📋 Plan du Cours
- Analyse des besoins sociaux
- Diagnostic social
- Critères de priorité sociale
- Politiques sociales
- Modes d'intervention sociale
- Assistance sociale
- Accompagnement social
- Développement social local
- Acteurs de l'intervention
- Participation des usagers
📖 1. Analyse des besoins sociaux
🔑 Notions clés & Définitions
- Analyse des besoins sociaux (ABS) : démarche visant à identifier et comprendre les besoins sociaux d'une population sur un territoire donné à partir de données statistiques, observations et indicateurs sociaux. Son objectif principal est d'orienter les actions sociales en déterminant les besoins prioritaires (voir contenu source).
- Objectif principal de l'ABS : orienter les actions sociales en identifiant les besoins prioritaires sur un territoire, permettant ainsi une réponse adaptée et efficace aux enjeux sociaux locaux (voir contenu source).
- Territoire d'application de l'ABS : généralement un territoire local ou communal, où l'analyse est menée pour cibler précisément les besoins sociaux spécifiques à cette zone (voir contenu source).
- Utilisation d'indicateurs sociaux : outils de mesure permettant d'évaluer et de comparer l'évolution des besoins sociaux, facilitant la priorisation et le suivi des actions sociales (voir contenu source).
- Critères de priorité sociale : ensemble de facteurs (gravité, nombre de personnes concernées, urgence, etc.) qui permettent de hiérarchiser les problèmes sociaux et d'orienter les interventions publiques (voir contenu source).
- Diagnostic social : analyse approfondie d'un problème social, de ses causes, conséquences et besoins, réalisée à partir de données variées pour éclairer la décision publique et déterminer si un problème doit devenir une priorité sociale (voir contenu source).
📝 Points essentiels
- L'ABS est une démarche structurée pour repérer les besoins sociaux en s'appuyant sur des données concrètes telles que des statistiques, observations, entretiens et rapports institutionnels.
- Elle permet d'établir une photographie précise d'une population à un moment donné, facilitant la compréhension des difficultés sociales et la définition des priorités (diagnostic social).
- La hiérarchisation des problèmes sociaux repose sur des critères précis : gravité, nombre de personnes concernées, urgence, conséquences, médiatisation, circonstances exceptionnelles, existence de solutions et volonté politique.
- L'ABS s'inscrit dans une logique d'action publique cohérente, en lien avec la reconnaissance des besoins et leur hiérarchisation en priorités sociales.
- La participation d'acteurs locaux lors du diagnostic partagé est essentielle pour une analyse pertinente et partagée des besoins (voir contenu source).
💡 À retenir
L’analyse des besoins sociaux est une étape clé pour orienter efficacement les politiques sociales, en permettant d’identifier et de hiérarchiser les priorités à partir de données concrètes et d’une participation collective.
📖 2. Diagnostic social
🔑 Notions clés & Définitions
- Diagnostic social : démarche d’analyse permettant d’identifier un problème social, ses causes, ses conséquences et les besoins des personnes ou d’un territoire à un moment donné. Il constitue une photographie précise de la situation sociale locale ou nationale.
- Sources du diagnostic social : ensemble des données utilisées pour réaliser le diagnostic, comprenant notamment des données statistiques, des observations de terrain, des entretiens et des rapports institutionnels.
- Diagnostic partagé : processus d’implication et de participation des acteurs locaux (institutions, associations, usagers) dans la réalisation du diagnostic social, favorisant une approche collective et concertée.
- Rôle du diagnostic social : éclairer la décision publique en permettant de hiérarchiser et de prioriser les problèmes sociaux, et de déterminer les actions à engager en fonction des besoins identifiés.
- Critères de priorité sociale : ensemble de paramètres (gravité, nombre de personnes concernées, urgence, conséquences, médiatisation, circonstances, existence de solutions, volonté politique) utilisés par l’État pour hiérarchiser les problèmes sociaux et définir les priorités d’intervention.
📝 Points essentiels
- Le diagnostic social est une étape clé pour comprendre en profondeur un problème social, en analysant ses causes, ses effets et les besoins spécifiques des populations ou territoires concernés.
- Il repose sur diverses sources de données, notamment statistiques, observations et rapports, permettant une approche objective et complète.
- La participation des acteurs locaux dans le diagnostic (diagnostic partagé) est essentielle pour garantir la pertinence et l’acceptabilité des réponses sociales.
