Fiche de révision : Introduction au chemsex et slam

📋 Plan du Cours

  1. Définition du chemsex et du slam
  2. Histoire des cultures sexuelles gaies
  3. Apparition en France et enjeux de santé publique
  4. Épidémiologie des usagers HSH slameurs
  5. Contexte sexuel, modalités de rencontre et pratiques
  6. Motivations, fragilités et effets recherchés
  7. Substances psychoactives et pharmacologie des sessions
  8. Risques, conséquences et violences sexuelles
  9. Cathinones, GBL GHB, méthamphétamines et kétamine
  10. Poppers, cocaïne et IPDE5 pour l’érection

📖 1. Définition du chemsex et du slam

🔑 Notions clés & Définitions

  • Chemsex : Le chemsex désigne un ensemble de pratiques où des produits psychoactifs sont consommés dans un contexte sexuel pour initier, faciliter, prolonger ou améliorer des rapports.
  • Slam : Le slam désigne une pratique où des psychostimulants sont injectés, avant ou pendant une activité sexuelle planifiée, dans le cadre d’une « session slam ».
  • Spychostimulants : Les spychostimulants sont des molécules psychoactives utilisées pour leurs effets recherchés dans le cadre sexuel décrit par le chemsex et le slam.
  • Sessions planifiées : Les sessions planifiées correspondent à des rencontres sexuelles organisées à l’avance, souvent orientées vers le sexe en groupe dans le chemsex.

📝 Points essentiels

  • Le chemsex implique l’usage de psychostimulants dans un contexte sexuel pour initier, faciliter, prolonger ou améliorer les rapports.
  • Le chemsex renvoie plus précisément à des pratiques associées à certains homosexuels masculins, avec consommation de produits psychoactifs en sessions sexuelles.
  • Les sessions de chemsex sont le plus souvent planifiées et organisées, orientées vers le sexe en groupe et/ou des pratiques dites hard.
  • La durée des sessions peut s’étendre sur plusieurs heures, voire plusieurs jours.
  • Le slam correspond à l’injection de psychostimulants avant ou pendant des activités sexuelles planifiées, via une voie intraveineuse.
  • Le slam se déroule dans un contexte sexuel et s’inscrit dans des « sessions slam ».

💡 Astuce mémo

Chemsex = prise de psychostimulants pour booster la sexualité ; Slam = injection intraveineuse avant/pendant la session.

📖 2. Histoire des cultures sexuelles gaies

🔑 Notions clés & Définitions

  • Chemsex : Le chemsex désigne des pratiques sexuelles gaies associées à la consommation de substances, avec des risques sanitaires documentés.
  • Slam : Le slam est une pratique de consommation injectée associée à des contextes sexuels, identifiée dans des notifications de pharmacovigilance.
  • CEIP-A de Nantes : Le CEIP-A de Nantes est un centre d’évaluation et d’information en pharmacovigilance et addictovigilance utilisé pour extraire des notifications.
  • HSH : Les HSH sont des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, population centrale dans les études sur le chemsex.

📝 Points essentiels

  • Le chemsex est présenté comme un problème de santé publique avec des risques physiques et mentaux, ainsi qu’un risque d’overdose.
  • Des notifications contenant le mot « slam » ont été extraites de la base du CEIP-A de Nantes entre janvier 2012 et juin 2018.
  • Dans l’épidémiologie rapportée, l’âge médian des usagers se situe entre 30 et 45 ans, avec 63% d’activité professionnelle de type cadres et professions intellectuelles supérieures.
  • La prévalence du VIH est rapportée à 54% des usagers, et 70% des répondants dans les données citées.
  • Les usagers ayant 6 partenaires sexuels ou plus sur 3 mois sont décrits comme 5 fois plus susceptibles d’être concernés par les profils étudiés.
  • Les pratiques de groupe sont décrites comme 10 fois plus susceptibles, et l’usage de la prophylaxie post-exposition au VIH comme 3 fois plus susceptible dans les profils rapportés.

