📋 Plan du Cours
- Liaisons chimiques et corps purs
- Corps pur simple atomique et propriétés
- Notion de système chimique et suivi
- Équation chimique et conservation
- Avancement de réaction et quantités
- Réactions stœchiométriques et réactions limitées
- Transformations physiques et chimiques
- Chaleur sensible et chaleur latente
- Enthalpie et énergie échangée
- Grandeurs standard de réaction
- Enthalpie standard de combustion
- Acido-basicité selon Brönsted et couples
📖 1. Liaisons chimiques et corps purs
🔑 Notions clés & Définitions
- Liaison covalente : Une liaison covalente est une liaison chimique où des atomes partagent des électrons pour former une structure stable.
- Liaison ionique : Une liaison ionique est une liaison chimique due à l’attraction électrostatique entre ions de charges opposées.
- Liaison métallique : Une liaison métallique est une liaison chimique caractéristique des métaux, liée à la présence d’électrons mobiles et d’ions.
- Corps pur : Un corps pur est une matière constituée d’une seule espèce chimique, représentée par une formule chimique unique.
- Corps pur simple : Un corps pur simple est un corps pur constitué d’un seul élément chimique.
📝 Points essentiels
- Toute matière résulte de la formation de liaisons entre atomes des 94 éléments.
- Les liaisons fortes entre atomes sont de trois types : covalente, ionique ou métallique.
- Un corps pur est constitué d’une seule espèce chimique, donc d’une seule formule chimique.
- Un corps pur simple atomique contient des atomes non liés entre eux et est très stable grâce à la règle de l’octet.
- Un corps pur simple moléculaire contient plusieurs atomes d’un même élément liés entre eux par des liaisons chimiques.
- Un corps pur composé contient des atomes de plusieurs éléments différents liés entre eux par des liaisons chimiques.
💡 Astuce mémo
Covalente = partage, Ionique = charges opposées, Métallique = électrons mobiles.
📖 2. Corps pur simple atomique et propriétés
🔑 Notions clés & Définitions
- Grandeur extensive : Grandeur extensive : grandeur additive qui dépend de la quantité de matière du système.
- Grandeur intensive : Grandeur intensive : grandeur qui ne dépend pas de la quantité de matière et qui n’est pas additive lors de la réunion de systèmes identiques.
- Pression : Pression : grandeur intensive mesurant l’intensité de la force exercée perpendiculairement sur une surface.
- Température : Température : grandeur liée à l’énergie cinétique moyenne des particules d’un système.
- Gaz parfait : Gaz parfait : modèle où les molécules sont indépendantes et dont l’équation d’état relie p, V, n et T.
📝 Points essentiels
- Une grandeur extensive est additive : la valeur totale s’obtient en additionnant les contributions des sous-systèmes.
- Une grandeur intensive n’est pas additive : deux systèmes de même nature réunis conservent la même valeur de la grandeur intensive.
- La pression p s’exprime comme le rapport p=SF avec une force perpendiculaire à la surface.
- La pression d’un gaz provient des collisions des particules sur les parois, qui créent une force pressante normale.
- Unités : 1atm=101325Pa, 1bar=105Pa, 760mmHg=760torr=1atm.
- La température T (en K) mesure l’énergie cinétique moyenne des particules : plus T est élevée, plus l’énergie est grande.
💡 Astuce mémo
Intensif = identique (ne change pas avec la quantité), Extensif = addition (s’additionne).
📖 3. Notion de système chimique et suivi
🔑 Notions clés & Définitions
- Fraction molaire : La fraction molaire d’une espèce est le rapport entre la quantité de matière de cette espèce et la quantité totale de matière du mélange.
- Fraction massique : La fraction massique d’une espèce est le rapport entre la masse de cette espèce et la masse totale du mélange.
- Pression partielle : La pression partielle d’un gaz est la pression qu’exercerait ce gaz s’il occupait seul tout le volume total du mélange.
- Concentration molaire : La concentration molaire d’une espèce en solution est le nombre de moles de cette espèce divisé par le volume total de la solution.
- Avancement de réaction : L’avancement de réaction x mesure l’évolution de la quantité de matière des réactifs consommés et des produits formés au cours du temps.
📝 Points essentiels
- Dans un mélange, la fraction molaire xi vérifie xi=ntotalni avec ntotal=∑ni.
