Génome
AUTEUR (date) : "L'ensemble du matériel génétique d'un organisme, constitué de l'ensemble de ses chromosomes." Il représente la totalité de l'information génétique nécessaire au fonctionnement, au développement et à la reproduction de l'organisme.
Stabilité génétique
AUTEUR (date) : "La capacité du génome à conserver son intégrité et sa composition au fil des divisions cellulaires." Elle garantit que l'information génétique est transmise fidèlement lors de chaque division, permettant ainsi la conservation des caractéristiques de l'organisme.
Caryotype
AUTEUR (date) : "La représentation ordonnée de l'ensemble des chromosomes d'une cellule, classés par taille, forme et position du centromère." Il permet d'observer la composition chromosomique d'une cellule et de détecter d'éventuelles anomalies.
Réparation de l’ADN
AUTEUR (date) : "L'ensemble des mécanismes cellulaires permettant de corriger les erreurs ou dommages survenus dans la molécule d'ADN." Ces mécanismes assurent la correction des erreurs de réplication ou des lésions, contribuant à la stabilité du génome.
La mitose est un processus de division cellulaire qui permet la conservation du caryotype et de l’information génétique dans les cellules filles. Elle assure que chaque cellule fille reçoit une copie exacte du matériel génétique de la cellule mère. Lors de la mitose, la réplication de l’ADN précède la division, ce qui signifie qu’une molécule d’ADN double brin (une chromatide) est dupliquée pour former deux copies identiques (deux chromatides reliées par un centromère). La succession des quatre étapes de la mitose — prophase, métaphase, anaphase et télophase — permet la séparation précise des chromatides identiques et leur répartition équitable entre les deux cellules filles.
La majorité des erreurs qui peuvent survenir lors de la réplication de l’ADN sont réparées grâce à des mécanismes spécifiques de réparation de l’ADN. Ces mécanismes jouent un rôle crucial dans la prévention des mutations, contribuant ainsi à la stabilité génétique. La réparation de l’ADN assure que les erreurs ou lésions sur la molécule d’ADN ne soient pas transmises aux cellules filles, ce qui maintient la stabilité du génome au fil des divisions cellulaires.
La mitose garantit la transmission fidèle de l’information génétique d’une cellule mère à ses cellules filles, en conservant le caryotype et en réparant la majorité des erreurs de réplication. Ces mécanismes assurent la stabilité génétique essentielle au bon fonctionnement et à la stabilité de l’organisme.
Mitose
Clone cellulaire
AUTEUR (date) : Un clone cellulaire désigne un ensemble de cellules issues d’une seule cellule initiale par mitose successives, toutes portant la même information génétique, sauf mutations éventuelles. Ces cellules sont donc génétiquement identiques, formant un groupe homogène.
Fuseau mitotique
AUTEUR (date) : Le fuseau mitotique est une structure formée principalement de fibres ou microtubules, apparaissant entre les deux pôles de la cellule lors de la mitose. Il joue un rôle crucial dans la séparation des chromosomes en attachant et en tirant les chromatides vers chaque pôle de la cellule.
Cytodiérèse
AUTEUR (date) : La cytodiérèse est la dernière étape de la division cellulaire, correspondant à la séparation physique du cytoplasme, permettant la formation de deux cellules filles distinctes, chacune avec ses propres organites et son matériel génétique.
La mitose est caractérisée par la condensation du matériel génétique en chromosomes à deux chromatides. Lors de cette étape, chaque chromosome double brin, constitué d’une chromatide, donne deux copies identiques, reliées par un centromère. La succession de quatre phases — prophase, métaphase, anaphase, et télophase — assure la séparation précise de ces chromatides.
Au cours de la mitose, un fuseau mitotique, constitué principalement de fibres ou microtubules, apparaît entre les deux pôles de la cellule. La membrane nucléaire, qui entoure initialement le noyau, se fragmente puis disparaît, permettant aux chromosomes de s’attacher aux microtubules via leur centromère. Ces microtubules rassemblent alors les chromosomes à l’équateur de la cellule, formant la plaque équatoriale.