💡 Astuce mémo

Slam = Soin + Risque : « injection » dans un contexte sexuel → VIH/IST/overdose à surveiller.

📖 3. Apparition en France et enjeux de santé publique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Chemsex : Le chemsex désigne des rencontres sexuelles où des substances psychoactives sont utilisées pour modifier les sensations, l’endurance et le vécu relationnel.
  • Nouveaux produits de synthèse : Les nouveaux produits de synthèse sont des substances créées ou dérivées, parfois regroupées sous l’acronyme NPS, dont l’apparition complique le repérage et l’addictovigilance.
  • CSAPA : Un CSAPA est une structure de prise en charge des addictions, impliquée dans l’accompagnement des personnes concernées par des usages problématiques.
  • Addictovigilance : L’addictovigilance est le dispositif de surveillance et d’évaluation des effets et risques liés aux substances psychoactives consommées.

📝 Points essentiels

  • En France, le chemsex s’inscrit dans des modalités de rencontre variées comme les sites spécialisés, la géolocalisation et des espaces festifs ou sex clubs.
  • Les pratiques sexuelles associées peuvent inclure sadomasochisme, fist fucking, ondinisme et « pratique uro », souvent avec des partenaires multiples.
  • Les motivations décrites incluent stimulation sexuelle, lâcher prise, recherche d’anxiolyse/sédation et recherche d’endurance pour tenir sur de longues sessions.
  • Les fragilités évoquées dans le cadre présenté sont discutées par des intervenants de CSAPA et d’hôpital (colloque chemsex 2020), reliant usage et vulnérabilités individuelles.
  • Les substances sont classées par effets recherchés: stimulants (éveil/euphorie), empathogènes, entactogènes, hallucinogènes, psychédéliques, dissociatifs, et anxiolytiques/opiacés.
  • Les NPS sont cités comme un enjeu majeur: certains ont été identifiés en 2008 (méphédrone, 4MMC) et deviennent plus visibles du grand public à partir de 2010.

💡 Astuce mémo

Chemsex = « rencontres + substances + effets » : endurance, lâcher prise, sensations (NPS = nouveaux produits, repérage difficile).

📖 4. Épidémiologie des usagers HSH slameurs

🔑 Notions clés & Définitions

  • CHEMSEX : Le CHEMSEX désigne des séances sexuelles associées à la consommation de substances psychoactives, avec des risques sanitaires spécifiques.
  • NPS nouveaux produits de synthèse : Les NPS sont des substances psychoactives de synthèse apparues sur le marché pour contourner la législation et rapidement se diffuser.
  • Cathinones synthétiques 3-4 MMC 4 MEC : Les cathinones synthétiques regroupent des molécules comme 3-MMC/4-MMC et 4-MEC, proches des phénéthylamines et stimulantes du système nerveux central.
  • Méphédrone 4MMC : La méphédrone (4MMC) est un NPS identifié dès 2008, puis connu du grand public à partir de 2010.

📝 Points essentiels

  • Les NPS ont été identifiés en 2008, avec la méphédrone 4MMC, puis diffusés au grand public à partir de 2010.
  • L’objectif des NPS est de contourner la législation, avec une disponibilité très élevée sur internet.
  • Les NPS sont souvent à prix compétitif par rapport aux substances dites « classiques » et peuvent être payés par CB avec réception par voie postale.
  • Entre 2012 et 2018, 34 cas de slam déclarés au CEIP-A de Nantes ont rapporté 108 substances différentes.
  • Les conséquences dommageables rapportées incluent infections virales et bactériennes, répétition d’endocardites, lésions aux points d’injection, lésions anales/perforations rectales, overdose, violences sexuelles, accès,
  • Les décès rapportés sont de l’ordre de 18–20 à Lyon en 2017–2018, dans le contexte décrit.

💡 Astuce mémo

NPS = Internet + Prix + Contournement (CB → colis).