- Le diagnostic social sert à orienter la décision publique en hiérarchisant les enjeux selon des critères précis, ce qui permet de transformer un problème social en priorité sociale.
- La hiérarchisation des priorités sociales s’appuie sur des critères tels que la gravité, l’urgence, le nombre de personnes concernées, la médiatisation ou encore la disponibilité de solutions.
💡 À retenir
Le diagnostic social, en tant qu’outil d’analyse collective, permet d’identifier et de hiérarchiser les problèmes sociaux pour orienter efficacement les politiques publiques et répondre aux besoins prioritaires des territoires ou populations.
📖 3. Critères de priorité sociale
🔑 Notions clés & Définitions
- Gravité : Critère évaluant l’impact d’un problème social sur la société ou les individus, déterminant la nécessité d’une intervention prioritaire.
- Nombre de personnes concernées : Critère mesurant l’étendue de la population touchée par un problème social, influençant la hiérarchisation des priorités.
- Urgence : Critère qui désigne la nécessité d’agir rapidement face à une situation critique ou à un risque imminent, afin de limiter ses conséquences.
- Conséquences matérielles, humaines, sociales et financières : Effets directs ou indirects d’un problème social, qui peuvent être de nature économique, humaine, sociale ou matérielle, et qui justifient une intervention prioritaire.
- Médiatisation : Conscience sociale et reconnaissance publique d’un problème, souvent liée à sa visibilité dans les médias, pouvant influencer sa priorité (voir aussi "médiatisation" dans le contexte des critères).
- Volonté politique (voir section 4) : Engagement ou décision des acteurs politiques à prioriser un problème social, souvent déterminé par des choix stratégiques ou idéologiques.
📝 Points essentiels
- La hiérarchisation des problèmes sociaux repose sur une évaluation combinée de plusieurs critères : la gravité, le nombre de personnes concernées, l’urgence, les conséquences (matérielles, humaines, sociales, financières), la médiatisation, les circonstances (crises sanitaires, économiques, sociales), l’existence ou non de solutions, et la volonté politique (voir aussi "volonté politique").
- Ces critères expliquent pourquoi certains problèmes deviennent prioritaires avant d’autres, en fonction de leur impact et de leur contexte.
- La médiatisation joue un rôle dans la reconnaissance sociale du problème, pouvant accélérer la mobilisation des acteurs et la prise de décision.
- La volonté politique est un facteur déterminant, car elle reflète l’engagement des décideurs à agir face à une situation donnée.
- La hiérarchisation est un processus dynamique, influencé par l’évolution des circonstances et des ressources disponibles.
💡 À retenir
La hiérarchisation des problèmes sociaux s’appuie sur des critères objectifs et subjectifs, permettant aux acteurs publics de définir quelles situations nécessitent une intervention prioritaire pour préserver la cohésion sociale.
📖 4. Politiques sociales
🔑 Notions clés & Définitions
- Politiques sociales : actions publiques organisées pour répondre à une priorité sociale, visant à préserver la cohésion sociale, améliorer le bien-être et assurer les droits sociaux des citoyens.
- Politiques sectorielles : politiques ciblant un domaine précis de la vie sociale, comme la santé, le logement ou l’emploi.
- Politiques catégorielles : politiques visant une catégorie spécifique de population, telles que les personnes âgées, handicapées ou jeunes, pour répondre à leurs besoins particuliers.
- Politiques transversales : politiques impliquant plusieurs domaines et publics, nécessitant la collaboration de plusieurs ministères, comme la lutte contre l’exclusion ou la politique de la ville.
- Les modes d’intervention sociale : méthodes concrètes d’action sur le terrain pour répondre aux besoins sociaux, comprenant notamment l’assistance sociale, l’accompagnement social et le développement social local (DSL).
- Droits des usagers : ensemble de principes garantissant la dignité, la confidentialité, la participation et le libre choix dans le cadre des établissements et services sociaux et médico-sociaux, conformément à la loi n° 2002-2 (2002).
📝 Points essentiels
- Les politiques sociales ont pour objectif de répondre aux priorités sociales identifiées par l’analyse des besoins sociaux, notamment via le diagnostic social et les critères de hiérarchisation (gravité, nombre, urgence, médiatisation, etc.).
- Elles se déclinent en trois types : sectorielles, catégorielles et transversales, permettant d’adresser des problématiques spécifiques ou globales, en mobilisant plusieurs acteurs et ministères.