- Dans un mélange, la fraction massique yi vérifie yi=mtotalmi avec mtotal=∑mi.
- Pour un mélange gazeux, la pression totale est la somme des pressions partielles : ptot=∑pi.
- Pour un mélange gazeux, on a la relation pi=xiptot entre pression partielle et fraction molaire.
- La concentration molaire [Ai] s’écrit [Ai]=Vtotalni et dépend de la température car le volume de la solution varie avec T.
- Pour une réaction, l’avancement x permet de relier les quantités de matière à l’instant t via ξ=νAn(A)−n0(A) (forme générale).
💡 Astuce mémo
Fraction molaire → pression (pi=xiptot) ; fraction massique → masses (yi=mi/mtot) ; avancement → variation stœchiométrique (n=n0+νξ).
📖 4. Équation chimique et conservation
🔑 Notions clés & Définitions
- Avancement de réaction : L’avancement x mesure l’évolution de la réaction au cours du temps et permet de relier les quantités de matière aux coefficients stœchiométriques.
- Tableau d’avancement : Le tableau d’avancement organise, pour chaque espèce, les quantités initiales, l’évolution avec x et les quantités finales.
- Quantité de matière : La quantité de matière n (en mol) indique la quantité d’une espèce chimique présente dans le système à un instant donné.
- Réactif limitant : Le réactif limitant est celui qui s’épuise en premier et qui fixe l’avancement maximal d’une réaction non stœchiométrique.
- Réaction stœchiométrique : Une réaction stœchiométrique consomme les réactifs dans les proportions imposées par l’équation, sans excès ni défaut.
📝 Points essentiels
- Pour une réaction, l’avancement x permet de calculer n(A) à tout instant via n(A)=n0(A)+νAx (avec νA stœchiométrique).
- À l’état final, l’avancement maximal xmax est atteint quand au moins un réactif a une quantité nulle (réaction totale) ou quand l’équilibre est atteint (réaction limitée).
- Pour un réactif R restant : n(R)=n0(R)−ξνR (en pratique on utilise souvent la valeur absolue des coefficients).
- Pour un produit P formé : n(P)=n0(P)+ξνP (si le produit n’est pas initialement présent, n0(P)=0).
- Dans une réaction stœchiométrique, les quantités initiales et les coefficients stœchiométriques sont dans les mêmes proportions, donc le rapport n0(R)/νR est identique pour les réactifs.
- Une réaction non stœchiométrique s’arrête quand le réactif limitant est totalement consommé, car son xmax est le plus faible parmi les réactifs possibles.
💡 Astuce mémo
Avancement = “moteur” du tableau : n(A)=n0(A)+νAx ; le plus petit xmax désigne le réactif limitant.
📖 5. Avancement de réaction et quantités
🔑 Notions clés & Définitions
- Transformation physique : Transformation où seules des grandeurs physiques changent, sans modification de la nature chimique de la matière.
- Transformation chimique : Transformation où la nature de la matière change par redistribution des liaisons chimiques entre éléments.
- Transformation isochore : Transformation à volume constant, où le volume V ne varie pas au cours du processus.
- Transformation isotherme : Transformation à température constante, où T reste identique pendant l’évolution du système.
- Transformation adiabatique : Transformation sans échange de chaleur avec le milieu extérieur.
📝 Points essentiels
- Une transformation chimique correspond à une redistribution des liaisons chimiques, pas seulement à un changement de paramètres physiques.
- Une transformation physique ne modifie pas la nature chimique : seules des grandeurs comme pression, température ou volume évoluent.
- Isochore signifie V constant, Isotherme signifie T constant, Adiabatique signifie absence d’échange de chaleur.
- Isobare signifie pression constante, avec la relation des gaz parfaits P=nRT/V (et donc P=nRT si V est constant).
- L’état d’un système à un instant correspond à l’ensemble des grandeurs qui le caractérisent (ex. P, T, V, masse, composition).
- Les variables d’état se classent en intensives (ex. T, P) et extensives (ex. masse, volume, énergie).
💡 Astuce mémo
Isochore = Volume figé ; Isotherme = Température figée ; Adiabatique = Chaleur absente.
📖 6. Réactions stœchiométriques et réactions limitées
🔑 Notions clés & Définitions
- Énergie interne U : L’énergie interne est une fonction d’état du système dont on ne connaît pas la valeur absolue, mais dont on peut mesurer la variation lors d’une transformation.
