Fiche de révision : Introduction à la résistance des matériaux

Plan du Cours

  1. Résistance des matériaux
  2. Propriétés mécaniques
  3. Déformations matériaux
  4. Hypothèses matériaux
  5. Actions et charges
  6. Appuis et supports
  7. Axes de section
  8. Axes neutres
  9. Sections transversales
  10. Caractéristiques sections

1. Résistance des matériaux

Notions clés & Définitions

  • Résistance des matériaux : Au plan expérimental, c’est l’étude des propriétés mécaniques des matériaux et des conditions dans lesquelles ils résistent et se déforment lors de leur emploi (source : complément cours). Au plan théorique, c’est le nom générique donné à ce qui relève de la mécanique des solides, comprenant notamment l’élasticité, la plasticité, la viscoélasticité, la stabilité, la mécanique des plaques et coques, la mécanique de la rupture, etc. La résistance des matériaux permet le calcul des contraintes et déformations pour différents matériaux, afin de concevoir des structures suivant des critères de résistance, de déformation admissible et de coût.
  • Hypothèses matériaux : Le matériau est considéré comme élastique, linéaire, homogène et isotrope, permettant des calculs simplifiés et rapides. Ces hypothèses sont valides malgré certaines propriétés non-isotropes (ex : bois).
  • Propriétés mécaniques : Caractéristiques intrinsèques d’un matériau qui déterminent sa réponse à une sollicitation (ex : résistance, module d’élasticité).
  • Déformations matériaux : Changements de forme ou de dimension d’un matériau sous sollicitation, supposés petits dans le cadre des hypothèses de résistance des matériaux.
  • Actions et charges : Forces ou couples appliqués à une structure, comprenant notamment les charges permanentes, variables, climatiques, ainsi que les actions indirectes comme les déformations ou accélérations.
  • Appuis et supports : Partie d’une structure sur laquelle un élément porteur repose, permettant la transmission des charges. Il existe plusieurs types : simple, articulé, rigide, semi-rigide.

Points essentiels

  • La résistance des matériaux étudie la capacité des matériaux à résister aux efforts et à se déformer sans rupture.
  • La déformation initiale est élastique (réversible), puis peut devenir plastique (non réversible) si la sollicitation dépasse la résistance intrinsèque du matériau.
  • Les hypothèses simplificatrices (élastique, linéaire, homogène, isotrope) facilitent le calcul, notamment pour le bois malgré ses propriétés non-isotropes.
  • Les actions peuvent être directes (charges appliquées) ou indirectes (déformations, accélérations).
  • La descente de charges est le processus de transmission des efforts vers les points d’appui.
  • La réaction d’appui est la force ou le couple développée par l’appui pour équilibrer la structure.
  • La statique permet de déterminer ces réactions dans un système isostatique, mais nécessite des études de déformations pour les hyperstatique.

À retenir

La résistance des matériaux permet de prévoir la réponse mécanique d’une structure sous charge en utilisant des hypothèses simplificatrices, afin d’assurer sa sécurité et sa durabilité.

2. Propriétés mécaniques

Notions clés & Définitions

Propriétés mécaniques : Ensemble des caractéristiques d’un matériau qui déterminent sa réponse face à des sollicitations mécaniques, notamment sa résistance et sa capacité à se déformer (source : définition générale de la résistance des matériaux).

Déformations matériaux : Changements de forme ou de dimension d’un matériau sous l’effet d’une sollicitation. La résistance des matériaux étudie ces déformations pour prévoir le comportement des structures (source : section 1).

Hypothèses matériaux : Assumptions simplificatrices sur la nature du matériau pour faciliter les calculs en résistance des matériaux. Ces hypothèses incluent que le matériau est élastique, linéaire, homogène et isotrope (source : section 1).