Lors de l’anaphase, les microtubules se raccourcissent, séparant les deux chromatides de chaque chromosome. Ces chromatides, désormais considérées comme des chromosomes indépendants, migrent vers chacun des pôles de la cellule. La télophase voit la reformation de la membrane nucléaire autour des deux ensembles de chromosomes, qui se décondensent.
La cytodiérèse intervient à la fin de la télophase, séparant physiquement le cytoplasme en deux, pour former deux cellules filles distinctes. Ces cellules possèdent chacune un caryotype identique à celui de la cellule mère, conservant ainsi toutes les caractéristiques du matériel génétique.
Les cellules issues de mitoses successives forment un clone, c’est-à-dire un ensemble de cellules toutes génétiquement identiques, à l’exception de mutations éventuelles. La mitose est donc une reproduction conforme, permettant la croissance, la réparation tissulaire, et le renouvellement cellulaire dans l’organisme.
La mitose est un processus précis en quatre phases, assurant la répartition égale des chromatides entre deux cellules filles identiques, ce qui permet la formation d’un clone cellulaire génétiquement identique à la cellule initiale.
Mutation
Une mutation est une erreur de réplication non réparée qui modifie la séquence d’ADN. Elle représente une altération permanente de la séquence nucléotidique d’un gène ou d’une région de l’ADN, pouvant avoir des conséquences variées sur la fonction génétique. Selon le contenu source, une mutation résulte d’erreurs de réplication qui échappent aux mécanismes de réparation enzymatiques, et qui sont transmises lors de la division cellulaire.
Substitution
La substitution est un type de mutation ponctuelle où un nucléotide de la séquence d’ADN est remplacé par un autre. Par exemple, un adénine (A) peut être remplacée par une guanine (G). Ce changement peut entraîner une modification de l’acide aminé codé, ou rester silencieux si le codon modifié code toujours pour le même acide aminé. La substitution est souvent le résultat d’une erreur de la polymérase lors de la réplication.
Addition
L’addition correspond à l’incorporation d’un ou plusieurs nucléotides supplémentaires dans la séquence d’ADN lors de la réplication. Cela peut provoquer un décalage du cadre de lecture si l’ajout n’est pas un multiple de trois nucléotides, entraînant des modifications importantes dans la traduction des protéines.
Délétion
La délétion est la perte d’un ou plusieurs nucléotides dans la séquence d’ADN. Comme pour l’addition, une délétion peut provoquer un décalage du cadre de lecture si le nombre de nucléotides supprimés n’est pas un multiple de trois, ce qui peut altérer totalement la structure et la fonction des protéines codées.
Les mutations sont des erreurs de réplication qui surviennent lors de la duplication de l’ADN. Ces erreurs ne sont pas toujours réparées par les systèmes enzymatiques, ce qui permet à certaines d’échapper à la correction et de devenir des mutations permanentes. La réplication de l’ADN étant un processus fréquent, le nombre de divisions cellulaires et la quantité de nucléotides impliqués rendent la mutation un phénomène rare mais inévitable.
Les mutations peuvent être ponctuelles, c’est-à-dire affectant un seul nucléotide, et se manifestent principalement sous trois formes :
Ces erreurs, si elles ne sont pas réparées, sont transmises lors de la division cellulaire, pouvant entraîner des modifications dans la structure ou la fonction des protéines, voire des conséquences phénotypiques.
Les mutations sont des erreurs de réplication non réparées qui modifient la séquence d’ADN. Elles peuvent prendre la forme de substitutions, d’additions ou de déletions, et leur survenue résulte d’erreurs spontanées lors de la duplication de l’ADN, souvent échappant aux mécanismes de réparation enzymatiques.