📖 5. Contexte sexuel, modalités de rencontre et pratiques

🔑 Notions clés & Définitions

  • Chemsex : Le chemsex désigne l’usage de substances psychoactives dans un contexte sexuel, avec des effets recherchés sur l’excitation et la désinhibition.
  • Cathinones : Les cathinones sont des stimulants de synthèse, souvent vendus sous forme de poudres ou cristaux, utilisés notamment en chemsex.
  • Méphédrone : La méphédrone (4MMC), surnommée « miaou miaou » ou « M-Cat », est une cathinone connue en chemsex.
  • GBL : Le GBL (gamma-butyrolactone) est un précurseur industriel du GHB, utilisé en contexte de consommation.

📝 Points essentiels

  • Les cathinones augmentent la concentration synaptique des monoamines, notamment dopamine, sérotonine et noradrénaline.
  • Les cathinones sont classées comme stupéfiants depuis 2012.
  • Effets recherchés des cathinones : euphorie, désinhibition, endurance, effets entactogènes et empathogènes, intensification sensorielle, effet anorexigène et diminution de la fatigue.
  • Effets indésirables possibles des cathinones : hyperthermie, déshydratation, nausées-vomissements, céphalées, insuffisance rénale, rhabdomyolyse, troubles du rythme cardiaque, syndrome coronarien aigu, agitation, état de
  • Les cathinones peuvent être consommées sous plusieurs formes et voies : cristaux ou poudres, sniffées ou ingérées (parachute), injectées (slam) et parfois pluggées (insérées dans l’anus).
  • On recense une cinquantaine de cathinones différentes, avec des exemples comme 3-4 MMC et 4 MEC, et des plus connues dont la méphédrone (4MMC), 3MMC et 4MEC.

💡 Astuce mémo

Cathinones = « monoamines + désinhibition » (dopamine/sérotonine/noradrénaline → euphorie et endurance).

📖 6. Motivations, fragilités et effets recherchés

🔑 Notions clés & Définitions

  • GBL : Le GBL est un précurseur du GHB, utilisé comme substance psychoactive dont les effets passent par une transformation dans l’organisme.
  • GHB : Le GHB est la molécule active issue du métabolisme du GBL, responsable d’effets sédatifs et dépresseurs à certaines doses.
  • GABAergique : Un mécanisme GABAergique correspond à une action qui modifie l’activité des récepteurs GABA, comme le font l’alcool et les benzodiazépines.
  • G Hole : Le G Hole est une perte de connaissance associée à une prise importante de GBL/GHB, avec un retour habituel en quelques heures mais souvent sans souvenirs.
  • Kétamine : La kétamine est un anesthésiant et analgésique classé comme stupéfiant, dont les effets varient avec la dose.

📝 Points essentiels

  • Le GBL agit via un mécanisme GABAergique en se liant aux récepteurs GABA, comme l’alcool et les benzodiazépines.
  • Le GBL est métabolisé en GHB dans l’organisme, avec une demi-vie d’environ 5 heures.
  • La kétamine est un anesthésiant et analgésique classé comme stupéfiant.
  • Avec la kétamine, une faible dose donne plutôt un apaisement et une euphorie, tandis qu’une dose plus forte peut provoquer des effets hallucinatoires.
  • Pour le GBL/GHB, la marge entre la dose d’ébriété et celle menant au coma est faible, avec une forte variabilité individuelle.
  • En cas de dose importante de GBL/GHB, on peut observer perte de connaissance (G-hole), convulsions et dépression cardiorespiratoire.

💡 Astuce mémo

GBL→GHB : GABA d’abord, puis demi-vie ~5 h ; dose trop haute = G-hole + convulsions + respiration qui baisse.