Points essentiels

  • La résistance des matériaux concerne l’étude expérimentale et théorique des propriétés mécaniques, notamment la résistance et les déformations lors de l’emploi des matériaux.
  • La déformation élastique est proportionnelle à l’effort appliqué, le matériau reprend sa forme initiale après déformation.
  • La déformation plastique survient lorsque la sollicitation dépasse la résistance intrinsèque du matériau, laissant une déformation résiduelle.
  • La rupture intervient lorsque l’intensité des charges dépasse la capacité du matériau à résister.
  • Les hypothèses courantes pour simplifier l’analyse sont : matériau élastique, linéaire, homogène et isotrope.
  • Ces simplifications permettent des calculs rapides et automatisés, notamment par ordinateur.
  • La résistance des matériaux s’applique aussi à des matériaux non isotropes comme le bois, grâce à des simplifications acceptables.

À retenir

Les propriétés mécaniques et déformations matériaux sont essentielles pour prévoir le comportement des structures sous charge, en se basant sur des hypothèses simplificatrices pour faciliter les calculs.

3. Déformations matériaux

Notions clés & Définitions

Déformations matériaux : Ce sont les changements de forme ou de dimension qu’un matériau subit lorsqu’il est soumis à une action mécanique. Elles résultent de la réponse du matériau à des sollicitations, en particulier à des contraintes. La compréhension de ces déformations est essentielle pour analyser le comportement mécanique des structures.

Hypothèses matériaux : Ce sont des simplifications appliquées dans la résistance des matériaux pour modéliser le comportement des matériaux. Selon la source, elles incluent que le matériau est :

  • Élastique (il reprend sa forme initiale après déformation)
  • Linéaire (déformations proportionnelles aux contraintes)
  • Homogène (même nature dans toute la masse)
  • Isotrope (propriétés identiques dans toutes les directions)

Ces hypothèses permettent de simplifier les calculs et d’obtenir des résultats rapides ou automatisés.

Points essentiels

  • La résistance des matériaux étudie comment les matériaux se déforment et résistent sous différentes sollicitations, en se basant sur des hypothèses simplificatrices.
  • La déformation élastique est proportionnelle à la contrainte et réversible, permettant au matériau de retrouver sa forme initiale après déchargement.
  • La déformation plastique, qui peut suivre une déformation élastique, ne permet pas au matériau de revenir à sa forme initiale, laissant une déformation résiduelle.
  • Les hypothèses matériaux sont : élastique, linéaire, homogène, isotrope, facilitant la modélisation et le calcul des déformations.
  • La simplification que les déformations engendrent de petits déplacements, n’affectant pratiquement pas la géométrie, est fondamentale pour la faisabilité des calculs.

À retenir

Les déformations matériaux décrivent la réponse d’un matériau soumis à des sollicitations, modélisée sous des hypothèses simplificatrices telles que l’élasticité, la linéarité, l’homogénéité et l’isotropie, permettant des calculs efficaces et fiables dans la résistance des matériaux.

4. Hypothèses matériaux

Notions clés & Définitions

  • Matériau élastique : Selon RESISTANCE DES MATERIAUX (2019), un matériau est dit élastique s'il reprend sa forme initiale après un cycle de chargement/déchargement, c’est-à-dire qu’il présente une déformation non permanente et réversible.
  • Matériau linéaire : Toujours selon RESISTANCE DES MATERIAUX (2019), la linéarité implique que les déformations sont proportionnelles aux contraintes appliquées.
  • Matériau homogène : D’après RESISTANCE DES MATERIAUX (2019), il est de même nature dans toute sa masse, sans variation de ses propriétés.
  • Matériau isotrope : Toujours selon RESISTANCE DES MATERIAUX (2019), ses propriétés mécaniques sont identiques dans toutes les directions.

Points essentiels

  • Les hypothèses courantes pour simplifier l’étude des matériaux dans la RDM sont que le matériau est élastique, linéaire, homogène et isotrope.
  • Ces simplifications permettent des calculs simples et rapides, notamment par automatisation ou à la main.
  • Pour le bois, malgré ses propriétés non-isotropes, l’utilisation de ces hypothèses est acceptée grâce à des simplifications et des raccourcis.
  • La résistance des matériaux étudie les propriétés mécaniques des matériaux et leur comportement sous charge, notamment leur résistance et déformation.