Mutation ponctuelle
Une mutation ponctuelle est une modification qui concerne un seul nucléotide dans la séquence d’ADN. Elle peut prendre plusieurs formes, telles que la substitution, la délétion ou l’addition d’un seul nucléotide. Selon CNED (source), ces mutations sont transmises lors de la division cellulaire et peuvent survenir dans des cellules somatiques ou germinales, influençant respectivement le développement du cancer ou la transmission génétique à la descendance.
Mutation silencieuse
Une mutation silencieuse est une mutation ponctuelle qui ne modifie pas la séquence d’acides aminés de la protéine correspondante. Cela est rendu possible par la redondance du code génétique, où plusieurs codons peuvent coder pour le même acide aminé. Ainsi, malgré la modification de la séquence d’ADN, la protéine produite reste inchangée, n’altérant pas sa fonction.
Mutation faux-sens
Une mutation faux-sens est une mutation ponctuelle qui modifie un seul nucléotide de façon à changer un codon en un autre, entraînant ainsi la substitution d’un acide aminé dans la protéine. Cette modification peut altérer la structure ou la fonction de la protéine, pouvant conduire à une perte ou à un changement de fonction. Elle peut avoir des conséquences variées, allant d’un effet mineur à une pathologie grave.
Mutation non-sens
Une mutation non-sens est une mutation ponctuelle qui transforme un codon codant pour un acide aminé en un codon stop. Cela provoque l’arrêt prématuré de la synthèse de la protéine, aboutissant à une protéine tronquée et généralement non fonctionnelle. Ce type de mutation peut avoir des effets délétères, notamment en interrompant la production de protéines essentielles.
Les mutations silencieuses ne modifient pas la séquence d’acides aminés grâce à la redondance du code génétique, ce qui leur confère une absence d’impact sur la structure et la fonction de la protéine. En revanche, les mutations faux-sens et non-sens modifient la protéine en changeant sa séquence d’acides aminés ou en interrompant sa synthèse. Ces modifications peuvent altérer ou interrompre la fonction de la protéine, pouvant entraîner des conséquences biologiques importantes, telles que des maladies ou des modifications phénotypiques.
Les mutations ponctuelles peuvent être silencieuses, faux-sens ou non-sens, et leur impact sur la protéine diffère : les mutations silencieuses n’altèrent pas la fonction, tandis que les mutations faux-sens et non-sens peuvent modifier ou interrompre la fonction de la protéine, influençant ainsi le fonctionnement cellulaire et l’organisme.
Différenciation cellulaire
Facteurs de transcription
AUTEUR (date) : Les facteurs de transcription sont des protéines qui régulent l’expression génique en se fixant sur des régions spécifiques de l’ADN appelées promoteurs. Leur fixation modifie la transcription des gènes, soit en l’activant, soit en la réprimant. Ces facteurs jouent un rôle crucial dans la différenciation cellulaire en contrôlant quels gènes seront exprimés dans une cellule donnée, permettant ainsi la spécialisation cellulaire à partir d’un même patrimoine génétique.
Tissu
AUTEUR (date) : Un tissu est un ensemble de cellules de même type, ayant une structure semblable et remplissant une même fonction. Il constitue une unité fonctionnelle dans un organisme. Par exemple, le tissu musculaire cardiaque est formé d’un seul type de cellules, les cardiomyocytes, qui sont associées de façon stable pour assurer la contraction du cœur.
Spécialisation cellulaire
AUTEUR (date) : La spécialisation cellulaire est le processus par lequel une cellule acquiert des caractéristiques spécifiques lui permettant d’assurer une fonction précise. Elle résulte d’une différenciation contrôlée par l’expression sélective de certains gènes, sous l’influence notamment des facteurs de transcription. La spécialisation permet à chaque cellule d’un organisme de contribuer à la bonne marche de l’ensemble en remplissant un rôle particulier.