📖 7. Substances psychoactives et pharmacologie des sessions

🔑 Notions clés & Définitions

  • Kétamine : La kétamine est un anesthésiant et analgésique classé comme stupéfiant, utilisé à des doses variables avec des effets très différents.
  • K-Hole : Le K-Hole est un état dissociatif et anxiogène lié à la kétamine, associant perte de contact avec la réalité et visions effrayantes.
  • Cocaïne : La cocaïne est une substance psychoactive issue du cocaïer, classée comme stupéfiant et agissant notamment sur la recapture de neurotransmetteurs.
  • Crack : Le crack est la base libre de la cocaïne, obtenue sous une forme différente du chlorhydrate et associée à un usage souvent plus rapide.
  • Poppers : Les poppers sont des dérivés de nitrites (nitrite d’amyle, etc.) utilisés pour leurs effets psychoactifs rapides, sans classement comme stupéfiants dans la source.

📝 Points essentiels

  • La kétamine est un anesthésiant et analgésique classé comme stupéfiant.
  • À faible dose, la kétamine produit apaisement et euphorie, tandis qu’à dose plus élevée elle peut provoquer des effets hallucinatoires.
  • Le K-Hole associe troubles de l’humeur et du comportement, perte de contact avec la réalité, visions effrayantes et attaques de panique, avec dissociation corps-esprit.
  • Les risques majeurs de la kétamine incluent dépressions respiratoires, hallucinations, coma et mort.
  • La kétamine est le plus souvent sniffée sous forme de poudre cristalline, parfois injectée.
  • La cocaïne est un stimulant issu des feuilles du cocaïer, classé comme stupéfiant, et son mécanisme implique le blocage de la recapture de la dopamine et de la noradrénaline (chlorhydrate de cocaïne).

💡 Astuce mémo

Kétamine = K-Hole : « K » comme K.O. de la réalité (dissociation + visions).

📖 8. Risques, conséquences et violences sexuelles

🔑 Notions clés & Définitions

  • Poppers : Les poppers sont des substances psychoactives inhalées, associées à une ivresse passagère et à des effets sur l’excitation sexuelle.
  • Nitrite de pentyle : Le nitrite de pentyle est un type de poppers, volatil et utilisé par inhalation de vapeurs.
  • Nitrite de cyclohexyle : Le nitrite de cyclohexyle est un autre type de poppers, dont la consommation se fait par inhalation des vapeurs.
  • Sildénafil : Le sildénafil (Viagra®) est un médicament inhibiteur de la phosphodiestérase de type 5, utilisé pour les troubles de l’érection.
  • IPDE5 : Les IPDE5 regroupent des inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5 utilisés pour soutenir la fonction érectile.

📝 Points essentiels

  • Les poppers ne sont pas classés dans la liste des stupéfiants, ce qui est présenté comme rendant la substance légale dans le texte.
  • Les poppers ne provoquent pas de sevrage ni de dépendance selon le contenu source.
  • Les effets des poppers sont rapides (quelques secondes) et brefs (quelques minutes).
  • Les poppers augmentent le rythme cardiaque, provoquent un relâchement musculaire et une sensation de chaleur intense sur la peau.
  • Les effets secondaires rapportés incluent vertiges, céphalées, étourdissements, transpiration, convulsions, déficit d’apport en oxygène, altération de la vue et confusion.
  • La consommation des poppers se fait par inhalation des vapeurs, et les produits sont décrits comme liquides volatils et inflammables (transparents à jaunâtres).

💡 Astuce mémo

Poppers = Inhaler → Cœur accélère + Chaleur peau, mais Effets brefs et secondaires possibles.

📖 9. Cathinones, GBL GHB, méthamphétamines et kétamine

🔑 Notions clés & Définitions

  • Cathinones : Substances psychoactives de type cathinone, pouvant être consommées en contexte de chemsex et associées à des risques sanitaires et sociaux.
  • GBL : Précurseur de GHB, substance utilisée en chemsex avec des enjeux de réduction des risques liés au dosage et au matériel.
  • GHB : Substance psychoactive souvent impliquée dans le chemsex, dont les risques augmentent en cas de consommation excessive ou non maîtrisée.
  • Méthamphétamines : Stimulants puissants pouvant être consommés en chemsex, avec des risques accrus de consommation excessive et de détresse psychologique.
  • Kétamine : Anesthésique détourné pouvant être consommé en chemsex, impliquant des besoins de prévention et d’orientation en santé sexuelle.

