QCM : Introduction aux faits sociaux et pratiques sportives — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que signifie « dénaturaliser » l’individu en sociologie ?

Montrer que ses choix et son identité sont construits socialement et historiquement
Affirmer que l’individu agit toujours en dehors des normes
Prouver que ses comportements sont déterminés uniquement par la biologie
Réduire l’identité à des traits psychologiques innés

Montrer que ses choix et son identité sont construits socialement et historiquement

Explication

Dénaturaliser consiste à traiter comme construit et contingent ce qui paraît naturel, notamment l’identité et les choix. L’idée n’est donc pas de les expliquer par la seule biologie.

2. Quelle formulation correspond le mieux au fait social chez Durkheim ?

Une préférence personnelle sans contrainte collective
Un simple état d’esprit changeant selon l’humeur
Une manière d’agir, de penser et de sentir extérieure aux individus et qui s’impose à eux
Un trait naturel propre à chaque personne

Une manière d’agir, de penser et de sentir extérieure aux individus et qui s’impose à eux

Explication

Un fait social existe en dehors des individus et exerce sur eux une contrainte. Il ne se réduit pas à des préférences individuelles ni à des dispositions naturelles.

3. Quel trait distingue le plus le sport moderne des jeux traditionnels ?

Une pratique sans organisation collective
Des règles explicites et un encadrement plus fort de la violence
Une absence de compétition et de classement
Une proximité plus grande avec la guerre

Des règles explicites et un encadrement plus fort de la violence

Explication

Le sport moderne repose sur des règles écrites et une violence davantage maîtrisée. Les jeux traditionnels laissent au contraire plus de place à l’incertitude et à l’affrontement.

4. Dans la perspective du processus de civilisation, à quoi le sport sert-il principalement ?

À remplacer complètement les émotions par la raison
À canaliser les tensions et l’agressivité dans un cadre acceptable
À supprimer toute forme de rivalité entre participants
À rendre la violence sociale plus libre

À canaliser les tensions et l’agressivité dans un cadre acceptable

Explication

Le sport fonctionne comme une violence encadrée qui dérive l’agressivité et purifie les émotions. Il contribue ainsi à rendre les tensions socialement acceptables.

5. Pourquoi la pratique sportive peut-elle être analysée comme un support d’identification ?

Parce qu’elle relève uniquement du loisir individuel
Parce qu’elle efface durablement toutes les différences sociales
Parce qu’elle permet d’occuper une position dans des rapports sociaux hiérarchisés
Parce qu’elle supprime les appartenances de classe et de genre

Parce qu’elle permet d’occuper une position dans des rapports sociaux hiérarchisés

Explication

Le sport peut servir d’appui à des identifications liées au genre, à la classe ou à l’âge, dans des rapports sociaux structurés par des hiérarchies. Il ne gomme pas ces différences.

6. Pourquoi les statistiques de pratique sportive varient-elles selon les périodes ?

Parce que les hommes cessent d’en pratiquer au profit des femmes
Parce que les capacités physiques de la population changent brusquement
Parce que la définition statistique du sport change avec les enquêtes et les institutions
Parce que les sports disparaissent puis réapparaissent sans continuité

Parce que la définition statistique du sport change avec les enquêtes et les institutions

Explication

Les chiffres dépendent de la définition retenue, par exemple quand la marche est incluse dans la catégorie sportive. Les comparaisons doivent donc tenir compte des changements de mesure.

7. Que montre la notion de socialisation différenciée dans les pratiques sportives ?

Que le risque est perçu de manière identique par femmes et hommes
Que tous les individus développent les mêmes goûts sportifs
Que les comportements face au risque sont appris différemment selon le genre
Que le sport efface les apprentissages familiaux

Que les comportements face au risque sont appris différemment selon le genre

Explication

La socialisation différenciée désigne le fait que femmes et hommes n’apprennent pas les mêmes dispositions face au risque. Cela contribue à des pratiques sportives différentes.

8. Quel exemple correspond le mieux à un sport qualifié de mixte ?

La gymnastique, parce qu’elle est presque exclusivement féminine
La danse, parce qu’elle exclut toute présence masculine
Le ski ou la natation, lorsqu’au moins un tiers des pratiquants appartiennent à l’autre sexe
Le rugby, parce qu’il est presque exclusivement masculin

Le ski ou la natation, lorsqu’au moins un tiers des pratiquants appartiennent à l’autre sexe

Explication

Un sport mixte est défini par la présence d’au moins un tiers de femmes ou d’hommes. Le ski et la natation entrent dans cette catégorie, contrairement aux sports très genrés.