- Fonctions d’état : Une fonction d’état ne dépend que de l’état initial et de l’état final, pas du chemin suivi entre les deux.
- Grandeurs de transfert : Le travail W et la chaleur Q sont des grandeurs de transfert qui dépendent du chemin et traduisent une conversion d’une forme d’énergie en une autre.
- Convention de signe : La convention de signe compte positivement l’énergie reçue par le système (Q et W) et négativement l’énergie cédée au milieu extérieur.
- Chaleur sensible : La chaleur sensible est l’énergie échangée à pression constante lors d’un changement de température d’un corps pur.
📝 Points essentiels
- Pour un système isolé, la variation d’énergie interne est nulle : ΔU=0.
- Le travail et la chaleur ne sont pas des fonctions d’état : ils dépendent du trajet suivi.
- On ne parle pas d’« énergie de travail » ou d’« énergie de chaleur » d’un système ; on parle d’échanges de travail W et de chaleur Q.
- Convention : W>0 et Q>0 quand le système reçoit de l’énergie du milieu extérieur, et W<0 et Q<0 quand il en cède.
- La chaleur sensible à pression constante s’écrit Q=nCp(Tf−Ti) ou Q=mcp(Tf−Ti), avec Cp (J·K−1·mol−1) et cp (J·K−1·kg−1).
- La chaleur latente correspond à un changement d’état à température constante et s’écrit Q=nL ou Q=ml, avec L (J/mol) et l (J/kg).
💡 Astuce mémo
Isolé → ΔU=0 ; chemin → W,Q ; reçu → + ; cédé → − ; sensible → T change, latente → état change.
🔑 Notions clés & Définitions
- Transformation exothermique : Transformation dont le système libère de l’énergie vers l’extérieur.
- Transformation endothermique : Transformation dont le système absorbe de l’énergie depuis l’extérieur.
- Transformation athermique : Transformation qui n’échange pas de chaleur avec le milieu extérieur.
- Transformation adiabatique : Transformation sans échange de chaleur avec le milieu extérieur (cas particulier d’isolement thermique).
- Réaction spontanée : Transformation qui peut se produire sans apport de travail, dans le sens considéré.
📝 Points essentiels
- Pour une transformation exothermique, la variation d’enthalpie ΔH associée est négative.
- Pour une transformation endothermique, la variation d’enthalpie ΔH associée est positive.
- Pour une transformation athermique, la variation d’enthalpie ΔH associée est nulle.
- Dans le cas exothermique, le système fournit de l’énergie et on observe une augmentation de la température du système.
- Dans le cas endothermique, le système consomme ou doit recevoir de l’énergie et on observe une diminution de la température du système.
- Une transformation spontanée ne peut pas se produire spontanément dans le sens opposé (retour vers l’état initial impossible spontanément).
💡 Astuce mémo
Exo = ΔH<0 (ça sort) ; Endo = ΔH>0 (ça rentre) ; Athermique = ΔH=0 (zéro chaleur).
📖 8. Chaleur sensible et chaleur latente
🔑 Notions clés & Définitions
- Chaleur sensible : La chaleur sensible est l’énergie échangée qui modifie la température d’un corps sans changer d’état physique.
- Chaleur latente : La chaleur latente est l’énergie échangée qui provoque un changement d’état physique à température constante.
- Température de fusion : La température de fusion est la valeur T1 à laquelle un corps pur passe de l’état solide à l’état liquide.
- Température de vaporisation : La température de vaporisation est la valeur T2 à laquelle un corps pur passe de l’état liquide à l’état gazeux.
- Désordre moléculaire : Le désordre moléculaire décrit l’augmentation de l’agitation et de la dispersion des molécules lors d’un changement d’état.
📝 Points essentiels
- Pour un corps pur, l’augmentation de température accroît l’agitation thermique et donc l’entropie de façon régulière tant qu’il n’y a pas de changement d’état.
- À T1 (fusion), on observe une discontinuité de l’entropie liée à une hausse importante du désordre moléculaire lors du passage solide→liquide.
- À T2 (vaporisation), on observe une discontinuité de l’entropie liée à une hausse importante du désordre moléculaire lors du passage liquide→gaz.
- Entre T1 et T2, le corps pur reste à l’état liquide : la température ne change pas pendant la transformation de phase.