Les cellules d’un clone peuvent se différencier en exprimant seulement une partie de leur génome. En effet, même si toutes les cellules d’un clone partagent la même information génétique, elles ne l’utilisent pas de la même manière. La différenciation résulte d’une régulation spécifique de l’expression génique, permettant à chaque cellule de produire uniquement les protéines nécessaires à sa fonction. Par exemple, dans le tissu musculaire cardiaque, toutes les cellules, appelées cardiomyocytes, possèdent la même information génétique, mais seules celles du tissu musculaire cardiaque expriment les gènes liés à la contraction musculaire.
Les facteurs de transcription jouent un rôle central dans cette régulation. Ils se fixent sur les promoteurs des gènes, régulant ainsi leur transcription. Leur action détermine quels gènes seront activés ou réprimés dans une cellule donnée, ce qui influence directement sa différenciation et sa spécialisation. Par exemple, la fixation d’un facteur de transcription spécifique peut activer la production de protéines contractiles dans les cardiomyocytes, mais pas dans d’autres types de cellules.
Les clones de cellules peuvent être constitués de cellules séparées ou associées de façon stable. Un exemple est le tissu musculaire cardiaque, formé d’un clone de cellules associées de façon stable, toutes spécialisées dans la contraction. D’autres clones, comme ceux issus de la réponse immunitaire, peuvent être constitués de cellules séparées, telles que les lymphocytes B activés, qui se reproduisent par mitoses pour former des clones de cellules identiques, chacune pouvant se différencier en cellules effectrices ou en cellules de mémoire.
Les cellules d’un clone, initialement identiques, peuvent se différencier en exprimant seulement une partie de leur génome, grâce à la régulation spécifique de l’expression génique orchestrée par les facteurs de transcription. Cette différenciation permet à ces cellules d’acquérir des fonctions distinctes tout en conservant leur identité génétique commune.
Mutation somatique
Mutation germinale
AUTEUR (date) : La mutation germinale est une modification de la séquence d’ADN qui se produit dans une cellule reproductrice (cellule germinale). Elle est transmissible à la descendance, car elle est présente dans le gamète (spermatozoïde ou ovule) qui participe à la fécondation. Ces mutations participent à la diversité génétique au sein d’une population, en étant une source de variations héréditaires.
Phénotype
AUTEUR (date) : Le phénotype désigne l’ensemble des caractères observables ou mesurables d’un organisme, résultant de l’expression des gènes en interaction avec l’environnement. La mutation peut modifier le phénotype en altérant la structure ou la fonction d’une protéine, ou en modifiant l’expression génique.
Diversité génétique
AUTEUR (date) : La diversité génétique correspond à la variété des séquences d’ADN au sein d’une population. Elle résulte principalement de mutations germinales, qui introduisent de nouvelles variantes génétiques, contribuant ainsi à l’adaptation et à l’évolution des espèces.
Les mutations somatiques affectent uniquement les cellules filles de la cellule mutée, c’est-à-dire qu’elles ne sont pas transmises à la descendance. Ces mutations peuvent apparaître lors de la réplication de l’ADN, notamment en cas d’erreur lors de la duplication, si ces erreurs ne sont pas réparées. Lorsqu’elles surviennent dans une cellule somatique, elles peuvent entraîner des modifications du phénotype de cette cellule ou de ses descendants, notamment en étant à l’origine de cancers. En effet, si la mutation concerne un gène régulateur de la croissance ou de la division cellulaire, cela peut provoquer une prolifération incontrôlée de ces cellules, caractéristique des tumeurs malignes.
Les mutations germinales, en revanche, se produisent dans les cellules reproductrices. Elles sont transmises à la descendance lors de la fécondation, intégrant ainsi la nouvelle variation dans le patrimoine génétique de la population. Ces mutations jouent un rôle crucial dans la diversité génétique, car elles introduisent de nouvelles séquences ou modifient celles existantes, contribuant à la variabilité des caractères héréditaires. La diversité génétique ainsi créée est essentielle pour l’adaptation des populations face aux changements environnementaux et à l’évolution.
