d’options
Imposer le silence à tous les membres
Encourager la diversité des points de vue et la discussion critique
Réduire toute information disponible

Encourager la diversité des points de vue et la discussion critique

Explication

La prévention passe par l’ouverture à des points de vue divergents et par une discussion critique, afin de réduire l’illusion d’unanimité. Cela aide le groupe à mieux évaluer les choix.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 24 flashcards sur Introduction à la psychologie sociale.

Syndrome de Stockholm — définition ?

Attachement réciproque ravisseurs-otages, sous tension extrême.

Objet de la psychologie sociale ?

Étudier les variables, processus, influence et comportements en groupe.

Autrui porteur de signification — rôle ?

Influence la perception et facilite la réponse sociale.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Introduction à la psychologie sociale.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM