QCM : Introduction à l'anthropologie et ses courants — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition correspond le mieux à l’anthropologie ?

Une méthode de classement des espèces vivantes selon leur descendance
Une branche de la géographie qui compare les reliefs et les climats
Une analyse purement littéraire des mythes et des récits anciens
Une discipline des sciences humaines qui étudie le fait social et divers aspects de la vie humaine

Une discipline des sciences humaines qui étudie le fait social et divers aspects de la vie humaine

Explication

L’anthropologie est bien définie comme une discipline des sciences humaines qui étudie le fait social et plusieurs dimensions de la vie humaine. Elle ne se limite ni à la biologie ni à l’étude des seuls textes.

2. En quoi l’ethnographie se distingue-t-elle surtout comme méthode ?

Elle compare les civilisations à partir de récits mythologiques
Elle consiste à interpréter des idées sans aucune enquête directe
Elle repose sur l’observation empirique et la collecte de données sur le terrain
Elle classe les sociétés uniquement à partir de critères biologiques

Elle repose sur l’observation empirique et la collecte de données sur le terrain

Explication

L’ethnographie est une méthode de collecte et d’observation empirique fondée sur des preuves issues du terrain. L’option opposée à la réalité est l’approche sans enquête directe, proche de l’anthropologie de chambre.

3. Quel effet principal l’évolutionnisme produit-il dans la manière de penser les cultures ?

Il hiérarchise les cultures en supposant un chemin unique vers le progrès
Il explique les différences culturelles uniquement par le climat
Il affirme que toutes les cultures sont strictement identiques
Il refuse toute idée de développement historique

Il hiérarchise les cultures en supposant un chemin unique vers le progrès

Explication

L’évolutionnisme organise les cultures selon une progression supposée unique, ce qui conduit à les hiérarchiser. Cette logique permet de présenter certaines sociétés comme en retard par rapport au modèle occidental.

4. À quoi sert la notion de survivance dans une lecture évolutionniste ?

À montrer que les rites sont toujours récents et rationnels
À repérer des traces d’anciens stades qui persistent dans des sociétés plus récentes
À prouver que toutes les pratiques ont la même origine
À démontrer que les sociétés n’évoluent jamais

À repérer des traces d’anciens stades qui persistent dans des sociétés plus récentes

Explication

La survivance désigne des pratiques ou idées d’un stade ancien qui subsistent dans un stade plus avancé. Elle sert donc à identifier des vestiges du passé dans des sociétés considérées comme plus développées.

5. Pourquoi parle-t-on d’« anthropologie de chambre » ?

Parce qu’elle se limite à l’étude des institutions politiques
Parce qu’elle construit des idées sur d’autres cultures sans enquête de terrain
Parce qu’elle exige une immersion longue dans le groupe étudié
Parce qu’elle repose sur des mesures biologiques des populations

Parce qu’elle construit des idées sur d’autres cultures sans enquête de terrain

Explication

L’anthropologie de chambre désigne une démarche qui s’appuie surtout sur des récits et des livres, sans observation directe sur le terrain. Elle s’oppose donc à l’enquête empirique.

6. Quel est le principe central du diffusionnisme ?

Les ressemblances culturelles s’expliquent par la diffusion de traits entre groupes
Les sociétés progressent toutes par les mêmes stades internes
Les pratiques se développent uniquement par hasard biologique
Les cultures sont totalement séparées et sans contact

Les ressemblances culturelles s’expliquent par la diffusion de traits entre groupes

Explication

Le diffusionnisme explique les ressemblances culturelles par la circulation de traits d’un groupe à un autre. Il critique donc l’idée de stades autonomes et de progression unique.

7. Comment le darwinisme a-t-il pu servir certaines justifications coloniales ?

En affirmant l’égalité parfaite de toutes les sociétés
En associant progrès et hiérarchie, puis en légitimant une mission civilisatrice
En défendant que les peuples n’ont aucune histoire
En rejetant toute idée d’adaptation au milieu

En associant progrès et hiérarchie, puis en légitimant une mission civilisatrice

Explication

La logique de progrès et de hiérarchisation a pu servir à présenter certains peuples comme « en retard », ce qui légitime une mission civilisatrice. C’est ainsi que l’idée de progrès a pu soutenir le colonialisme.

8. Quel lien le darwinisme établit-il avec le vivant ?

Il réduit l’évolution à une transformation purement morale
Il explique les espèces par les seules croyances religieuses
Il considère les espèces comme fixées une fois pour toutes
Il remet en cause les espèces immuables en insistant sur l’adaptation et l’évolution

Il remet en cause les espèces immuables en insistant sur l’adaptation et l’évolution

Explication

Le darwinisme rompt avec l’idée d’espèces immuables et décrit une évolution liée à l’adaptation au milieu. Il introduit donc une vision transgénérationnelle du vivant.

9. Quelles sont les trois grandes étapes de la classification de Morgan ?

Animisme, polythéisme et monothéisme
Magie, religion et science
Tradition, modernité et postmodernité
Sauvagerie, barbarie et civilisation

Sauvagerie, barbarie et civilisation

Explication

Morgan propose une classification en trois stades : sauvagerie, barbarie et civilisation. Chaque stade est relié à des innovations techniques et à des formes de société.

10. Quelle est une limite importante de l’évolutionnisme par stades ?

Il tend à juger les cultures à partir de critères arbitraires et ethnocentrés
Il nie l’existence de différences culturelles
Il n’accorde aucune place aux techniques
Il refuse toute comparaison entre les sociétés

Il tend à juger les cultures à partir de critères arbitraires et ethnocentrés

Explication

Le cours souligne que les critères de jugement des cultures sont arbitraires et ethnocentrés, ce qui fragilise l’approche évolutionniste. Cette lecture produit une hiérarchie culturellement située.

11. Que défend l’hyperdiffusionnisme anglais d’Elliott Smith ?

Une séparation totale des cultures sans influence réciproque
Une explication des cultures fondée uniquement sur la biologie
Une diffusion très large et très précoce des traits culturels depuis l’origine de l’humanité
Une succession de stades autonomes propres à chaque société

Une diffusion très large et très précoce des traits culturels depuis l’origine de l’humanité

Explication

L’hyperdiffusionnisme soutient que la diffusion agit dès le début de l’humanité et explique l’essentiel des ressemblances culturelles. Il pousse donc la logique diffusionniste beaucoup plus loin que le diffusionnisme classique.

12. À quoi servent les aires culturelles dans l’école américaine ?

À regrouper des régions présentant des traits culturels communs pour comparer les cultures
À prouver que les migrations n’ont aucun effet culturel
À classer les peuples selon une hiérarchie morale
À démontrer que toutes les cultures ont la même religion

À regrouper des régions présentant des traits culturels communs pour comparer les cultures

Explication

Les aires culturelles sont des découpages spatiaux qui permettent de comparer des ensembles régionaux partageant certains traits. Elles constituent un outil de comparaison, malgré des limites de définition.

13. Quel est le principe du relativisme culturel ?

Considérer que toutes les cultures copient un modèle unique
Comprendre les différences par les logiques propres de chaque culture plutôt que par un jugement universel
Expliquer les sociétés par des lois biologiques identiques
Mesurer la valeur d’une culture selon son degré de développement technique

Comprendre les différences par les logiques propres de chaque culture plutôt que par un jugement universel

Explication

Le relativisme culturel refuse de juger les cultures avec une échelle universelle de valeur et cherche à les comprendre selon leurs propres logiques. Il s’oppose ainsi à l’évolutionnisme hiérarchisant.

14. Quelle critique vise le culturalisme lorsqu’il est dit circulaire ?

Il affirme que les cultures se rencontrent rarement
Il explique uniquement les pratiques par l’économie
Il refuse toute idée de personnalité culturelle
Il suppose que la culture façonne les individus, tout en étant elle-même produite par eux

Il suppose que la culture façonne les individus, tout en étant elle-même produite par eux

Explication

La critique circulaire souligne que la culture est censée façonner les individus, alors que ceux-ci influencent aussi la culture. Cette logique peut conduire à des cultures stéréotypées et essentialisées.

15. Que signifie l’analogie organiciste en anthropologie fonctionnaliste ?

Les pratiques n’ont aucun lien entre elles
Les institutions sont expliquées par des causes uniquement religieuses
La culture est étudiée comme une suite de dates historiques
La société est pensée comme un organisme dont chaque pratique contribue à l’ensemble

La société est pensée comme un organisme dont chaque pratique contribue à l’ensemble

Explication

L’analogie organiciste compare la société à un organisme vivant où chaque pratique joue un rôle pour l’ensemble. C’est une base essentielle du fonctionnalisme.

16. Pourquoi l’observation participante est-elle importante chez Malinowski ?

Parce qu’elle permet de vivre longuement avec le groupe pour comprendre ses pratiques
Parce qu’elle sert surtout à comparer des espèces animales
Parce qu’elle consiste à rester totalement extérieur au terrain
Parce qu’elle remplace toute enquête par des statistiques

Parce qu’elle permet de vivre longuement avec le groupe pour comprendre ses pratiques

Explication

L’observation participante repose sur une immersion longue dans la vie du groupe afin d’approcher la vérité vécue. Elle ne se réduit pas à une observation distante.

