QCM : Introduction aux Méthodes et Validités en Mémoire — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle différence décrit le mieux la validité interne par rapport à la validité écologique ?

La validité interne mesure l’intérêt pratique d’une étude, tandis que la validité écologique mesure sa précision statistique
La validité interne concerne la généralisation à d’autres populations, tandis que la validité écologique concerne le contrôle des variables
La validité interne désigne la répétabilité d’un résultat, tandis que la validité écologique désigne sa nouveauté
La validité interne concerne l’attribution causale, tandis que la validité écologique concerne la pertinence pour des situations réelles

La validité interne concerne l’attribution causale, tandis que la validité écologique concerne la pertinence pour des situations réelles

Explication

La validité interne indique si l’effet observé peut bien être attribué à la variable étudiée, alors que la validité écologique renvoie à l’utilité des résultats dans la vie réelle. Les deux notions ne mesurent donc pas la même dimension de la qualité d’une étude.

2. Quel effet est attendu lorsqu’une étude est très contrôlée mais peu proche de situations de la vie quotidienne ?

Une généralisabilité maximale et un contrôle expérimental minimal
Une validité interne élevée et une validité écologique plus faible
Une absence d’effet causal et une mesure plus fiable
Une validité écologique élevée et une validité interne plus faible

Une validité interne élevée et une validité écologique plus faible

Explication

Un fort contrôle expérimental limite les variables parasites, ce qui renforce la validité interne. En revanche, un contexte artificiel peut réduire la pertinence des résultats pour les situations réelles.

3. Qu’appelle-t-on interférence rétroactive ?

Une difficulté à rappeler un souvenir ancien à cause d’un apprentissage plus récent
Une amélioration du rappel grâce à la répétition silencieuse
Une perte de mémoire due à l’absence totale de stockage
Une difficulté à apprendre un matériel nouveau à cause d’un matériel déjà acquis

Une difficulté à rappeler un souvenir ancien à cause d’un apprentissage plus récent

Explication

L’interférence rétroactive correspond au fait que des informations apprises après coup gênent l’accès à des souvenirs plus anciens. Elle ne décrit pas une perturbation du nouveau par l’ancien, ce qui serait de l’interférence proactive.

4. Dans la séquence mémorisation, quelles sont les trois phases successives mises en avant ?

Encodage, stockage, récupération
Réception, imitation, consolidation
Attention, perception, décision
Lecture, compréhension, restitution

Encodage, stockage, récupération

Explication

La mémorisation est décrite comme une succession d’encodage, de stockage puis de récupération. Sans encodage correct, l’information ne peut pas être durablement conservée.

5. Quel principe décrit la limite typique de la mémoire immédiate autour de sept éléments plus ou moins deux ?

Le principe de Kosslyn
Le principe de Loftus
Le principe de Brown-Peterson
Le principe de Miller

Le principe de Miller

Explication

Miller a proposé la limite typique de 7 ± 2 éléments en mémoire immédiate. Brown-Peterson concerne plutôt la durée de maintien en mémoire à court terme.

6. Quel est l’effet principal du chunking sur le maintien d’informations en mémoire immédiate ?

Il regroupe plusieurs items en unités plus larges
Il augmente mécaniquement le nombre d’éléments isolés à retenir
Il remplace la récupération par la reconnaissance
Il supprime le besoin de stockage

Il regroupe plusieurs items en unités plus larges

Explication

Le chunking permet de réduire le nombre d’unités à maintenir en regroupant des éléments en ensembles plus significatifs. C’est ainsi qu’on contourne la limite de capacité de la mémoire immédiate.

7. Que mesure principalement la technique de Brown-Peterson ?

La durée de maintien de la mémoire à court terme
La vitesse de lecture silencieuse
La précision de la reconnaissance visuelle
La fréquence des souvenirs autobiographiques

La durée de maintien de la mémoire à court terme

Explication

La technique de Brown-Peterson sert à estimer la durée de la mémoire à court terme en imposant un délai avec une tâche de comptage. Le rappel est ensuite mesuré après ce délai.

8. Qu’indique en général une p-value inférieure à .05 dans ce cadre ?

Le résultat est forcément causé par le hasard
Le résultat est tendanciel mais non interprétable
Le résultat est statistiquement significatif
Le résultat est automatiquement écologiquement valide

Le résultat est statistiquement significatif

Explication

Une p-value comprise entre p < .001 et p = .05 indique un résultat significatif, donc peu compatible avec le hasard. À l’inverse, une p-value élevée rend l’effet moins convaincant.