📝 Points essentiels

  • La prévention combinée vise à réduire les consommations excessives et les décès prématurés en agissant sur plusieurs leviers de santé sexuelle.
  • Le repérage systématique, l’information, l’orientation et l’accompagnement de la réduction des risques sont des étapes centrales du dispositif chemsex.
  • Le CHEMSEX s’appuie sur des centres de santé communautaire, l’éducation par les pairs et des interventions en lieux de consommation sexuelle.
  • Le dépistage est incité tous les 3 mois, avec des outils comme TASP, TPE et PrEP selon les situations.
  • La réduction des risques inclut la distribution en quantité suffisante de moyens de prévention comportementaux (préservatif, gel, gants à usage unique, seringues).
  • Pour le GBL, l’exemple de RDR recommande de préférer des seringues de 1 ml, car les graduations peuvent disparaître avec l’usage et les produits.

💡 Astuce mémo

Chemsex = Repérer → Informer → Orienter → Réduire les risques (avec dépistage tous les 3 mois et outils TASP/TPE/PrEP).

📖 10. Poppers, cocaïne et IPDE5 pour l’érection

🔑 Notions clés & Définitions

  • Poppers : Produit psychoactif utilisé dans certains contextes sexuels, pouvant modifier les sensations et la réponse sexuelle.
  • Cocaïne : Stimulant psychoactif pouvant influencer l’excitation, le contrôle et la performance sexuelle lors de pratiques sous substances.
  • IPDE5 : Classe de médicaments utilisés contre la dysfonction érectile, agissant sur la voie de la vasodilatation.
  • Consentement à consommer : Niveau de consentement qui porte sur l’accord pour consommer une substance avant tout acte sexuel.
  • Consentement sexe sous drogue : Niveau de consentement qui porte sur l’accord pour avoir un rapport sexuel alors que des substances sont présentes.

📝 Points essentiels

  • Le cadre d’intervention en sexologie autour du chemsex repose sur deux règles centrales : consentement et respect.
  • Le consentement se vérifie à deux niveaux : accord pour consommer puis accord pour le sexe sous l’effet des substances.
  • L’évaluation en consultation inclut l’histoire sexuelle et la dysfonction sexuelle, ainsi que la satisfaction sexuelle.
  • La place de la sexualité dans la vie de la personne est explorée, y compris la question d’une sexualité sans produit.
  • Le travail en réseau mobilise des profils variés (addictologues, CegiDD, psychologues, sexologues, infectiologues, associations) pour sécuriser l’accompagnement.

💡 Astuce mémo

Consentement en 2 temps : d’abord la conso, puis le sexe.

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
1970Début des années 1970 : émeutes de Stonewall, contexte de revendication d’une sexualité libérée
2010À partir de 2010 : diffusion au grand public des NPS
2012Entre janvier 2012 et juin 2018 : notifications contenant le mot « slam » extraites du CEIP-A de Nantes ; et cathinones classées stupéfiants depuis 2012

📊 Tableaux de synthèse

Chemsex vs slam (mécanisme)

NotionProduit/voieMoment dans la session
ChemsexUtilisation de spychostimulants dans un contexte sexuelPour initier, faciliter, prolonger ou améliorer des rapports sexuels
SlamInjection de psychostimulants par voie intraveineuseAvant ou pendant des activités sexuelles planifiées (« session slam »)