- La chaleur sensible correspond aux variations de température hors paliers, tandis que la chaleur latente correspond aux paliers associés aux discontinuités d’entropie aux températures de changement d’état.
💡 Astuce mémo
Paliers = changement d’état (T1 fusion, T2 vaporisation) ; hors paliers = température (chaleur sensible).
📖 9. Enthalpie et énergie échangée
🔑 Notions clés & Définitions
- État standard : Un état standard est un état de référence d’une espèce à une température donnée, utilisé pour définir des grandeurs standard de réaction.
- Grandeurs standard de réaction : Les grandeurs standard de réaction sont les grandeurs calculées pour une réaction fictive où réactifs et produits sont dans leurs états standard à la température T.
- Enthalpie standard de réaction : L’enthalpie standard de réaction, notée DrH°, est la variation d’enthalpie associée à la réaction réalisée dans les conditions standard à la température T.
- Enthalpie libre standard de réaction : L’enthalpie libre standard de réaction, notée DrG°, est la variation d’enthalpie libre associée à la réaction dans les conditions standard à la température T.
- Enthalpie standard de formation : L’enthalpie standard de formation, notée DfH°, est l’enthalpie de la réaction fictive qui forme 1 mole de l’espèce à partir de ses éléments dans leurs états standard à T.
📝 Points essentiels
- Une réaction réalisée dans les conditions standard à la température T est fictive : les réactifs sont dans leurs états standard à T et les produits formés aussi à T.
- Les grandeurs standard de réaction se notent DrX° et peuvent être DrH°, DrS° ou DrG° avec des unités J/mol pour DrH° et DrG° et J/K/mol pour DrS°.
- Les grandeurs standard de réaction sont des grandeurs intensives et peuvent être positives, négatives ou nulles.
- Les états standard des éléments dépendent de la température : il existe autant d’états standard que de températures, sauf pour certains éléments dont l’état standard est fixé (ex. O2(g) pour l’oxygène).
- Pour l’iode : au-dessus de 454 K l’état standard de l’iode est I2(g), et des états standard sont donnés à 298 K (I2(s)), 400 K (I2(l)) et 500 K (I2(g)).
- Les grandeurs standard de formation d’une espèce correspondant à l’état standard d’un élément sont nulles à toutes températures (ex. DfH°(O2(g),T)=0 et DfH°(Cl2(g),T)=0).
💡 Astuce mémo
Standard = Référence à T : même espèce, même température, même état standard (sinon Df et Dr changent).
📖 10. Grandeurs standard de réaction
🔑 Notions clés & Définitions
- Enthalpie libre standard de réaction : Grandeur thermodynamique notée ΔrG∘(T) qui mesure l’effet d’une réaction écrite avec les coefficients stœchiométriques dans les conditions standard à la température T.
- Entropie standard de réaction : Grandeur thermodynamique notée ΔrS∘(T) qui quantifie la variation d’entropie associée à la réaction dans les conditions standard à la température T.
- Enthalpie standard de réaction : Grandeur thermodynamique notée ΔrH∘(T) qui représente la variation d’enthalpie de la réaction dans les conditions standard à la température T.
- Grandeur standard de réaction : Grandeur thermodynamique standard d’une réaction, notée ΔrX∘, qui peut désigner ΔrG∘, ΔrH∘ ou ΔrS∘ selon le symbole X.
- Activité chimique : Grandeur sans unité notée a qui mesure l’« état effectif » d’une espèce chimique dans un mélange par rapport à son état standard.
📝 Points essentiels
- Relation fondamentale entre grandeurs standard : ΔrG∘(T)=ΔrH∘(T)−TΔrS∘(T).
- Pour calculer ΔrX∘ à partir de plusieurs réactions, on combine les équations en respectant les coefficients stœchiométriques.
- Exemple de combinaison : si une réaction est obtenue en additionnant des équations connues, la grandeur standard suit la même combinaison linéaire.
- Condition d’évolution spontanée (isobare, isotherme, travail de pression seul) : la réaction progresse spontanément si dΔrG∘<0 pour une variation élémentaire dx.
- Signe de ΔrG∘ et sens de dx : si ΔrG∘<0 alors dx>0 (sens direct), si ΔrG∘>0 alors dx<0 (sens direct impossible, réaction spontanée en sens opposé
- Équilibre : la réaction atteint l’équilibre lorsque ΔrG=0 (ou quand dΔrG/dx=0), et l’enthalpie libre de réaction passe par un minimum.