9. Dans l’approche temporelle de l’oubli, que soutient la théorie du déclin de la trace mnésique ?

La trace s’affaiblit avec le passage du temps
L’oubli dépend seulement de la reconnaissance
Le rappel échoue uniquement à cause de l’ancien contenu
Le temps n’a aucun rôle dans l’oubli

La trace s’affaiblit avec le passage du temps

Explication

La théorie du déclin explique l’oubli par l’affaiblissement progressif de la trace en mémoire à court terme avec le temps. Elle s’oppose à une explication purement fondée sur l’interférence.

10. Dans la technique de Brown-Peterson, quel résultat général est observé quand le délai de comptage augmente ?

Le temps de réponse devient nul
Le rappel correct augmente
La mémoire à long terme se renforce immédiatement
Le rappel correct diminue

Le rappel correct diminue

Explication

Les résultats montrent une baisse du rappel correct quand l’intervalle de comptage augmente. Cela est compatible avec une perte de maintien ou avec des effets d’interférence pendant le délai.

11. Qu’est-ce que l’amnésie antérograde ?

Une perte des souvenirs très anciens avant la lésion
Une atteinte limitée à la mémoire immédiate
Une difficulté à former de nouveaux souvenirs après la lésion
Une amélioration de l’apprentissage après la lésion

Une difficulté à former de nouveaux souvenirs après la lésion

Explication

L’amnésie antérograde concerne l’incapacité à former de nouveaux souvenirs après une atteinte cérébrale. Elle se distingue de l’amnésie rétrograde, qui touche les souvenirs antérieurs.

12. À quel syndrome est typiquement associé un tableau amnésique lié à des lésions diencéphaliques ?

Au syndrome de Brown-Peterson
Au syndrome de Korsakoff
Au syndrome de Miller
Au syndrome de Simonide

Au syndrome de Korsakoff

Explication

Le syndrome de Korsakoff est présenté comme un tableau amnésique lié à des lésions diencéphaliques. Il s’accompagne d’une atteinte marquée de la mémoire.

13. Quelle affirmation décrit le mieux la mémoire à court terme dans ce thème ?

Elle stocke provisoirement une petite quantité d’informations pendant une vingtaine de secondes sans répétition
Elle conserve durablement tous les souvenirs autobiographiques
Elle fonctionne uniquement grâce à la mémoire procédurale
Elle n’est jamais sensible aux interruptions

Elle stocke provisoirement une petite quantité d’informations pendant une vingtaine de secondes sans répétition

Explication

La mémoire à court terme maintient brièvement une petite quantité d’informations, souvent autour d’une vingtaine de secondes sans répétition. Elle est au contraire très sensible aux interruptions et aux interférences.

14. Quelle relation correspond à l’interférence proactive ?

La répétition silencieuse empêche tout oubli
Du nouveau matériel perturbe le rappel d’un ancien matériel
L’absence de sélection empêche l’encodage durable
Du matériel déjà appris perturbe le rappel d’un nouveau matériel

Du matériel déjà appris perturbe le rappel d’un nouveau matériel

Explication

L’interférence proactive survient quand des connaissances antérieures gênent l’apprentissage ou le rappel du matériel récent. C’est l’inverse de l’interférence rétroactive.

15. Quel composant de la mémoire de travail est spécialisé dans le maintien provisoire d’informations verbales ?

Le calepin visuo-spatial
Le centre exécutif
La mémoire épisodique
La boucle phonologique

La boucle phonologique

Explication

La boucle phonologique est le sous-système consacré aux informations verbales et à leur maintien par répétition. Le calepin visuo-spatial concerne plutôt les informations visuelles et spatiales.

16. Quel effet est souligné chez les enfants ayant une faible mémoire de travail ?

Une absence totale d’apprentissage verbal
Une compréhension difficile des consignes complexes et un ralentissement scolaire
Une supériorité constante en rappel différé
Une amélioration systématique du calcul mental

Une compréhension difficile des consignes complexes et un ralentissement scolaire

Explication

Une faible mémoire de travail ralentit les performances scolaires et rend la compréhension des énoncés complexes plus difficile. Cela reflète les limites de capacité du système.