À retenir

Les hypothèses matériaux en résistance des matériaux considèrent que le matériau est élastique, linéaire, homogène et isotrope, ce qui facilite leur modélisation et calculs, même pour des matériaux non parfaitement conformes à ces propriétés.

5. Actions et charges

Notions clés & Définitions

Actions : Selon l’EN1990, ce sont les forces et couples dus aux charges appliquées à la structure (actions directes) ou aux déformations ou accélérations imposées, résultant par exemple de changements de température, variation d’humidité, tassements différentiels ou tremblements de terre (actions indirectes).

Charges : Ensemble des forces qui sollicitent une ossature selon différents modes d’action. Elles se classent en charges permanentes (poids propre, charges constantes) et charges variables (charges d’exploitation, neige, vent, charges exceptionnelles). Les charges peuvent être concentrées, réparties uniformément ou partiellement, en triangle ou en trapèze. Elles peuvent aussi être dynamiques ou calorifiques en cas d’incendie.

Charges permanentes : Charges quasi-invariables, telles que le poids propre de la structure.

Charges variables : Charges dont l’intensité peut changer dans le temps, comme la charge d’exploitation ou la neige.

Charges statiques : Charges qui présentent une invariabilité quasi-permanente.

Charges dynamiques : Charges présentant un caractère variable dans le temps, pouvant entraîner fatigue ou effets rapides (ex : séisme, impact).

Charge calorifique (fire load) : Charge thermique en cas d’incendie.

Points essentiels

  • Les actions résultent des forces et couples dus aux charges appliquées ou aux déformations imposées (température, humidité, tassements, tremblements).
  • Les charges peuvent être permanentes ou variables, avec des formes diverses : concentrées, réparties, triangulaires ou trapézoïdales.
  • Les charges permanentes incluent notamment le poids propre, tandis que les charges variables concernent l’exploitation, la neige, le vent, etc.
  • Les charges sont considérées comme statiques si leur variation est négligeable ou lente, et comme dynamiques si leur variation est rapide ou importante.
  • La descente de charges correspond au calcul de la transmission des forces vers les points d’appui et éléments porteurs.

À retenir

Les actions et charges représentent l’ensemble des forces qui sollicitent une structure, leur compréhension étant essentielle pour assurer la résistance et la stabilité de celle-ci dans différentes conditions d’utilisation.

6. Appuis et supports

Notions clés & Définitions

Appui (Support) : Partie d’une fondation, d’une construction ou d’une ossature sur laquelle un élément structurel (solive, poutre ou poteau) reporte ses charges. Il permet la transmission des forces et moments de la structure vers le sol ou autre support.

Types d’appuis :

  • Appui simple (Simple support) : Appui qui n’équilibre que les charges perpendiculaires à sa surface, généralement des charges verticales. Il ne contrôle pas la rotation de l’élément supporté.

  • Appui articulé ou articulation (Hinged support) : Appui qui équilibre les charges horizontales et verticales mais aucun moment. Sa rigidité en rotation est faible ou nulle, permettant la rotation de l’élément supporté.

  • Appui rigide ou encastré (Fixed support) : Appui qui équilibre simultanément des charges horizontales, verticales et un moment. Sa rigidité en rotation est très grande, empêchant toute rotation de l’élément supporté.

  • Appui semi-rigide (Semi-rigid support) : Appui intermédiaire entre l’articulation et l’encastrement. Sa rigidité n’est ni très faible ni très grande, souvent modélisée par un ressort de rotation.

Points essentiels

  • La nature de l’appui détermine la capacité de l’élément supporté à transmettre des forces et moments.
  • Les appuis simples ne contrôlent pas la rotation, tandis que les appuis rigides empêchent toute rotation.
  • L’appui articulé ne transmet pas de moment, mais peut transmettre des forces horizontales et verticales.
  • La classification influence directement le comportement mécanique de la structure et la répartition des efforts.

À retenir

Les appuis et supports assurent la transmission des charges de la structure vers le sol ou un autre support, leur type déterminant la capacité de la structure à résister aux efforts et à se déformer.

7. Axes de section

Notions clés & Définitions

Axes de section (voir section 9) : Droites définies dans une section transversale par les lignes yy et zz, permettant de caractériser la distribution de l'inertie. L’axe yy correspond généralement à l’axe de forte inertie, et l’axe zz à celui de faible inertie. L’axe xx est confondu avec l’axe longitudinal de la barre.

Axes de section transversale (voir section 9) : Référence à la configuration géométrique d’une section perpendiculaire à l’axe longitudinal d’une barre. Ces axes, yy et zz, servent à définir la direction des moments d’inertie et autres caractéristiques géométriques essentielles pour le calcul des contraintes et déformations.

Axes neutre (voir section 8) : La droite constituée par l’ensemble des points d’une section qui ne subissent aucune déformation lors de la flexion. En flexion pure, elle passe par le centre de gravité de la section.

Points essentiels

  • Les axes yy et zz sont définis dans la section transversale, avec yy correspondant à l’axe de forte inertie (major axis of inertia) et zz à l’axe de faible inertie (minor axis of inertia).
  • L’axe xx est aligné avec l’axe longitudinal de la barre.
  • La position des axes de section influence la distribution des inerties et la résistance de la section.
  • La section neutre est la ligne où aucune traction ou compression n’est observée lors de la flexion, passant par le centre de gravité en flexion pure.
  • La définition des axes de section est fondamentale pour le calcul des moments d’inertie et autres caractéristiques géométriques.

À retenir

Les axes de section, yy et zz, sont essentiels pour analyser la distribution des inerties dans une section transversale, tandis que l’axe neutre est la ligne sans déformation lors de la flexion. Leur bonne définition permet de réaliser des calculs précis des contraintes et déformations.

8. Axes neutres

Notions clés & Définitions

Axe neutre (NA) :
L’axe neutre d’une section de poutre fléchie est la droite constituée par l’ensemble des points qui ne subissent aucune déformation des fibres longitudinales. En d’autres termes, il n’existe aucune traction ou compression sur l’axe neutre d’une section de poutre fléchie. En flexion pure, l’axe neutre passe par le centre de gravité de la section droite.
(source : définition dans le contenu source)

Axes neutres (Axes neutres) :
Pluriel de axe neutre, désignant l’ensemble de la ligne ou de la surface qui ne subit aucune déformation lors de la flexion ou de la torsion d’une section.

Points essentiels

  • L’axe neutre est la ligne où aucune contrainte de traction ou compression n’est présente lors de la flexion d’une poutre.
  • En flexion pure, il passe par le centre de gravité de la section.
  • La position de l’axe neutre dépend de la géométrie de la section.
  • Lors de la flexion, les fibres situées au-dessus ou en dessous de l’axe neutre sont en compression ou en traction, respectivement.
  • La localisation de l’axe neutre est essentielle pour le calcul des contraintes et déformations dans une poutre fléchie.
  • La définition est issue du contexte de la mécanique des structures, en lien avec la déformation des fibres longitudinales.

À retenir

L’axe neutre est la ligne dans une section de poutre qui ne subit ni traction ni compression lors de la flexion, passant généralement par le centre de gravité de la section.

9. Sections transversales

Notions clés & Définitions

Axes de section transversale : Droites yy et zz définissant la section, où yy correspond à l’axe de forte inertie (major axis of inertia) et zz à l’axe de faible inertie (minor axis of inertia). L’axe xx est confondu avec l’axe longitudinal de la barre.

Axe neutre : La droite constituée par l’ensemble des points d’une section de poutre fléchie qui ne subissent aucune déformation des fibres longitudinales. En flexion pure, il passe par le centre de gravité de la section.

Centre de gravité (Barycentre) : Point d’une section où le moment statique de la section par rapport à toute droite passant par ce point est nul. Il correspond à l’application de la résultante des forces de pesanteur.

Aire brute : Aire d’une section transversale calculée à partir de ses dimensions nominales, sans déduction des trous ou ouvertures. Notée A.

Aire de cisaillement : Partie de l’aire d’une section qui assure la résistance à l’effort tranchant V. Notée Av.

Aire nette : Aire résistante à la traction dans une section, égale à l’aire brute diminuée des trous dans la ligne de rupture la plus probable. Notée Anet.

Axes principaux d’inertie : Axes perpendiculaires passant par le centre de gravité, où les moments d’inertie axiaux sont maximaux ou minimaux. Les produits d’inertie sont nuls par rapport à ces axes.

Centre de cisaillement : Point sur l’axe Gy d’une section symétrique par rapport à Gy (et non symétrique par rapport à Gz) où la force de cisaillement V doit être appliquée pour que la section fléchisse sans torsion. Situé sur l’axe Gy.

Moment d’inertie : Quantité exprimant la résistance d’une section à la flexion ou à la torsion, calculée par rapport à un axe passant par le centre de gravité. Noté Iyy, Izz.

Rayon de giration : Distance de l’axe d’inertie à un point fictif de masse ou surface, donnant le même moment d’inertie. Facteur de « raideur » lors d’instabilités.

Section : Surface obtenue par la coupe d’un volume par un plan. La section droite est perpendiculaire à l’axe de la barre.

Section transversale : Section droite prise perpendiculairement à l’axe d’une barre, permettant d’évaluer caractéristiques telles que aire, inertie, résistance, stabilité locale.

Points essentiels

  • La définition des axes yy et zz est fondamentale pour analyser la résistance et la rigidité d’une section.
  • L’axe neutre ne subit aucune déformation en flexion, passant par le centre de gravité.
  • La zone de résistance à la traction ou à la compression est représentée par l’aire nette, déduite des trous ou ouvertures.
  • Les axes principaux d’inertie sont déterminés par rapport au centre de gravité, où les moments d’inertie sont extrêmes.
  • Le centre de cisaillement est crucial pour appliquer une force de cisaillement sans torsion, notamment dans les sections asymétriques.
  • Le moment d’inertie, le rayon de giration et le module d’inertie sont des caractéristiques clés pour le calcul de la flexion, de la stabilité et de la déformation des sections.

À retenir

Les caractéristiques des sections transversales, telles que l’aire, le moment d’inertie, et l’axe neutre, sont essentielles pour analyser la résistance, la stabilité et la déformation des éléments structuraux.

10. Caractéristiques sections

Notions clés & Définitions

Section : Surface obtenue en coupant un volume par un plan, permettant d’étudier ses caractéristiques dimensionnelles et mécaniques.

Section transversale : Section droite d’une barre prise perpendiculairement à son axe, utilisée pour évaluer des propriétés telles que l’aire, le moment d’inertie, la résistance, etc.

Aire brute (A) : Aire d’une section transversale calculée à partir de ses dimensions nominales, sans déduction des trous ou ouvertures.

Aire de cisaillement (Av) : Partie de l’aire d’une section qui assure la résistance à l’effort tranchant V.

Aire nette (Anet) : Aire résistante à la traction dans une section, égale à l’aire brute diminuée des trous dans la ligne de rupture probable.

Axes de section transversale (yy, zz) : Droites définies dans une section, où yy correspond à l’axe de forte inertie (major axis) et zz à l’axe de faible inertie (minor axis). L’axe xx est confondu avec l’axe longitudinal de la barre.

Axes neutre (NA) : Droite constituée par les points ne subissant aucune déformation lors de la flexion d’une poutre. En flexion pure, passe par le centre de gravité de la section.

Centre de gravité (Barycentre) : Point où le moment statique de la section est nul, application des forces de pesanteur.

Moment d’inertie axial (Iyy, Izz) : Quantité exprimant la résistance d’une section à la flexion ou à la torsion, calculée par rapport aux axes de la section. Noté aussi moment quadratique.

Module élastique de section (Wel) : Rapport du moment d’inertie I par la distance v de l’axe neutre à la fibre extrême, permettant de calculer la contrainte maximale en flexion élastique.

Module plastique de section (Wpl) : Capacité de résistance plastique d’une section, somme des moments statiques des demi-sections de part et d’autre de l’axe principal d’inertie.