💡 Astuce mémo
ΔrG∘=ΔrH∘−TΔrS∘ : « G = H moins le terme entropie pondéré par T ».
📖 11. Enthalpie standard de combustion
🔑 Notions clés & Définitions
- Enthalpie libre standard de réaction : Grandeur thermodynamique standard qui caractérise l’effet énergétique d’une réaction dans des conditions de référence, à une température donnée.
- Constante d’équilibre K : Constante définie comme la valeur du quotient de réaction lorsque l’équilibre est atteint, dépendant de la température.
- Quotient de réaction Q : Expression du rapport des activités des espèces présentes, calculée à un instant donné, pour une équation de réaction donnée.
- Relation de Gibbs-Helmholtz : Relation reliant la variation d’enthalpie libre à la constante d’équilibre et au quotient de réaction via un terme en RTln.
📝 Points essentiels
- À l’équilibre, la variation d’enthalpie libre standard vérifie ΔrG(T)=ΔrG∘(T)+RTlnQ avec ΔrG(T)=0.
- On obtient alors ΔrG∘(T)=−RTlnK(T) car Q=K à l’équilibre.
- La constante d’équilibre K dépend de la température : il faut toujours préciser T quand on l’utilise.
- L’équation de réaction et la valeur de K forment un couple indissociable : changer les coefficients stœchiométriques change K.
- Le lien entre Q, K et ΔrG(T) s’écrit ΔrG(T)=RTln(K(T)Q), ce qui permet de prédire le sens d’évolution.
- Pour un système isobare et isotherme, trois cas se distinguent : si Q/K<1 alors ΔrG<0 et la réaction avance dans le sens direct ; si Q/K>1 alors ΔrG>0 et elle évolue en sens inverse ; si Q=K alors $
💡 Astuce mémo
ΔrG=RTln(Q/K) : compare Q à K (plus Q est grand, plus ΔrG devient positif).
📖 12. Acido-basicité selon Brönsted et couples
🔑 Notions clés & Définitions
- Caractère amphotère de l’eau : Propriété de l’eau de pouvoir agir à la fois comme acide et comme base selon le couple acide-base considéré.
- Ion oxonium : Espèce hydratée du proton, notée H3O+, formée quand un proton est solvaté dans l’eau.
- Couple H3O+/H2O : Couple acide-base de référence en solution aqueuse où H3O+ peut céder ou capter un proton.
- Couple H2O/OH- : Couple acide-base de référence en solution aqueuse où H2O peut céder un proton pour former OH-.
- Constante d’autoprotolyse Ke : Constante d’équilibre associée à l’autoprotolyse de l’eau, aussi appelée produit ionique de l’eau.
📝 Points essentiels
- Dans l’eau, le proton n’existe pas libre : il est solvaté et s’écrit H3O+ (ion hydronium/oxonium).
- L’eau est amphotère : dans le couple H2O/OH- elle se comporte comme un acide, et dans le couple H3O+/H2O comme une base.
- L’autoprotolyse de l’eau s’écrit H2O(l)+H2O(l) ⇌ OH-(aq)+H3O+(aq), ce qui relie les deux couples de l’eau.
- La constante d’équilibre de l’autoprotolyse s’écrit Ke=[H3O+]e[OH-]e (forme simplifiée).
- À 25°C, Ke=10^-14 et donc pKe=-log(Ke).
- Pour un acide A dans l’eau, la force se relie à sa capacité à céder un proton au couple H2O/H3O+ (réaction avec l’eau).
💡 Astuce mémo
AmphoTÈRE : eau = acide (H2O/OH-) et base (H3O+/H2O) ; proton toujours solvaté en H3O+.