17. Dans la perspective de Peterson et Peterson, que montre l’oubli par non-sélection ?

Une information non maintenue par l’attention peut disparaître avant un encodage durable
Le rappel immédiat dépend uniquement de la reconnaissance
Toute information répétée devient automatiquement durable
Une information oubliée est toujours déjà stockée en mémoire à long terme

Une information non maintenue par l’attention peut disparaître avant un encodage durable

Explication

Si l’information n’est pas sélectionnée et maintenue par l’attention, elle peut être perdue avant même un encodage durable. Cela explique un oubli très précoce au sein du système à court terme.

18. Quel constat à propos du patient H.M. soutient la dissociation entre mémoire à court terme et mémoire à long terme ?

Son rappel immédiat restait bon malgré une incapacité à apprendre de nouvelles informations
Il ne pouvait plus reconnaître aucun objet familier
Il présentait surtout une amélioration de la mémoire autobiographique
Sa mémoire à court terme était totalement détruite

Son rappel immédiat restait bon malgré une incapacité à apprendre de nouvelles informations

Explication

Chez H.M., les performances de rappel immédiat restaient correctes, alors que l’apprentissage de nouvelles informations était fortement atteint. Cela soutient une dissociation entre mémoire à court terme et mémoire à long terme.

19. Que permet la méthode des lieux ?

Réduire une liste à des syllabes sans signification
Mesurer la vitesse de récupération motrice
Supprimer la nécessité d’un parcours mental
Associer chaque élément à retenir à un emplacement mental précis

Associer chaque élément à retenir à un emplacement mental précis

Explication

La méthode des lieux consiste à placer mentalement les items dans des emplacements d’un trajet connu pour faciliter le rappel. Le parcours sert de support de récupération.

20. Quelle différence caractérise le mieux la mémoire sémantique par rapport à la mémoire épisodique ?

Elle conserve uniquement des souvenirs personnels datés
Elle n’est accessible qu’avec une forte conscience de soi
Elle stocke des connaissances indépendamment du moment où elles ont été apprises
Elle dépend d’un épisode autobiographique précis

Elle stocke des connaissances indépendamment du moment où elles ont été apprises

Explication

La mémoire sémantique porte sur des connaissances générales sur le monde, indépendantes du moment d’acquisition. La mémoire épisodique, elle, renvoie à des événements personnels datés.

21. Dans la méthode des pinces-à-linges, que se passe-t-il lorsque l’intervalle de décomptage augmente ?

La réponse devient indépendante du temps
La trace mnésique devient plus forte à chaque seconde
Le pourcentage de rappel correct augmente
Le pourcentage de rappel correct diminue

Le pourcentage de rappel correct diminue

Explication

Quand l’intervalle s’allonge, le rappel correct chute fortement. Cette baisse est interprétée en lien avec un déclin passif de la trace et/ou des interférences.

22. Quelle est l’idée de l’interférence rétroactive dans ce paradigme ?

Un ancien matériel facilite toujours le rappel du matériel récent
Le rappel dépend uniquement de la vitesse de lecture
Un nouveau matériel présenté pendant l’intervalle gêne le rappel du matériel précédent
La répétition mentale élimine toute perturbation

Un nouveau matériel présenté pendant l’intervalle gêne le rappel du matériel précédent

Explication

L’interférence rétroactive décrit l’effet du nouveau matériel sur la récupération de ce qui a été présenté juste avant. Elle s’oppose à l’interférence proactive, où l’ancien perturbe le nouveau.

23. Quel concept renvoie au niveau de traitement au moment de l’encodage dans les méthodes verbales ?

La mémoire autonoétique
La profondeur de traitement
La rotation mentale
La validité écologique

La profondeur de traitement

Explication

La profondeur de traitement décrit le niveau de traitement au moment de l’encodage, notamment selon le degré de lien avec la signification. C’est un élément central des méthodes verbales.

24. Dans un plan à deux variables indépendantes, quelle structure correspond à un emboîtement ?

S*VI1 * VI2
S<VI1> * VI2
S-VI1-vi2
S<VI1 * VI2>

S<VI1 * VI2>

Explication

L’emboîtement est noté sous la forme où les modalités de la première variable sont combinées avec celles de la seconde à l’intérieur d’un même ensemble. Le croisement et la structure mixte ont des notations différentes.

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Validité interne — définition ?

Contrôle des variables pour effets causaux crédibles.

Validité écologique — définition ?

Pertinence des résultats pour la vie réelle.

Contrôle expérimental — rôle ?

Limiter influences parasites, augmenter validité interne.

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