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre chemsex et slam : le slam implique une injection intraveineuse avant/pendant la « session slam », alors que le chemsex décrit plus largement l’usage de spychostimulants dans un contexte sexuel.
  2. Croire que le slam est une substance : c’est une pratique (injection) ; les substances peuvent varier, et le cours insiste sur la diversité des molécules rapportées.
  3. Mélanger les notions de consentement : le cours demande un consentement à deux niveaux (consentement à consommer puis consentement au sexe sous drogue).
  4. Penser que les poppers sont des stupéfiants : le cours précise qu’ils ne sont pas classés dans la liste des stupéfiants, avec effets rapides et brefs.
  5. Sous-estimer le risque GBL/GHB : la marge entre dose d’ébriété et dose menant au coma est faible, avec variabilité individuelle, et peut conduire au G-hole.
  6. Confondre K-Hole et G-hole : K-Hole correspond à la kétamine (dissociation, visions effrayantes, attaques de panique), tandis que G-hole correspond à GBL/GHB (perte de connaissance, souvent sans souvenirs).
  7. Oublier que les NPS sont décrits comme un moyen de contourner la législation et d’être très disponibles sur internet, avec prix compétitif et paiement par CB puis réception postale.

✅ Checklist Examen

  1. Définir le chemsex : utilisation de spychostimulants dans un contexte sexuel pour initier, faciliter, prolonger ou améliorer des rapports.
  2. Définir le slam : injection de psychostimulants avant ou pendant des activités sexuelles planifiées, par voie intraveineuse, dans une « session slam ».
  3. Expliquer le cadre historique du chemsex : depuis les années 1970 (Stonewall), place du communautarisme, multipartenariat/sex en groupe, et intégration du risque dans la vie sexuelle.
  4. Citer l’apparition en France dans les années 2010 et les enjeux de santé publique : risques physiques/mentaux, overdose, recrudescence des contaminations virales et bactériennes.
  5. Savoir ce que sont les notifications « slam » extraites du CEIP-A de Nantes et la période janvier 2012–juin 2018.
  6. Présenter l’épidémiologie HSH slameurs rapportée : âge médian 39 ans (30-45), 63% en activité pro cadres/PI sup, VIH 54% usagers et 70% répondants.
  7. Maîtriser les profils associés aux données : 6 partenaires ou plus (5 fois), pratiques de groupe (10 fois), prophylaxie post-exposition VIH (3 fois), et les éléments comme bareback sexe anal non protégé/sex tarifé.
  8. Décrire les modalités de rencontre et le contexte sexuel : applications géolocalisées, sites spécialisés, plans chems/chems triage, rencontres furtives, espaces festifs/sex clubs/backrooms, circuit party/sex party, cadre
  9. Lister les motivations et effets recherchés tels que décrits : stimulation sexuelle et lâcher prise, anxiolytique/sédatif, recherche d’endurance, et pratiques hard (ex. fist fucking) avec recherche de sensations.
  10. Connaître les grandes familles d’effets des substances (stimulants, empathogènes, entactogènes, hallucinogènes, psychédéliques, dissociatifs, anxiolytiques/opiacés) et savoir relier ces effets au chemsex.
  11. Expliquer les substances clés et leurs points de cours : NPS (identifiés 2008, diffusion grand public 2010, objectif contourner la législation), cathinones (monoamines, effets et effets indésirables), GBL/GHB (GABAergie,
  12. Savoir les risques et conséquences rapportés du slam : infections, lésions aux points d’injection et anales/perforations, overdose, violences sexuelles, attaques de panique/épisodes délirants, addiction sexuelle, et 18-–
  13. Maîtriser l’accompagnement : repérer systématiquement, informer/prévenir, orienter, accompagner la réduction des risques, dépistage incité tous les 3 mois (TASP/TPE/PrEP) et distribution de moyens (préservatif, gel, gans
  14. Connaître la posture de soignant et la règle de consentement : non jugement/bienveillance, usager expert, approche centrée sur émotions/comportements/cognitifs, et consentement à deux niveaux (consommer puis sexe sous

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1. Que désigne le chemsex ?

2. Quelle affirmation décrit le mieux le slam ?

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Chemsex — définition ?

Pratiques sexuelles avec consommation de psychostimulants.

Slam — définition ?

Injection intraveineuse de psychostimulants avant ou pendant le sexe.

Histoire chemsex — début ?

Années 1970, contexte de revendications et de communauté gaie.

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