📅 Repères chronologiques
| Date | Événement |
|---|
| 94 | Nombre d’éléments chimiques à partir desquels se forment les liaisons fortes (covalentes, ioniques, métalliques) |
| XVII | Détermination expérimentale de l’équation des gaz parfaits (PV = nRT) |
| 25°C | Valeur de Ke et pKe pour l’autoprotolyse de l’eau |
| 454 K | Pour l’iode : au-dessus de 454 K, l’état standard est I2(g) |
| 298 K | Exemples d’états standard et de grandeurs standard de réaction/formation à 298 K |
📊 Tableaux de synthèse
Types de corps purs simples
| Catégorie | Constitution | Liaisons |
|---|
| Corps pur simple atomique | Un seul élément chimique | Atomes non liés entre eux, couche de valence saturée (règle de l’octet) |
| Corps pur simple moléculaire | Un seul élément chimique | Plusieurs atomes du même élément liés entre eux |
| Corps pur composé | Plusieurs éléments chimiques | Atomes de différents éléments liés entre eux |
Grandeurs extensives vs intensives
| Type | Dépendance à la quantité | Additivité |
|---|
| Grandeur extensive | Dépend de la quantité de matière | Additive (addition des contributions) |
| Grandeur intensive | Ne dépend pas de la quantité de matière | Non additive lors de la réunion de systèmes de même nature |
⚠️ Pièges & confusions fréquents
- Confondre corps pur et mélange : un corps pur correspond à une seule espèce chimique (une seule formule), alors qu’un mélange contient plusieurs espèces.
- Croire que la pression est une grandeur extensive : c’est une grandeur intensive, due aux collisions des particules sur les parois et s’exprime via p = F/S.
- Mélanger fraction molaire et fraction massique : xi = ni/ntotal (moles) alors que yi = mi/mtotal (masses).
- Oublier la conservation des éléments et de la charge lors de l’écriture d’une équation chimique : une équation acido-basique en demi-équations ne conserve pas forcément la charge à chaque demi-équation.
- Prendre l’avancement x comme une quantité de matière : x pilote les variations via n(A)=n0(A)+νA x (ou ξ), avec ν stœchiométrique algébrique.
- Inverser les signes de Q et W : convention du cours Q>0 et W>0 quand le système reçoit de l’énergie, et Q<0 et W<0 quand il en cède.
- Confondre enthalpie libre et enthalpie : la spontanéité en isobare-isotherme se lit sur ΔrG (et sur Q/K), pas sur ΔH seul.
✅ Checklist Examen
- Définir un corps pur et distinguer corps pur simple atomique, corps pur simple moléculaire et corps pur composé en précisant la constitution et le rôle des liaisons.
- Classer les grandeurs en extensives (V, m, n) et intensives (p, T) et donner leurs propriétés (additivité ou non).
- Exprimer la pression (p = F/S) et relier son origine aux collisions sur les parois, puis citer les équivalences d’unités (atm, bar, mmHg/torr).
- Définir la température comme mesure de l’énergie cinétique moyenne et rappeler l’unité Kelvin (K) et l’idée de gaz parfait (PV = nRT).
- Définir fraction molaire xi et fraction massique yi, puis relier pression partielle et fraction molaire dans un mélange gazeux (pi = xi ptot).
- Définir la concentration molaire [Ai] = ni/Vtotal et expliquer pourquoi elle dépend de la température (volume de solution).
- Écrire et équilibrer une équation chimique en respectant conservation des éléments et de la charge, puis utiliser le tableau d’avancement avec n(A)=n0(A)+νA x.
- Déterminer le réactif limitant à partir de xmax et distinguer réaction stœchiométrique totale, non stœchiométrique totale (réactif limitant consommé) et réaction limitée (équilibre, xf < xmax).
- Relier les grandeurs de transfert et le premier principe : DU = W + Q, rappeler la convention de signe et distinguer fonctions d’état (U) et grandeurs de transfert (W, Q).
- Calculer la chaleur sensible et la chaleur latente à partir des relations Q = nCp(Tf-Ti) ou Q = mc_p(Tf-Ti) et Q = nL ou Q = ml, en précisant sensible vs paliers.
- Définir enthalpie H = U + pV et montrer que, à pression constante, la variation d’enthalpie correspond à la chaleur échangée (DH = Qp).
- Exprimer les critères d’évolution spontanée et d’équilibre en isobare-isotherme via ΔrG : relier ΔrG à ΔrG° et au quotient Q (ΔrG = ΔrG° + RT ln Q) et utiliser ΔrG° = -RT ln K à l’équilibre.
- Définir l’activité a (sans unité) et écrire les expressions de Q et K en termes d’activités, puis interpréter les cas Q/K < 1, Q/K > 1 et Q = K pour le sens d’évolution.
- En acido-basicité (Brönsted), définir acide/base comme donneur/receveur de proton, écrire la demi-réaction A = B + H+ et formuler la réaction entre deux couples acide-base en milieu aqueux avec l’eau amphotère (H3O+/H2O,
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