- Les modes d’intervention sociale sont variés : l’assistance sociale (aide ponctuelle, minima sociaux), l’accompagnement social (soutien individualisé visant l’autonomie), et le développement social local (actions collectives et participatives).
- La participation des usagers, renforcée par la loi de 2002, est essentielle pour favoriser leur autonomie, leur inclusion sociale et leur citoyenneté.
- La protection sociale constitue un système de prise en charge des risques sociaux (maladie, chômage, vieillesse, pauvreté) par le biais de prestations et services sociaux, contribuant à réduire les inégalités et l’exclusion.
- La hiérarchisation des problèmes sociaux repose sur des critères tels que la gravité, l’urgence, la médiatisation ou la volonté politique, afin d’orienter efficacement les actions publiques.
💡 À retenir
Les politiques sociales, qu’elles soient sectorielles, catégorielles ou transversales, visent à répondre aux besoins sociaux prioritaires en mobilisant divers modes d’intervention et en impliquant activement les usagers, dans une logique de cohésion et de réduction des inégalités.
📖 5. Modes d'intervention sociale
🔑 Notions clés & Définitions
- Aides en nature et en espèces : dispositifs permettant d'apporter un soutien matériel ou financier aux personnes en difficulté. Les aides en nature incluent par exemple les allocations scolaires ou aides au logement, tandis que les aides en espèces regroupent des prestations comme le RSA ou l'AAH.
- Mode d'intervention « aller vers » : démarche proactive visant à atteindre des publics non sollicitants, par exemple via des maraudes ou des équipes mobiles, pour répondre à leurs besoins sociaux.
- Exemples de dispositifs : structures ou actions concrètes telles que le CLAS (Contrat Local d’Accompagnement à la Scolarité), le CDSO (Conseil Départemental de la Solidarité et de l’Orientation), qui illustrent concrètement ces modes d’intervention.
📝 Points essentiels
- Les modes d'intervention sociale sont des actions concrètes sur le terrain pour répondre aux besoins sociaux, en complément des politiques sociales.
- Les aides en nature (allocations scolaires, aides au logement) et en espèces (RSA, AAH) constituent des dispositifs de soutien immédiat et ponctuel, souvent liés à l'assistance sociale.
- L’intervention « aller vers » est une démarche proactive, essentielle pour toucher des publics qui ne sollicitent pas spontanément les dispositifs, notamment par des maraudes ou des équipes mobiles.
- Les dispositifs comme le CLAS ou le CDSO illustrent la mise en œuvre concrète de ces modes d’intervention, en adaptant l’action aux besoins spécifiques des populations.
- La participation active des usagers et des citoyens, notamment dans le cadre du développement social local ou du « aller vers », favorise l’autonomie et l’inclusion sociale.
💡 À retenir
Les modes d’intervention sociale se traduisent par des actions concrètes et ciblées, telles que l’aide en nature ou en espèces, ou encore la démarche proactive « aller vers », visant à atteindre et accompagner les publics en difficulté pour renforcer leur autonomie et leur inclusion.
📖 6. Assistance sociale
🔑 Notions clés & Définitions
- Assistance sociale : aide apportée sans contrepartie aux personnes en besoin, héritée de la charité et de la solidarité nationale, visant à soutenir les individus en difficulté sans obligation de remboursement ou de contribution.
- Minima sociaux : prestations assurant un revenu minimal à une personne ou une famille en situation de précarité, telles que le RSA, l'AAH, l'ASS ou l'Aspa, permettant de couvrir les besoins essentiels.
- Caractéristiques de l'assistance : aide ponctuelle, immédiate, répondant à une situation d'urgence, souvent sous forme d'aides financières ou de prestations sociales, pour pallier une difficulté immédiate.
- Méfaits de l'assistanat : risque de dépendance aux aides, pouvant conduire à une perte d'autonomie et à une diminution des efforts d'insertion ou d'autonomie des bénéficiaires.
- Aide ponctuelle et immédiate : intervention rapide pour répondre à une urgence ou une difficulté soudaine, sans engagement à long terme.
- Héritage historique : l'assistance sociale trouve ses racines dans la charité chrétienne et les principes de solidarité nationale issus de la Révolution française de 1789.