9. Que désigne la légitimité des pratiques sportives ?

L’autorité symbolique attribuée à certaines activités jugées plus valables que d’autres
La quantité d’effort physique fournie pendant l’activité
Le nombre d’années de pratique d’un individu
La difficulté technique mesurée par un chronomètre

L’autorité symbolique attribuée à certaines activités jugées plus valables que d’autres

Explication

La légitimité renvoie à la valeur symbolique accordée à certaines pratiques, souvent par les groupes dominants. Elle ne se confond pas avec la seule difficulté physique.

10. Quel lien le cours établit-il entre habitus de classe et pratiques sportives ?

Le milieu social n’influence jamais les préférences sportives
L’éducation oriente durablement les goûts et les pratiques en fonction du milieu social
Les goûts sportifs sont entièrement innés
Les pratiques sportives sont identiques quelle que soit la classe

L’éducation oriente durablement les goûts et les pratiques en fonction du milieu social

Explication

L’habitus de classe regroupe des dispositions acquises qui orientent les goûts et les manières de faire. Il explique des choix sportifs différenciés selon les milieux sociaux.

11. Quelle opposition résume le mieux les différenciations sportives liées aux rapports sociaux ?

Une simple variation de tempérament individuel
Une absence totale de liens entre sport et société
Une différence de goût purement biologique
Une hiérarchie entre groupes sociaux fondée sur le pouvoir, le genre, la classe ou l’âge

Une hiérarchie entre groupes sociaux fondée sur le pouvoir, le genre, la classe ou l’âge

Explication

Les rapports sociaux structurent des hiérarchies entre groupes et influencent les pratiques sportives. Ils ne se réduisent pas à des relations individuelles.

12. Quel constat est cohérent avec l’évolution de la pratique sportive féminine ?

Elle disparaît dès que les femmes entrent sur le marché du travail
Elle progresse avec l’accès des femmes au salariat, mais des écarts persistent
Elle est devenue égale partout et sans différence sociale
Elle dépend uniquement de la génétique

Elle progresse avec l’accès des femmes au salariat, mais des écarts persistent

Explication

Le cours relie la progression de la pratique féminine à l’accès au salariat et à la réduction de l’enfermement domestique. Des écarts demeurent toutefois, notamment à cause de la double journée.

13. Quel couple de caractéristiques décrit le mieux la hiérarchie sociale des pratiques sportives ?

La hiérarchie est fixée une fois pour toutes et ne change jamais
Toutes les pratiques ont exactement le même prestige
Certaines pratiques sont plus légitimes et plus valorisées que d’autres
Le prestige dépend seulement de la durée de l’effort

Certaines pratiques sont plus légitimes et plus valorisées que d’autres

Explication

Le système des sports est hiérarchisé et évolutif, avec des pratiques plus légitimes que d’autres. Cette hiérarchie varie selon les groupes et les époques.

14. Dans le rapport au corps des classes populaires, quels sports sont le plus souvent valorisés ?

Des sports centrés sur la mise à distance du corps et la préservation
Des sports d’affrontement où comptent force, contact et résistance à la souffrance
Des sports sans effort physique et sans opposition
Des pratiques exclusivement intellectuelles

Des sports d’affrontement où comptent force, contact et résistance à la souffrance

Explication

Le rapport au corps des classes populaires est présenté comme plus instrumental, favorisant des sports de force et de contact. À l’inverse, la bourgeoisie privilégie davantage la préservation du corps.

15. Quelle fonction sociale du sport est mise en avant par la notion de purification émotionnelle ?

Faire disparaître toute agressivité de la société
Canaliser les tensions et les frustrations en les transformant en émotion maîtrisée
Remplacer les règles par l’improvisation
Supprimer toute concurrence entre participants

Canaliser les tensions et les frustrations en les transformant en émotion maîtrisée

Explication

La purification émotionnelle renvoie à l’idée que le sport libère les tensions en les canalisant. Il ne supprime pas l’agressivité, mais l’encadre socialement.

16. Pourquoi le sport moderne est-il lié à une « violence maîtrisée » ?

Parce qu’il interdit tout contact physique
Parce qu’il repose sur l’absence de compétition
Parce qu’il autorise une violence illimitée entre adversaires
Parce que les règles limitent et rendent acceptable la violence dans l’activité

Parce que les règles limitent et rendent acceptable la violence dans l’activité

Explication

La violence y est encadrée par des règles qui la rendent socialement acceptable. C’est précisément ce cadrage qui distingue le sport moderne d’affrontements plus ouverts.