Rayon de giration (i) : Distance de l’axe d’inertie à un point fictif de masse ou surface, donnant le même moment d’inertie que le corps. Facteur de raideur lors d’instabilités.

Points essentiels

  • La section d’une pièce est caractérisée par ses dimensions, son aire brute, son aire nette, et ses axes de référence.
  • L’axe neutre est la ligne sans déformation lors de la flexion, passant par le centre de gravité.
  • Les axes principaux d’inertie sont perpendiculaires, passant par le centre de gravité, où les moments d’inertie sont extrêmes.
  • Le centre de cisaillement est le point où une force extérieure doit être appliquée pour que la section fléchisse sans torsion.
  • La résistance à la flexion et à la torsion dépend du moment d’inertie et du module de section.
  • La distinction entre aire brute et aire résistante est essentielle pour le calcul des contraintes et déformations.
  • Le module élastique et le module plastique permettent de déterminer la capacité de résistance d’une section en régime élastique et plastique.

À retenir

Les caractéristiques des sections, telles que l’aire, le moment d’inertie, et le centre de gravité, sont fondamentales pour analyser la résistance et la stabilité des éléments structuraux. La compréhension de leur position et de leurs propriétés permet d’évaluer la performance mécanique d’une pièce.

Repères chronologiques

(aucun événement daté explicitement mentionné dans le contenu fourni)

Tableaux de Synthèse

ThèmeNotions clés / DéfinitionsPoints essentielsAuteur / Source
Résistance des matériauxÉtude expérimentale et théorique des propriétés mécaniques, contraintes, déformationsLa résistance étudie la capacité à résister aux efforts et à se déformerComplément cours
Propriétés mécaniquesRésistance, déformations, module d’élasticité, ruptureLa déformation élastique est proportionnelle, plastique non réversibleDéfinition générale
Déformations matériauxChangements de forme/dimension sous sollicitation, hypothèses : élastique, linéaire, homogène, isotropeDéformations élastiques (réversibles), plastiques (non réversibles)Source : section 1
Hypothèses matériauxMatériau élastique, linéaire, homogène, isotropeSimplifient les calculs, permettent modélisation rapideSource : RESISTANCE DES MATERIAUX (2019)

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre déformation élastique (réversible) et plastique (non réversible).
  2. Supposer que tous les matériaux sont isotropes, notamment le bois, alors qu'ils ne le sont pas toujours.
  3. Négliger l’impact des hypothèses simplificatrices sur la précision des résultats.
  4. Confondre résistance mécanique et propriétés mécaniques (ex : résistance vs module d’élasticité).
  5. Croire que la déformation est toujours petite, alors que dans certains cas elle peut devenir significative.
  6. Omettre la distinction entre actions directes (charges) et indirectes (déformations, accélérations).
  7. Confondre la réaction d’appui avec la force appliquée, alors qu’elle est la force de réaction de l’appui pour équilibrer la structure.

Checklist Examen

  1. Connaître la définition de la résistance des matériaux selon le complément cours.
  2. Savoir distinguer entre déformation élastique et plastique.
  3. Maîtriser la notion d’hypothèses matériaux : élastique, linéaire, homogène, isotrope.
  4. Être capable d’énoncer les propriétés mécaniques principales d’un matériau.
  5. Comprendre le rôle des actions et charges dans la résistance des matériaux.
  6. Connaître la différence entre appuis simples, articulés, rigides et semi-rigides.
  7. Savoir ce qu’est une section transversale et ses caractéristiques principales.
  8. Identifier la position de l’axe neutre dans une section.
  9. Connaître les différents types d’axes de section et leur importance.
  10. Être capable d’expliquer ce qu’est une section transversale et ses caractéristiques.
  11. Connaître la définition de propriétés caractéristiques d’une section.
  12. Maîtriser la notion de déformation dans le contexte de la résistance des matériaux.

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Résistance des matériaux — définition ?

Étude des propriétés mécaniques et déformations des matériaux.

Propriétés mécaniques — rôle ?

Définissent la réponse d’un matériau à une sollicitation.

Déformations matériaux — changement ?

Changements de forme ou de dimension sous sollicitation.

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