La localisation des mutations détermine leur transmission et leurs conséquences biologiques : les mutations somatiques, limitées aux cellules non reproductrices, peuvent provoquer des maladies comme le cancer, tandis que les mutations germinales, présentes dans les cellules reproductrices, participent à la diversité génétique et à l’évolution des espèces.
Promoteur
Le promoteur est une séquence spécifique d’ADN située en amont d’un gène, essentielle pour initier la transcription. Il sert de site de fixation pour l’ARN polymérase et les facteurs de transcription, permettant le début précis de la synthèse de l’ARN messager (ARNm). La présence et la configuration du promoteur déterminent si un gène sera exprimé ou non dans une cellule donnée, jouant ainsi un rôle clé dans la régulation de l’expression génique.
Transcription
La transcription est le processus par lequel l’information génétique portée par l’ADN est copiée en une molécule d’ARN. Elle se déroule dans le noyau chez les eucaryotes et implique la synthèse d’un ARNm complémentaire à une séquence d’ADN spécifique. La transcription est la première étape de l’expression génique, permettant la production d’ARN nécessaire à la synthèse des protéines.
Facteurs de transcription
Les facteurs de transcription sont des protéines qui se fixent sur des séquences spécifiques de l’ADN, notamment au niveau des promoteurs. Leur rôle est d’ouvrir la double hélice d’ADN pour rendre accessible la région à transcrire, de recruter l’ARN polymérase, ou encore de moduler l’activité de la transcription. Ces facteurs sont essentiels pour contrôler l’expression des gènes en réponse à divers signaux cellulaires, contribuant à la spécialisation cellulaire.
Expression génique
L’expression génique désigne l’ensemble des processus par lesquels l’information portée par un gène est utilisée pour synthétiser un produit fonctionnel, généralement une protéine ou un ARN fonctionnel. Elle inclut la transcription de l’ADN en ARNm, puis la traduction de cet ARNm en protéine. La régulation de l’expression génique permet aux cellules de répondre à leur environnement, de se différencier, et de remplir leurs fonctions spécifiques.
Le promoteur est une séquence indispensable pour initier la transcription d’un gène. En se fixant à l’ARN polymérase et aux facteurs de transcription, il sert de point de départ à la synthèse de l’ARN messager. La localisation précise du promoteur en amont du gène permet de contrôler si ce dernier sera exprimé dans une cellule donnée, jouant ainsi un rôle central dans la régulation de l’expression génique.
Les facteurs de transcription jouent un rôle clé dans l’ouverture de l’ADN au niveau des promoteurs. En se fixant sur des séquences spécifiques, ils facilitent l’accès de l’ARN polymérase à la région à transcrire, permettant ainsi la mise en marche de la transcription. Leur action est essentielle pour l’activation ou la répression de l’expression génique, notamment lors de la différenciation cellulaire ou en réponse à des stimuli environnementaux.
L’expression génique, régulée par l’interaction entre promoteurs et facteurs de transcription, permet aux cellules de produire les protéines nécessaires à leur fonction spécifique. La localisation et l’activité de ces éléments régulateurs déterminent la spécialisation cellulaire, en assurant que certains gènes soient exprimés dans certains types cellulaires mais pas dans d’autres.
Le promoteur, en tant que séquence régulatrice essentielle, initie la transcription d’un gène, tandis que les facteurs de transcription ouvrent l’ADN au niveau de ces promoteurs pour permettre l’expression génique. Ensemble, ils jouent un rôle clé dans la régulation précise de l’expression des gènes, ce qui est fondamental pour la spécialisation cellulaire et la diversité des fonctions cellulaires.
Codon stop
Un codon stop est une séquence spécifique de trois nucléotides dans l’ADN ou l’ARN messager qui indique la fin de la traduction d’un gène. Selon le contenu source, il n’est pas explicitement défini, mais il est généralement compris comme un signal de terminaison de la synthèse protéique, permettant d’arrêter la traduction au bon moment pour produire une protéine fonctionnelle ou, en cas de mutation, une protéine tronquée ou absente.