📝 Points essentiels
L'assistance sociale constitue un mode d'intervention visant à apporter une aide immédiate et gratuite aux personnes en situation de besoin. Elle se manifeste principalement par le versement de minima sociaux tels que le RSA, l'AAH, l'ASS ou l'Aspa, qui assurent un revenu minimal pour couvrir les besoins fondamentaux. Son origine remonte à la charité chrétienne et à la solidarité nationale, incarnant le devoir de la société de secourir les indigents, les vieillards ou les enfants abandonnés. Cependant, cette approche comporte des risques de dépendance, pouvant réduire l'autonomie des bénéficiaires, d'où la nécessité de la compléter par d'autres modes d'intervention comme l'accompagnement social ou le développement social local. La nature ponctuelle et immédiate de l'aide répond à des situations d'urgence, mais ne favorise pas toujours une insertion durable.
💡 À retenir
L'assistance sociale offre une aide immédiate et sans contrepartie pour pallier les urgences, mais ses méfaits résident dans le risque de dépendance, ce qui justifie la complémentarité avec d'autres modes d'intervention visant à favoriser l'autonomie.
📖 7. Accompagnement social
🔑 Notions clés & Définitions
-
Accompagnement social : Soutien matériel et moral individualisé, contractuel et durable apporté par un professionnel pour aider une personne en difficulté à se réinsérer socialement. Il repose sur une relation contractuelle, vise l'autonomie, et place la personne actrice de son parcours. (source : contenu source)
-
Relation contractuelle : Engagement réciproque formalisé ou non entre le professionnel et la personne accompagnée, garantissant un cadre clair pour l'intervention. (source : contenu source)
-
Durée : Caractère prolongé de l'accompagnement, permettant un suivi sur le temps pour favoriser la stabilité et l'autonomie de la personne. (source : contenu source)
-
Individualisation : Adaptation de l'accompagnement aux besoins spécifiques de chaque personne, reconnaissant la singularité de son parcours et de ses difficultés. (source : contenu source)
-
Personne actrice de son parcours : Approche qui valorise la participation active de la personne accompagnée dans la définition et la conduite de son projet de réinsertion, renforçant ainsi son autonomie. (source : contenu source)
📝 Points essentiels
- L'accompagnement social est un mode d'intervention visant à soutenir durablement la personne en difficulté, en lui proposant un cadre contractuel, personnalisé et dans la durée, pour favoriser son autonomie.
- Il s'appuie sur une relation contractuelle, formalisée ou non, qui engage le professionnel et la personne accompagnée dans une démarche de projet.
- La démarche place la personne comme actrice de son parcours, ce qui contribue à renforcer sa capacité à gérer ses difficultés et à retrouver son autonomie.
- Exemple : l'accompagnement d’un bénéficiaire du RSA illustre cette approche individualisée et contractuelle, visant la réinsertion sociale.
- La notion d’accompagnement s’inscrit dans une logique dynamique, où la personne est au centre du processus, et l’objectif est de favoriser son autonomie à long terme.
💡 À retenir
L’accompagnement social est une démarche personnalisée, contractuelle et durable, qui place la personne en difficulté comme actrice de son parcours vers l’autonomie, en s’appuyant sur une relation de confiance et un suivi dans le temps.
📖 8. Développement social local
🔑 Notions clés & Définitions
- Développement social local (DSL) : approche collective qui repose sur la participation active des habitants pour améliorer les conditions de vie d’un territoire. Il s’appuie sur une méthode de projet partagé entre habitants et acteurs locaux, visant à répondre aux besoins exprimés par la communauté.
- Actions collectives : initiatives concrètes menées par la communauté ou les acteurs locaux pour améliorer le cadre de vie, telles que jardins collaboratifs, lutte contre la violence ou le décrochage scolaire.
- Origines du DSL : développé dans les années 1990 en réponse à la précarité et à l’exclusion, notamment par le biais de politiques sociales transversales.
- Méthode de projet partagé : démarche participative où habitants et acteurs locaux collaborent pour définir et réaliser des actions adaptées aux besoins du territoire.
- Participation active des habitants : engagement volontaire et volontairement impliqué des résidents dans la conception et la mise en œuvre des actions, favorisant leur responsabilisation et l’autonomie collective.