17. Quel est le point de départ de la pensée fonctionnaliste ?

Les pratiques culturelles ont un rôle dans le maintien de l’équilibre social
Les sociétés avancent par étapes biologiques fixes
Les cultures ne peuvent pas être étudiées de manière scientifique
Les rites sont toujours sans effet sur la vie collective

Les pratiques culturelles ont un rôle dans le maintien de l’équilibre social

Explication

Le fonctionnalisme explique les pratiques par leur contribution à l’équilibre social, à la cohésion et à la régulation des conflits. Il considère la culture comme un système cohérent.

18. Quelle critique est faite au fonctionnalisme ?

Il refuse l’idée de cohésion sociale
Il limite l’étude aux croyances religieuses
Il accorde trop d’importance à l’histoire ancienne
Toutes les pratiques n’ont pas forcément une fonction sociale identifiable

Toutes les pratiques n’ont pas forcément une fonction sociale identifiable

Explication

Une critique majeure est qu’il n’est pas certain que chaque pratique remplisse effectivement une fonction sociale claire. L’explication par la seule fonction devient alors insuffisante.

19. Que montre l’étude des mythes dans cette approche ?

Une infériorité intellectuelle des sociétés non occidentales
Une dépendance totale aux inventions techniques
L’absence de structure dans les croyances
Des régularités de la pensée humaine à travers des récits culturels

Des régularités de la pensée humaine à travers des récits culturels

Explication

Les mythes sont analysés comme des indices du fonctionnement de l’esprit humain et de régularités de la pensée. Ils ne sont pas traités comme de simples fables irrationnelles.

20. Quel rôle joue l’interdit de l’inceste dans l’analyse de la parenté ?

Il prouve que les sociétés n’ont pas de règles sociales
Il sert seulement à expliquer les techniques agricoles
Il concerne uniquement les croyances religieuses
Il marque le passage de la nature à la culture et organise les alliances

Il marque le passage de la nature à la culture et organise les alliances

Explication

L’interdit de l’inceste est présenté comme un tabou universel qui structure les relations sociales et les échanges entre groupes. Il symbolise le passage de la nature à la culture.

21. Comment Marx explique-t-il l’accroissement des inégalités ?

Par une stabilité éternelle des modes de production
Par la disparition totale des rapports de classe
Par le développement des techniques de production qui façonne les classes sociales
Par des différences naturelles immuables entre les peuples

Par le développement des techniques de production qui façonne les classes sociales

Explication

Dans cette perspective, les techniques de production influencent la formation des classes sociales et l’accroissement des inégalités. L’inégalité n’est donc pas naturelle, mais historique.

22. Quel lien Engels établit-il entre agriculture et domination ?

L’agriculture conduit directement à l’égalité absolue
L’agriculture favorise la propriété privée et la domination masculine
L’agriculture supprime toute forme de hiérarchie
L’agriculture empêche l’apparition de la famille

L’agriculture favorise la propriété privée et la domination masculine

Explication

Engels relie l’agriculture à l’émergence de la propriété privée et à une défaite historique des femmes. La famille nucléaire devient un lieu central de reproduction des inégalités.

23. Quelle idée centrale porte la critique de l’orientalisme chez Said ?

Le savoir sur l’Orient est lié à des rapports de pouvoir et de domination
L’Europe n’intervient jamais dans la production des images de l’Orient
Les représentations de l’Orient n’ont aucun effet politique
L’Orient est étudié de façon totalement neutre et isolée

Le savoir sur l’Orient est lié à des rapports de pouvoir et de domination

Explication

Said montre que le savoir européen sur l’Orient n’est pas neutre : il est lié au pouvoir et participe à la domination. L’orientalisme produit ainsi des représentations hiérarchisées.

24. Pourquoi la démarche réflexive est-elle importante dans cette critique ?

Parce qu’elle réduit la recherche à la seule biographie de l’auteur
Parce qu’elle oblige à examiner comment la position du chercheur influence ce qu’il étudie
Parce qu’elle interdit toute comparaison entre les sociétés
Parce qu’elle remplace l’analyse par des stéréotypes

Parce qu’elle oblige à examiner comment la position du chercheur influence ce qu’il étudie

Explication

La démarche réflexive demande d’analyser l’effet de la position du chercheur sur sa production de savoir. Elle rejoint l’idée de Said selon laquelle l’objectivité totale n’est pas possible.

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Anthropologie — définition ?

Science qui étudie le fait social et la vie humaine.

Ethnographie — méthode ?

Observation empirique des sociétés sur le terrain.

Évolutionnisme — rôle ?

Expliquer la transformation des sociétés par stades.

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