Perte de fonction
La perte de fonction désigne une situation où une mutation entraîne une diminution ou une abolition de l’activité d’un gène ou d’une protéine. Par exemple, une mutation dans un promoteur peut empêcher l’expression du gène, ce qui empêche la synthèse de la protéine correspondante. La mutation provoque ainsi une réduction ou une disparition de la fonction biologique normalement assurée par ce gène.
Mutation irréversible
Une mutation irréversible est une modification de l’ADN qui ne peut pas être corrigée ou annulée. Selon le contenu source, une telle mutation devient pérenne, c’est-à-dire qu’elle est conservée dans toute la lignée cellulaire issue du mutant. Elle est donc transmise de façon stable lors de la division cellulaire, affectant durablement le phénotype de la cellule ou de l’organisme.
Localisation de la mutation
La localisation d’une mutation sur l’ADN influence fortement ses conséquences. Par exemple, une mutation touchant un promoteur peut empêcher l’expression du gène, ce qui a des effets phénotypiques importants. La position précise de la mutation détermine si elle modifie la séquence codante, le promoteur, ou d’autres régions régulatrices, et donc si elle entraîne une perte de fonction ou d’autres altérations du phénotype.
Une mutation dans un promoteur peut empêcher l’expression d’un gène, ce qui entraîne une perte de fonction. En effet, le promoteur est une région régulatrice essentielle pour la transcription du gène ; si cette région est altérée, la machinerie de transcription ne peut plus se fixer ou fonctionner correctement, empêchant ainsi la synthèse de la protéine correspondante. Cela peut conduire à une absence totale ou partielle de la protéine, affectant le fonctionnement cellulaire.
Les mutations irréversibles deviennent pérennes dans toute la lignée cellulaire issue du mutant. Cela signifie que, une fois qu’une mutation irréversible s’est produite, elle est conservée lors des divisions cellulaires successives. Elle devient une caractéristique stable de la lignée cellulaire, pouvant entraîner des effets durables sur le phénotype de l’organisme ou de la cellule, comme dans le cas de mutations germinales ou somatiques.
La localisation de la mutation sur l’ADN est déterminante pour ses effets. Une mutation touchant un promoteur peut empêcher l’expression du gène, ce qui peut avoir des conséquences phénotypiques importantes, notamment la perte de la production d’une protéine essentielle. Par conséquent, la position de la mutation influence directement la nature et la gravité de ses effets sur la fonction cellulaire et l’organisme.
La position et la nature des mutations déterminent leur impact phénotypique ainsi que leur persistance dans la lignée cellulaire. Une mutation dans une région régulatrice comme le promoteur peut entraîner une perte de fonction durable, surtout si elle est irréversible, affectant ainsi le fonctionnement global de la cellule ou de l’organisme.
Mutation silencieuse
Selon AUTEUR (date), une mutation silencieuse est une modification de la séquence d’ADN qui, en raison de la redondance du code génétique, ne modifie pas la séquence d’acides aminés de la protéine synthétisée. En d’autres termes, le codon muté continue de coder pour le même acide aminé que le codon d’origine, ce qui entraîne l’absence de changement dans la structure et la fonction de la protéine produite.
Mutation faux-sens
D’après AUTEUR (date), une mutation faux-sens correspond à une modification d’un seul nucléotide dans la séquence d’ADN qui entraîne le remplacement d’un acide aminé par un autre dans la protéine. Ce changement peut altérer la structure tridimensionnelle de la protéine, et potentiellement sa fonction, en modifiant un site actif ou une région essentielle à son activité.
Mutation non-sens
Selon AUTEUR (date), une mutation non-sens est une modification d’un nucléotide qui crée un codon stop prématuré dans la séquence d’ADN. Ce nouveau codon stop interrompt la synthèse de la protéine en arrêtant la traduction plus tôt que prévu, ce qui conduit à une protéine tronquée, souvent non fonctionnelle ou absente, compromettant ainsi la fonction cellulaire qu’elle aurait assurée.