📝 Points essentiels
Le développement social local (DSL) s’est développé dans les années 1990, dans un contexte marqué par la précarité et l’exclusion sociale. Il repose sur la conviction que les individus, lorsqu’ils s’impliquent collectivement, peuvent mobiliser leurs ressources pour résoudre leurs problèmes. La méthode de projet partagé constitue le cœur du DSL, permettant une co-construction entre habitants et acteurs locaux (décideurs, institutions). Les actions menées sont variées et concrètes, telles que la création de jardins collaboratifs ou la lutte contre la violence et le décrochage scolaire, visant à renforcer la cohésion sociale et à améliorer les conditions de vie. Le DSL se distingue par son approche participative, qui valorise la responsabilité collective et l’autonomie des habitants, en réponse à une logique de politiques sociales transversales, visant à traiter la précarité de manière globale.
💡 À retenir
Le développement social local est une démarche participative qui mobilise les habitants pour co-construire des solutions adaptées à leur territoire, favorisant l’autonomie et la cohésion sociale.
📖 9. Acteurs de l'intervention
🔑 Notions clés & Définitions
- Acteurs institutionnels : acteurs publics qui interviennent dans le domaine social, notamment l'État, les collectivités territoriales et la Sécurité sociale, responsables de la mise en œuvre des politiques sociales (voir aussi "les politiques sociales").
- Acteurs professionnels : professionnels du secteur social tels que les assistants de service social, éducateurs spécialisés et CESF, qui accompagnent et interviennent directement auprès des usagers pour répondre à leurs besoins sociaux.
- Conseils départementaux et CCAS : acteurs locaux, le Conseil départemental gère notamment les politiques sociales pour les personnes âgées, handicapées, et la lutte contre l'exclusion, tandis que le Centre Communal d'Action Sociale (CCAS) intervient au niveau communal pour la solidarité locale (voir "Rôle des conseils départementaux et CCAS dans l'intervention sociale").
- Usagers : personnes, groupes ou habitants qui bénéficient des interventions sociales, et dont la participation est aujourd’hui reconnue comme essentielle dans la démarche d’autonomie et d’inclusion (voir "participation des usagers").
- Acteurs associatifs : associations et structures de l’économie sociale et solidaire qui jouent un rôle complémentaire ou partenarial dans la mise en œuvre des actions sociales, souvent en lien avec les acteurs institutionnels et professionnels.
📝 Points essentiels
Les acteurs institutionnels, tels que l'État, les collectivités territoriales et la Sécurité sociale, sont responsables de la conception et de la gestion des politiques sociales, notamment via des dispositifs législatifs et financiers. Les acteurs professionnels, comme les assistants de service social, éducateurs spécialisés et CESF, sont en première ligne pour la mise en œuvre concrète de ces politiques, en accompagnant individuellement ou collectivement les usagers.
Les conseils départementaux et CCAS jouent un rôle central dans l’intervention sociale locale : ils gèrent notamment les aides sociales, la prévention, et la coordination des acteurs locaux pour répondre aux besoins des populations vulnérables. La participation des usagers, via des droits individuels et collectifs (ex : conseil de vie sociale), favorise leur autonomie et leur implication dans la gestion des services.
Les acteurs associatifs, structurés dans l’économie sociale et solidaire, complètent l’action publique en proposant des solutions innovantes, en mobilisant la société civile, et en renforçant la cohésion sociale. La collaboration entre ces différents acteurs est essentielle pour une intervention efficace et adaptée aux besoins locaux.
💡 À retenir
Les acteurs de l’intervention sociale, qu’ils soient institutionnels, professionnels, associatifs ou usagers, collaborent pour répondre aux besoins sociaux, en mettant en œuvre des politiques et modes d’intervention adaptés, dans une logique de participation et d’autonomie.
📖 10. Participation des usagers
🔑 Notions clés & Définitions
- Participation à un projet : Implication active des usagers dans la co-construction de projets ou d’actions, permettant leur autonomie et leur expression (voir "collective").
- Niveaux de participation : Faible (réception d’aide), active (implication dans l’accompagnement), collective (co-construction de projets).
- Droits individuels des usagers : Ensemble des droits fondamentaux garantis par la loi n° 2002-2 (2002), tels que la dignité, l’intégrité, la vie privée, le libre choix, l’accompagnement individualisé, la confidentialité, l’accès à l’information, et la participation au projet.
- Droits collectifs : Droits des usagers à participer à la vie de leur structure via des instances comme le conseil de vie sociale, qui rassemble résidents, familles et personnel pour donner leur avis et faire des propositions (voir "représentation des résidents et familles").