17. Que signifie dire que la santé est un fait social ?

Que la maladie n’a aucune dimension collective
Que l’état de santé dépend aussi de conditions de vie et de normes sociales
Que la santé relève uniquement des gènes
Que les soins n’ont aucun effet sur la santé

Que l’état de santé dépend aussi de conditions de vie et de normes sociales

Explication

La santé et la maladie sont façonnées par des conditions sociales, des jugements et des normes. Elles ne se réduisent pas à une explication biologique individuelle.

18. Quel effet a la stigmatisation des malades dans l’approche sociologique ?

Elle concerne seulement les maladies infectieuses
Elle n’a aucun lien avec les normes sociales
Elle influence la manière dont la maladie est perçue, traitée et rendue visible
Elle disparaît dès que le diagnostic médical est posé

Elle influence la manière dont la maladie est perçue, traitée et rendue visible

Explication

La stigmatisation modifie la prise en charge et la visibilité sociale de la maladie. Elle montre que la maladie est aussi une expérience sociale.

19. Quel aspect le modelage culturel de la maladie met-il surtout en évidence ?

Le corps impose toujours la même signification à la maladie
La maladie est vécue de manière identique partout
Les croyances n’interviennent jamais dans l’expérience de la maladie
Les symptômes sont interprétés à travers des cadres culturels et sociaux

Les symptômes sont interprétés à travers des cadres culturels et sociaux

Explication

L’expérience de la maladie dépend des cadres sociaux qui orientent les perceptions et les explications. Les symptômes ne sont donc pas interprétés de façon universelle.

20. Quel exemple illustre le déplacement des explications des cancers vers des facteurs environnementaux ?

La théorie de la fatalité biologique pure
L’alerte portée par Silent Spring et les mobilisations des années 1970
Le refus de toute recherche sur l’environnement
La disparition complète des débats sur le tabac

L’alerte portée par Silent Spring et les mobilisations des années 1970

Explication

Silent Spring a contribué à recentrer l’attention sur les facteurs environnementaux dans l’explication des cancers. Cela a nourri de nouvelles politiques et mobilisations.

21. Quel modèle explicatif attribue la maladie à une faute individuelle ?

Le modèle strictement biologique
Le modèle punitif
Le modèle de santé-réserve
Le modèle de solidarité organique

Le modèle punitif

Explication

Le modèle punitif associe la maladie à une responsabilité individuelle et privilégie le contrôle. Il s’oppose à des explications fondées sur les déterminants sociaux.

22. Que désigne un modèle explicatif de la maladie au sens de Kleinman ?

Une explication causale mobilisée par les personnes pour donner sens à leur maladie
Un protocole de laboratoire sur les cellules
Une norme statistique de morbidité
Une liste de symptômes purement médicaux

Une explication causale mobilisée par les personnes pour donner sens à leur maladie

Explication

Le modèle explicatif correspond aux causes que les personnes mobilisent pour comprendre leur maladie, dans leurs échanges sociaux et médicaux. Il renvoie donc au sens donné à l’expérience de maladie.

23. Qu’exprime l’idée de sélection sociale en matière de santé ?

La santé est indépendante des trajectoires sociales
La mortalité ne varie pas selon la position sociale
L’état de santé conditionne aussi l’accès à certaines positions ou métiers
Seuls les médecins sélectionnent les individus

L’état de santé conditionne aussi l’accès à certaines positions ou métiers

Explication

La sélection sociale signifie que certaines positions exigent un état de santé compatible avec leurs contraintes. La santé influence donc aussi les trajectoires sociales.

24. Quelle différence de pratique alimentaire est associée aux inégalités sociales de santé ?

Les classes aisées consultent plus tôt et utilisent des régimes plus doux
Les classes populaires consultent plus tôt et choisissent plus souvent des régimes souples
Les différences de classe n’ont aucun effet sur les régimes
Les classes aisées s’orientent vers des régimes plus restrictifs que les autres

Les classes aisées consultent plus tôt et utilisent des régimes plus doux

Explication

Le cours indique que les personnes de classe aisée consultent plus tôt et adoptent plus souvent des régimes plus doux. Les classes populaires recourent davantage à des régimes restrictifs.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 24 flashcards sur Introduction aux faits sociaux et pratiques sportives.

Dénaturaliser — définition ?

Traiter comme construit ce qui paraît naturel.

Fait social — définition ?

Manière d’agir, de penser, de sentir en dehors de l’individu.

Historiciser l’individu — but ?

Montrer la variation des manières de penser autonomie selon le temps.

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