La mutation silencieuse ne modifie pas la protéine synthétisée. En effet, grâce à la redondance du code génétique, plusieurs codons peuvent coder pour un même acide aminé. Lorsqu’un nucléotide change dans un codon, mais que ce nouveau codon continue de coder pour le même acide aminé, la séquence protéique reste inchangée, et la fonction de la protéine n’est pas altérée.
La mutation faux-sens entraîne le remplacement d’un acide aminé par un autre dans la séquence de la protéine. Ce changement peut avoir diverses conséquences : la protéine peut conserver sa fonction, ou au contraire, sa structure ou son activité peuvent être altérées, ce qui peut conduire à une perte ou à une modification de sa fonction biologique.
La mutation non-sens provoque la création d’un codon stop prématuré, ce qui interrompt la synthèse de la protéine. La protéine résultante est alors tronquée, souvent non fonctionnelle, ou absente si la traduction s’arrête très tôt. Cette interruption peut avoir des effets graves sur la cellule, notamment si la protéine concernée joue un rôle essentiel.
Les mutations ponctuelles peuvent avoir des effets très différents : la mutation silencieuse ne modifie pas la protéine, la mutation faux-sens peut altérer sa fonction en remplaçant un acide aminé, et la mutation non-sens peut empêcher complètement la synthèse d’une protéine fonctionnelle en introduisant un codon stop prématuré. La distinction précise de ces effets est essentielle pour comprendre leur impact potentiel sur la cellule et l’organisme.
| Thème | Notions clés | Définition | Auteur | Remarques |
|---|---|---|---|---|
| Conservation du génome | Génome | Ensemble du matériel génétique d’un organisme | Non spécifié | Représenté par l’ensemble des chromosomes |
| Stabilité génétique | Capacité du génome à conserver son intégrité lors des divisions | Non spécifié | Garantit la transmission fidèle de l’info génétique | |
| Caryotype | Représentation ordonnée des chromosomes d’une cellule | Non spécifié | Permet de détecter anomalies chromosomiques | |
| Réparation de l’ADN | Mécanismes correcteurs des erreurs ou lésions de l’ADN | Non spécifié | Contribue à la stabilité génétique | |
| Mitose et clonage | Mitose | Division cellulaire assurant la conservation du caryotype | Non spécifié | Phases : prophase, métaphase, anaphase, télophase |
| Clone cellulaire | Ensemble de cellules issues d’une seule cellule, génétiquement identiques (sauf mutations) | Non spécifié | Utilisé pour croissance, réparation | |
| Fuseau mitotique | Structure microtubulaire permettant la séparation des chromosomes | Non spécifié | Se forme entre pôles de la cellule | |
| Cytodiérèse | Séparation physique du cytoplasme en deux cellules filles | Non spécifié | Dernière étape de la division cellulaire | |
| Mutations et réparation | Mutation | Altération permanente de la séquence ADN suite à une erreur non réparée | Non spécifié | Peut être silencieuse, faux-sens ou non-sens |
| Substitution | Remplacement d’un nucléotide par un autre dans l’ADN | Non spécifié | Peut être silencieuse ou modifier la protéine | |
| Addition/Délétion | Ajout ou suppression de nucléotides dans l’ADN, pouvant décaler le cadre de lecture (frameshift) | Non spécifié | Effets importants si non multiples de trois |
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1. Qu'est-ce que la stabilité génétique ?
2. Quelle structure se forme lors de la mitose et joue un rôle crucial dans la séparation des chromosomes ?
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Génome — définition ?
L'ensemble du matériel génétique d’un organisme.
Stabilité génétique — rôle ?
Conserve l’intégrité du génome lors des divisions.
Caryotype — fonction ?
Représente l’ensemble des chromosomes d’une cellule.
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