- Participation collective : Engagement des usagers dans la vie collective de leur établissement ou structure, notamment à travers des instances de représentation comme le conseil de vie sociale (voir "expression et participation à la vie de la structure").
- Loi n° 2002-2 (2002) : Texte législatif qui a renforcé les droits des usagers dans les établissements sociaux et médico-sociaux, en instaurant notamment le conseil de vie sociale pour favoriser leur participation (voir "droits collectifs").
📝 Points essentiels
- La participation des usagers peut être à différents niveaux : faible, active ou collective, cette dernière étant la plus engagée, impliquant la co-construction de projets.
- La loi n° 2002-2 du 2 janvier 2002 a instauré le conseil de vie sociale dans les établissements médico-sociaux, renforçant ainsi la participation collective en permettant aux résidents et à leurs familles d’exprimer leurs besoins et de faire des propositions.
- Les droits individuels garantissent la dignité, la confidentialité, le libre choix et la participation directe des usagers à leur projet d’accueil, conformément aux principes de l’action sociale rénovée.
- La participation favorise l’autonomie, l’inclusion sociale et la citoyenneté, en permettant aux usagers d’être acteurs de leur parcours et de leur environnement.
- La participation collective, via des instances comme le conseil de vie sociale, permet une meilleure expression des besoins et une influence sur le fonctionnement de la structure.
💡 À retenir
La participation des usagers, à différents niveaux, est essentielle pour renforcer leur autonomie, leur droit à la citoyenneté et leur implication dans la vie de leur structure, conformément à la loi de 2002 qui garantit leurs droits fondamentaux.
📊 Tableaux de Synthèse
| Critère de priorité sociale | Description | Auteur / Référence |
|---|
| Gravité | Impact du problème sur la société ou les individus | - |
| Nombre de personnes concernées | Étendue de la population touchée | - |
| Urgence | Nécessité d’une intervention rapide | - |
| Conséquences matérielles, humaines, sociales, financières | Effets directs ou indirects | - |
| Médiatisation | Visibilité médiatique du problème | - |
| Volonté politique | Engagement ou décision des acteurs politiques | - |
| Modes d’intervention | Description | Auteur / Référence |
|---|
| Assistance sociale | Aide immédiate pour répondre aux besoins fondamentaux | - |
| Accompagnement social | Soutien à long terme pour l’autonomie | - |
| Développement social local | Actions pour renforcer la cohésion et le développement territorial | - |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confondre analyse des besoins sociaux (ABS) et diagnostic social : l’ABS cible la hiérarchisation, le diagnostic est une étape approfondie d’analyse.
- Sous-estimer l’importance de la participation des acteurs locaux dans le diagnostic partagé.
- Confondre critères de priorité sociale (gravité, urgence, médiatisation) avec leur ordre d’importance : tous sont pris en compte, mais leur poids peut varier.
- Assimiler médiatisation à la gravité réelle du problème : un problème peut être médiatisé sans être le plus grave.
- Confondre assistance sociale (aide immédiate) et accompagnement social (soutien à long terme).
- Omettre la dimension politique dans la hiérarchisation des besoins.
- Confondre acteurs de l’intervention et usagers : acteurs sont ceux qui interviennent, usagers sont ceux qui reçoivent l’aide.
✅ Checklist Examen
- Connaître la définition de l’analyse des besoins sociaux (ABS) selon Perroux.
- Savoir identifier les critères de priorité sociale : gravité, nombre, urgence, conséquences, médiatisation, volonté politique.
- Expliquer la différence entre diagnostic social et analyse des besoins sociaux.
- Maîtriser les sources du diagnostic social : statistiques, observations, rapports, entretiens.
- Comprendre le rôle du diagnostic partagé dans la participation des acteurs locaux.
- Connaître les modes d’intervention sociale : assistance, accompagnement, développement social local.
- Identifier les acteurs de l’intervention sociale : institutions, associations, usagers.
- Savoir définir la participation des usagers dans le processus social.
- Connaître les enjeux de la hiérarchisation des besoins sociaux pour la mise en œuvre des politiques publiques.
- Maîtriser la notion de développement social local et ses objectifs.
- Savoir citer des exemples de critères de priorité en situation concrète.
- Vérifier la maîtrise des concepts clés : diagnostic social, analyse des besoins sociaux, priorité sociale, acteurs de l’intervention.